‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 495 sur 583 · Portrait d’une vieille femme · texte numérisé non relu

Portrait d’une vieille femme

H. 0, 33. — L. 0, 28. — B. — Fig. mi-corps quart de nat.

Elle est représentée la tète de trois quarts, tournée à droite, les cheveux relevés et attachés avec un ruban. Elle porte un fichu entr’ouvert, et sur ses épaules une

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mante noire. — Signé d’un monogramme formé des lettres the ; au-dessous, la date de 1777.

Ancienne collection.

THERBOUSCH ( Anne-Douotiiée I.isckwska ou Lisieuwska , feinme), née à Berlin en 1728, morte au mois de novembre 1782.

Les historiens allemands font naître M“* Tlierbousrh en 1722. La date indiquée ci-dessus est celle fournie par les registresdo l'Académie, qui lui donnent 5'i ans à l'époque de sa mort. Elle fut élève de son pèie, t.eorge Liscewsky ou 1-isieuwsky, vint à Paris, fut reçue à l’Académie, comme peintre de genre, le 2S février 1767, sur le tableau suivant, et retourna à Berlin, oit elle lit, en 1772,1e portrait de Frédéric II. Elle était peintre du roi de Prusse, de l’électeur palatin, et membre de l’Académie de Bologne. C’est par exception, et parce que M** 1 herbousch appartint à l’Académie royale de peinture de Paris, que nous l’avons classée parmi les artistes français. — lieorqe l.lseev* sky ou Ustenwsky, né en 1674 à Olcsko,en Pologne, mort en 1740, père d’Annc-Dorolhée, fut peintre de poitrails et de scènes familières.— Anna-ltoslne I.iscewska, née en 171G à Berlin, morte en 1783, fille et élève de (icorge, suivit sa manière. Elle peignit une foule de portraits à l'huile et au pastel. J. Ilaid et J.-E. Gerike ont gravé de ses ouvrages. Elle fut de l’Académie de Dresde en 1769.— julle I.iscewska, ni e en 1724, morte en 1794, fille de George, peignit des portraits et des tah eaux de genre.— (ècorije-trédérir-ltrlnliold i.ixcewsky, fils de George, né à Berlin en 1725, mort en 1794 à l.udwigslust, peignit des portraits, travailla à Dresde en 1779, à Berlin en 1772, et devint en 1779 peintre de la • cour des ducs de Mecklemhourg-Schwerin. — Frlederlka I.iscewska, née en 1772, 4 Berlin, travaillait encore en 1838; elle était fille de George- Frédéric Iveinhold et peignit des portraits.

576. Un homme éclairé par une bougie et tenant un verre de vin.

II. 1, 08. — L. 0, 92. —T. — Fig. jusqu’aux genoux de gr. nat.

Il est représenté presque de face, la tète couverte d’un mouchoir blanc, appuyé sur sa main droite, le coude reposant sur une table. Il porte un habit vert, un gilet de satin blanc, une chemise entr’ouverte au cou. Sur la table sont placés une bougie dont la flamme est cachée par un abat-jour, une tabatière, un livre et une bouteille.

Musée Napoléon. — Ce tableau, peint par M"' Therbousch pour sa réception à l’Aradéinie de peinture, le 28 février 1767, fut exposé au salon de cette même année,

TOCQUÉ

TOCQUÉ (Lodis), né en 1696, mort au Louvre le 10 février 1772.

Son père, peintre d’architecture distingué, le mit de bonne heure à l’école de Nicolas Bertin. Bientôt le jeune élève ne tarda pas à se faire remarquer par son habileté îi peindre des portraits. 11 continua à s’appliquer à ce genre et fut agréé à l’Académie le tS août 1731. On le chargea de peindre, pour sa réception, Calloche et Lemoine aîné, sculpteur; et on l’élut académicien le 30 janvier 1730. Ce fut vers la même époque qu’il fit, par ordre de la cour, le portrait du dauphin, et, après le mariage de ce prince, le portrait de la dauphine, ainsi que celui de la reine. Il devint conseiller i l’Académie le 31 janvier 1744. Les nombreux portraits qu’il exposait au salon, et qui chaque fois obtenaient un grand succès, étendirent sa réputation à l’étranger. L’impératrice le demanda et il dut se rendre à Saint-Pétersbourg. Il y séjourna de 1757 à 1758, et fit le portrait de l’impératrice, gravé par Schmidt 11 passa ensuite à Stockholm, puis en Danemark, où il peignit le roi, la reine et les princes de la famille loyale. De retour à Paris, en 1760, l’Acadéinie lui donna un tableau de Charles Coypel, représentant la Destruction du palais d’Armide. Cette peinture lui fut accordée par la compagnie pour le remercier des portraits de M. de Tournehem et du marquis de Marigny, directeurs et ordonnateurs des bâtiments du roi, dont il avait fait présent à son corps. Tocqué entreprit un second voyage en Danemark en 1769, et eut le titre d’associé libre de l’Académie de Copenhague. Son dessin est correct, sa touche légère, sa couleur agréable, sans avoir une grande vigueur. 11 rendait avec une singulière habileté le brillant des étoffes d’or et d’argent, ainsi que le chatoiement des satins à fleurs et des broderies. Il a exposé aux salons de 1737, 1738, 1739, 1752, 1743, 1745, 17o6, 1747, 1748, 1750, 1751. 1753, 1755 et de 1759. Plusieurs de ses ouvrages ont été gravés parLarmessin, J.-C. Teucher, Wille, Dupuis, Schmidt, Calbelin, Muller, Daullé.

577. Portrait de Marie Leczinska, reine de France, née en 1703, morte en 1768.

H. 2, 80. — L. 1, 90. — T. — Fig. en pied de gr. nat.

Elle est représentée debout , le corps tourné vers la gauche, la tète de face, les cheveux poudrés. Elle porte une robe à grandes fleurs, une agrafe de diamants à la poitrine et un manteau de velours fleurdelisé, doublé d’hermine. Elle le retient d’une main, et montre de l’autre une couronne posée, à gauche, sur un coussin également fleurdelisé , que supporte une console dorée. Derrière la reine , à droite, un fauteuil orné aussi de fleurs de lis. Dans le fond, des colonnes et l’intérieur

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d’une salle du palais. — Signé : L. Toequé pinxit,

Grant par Daullt.

Collection de Louis XV. — Ce tableau, il y a quelques années, a été agrandi dans le haut de 30 centimètres, et sur la largeur de 15 centimètres.

578. Portrait de Louis de France, dauphin, fils de Louis XV, à l’âge de dix ans, né en 1729, mort en 1765.

Dans l’intérieur d’un cabinet d’étude, le jeune prince debout , portant un habit rouge , le cordon du Saint- Esprit, montre de la main gauche un globe terrestre posé par terre, à droite, près de lui. Sur une table du même côté, des livres et des papiers. Dans le fond, des colonnes et un rideau relevé laissant apercevoir le ciel. Signé : L. Tocqué pinxit, 1739.

Gravé par Thomauin.

Collection de Louis XV.

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