VALENCIENNES
versant le tableau, et près du rivage une barque portant deux hommes. Dans le sentier passant derrière un monticule, on aperçoit les tètes de quelques personnes qui se dirigent vers le groupe principal. Au delà de la rivière, un temple et des fabriques bàlis sur le versant d’une chaîne de montagnes qui borne l’horizon. — Signé à droite : P. Devalenciennes 1787.
Musée Napoléon. — Ce tableau fut peint par Valenciennes pour sa réception à l’Académie de peinture, le 28 février 1787, et exposé au salon de la même année.
VALENTIN, ne à Coulommiers (en Brie) en 1600, mort à Rome le 7 août 1634.
I,cs biographes, trompés par le mot motu précédant son nom dans un auteur italien, lui ont donné à tort le prénom de Moue. Il se pourrait que Valentin fût même le prénom de l’artiste, dont on ignorerait le vrai nom de famille. On n’a presque aucun renseignement sur son existence. Sandrard, qui l’a connu, dit qu’il vint à Home avant l’arrivée de Vouet dans celte ville, et que, séduit par la renommée de ce peintre, il se mit sous sa direction. Valentin imita évidemment le Cararage, dont il ne put, toutefois, recevoir des leçons, comme on l’a prétendu, puisque le Caravage était mort en 1609. Il fut lié avec Poussin et trouva un protecteur dans le cardinal Barbcrini, qui, entre autres travaux, lui lit obtenir de peindre, pour la basilique de Saint-Pierre, le Martyre des saints Processe et Martiuicn, tableau conservé au palais de Monle-Cavallo, et reproduit en mosaïque à Saint-Pierre par Crislo-Fori. Valentin mourut fort jeune, A la suite d’une imprudence, et fut enterré dans l’église de Notrc-Damedu-Peuple. On ne lui connaît qu’un élive nommé Tournier, peintre de Toulouse. Gilles Rousselet, Coëlemans, Ganières, Boulanger, Baudet ont gravé de scs ouvrages.