VALENCIENNES
chevaliers du Saint-Esprit, faisait partie d’une suite de peintures représentant les cérémonies de l'ordre sous les grands maîtres qui se succédèrent depuis son institution. Ces peintures furent mises en place en 1733. (Voir Germain Brice et Thierry.)
VALENCIENNES (Pierre-Henri), peintre, écrivain, né à Toulouse en 1750, mort à Paris le 16 janvier 1819.
Son père le destinait d’abord h l’étude de la musique, puis, cédant à sa vocation pour la peinture, l’envoya à Paris à l’école de Doyen. Entraîné par un goût particulier pour le genre du paysage historique, il se rendit en Italie, et y fit de nombreuses études d’apiès nature, ainsi que d’après les chefs-d’œuvre de Claude et de Poussin, qu’il eut occasion de voir dans les galeries de Rome. De retour en France, il fut admis à l’Académie le 28 juillet 1787, sur le tableau inscrit ci-dessous. Son style sévère, qui différait entièrement de celui alors en vogue, trouva bientôt de nombreux imitateurs. Valenciennes exerça sur le genre du paysage une influence semblable à celle de Vicnsur la peinture historique. Il eut une école nombreuse, et presque tous les paysagistes en renom sous l’Empire furent ses élèves. On peut citer parmi les plus distingués, «»révost, le peintre de panoramas. 11 écrivit un traité de perspective et de l’art du paysage, livre remarquable par la solidité des principes et la clarté des préceptes, qui eut deux éditions, la première en 1800, la seconde en 1820. Valenciennes était membre de la l.égion d’honneur et associé de l’Académie de peinture de Toulouse. Il a peint à la gouache et à l’huile, et a exposé aux salons de 17*, 1780, 1791, 1793, 1795, 1796, 1798, 1800, 1801, 1802, 1800, 1806, lSl&et de 1M4.
582 . Cicéron, étant questeur en Sicile , découvre le tombeau d’Archimède, que les Syracusains assuraient ne pas posséder sur leur territoire.
Au premier plan, à droite, un homme, monté sur le bord d’un tombeau caché par les broussailles au pied d’un rocher, montre à un groupe de quatre personnages la figure de géométrie qu’Archimède avait recommandé de graver sur son monument funéraire. Deux autres hommes cherchent à briser un jeune arbre qui poussait devant le tombeau. A gauche, les ruines d’un autre tombeau ; au second plan, une statue de Cérès et une femme faisant une offrande. Plus loin, une rivière tra-