‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 507 sur 583 · L’assomption de la Vierge · texte numérisé non relu

L’assomption de la Vierge

H. 3, 2S. — L. 2, 60. — T. - Fig. de gr. nat.

Les Apôtres entourent le tombeau de la Vierge, qui vient de ressusciter et s'élance vers le ciel, soutenue par les anges. A droite, quelques apôtres déployant le linceul y trouvent des roses blanches.

Ancienne collection.

VERDOT (Claude), né à Paris en 1667, mort dans ta même ville, le 19 décembre 1733.

On n’a presque pas de renseignements sur cet élève de Bon Boulogne, qui remporta le deuxième prix à l’Académie en 1690 ; le sujet du concours étailla Construction de la tour de Babel. L’Académie le reçut le 29 janvier 1707, et il donna pour sa réceplion un tableau représentant Hercule étouffant Antéc, qui est au Louvre. Verdot a travaillé surloulpour les églises de Paris.

591.* Saint Paul, à Malte, rejette dans le feu une vipère qui s’était attachée à sa main. (Actes des Apôlres, chap. xxvm.)

IL 0, 92. — !.. 0, 72. — T. — Fig. de 0, il.

Saint Paul, après avoir fait naufrage, s'étant réfugié dans l lle de Malte avec scs compagnons, les habitants

VERNET (Joseph)

allumèrent un grand feu pour les réchauffer. Au milieu de la composition, saint l’aul vient de jeter dans le feu quelques sarments, et une vipère, que la chaleur en fait sortir, le mord à la main. Le saint fait tomber le reptile dans le feu et n 'éprouve aucun mal de cette blessure, au grand étonnement des personnes qui l'entourent. Au premier plan, à gauche, un homme aide un des compagnons de saint l’aul à sortir de l’eau; dans le fond, du même côté, on aperçoit le vaisseau naufragé et deux hommes portant des fagots.

Musée Napoléon. — Esquisse terminée (lu tableau exécuté par Vcrdot pour Saint-l.ermain-des-Prés. Elle provient de la sacristie de cette église, ornée autrefois de toutes les esquisses terminées des grandes peintures de la nef.

TElîNET (Cladde-Josepii), peintre, graveur, né à Avignon le 14 aotîf 1714, mort le 3 décembre 1789, aux galcriet du Louvre.

Son père, Antoine Vcmet, décorateur habile, qui peignait des figures et des armoiries sur des panneaux de chaises à porteurs, lui enseigna les éléments du dessin. Dès Page de 1-r ans, Joseph exécutait des dessus de portes, des écrans et des panneaux de voilures ; mais, désireux de se livrer A des études sérieuses, afin d’aborder le genre historique, il forma le projet de screndic en Italie. S n père lui ajant donne 200 livres pour entreprendre ce vojage, le jeune Vcmet partit à 18 ans pour Marseille. l.a vue de la mer lui causa une impression profonde et lui révéla sa véritable vocation. Durant la traversée, il ne cessa de contempler attentivement les phénomènes qui s'ull raient lises yeux, et, animé du seul amour de l’art, au milieu d’une violente tempête qui éclata à la hauteur de l’ile de Sardaigne, il se lit attacher au mat du navire, afin de se pénétrer des effets de cette scène terrible. Arrivé à Home en 1732, Vernet entra ù l’atelier de Bernardlno t'erglonl, peintre de marine, qu’il ne tarda pas h surpasser. Malgré leur mérite, ses premiers essais ne furent pas appréciés, et il dut, pour vivre, céder à vil prix des compositions qui plus tard se vendirent fort cher. Un tableau qu’un cardinal lui acheta quatre louis commença sa réputation et sa fortune. Joseph se lia avec Panini, Solimène ; étudia, en compagnie de ces artistes, les ruines, les paysages des environs de Rome, le costume pittoresque des gens du peuple, ët se livra surtout à une constante observation des effets fugitifs de la lumière, dont il prenait note au moyen d'une espèce d'échelle de tons et de teintes gradués, qu’il avait rangés méthodiquement sur des tablettes. Bientôt les tempêtes, les calma, les coups de vent, les clairs de lune, les brouillards, les heures du jour de Vernet devinrent excessivement recherchés. Jl peignit, dans sa première manière, qui a quelque analogie, parsa vigueur, aveccelle de Salvator Uosa, des paysages au palais llondamini et à la galerie Eamèse. Quoique fixé en quelque sorte en Italie, Vernet fut agréé à l’Académie royale de Paris le S août 17'i5, et ne cessait d’envoyer aux salons des ouvrages qui lui inéritèrentchaque fois les applaudissements du public et les éloges des

VERNET (Joseph)

critiques les plus compétents, tels queCochin, l’abbé Le Blanc et Diderot, son fervent admirateur. Enfin, Joseph Vcrnet, rappelé par M. de Marigny. surintendant des bâtiments, se décida à revenir en France après une absence de vingt ans. II arriva à Paris en 1*53, fut reçu membre de l’Académie le 23 août de la même année, sur un tableau représentant la Vue d’un port de mer par un soleil couchant, et nommé conseiller en 1766. Peu de temps après son retour, le roi lui commanda de peindre la suite des ports de France, qu’il exécuta dans l'espace de neuf ans, tout en produisant une quantité considérable de marines et de paysages pour des résidences royales ou des collections particulières. Deux ans avant sa mort il eut la satisfaction de voir son fils, Carlo Vernet, prendre place à ses côtés à l’Académie. Joseph a exposé aux salons de 174Ü, 1747, 1748, 1750, 17511, 1755, 1757, 1759, 1761. 1763, 1765, 1767, 1769, 1771, 1773, 1775, 1777, 1779, 1781, 1783, 1785, 1787 et de 1789. Ses ouvrages ont été gravés par Aliamet, Avril, Balcchou, Lcbas, Basait, Benazccl), M lle Bortaut, Goulet, Daullé, Duret, Tardieu, Flippart, Le Veau et une foule d’autres artistes. Joseph Vcrnet n’a pas la richesse de ton ni la linessc d’exécution des peintres hollandais ; sa couleur est moins chaude que celle de Claude le Lorrain, sou style moins élevé ; mais il rend toujours avec une touche facile la nature envisagée d'une manière large, vraie et simple. La quantité de Figures introduites dans ses tableaux, et qui en font une partie essentielle, contrairement à l’usage des paysagistes, qui ne les considèrent absolument que comme des accessoires, donnent à ses compositions un intérêt tout particulier qui les élève, en quelque sorte, 4 la dignité de l’histoire. Ainsi qu’il le disait de lui-méme, il existe des peintres sachant mieux faire un ciel, un terrain, une vague; mais aucun n’a su mieux faire un tableau. On voit, par le Mercure de France du mois d’août 1770, que Joseph Vernet avait un frère peintre de décors, qui travailla beaucoup aux ornements de la salle de spectacle de Versailles.

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