Vue de la ville et de la rade de Toulon
n. 1, 65. — L. % 63. — T. — Fig. de 0, 17.
« Cette vue est prise d’une maison de campagne à mi-côte de la montagne qui est derrière la ville. On y a représenté les amusements des habitants et les voitures dont ils se servent pour aller aux maisons de campagne, qu’on nomme bastides. L’heure du jour est le matin. » ( Livret du salon de 1757. ) — On lit sur le tableau : Peint par Joseph Vernet à Toulon ,
Collection de Louis XV. — (Voir les n"* 592 et 595.)
597*. Vue du vieux port de Toulon, prise du côté des magasins aux vivres ; 1756.
H. 1, 65. - L. a, 63. — T. — Fig. de 0, 17.
« Le devant du tableau est orné de l’embarquement qui s'en fait pour les vaisseaux de Roy. On voit dans le fond une partie du port neuf. L’heure du jour est au coucher du soleil. » ( Livret du salon de 1757.)
880 VERNET (Joseph).
— On lit sur ce tableau : Peint par Joseph Vernet à Toulon, 1756. '
Collection de Louis XV. — (Voir les u°» 502 et 595.)
598. Vue de la rade d’Antibes [en Provence) prise du côté de la terre ; 1756.
il. 1, 65. — L. 2, 63. — T — Fig. de 0, 17.
« Comme ce port est une place frontière de la .France du côté de l’Italie, le devant du tableau présente des troupes qui y vont en garnison. La campagne est enrichie d’orangers et de palmiers , qui sont assez communs dans cette province. Les (leurs et les fruits qui se trouvent en même temps sur les orangers , caractérisent la saison, qui est la fin du printemps. On y voit les Alpes encore couvertes de neige. La vue des montagnes du fond est depuis Nice et Villefranche jusqu’à San-Remo. L’heure du jour est au
coucher du soleil. » ( Livret du Salon de 1757.)
On lit sur le tableau : Peint par Joseph Vernet, 1756.
Collection de Louis XV. — (Voir le n" r>92.) — « Ce port n’a rien de remarquabtr et ne sert que pour de petits bdtiments; cependant, romme c'est le port frontale du royaume, du côté de l’Italie, il parait susceptible
d’un tableau, la; qui peut le caractériser, indépendamment de la situation
de la ville et du fort quarré, Cjest .d’y porter l.i partance d’uue escadre de quatre gali res, telle querelle qui y est actuellement pour passer * Gêne» Madame Infante. Il faudra y porter un plus grand nombre de tartannes et de pinks qu’a Monaco. On peut aussi placer dans ce tableau une ou deux felouques, de celles qui servent de paquebots pour la correspondance avec l’Italie. » (Itinéraire dretié par M. de Mariyny.)
599. Vue du port de Cette [en Languedoc) prise du coté de la mer , derrière la jetée isolée ;
a 1, 65. - L. 2, 63 - T .- Fig.
« Comme ce port est au fond du golfe de Lyon et qye la mer y est souvent agitée , surtout par le vent du
YERNET (Joseph).
sud , on y a représenté un temps orageux , avec des bâtiments qtri font une manœuvre extraordinaire, mais convenable pour rentrée de ce port et au vent par lequel ils entrent. Sur le devant, un brigantin maltois , surpris par le vent dans ccs parages et n’ayant pu gagner ce port ni doubler la pointe de la jetée isolée, prend le parti d’aller échouer sur le sable, et fait une manœuvre en conséquence. L’heure est vers les dix heures du matin. » ( Livret du salon de 1 '757.)
Collection de Lonl» X V. — (Voir le n” 592.) — • l e Languedoc n’a aucun bon port ; mais dans une suite de tableaux, l’on ne doit pas omettre d’y comprendre celui de Cette, qui est le seul de celte province. Si dans le laolcau de ce port on y comprend d’un costé la plus grande partie de l’étang du Tltau, jusqu’à Calante et Frontignan, et de l’autre côté le commencement du canai de la jonction des deux mers, il y aura un caractère distinclif qui n’est point à négliger. D’ailleurs il ne laisse pas d’arriver à Celte beaucoup de batiments étrangers, anglais, hollandais, et de la mer Dal tique. ■ {itinéraire dressé par H. de ilarigny.)
600. Vue de la ville et du port de Bordeaux , pris du côté des Salinières ; 1758.
H. 1, 65. — L. 2, 63. — T. - Fig. de 0, 15.
« On voit les deux pavillons qui terminent la place Royale , dans l’un desquels est l’hotel des Fermes, dans l’autre la Bourse; une partie du cl lâteau Trompette; ensuite le faubourg appelé les Chartrons, et la Palue dans le lointain. A l’extrémité , Lormond , village à une lieue au-dessous de Bordeaux, au pied d’une montagne qui termine le tableau. » ( Livret du salon de 1759.) — On lit sur ce tableau : Peint par Joseph Vernel à Bordeaux.
Collection de Louis XV. — (Voir le n° 592.) — • Ce port est susceptible au moins de deux tableaux; l’un seulement pour représenter avec la ville la prodigieuse quantité de bâtiments de toutes espèces et de toutes nations qui viennent y chercher des vins, et l’autre pour l’entrée de la rivière caractérisée par la tour de Cordouan. Si l’on n’établit pas une mer orageuse dans ce dernier tableau, ilconviendra d’y comprendre un grand nombre de bâtiments pesebeurs. ■ ( Itinéraire dressé par il. de Harigny.)
VERNET (Joseph).
601. Vue de la ville et du port de Bordeaux, prise du château Trompette ; 1759.
H. 1, 65 — L. 2, 63. — T. — Fig. de 0, 17.
« On voit une partie du château Trompette , la Bourse, la place Royale et la statue équestre du roi , l’hôtel des Fermes , les Salinières et une partie des chantiers.» ( Livret du salon de 1759.) — On lit sur ce tableau : Peint par Joseph Vernet a Bordeaux, en 1759.
Collection de Louis XV. — (Voir les n“* 592 et 600.)
602. Vue de la ville et du port de Bayonne , prise à mi-côte sur le glacis de la citadelle;
H. 1, 65. — L. 2, 63. — T. — Fig. de 0, 17.
<t On voit la réunion des rivières de l’Adour et de la Nive. L'auteur y a exprimé la différence qu’on voit quelquefois entre leurs eaux. L’Adour est traversée par un grand pont de bois , nommé le pont du Saint- Esprit, du nom du faubourg auquel il conduit. La Nive a aussi deux ponts de bois : le plus proche est le pont de Mayou, et celui qui est dans le lointain le pont de Panecau. On voit au bord de la rivière, du côté de la ville où sont rangés des vaisseaux , une partie de l’allée Marine. Les bâtiments couverts de toits uniformes qui paraissent sur le devant du tableau sont des magasins pour serrer du vin , et le chemin qui passe devant est celui qui conduit à la Barre. Les figures qui ornent le devant du tableau sont des Basques, Basquoises et autres femmes du pays. L’heure du jour est au coucher du soleil; la
VERNET (Joseph ).
marée est basse. » ( Livret du salon de 1761.) — On lit sur ce tableau : Peint par Joseph Vernet.
Collection de l-ouis XV. — (Voir le n° 592.) — «Lesjettées que l’on a commencé à établir pour resserrer les eaux de l’Adour, alTin que par leur courant elles rompent la barre de sable à l’embouchure de cette rivière, doivent former le principal sujet de ce port, et on peut y établir une mer fort orageuse. Comme dans la dernière guerre ce sont les corsaires de Bayonne qui ont fait la course avec le plus de soccez, on croit que pour faire honneur à ce port, par un caractère distinctif, il faudrait y porter quelques corsaires rentrant avec plusieurs prises. » ( Itinéraire tirette par M. de Marigny.)
603. Vue du port et de la ville de Bayonne, prise de l’allée de Boufflers , près de la porte de Mousserole ; 1761.