II. I, 65. — L, 2 63. — T. — Fig. de
« On voit la citadelle, la porte Royale, le faubourg et le pont du Saint-Esprit. On découvre jusqu’à Blanc- Pignon et aux Dunes , où est la balise pour les signaux. Les figures sont des Basques coiti'és d’un berret ou espèce de toque , des Basquoises qui ont sur la tête un mouchoir, des Espagnols et des Espagnoles de dilférents lieux voisins de Bayonne. Le matelot debout , qui tient une rame , est un tillolier, et les femmes à qui il parle des tillolières, nom qu’ils prennent d’une espèce particulière de bateaux , dont quelques-uns sont représentés dans le tableau , ainsi que plusieurs autres, comme chalibardons, bateaux de Dax , etc. On s’est attaché à y représenter tout ce qui peut caractériser le pays et ses usages, comme le jeu de la troupiole, qui consiste à se jeter une cruche jusqu’à ce que , tombée à terre, elle se casse ; une cacolette , ou deux femmes sur un cheval ; un carrosse à bœufs , tel qu’on s’en sert pour la campagne , etc. L’heure du jour est aussi le coucher du soleil ; la marée est basse. » ( Livret du salon de 1761.) — On lit sur ce tableau : Peint par Joseph Vernet.
Collection de Louis XV. — (Voir les q 0< 592 et 602.)
YERNET (Joseph ).
604. Vue du port de La Rochelle , prise de la petite rive; 1762.
H. 1, 65. - L. 2, 63. - T. - Fig. de 0, 16.
« Les deux tours qu’on voit dans le fond sont l'entrée du port, qui assèche en basse marée. Pour jeter quelques variétés dans les habillements des figures , on y a peint des Rochelloises, des Poitevines, des Saintongeoises et des Olonnoises. La mer est haute, et l’heure du jour est au coucher du soleil. » (Livret du salon de 1763.) — On lit sur ce tableau : Peint à La Rochelle, par J. Vernet, en 1762.
Collection de Louis XV. — (Voir le n" 592.) — o II parait que c’est le port 5 choisir pour Tonner le tableau de bâtiments échoués de mer basse. Ce tableau sera susceptible de toutes les opérations de radoubs, calfatage et carcnncs de vaisseaux. Son caractère distinctif, indépendamment du local du port, sera formé parles deux parties qui subsistent encore de la digue du cardinal de Richelieu. • (Itinéraire dressé par U. de Marigny.)
605. Vue du port de Rochefort, prise du magasin des colonies ; 1762.
H. 1, 63. — L. 2, 63. — T. — Fig. de 0, 13.
« Le bâtiment à droite, sur le devant du tableau, est la corderie ; ceux du fond, à l’autre extrémité du port, sont les magasins. On y voit un vaisseau qu’on chauffe pour le caréner, un vaisseau sur le chantier, et un autre dans un bassin pour y être radoubé. Le premier plan du tableau étant près du magasin des colonies, on y a peint des approvisionnements destinés pour ces colonies. On débarque et l’on transporte du chanvre pour la corderie, d’où sortent des cordages pour être embarqués. C’est le moment du départ d’une escadre; la marée est haute, et l’heure est le matin. » ( Livret du salon de 1763.) On
VERNET (Joseph). 391
lit sur ce tableau : Peint à Rochefort, par J. Vernet, en 1762.
Collection de Louis XV. — (Voir le n’ 592.) — . Comme ce port est sut la rivière de Charente, & cinq lieues de la mer, il n'est susceptible d’un tableau de marine, qu’en ce qui concerne les détails du local: te qui doit le caractériser principalement, ce sont les formes oit l’on radoube les vaisseaux du Roy. • (Itinéraire drein par SI. de Slarigny.)