‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 537 sur 583 · Vue du pont et du château Saint- Ange , à Rome · texte numérisé non relu

Vue du pont et du château Saint- Ange , à Rome

H. 0, 40. — L. 0, TT. — T. — Fig. de 0, 0».

Au premier plan, des pêcheurs, placés sur un rocher au milieu du Tibre, retirent leurs filets d’une barque. Au second plan, à gauche, un pin d'Italie, le château et le pont Saint-Ange orné de statues. A droite, des fabriques sur l’autre rive.

Gravé par Guttemberg et Maillet; par Daudet dam le Musée français. — Land rat, E. F. M. (paysage de genre), l. 2 pi. 70. — Filhol, t. 2, pl. 100.

Ancienne collection. — Ce tableau et le suivant, avant d’entrer au Musée, firent partie des cabinets du duc de Cboiseul et de M. Boutin.

YERNET (Joseph)

632. Vue des restes du pont Palatin, dit Ponte Rolto, à Rome.

H. 0, 40. — L. 0, 77. — T. — Fig. de 0. OS.

Au premier plan, à droite, trois pécheurs sont placés sur le bord d’une pointe de terre qui avance dans le Tibre : l’un d’eux tient une ligne; un autre, debout, porte un panier ; le troisième est couche. Une barque tirée par deux hommes passe sous le pont. Dans le fond, à gauche, des fabriques au bord de l’eau.

Gravé par Guttemberg et Maillet: par Daudet dam le Muté» fronçait,— Lnntlon, E. F. M. {paysage et genre), l. X p 1. 74. — Filhol, t. 5, p. 298.

Ancienne collection. — (Voir le numéro précédent.)

YEltlYET ( Axtoine-Charles-Horack, dit C.abi.e), ne à Bordeaux en 1758, mort à Paris le 17 novembre 1835.

U était le plus jeune des trois enfants de Joseph Vemet, et dés l’.lge de 5 ans son instinct le poussait à représenter des chevaux, qu'il dessinait déjà d’une manière surprenante. Après avoir terminé scs études, il entra à l’école de l.épicié, remporta le deuxième prix de peinture S 17 ans, en 1779 (Abigaïl apporte des présents à David), et obtint le premier en 1782 (Pa rabota de l’Enfant prodigue). Homme du monde autant que peintre, recherché pour son élégance et son esprit, le jeune Carie Vernet, arrivé en Italie, se trouva complètement dépaysé, et les maitrcsdontil considérait les ouvrages, surtout dans le but d’examiner comment ils avaient représenté les chevaux, ne produisirent que peu d’impression sur son esprit, bientôt en proie à une mélancolie profonde, il quitta la palette, occupé entièrement d’exercicesde piété, et se serait fait moine si son père ne l’eût rappo é promptement en France, et marié, en 1787, à la fille de Moreau le jeune, graveur du cabinet du roi. Revenu à Paris et reprenant les pinceaux , il fut agréé à l’Académie le 2't août 1789, et exposa pour la première fois, au salon de 1791, un vaste tableau icprésentant le Triomphe de Paul-Emile, oii il mit à profit de nombreuses études faites dans les haras et les manèges, rompant avec toutes les traditions qui, depuis Raphaël jusqu’à van der Moulcn, donnaient aux chevaux, dans les compositions de style élevé, des formes lourdes et trop souvent conventionnelles. Cependant la Révolution éclatait, et la vei vc de l’élégant artiste ne put résister aux malheurs des temps et à la douleur de voir périr sa soeur sur l’échafaud. ( c ne fut que sous le Directoire, que, tout en reprenant sa vie mondaine, il finit par abandonner te style classique pour ne plus suivre que sou iostim t. Ses nombreuses caricatures, scs dessins des campagnes d'Italie, enfin son immense tableau delà bataille de Marrngo, où les dispositions stratégiques sont fidèlement observées, sans nuire au pittoresque de la composition et à la i «'alité des détails, lui firent une grande réputation. Eu 18S8, il exposa le Matin de la bataille d’Austerlitz, et reçut des mains de l’empereur la décoration de

VIEN

la Légion-d’IIonnenr, qu’il venait de donner à Prud’hon, & C.ros, & Cirodet. Bientôt ap)és, il fut nommé membre de l’Institut. Sous la Itestauration, outre ses tableaux de chasses, de courses, tic combats de petites dimensions, de chevaux, de sujets de genre et de paysages, il exécuta une quantité immense de littiographies, qui furent extrêmement recherchées. 1-ouis XVIII le nomma clieralier de l’ordre de Siint-Michel. et lorsque son fils, M. Horace Vernet, fut nommé en 1827 directeur de l’Académie de Borne, Carie l’y suivit, compta i terminer un grand tableau représentant Louis XVIII allant rendre grâce à ü eu dans l’église de Notre-Dame. Malgré sa résolution, celte trime ne lut jamais terminée, cl à paitii de cette époque Vetnel ne produisit plus que de rares ouvrages. Il a exposé aux salons de 1701, 1705, an IV (1705), an VII (1798), an Vlll (1799), 1805, 1808, 1810, 1812, 1815, 1817, 1819, 1820, 1827 et de 1831.

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