‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 538 sur 583 · Chasse au daim pour la Saint-Hubert, en · texte numérisé non relu

Chasse au daim pour la Saint-Hubert, en

1818, dans les bois de Meudon.

H. 2, S7. — L. 3, Î8. — T. — Fig. de 0, 30.

« Le moment représenté est le passage de l’eau dans l’étang de Ville-d’Avray. Ms r le comte d’Artois y assistait avec M^ r le duc de Berry. » ( Livret du salon de 1827.) A droite, au bord de l’eau, le comte d’Artois à cheval, accompagné de sa suite, parle au grand veneur (M. le comtedeGirardin) tpii tient son chapeau à la main. A gauche, des chasseurs se dirigent vers l’étang, et passent au milieu de groupes de blanchisseuses et des lignes de cordes supportant du linge qui sèche. De l’autre côté de l’étang, des dames en calèche et de nombreux cavaliers. Au fond, à gauche, le \iilage de Ville-d’Avray. A droite, des hauteurs boisées. Au premier plan, du même côté, un gendarme des chasses vu de dos. — Signé, à droite : Carie Vernet.

Collection de Charles X. — C* tableau, commandé en 1825 pour la somme de 8,000 [r., fut exposé an salon de 1827.

VIEW (Joskph-Marif), peintre, graveur, né à Montpellier le 18 juin 1716, mort à Paris le 27 mars 1809.

Son premier maître de dessin fut un peintre de portraits nommé I.e Grand. Tout jeune, il obtint de scs parents de quitter l’étude d’un procureur oit ils l'avaient placé, et d’aller dresser lucane du territoire de Cette et de Fron lignai). 11 travailla ensuite pendant deux années dans une nianu-

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facture de faïence à Montpellier, et entra cher Cirai , élève de la Fosse , peintre et architecte des états de Languedoc. Il demeura quatre ans sous la direction de ce maître, peignit plusieurs portraits de magistrats, et dessina le catafalque du duc du Maine, gouverneur de la province. Arrivé à Paris en 1740, il se présenta à l’atelier de Natoire et obtint la protection du comte de Caylus. Vien peignait le jour des tableaux pour un marchand du pont Notre-Dame, et suit ait le soir les cours de l’Académie. Il gagna la première médaille en 1742, et l’année suivante remporta le grand prix, ayant envoyé au concours, qui avait pour sujet l’Ange frappant de peste le royaume de David, l’esquisse, jugée de beaucoup supérieure 4 toutes celles des autres élèves. Il se rendit à Marseille en 1744 , et arriva 4 Rome le 21 décembre de la même année. Pendant les cinq ans qu’il y resta, il peignit, outre un grand nombre de copies et d’études, neuftahleaux d’église, trois de chevalet et l’Ermite endormi {n° 636). Après avoir parcouru l’Italie, il rentra en France, débarqua 4 Marseille le 16 mai 1750, fit des travaux dans cette ville et 4 Tarascon , traversa Montpellier, Lyon, et vint 4 Paris. Son mérite ne fut point apprécié d’abord, et l’imitation de la nature que l’on apercevait dans ses œuvres nuisit 4 son succès. Natoire , partageant les préjugés de son époque sur le style et la grâce, crut son élève entrainé dans une mauvaise voie. Les tableaux qu’il soumit aux jugements de l’Académie pour se faire recevoir dans ce corps parurent insuffisants : on retarda son admission. Vien ne se découragea pas, refusa la place de professeur 4 l’Académie romaine de Saint-Luc, qu’on lui faisait offrir, et présenta 4 ses juges un tableau représentant l’Embarquement de sainte Marthe. Le succès, malgré la cabale, fut complet, et Boucher déclara qu’il ne remettrait plus les pieds 4 l’Académie si Vien était repoussé. Son admission comme agréé eut lieu le SO octobre 1751, «quelque temps après M. de Marigny lui accorda un logement au Louvre. Il fut reçu membre titulaire le 30 mars 1754, sur le tableau d’Icare et Dédale (n" 635) , et nommé professeur adjoint le 6 juin de la même année. Bientôt il se trouva surchargé de travaux , et il fonda une école que fréquenta un nombre prodigieux d’élèves. I-e roi de Danemark et l’impératrice de Russie lui firent vainement les offres les plus brillantes. En 1771, le roi lui donna la place de directeur des élèves protégés (on nommait ainsi ceux qui avaient remporté le grand prix), et en 1775 celle de directeur de l’Académie de Rome en remplacement de Natoire. Cette dernière place jusque-14 avait été 4 vie; Vien le premier ne l’occupa que six ans. Il arriva 4 Rome le 4 novembre, accompagné de sa famille et de trois élèves, parmi lesquels se trouvait David. Quinze jours après son installation, un courrier lui apporta le cordon de Saint-Michel. Vien établit 4 Rome une exposition publique et annuelle des ouvrages des pensionnaires. Le pape Pie VI lui lit un accueil distingué, et l’Académie de Saint-l.uc se l’attacha. Le temps de son directorat étant expiré , il traversa le premier les marais Pontins, nouvellement desséchés, se rendit 4 Naples, s’embarqua, et revint 4 Paris le 10 novembre 1781. Il prit place parmi les recteurs de l’Académie, au nombre desquels il avait été admis pendant son absence, reçut du roi une pension de 2,000 livres, et, après la mort de Pierre, obtint, le 17 mai 1789, le brevet de premier peintre de Sa Majesté. Il fut aussi membre honoraire de l’Académie d’architecture. La Révolution enleva 4 Vien ses places et sa fortune. Ce revers n’abattit pas son courage ; quoique octogénaire il n'abandonna pas le pinceau. En 1796 il se présenta 4 un concours ouvert par le gouvernement, et remporta le prix. Il travaillait encore 4 1 tans. Bonaparte le nomma membre du Sénat en 1799, puis comte de l’Empire eleominandcur delà Idgion-d’Honncur. Vien s’est exercé dans tous les genres, cia laissé un nombre considérable de tableaux et de dessins. Il a fondé l'école moderne classique, et parmi la foule d’élèves qu’il forma, on distingue surtout Régnault, David, Vincent, Ménageot, Suvée, 'Paillasson, etc. Il a exposé aux salons de 1753, 1755, 1757, 1759, 1761. 1763, 1765, 1767, 1769, 1773, 1775, 1779, 1781, 1783, 1785, 1787 et de 1789. — ,\l“' Vien, née Marte -Thérèse Heboul en 1728, morte 4 Paris le 28 décembre 1805,

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était élève de son mari. Elle a pointées animaux, fut reçue à l’Académie le 30 juillet 1757, sur un tableau en miniature mêlée de gouache, représentant un Coq qui met sa patte sur l’œuf que vient de pondre une poule. M*' Vien était aussi membre de l’Académie de Saint-Cuc de Home. Elle a expose aux salons de 1757, 1759, 1763. 1765 et de 1767. — Warie- Joseph Tien, fils des précédents, né 3 Paris en 1761, exposait encore en 1831, fut élève de son père et de Vincent. Il a pointées portraits à l’huile et des miniatures. Il a exposé aux salons de 1800, 1801, 1805, 1806, 1808, 1810, 1816, 1825 et de 1831.

634. Saint Germain, évêque d’Auxerre, et saint Vincent, diacre de l'église de Saragosse.

H. 2, 14. — L. 1 , 61. — T. — Fig. de gr. nat.

A gauche, saint Germain agenouillé lève la tête vers le ciel ; en face de lui, saint Vincent, également à genoux, la tête baissée, tient une palme d une main et un livre de l’autre. Dans la partie supérieure, un ange, planant au-dessus des deux saints, apporte les couronnes célestes qui leur sont destinées. Derrière saint Germain, un ange avec la crosse épiscopale, et devant lui, par terre, une mitre et un livre sur un feuillet duquel on lit : Vien, 1755.

Musée Napoléon. — Cette peinture était anciennement une bannière de l’église Saint-Germain-rAuxcrrois.

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