II. 1 , 63. — L. 3, 50. — B. — Fig. peu nat
Collection de Charles X. — Ce tableau, qui provient de l’église Notre- Dame de Paris, où la famille des lirsins possédait autrefois une chapelle (la chapelle de Saiut-ltciny), passa, à l’époque de la première Révolution, au Musée des Pctils-Auguslins, puis fut cédé à la collection du Musée du Louvre par décision du ministre de l'intérieur du 14 août 1829. M. Alex. Lcnoii l’attribuait à tort, dans son catalogne, à l’un des Bclliti. Celte peinture a été exécutée dans la prcmièie moitié du xv siècle. Jean Juvenaldes lirsins, président au Parlement, alois établi à Poitiers, y mourut dans un ige avancé, en 1431. La ville de Paris, en reconnaissance des services qu’il avait rendus sous le règne de Charles VU, lui avait fait présent de l'hôtel des lirsins. Montfancon, dans les Monuments de la monarchie française (L m, p. 353), donne la gravure de ce tableau avec la description suivante :
«Ils y sont représentez le père et la mère, et onze (ils ou filles rangez selon « leur âge et leur naissance, avec des inscriptions au dessous de chacun qui «indiquent leur nom et leur état Le père est à genoux l’épée au coté, « revêtu de son blason, aianl un livre ouvert devant lui d’un côlé, et son
• casque de l’autre. Sa femme est aussi à genoux derrière lui, vêtue en reli- « gieuse (cet habillement était celui de veuve). L’inscription sous les deux « est telle : Ce sont les représentations de nobles personnes Messire a Jehan Juvenel des Urssins Chevalier et Ilaron de frninel , Conseiller
• du Koy, et de Dame Mielielle de Viiri sa femme, et de leurs enfans. « lirsins dans ces inscriptions est toujours écrit par deux ss au milieu,
• Urssins.
« Le premier des enfans est un évêque crossé, mitré et en rhappe. Son «inscription est : Heverend pere m Dieu Messire Jehan Juvenel des
• Urssins Docteur en l.oys et en Decret, en son temps Eresquc et Comte
• de Veauvais, depuis Evesque et Duc de Laon, Per de France, l'onseitîer
INCONNUS
« du Roi/. Il fut depuis Archevêque de l’.heims par la résignation de Jaques
• son frère. Archevêque île La même ville. Cette résignation fut continuée «à Rome. Ce Jaques, comme le plus jeune des enfuns, est ici le dernier « de la bande.
> Puis vient une dame vêtue en religieuse (habit de veuve) h peu près «comme sa mère. On lit sous elle : Jeanne Jurrnri des Urssins inii fut • conjointe par Mariage avec noble homme Maislre Sichola llrulart
• Conseiller du Roy.
• l.e suivant est un homme d’épée revêtu de son blason : on lit au des- «sous : Mcttire l.nys Jurewt des Urssins, Chevalier, Conseiller et « Chambellan du Ray, el II a il ly de Trnyes.
• Puis viennent deux dames vêtues de même; la première a cette ins- «criptinn : Dame Jehanne Jurent! des Urssins, qui fu conjointe par
• mariage arerque l'ierre de Chaitli. La seconde : lfamotsclle l-.ude
• Jure ne/ des Urssins qui fut conjointe par mariage, a Denis des Mares
• tscuyer. Seigneur de Doue.
«Celui qui suit est Denis Ju rend des Urssins Escuyer, Esclianson de
• monseigneur Lnys. Delphin de I iennnis et Dur de Uuienne.
« La religieuse qui suit a celte inscription : Seur ilarie Juvenel des
• Urssins religieuse à P'dssy.
a Après vient te chancelier ; il est revêtu de snn blason, S genoux sur un
• oratoire, aiant un livre ouvert devant lui, auprès duquel est un casque.
• L’inscription est : Metsire Guillaume Juvenel des Urssins, Seigneur
• et Un ran de Trainel, en snn terns Conseiller du Rog, VaUhj de Sens ,
• depuis Chnneelier de France.
• Le suivant est l'ierre. Juvenel des Urssins, Escuyer.
« I e pénultième, Michel Juvencl des Urssins, Escuyer et Seigneur de
• La Chnpprlle en Rrye.
• Le dernier de tous étoit archevêque de Rheiins, et sc voit ici ciossé, « mitré et en cliappe. L’inscription est (elle : Très rererend Père en Dieu « Messire Jaques Juvenel des Urssins, Archevesque et Dur de Reins,
• premier Per de France, Conseiller du Roy, et Président en la
• chambre des Comptes. •
652. Portrait de Guillaume Juvenal ou Juvenel des Ursins, seii/neur et baron de Traynel, chancelier de France sous Charles VII et Louis XI, né à Paris le 15 murs 1100, mort le 23 juin 1472.
H. 0, 92. — L. 0, 7i. — B. — Fig. en buste de gr. nat.
Il est représenté le corps tourné à droite, la tête nue, vêtu d’une robe bordée de fourrure et avec une escarcelle à la ceinture ; il joint les mains et prie devant une table où est posé un livre sur un coussin. Dans le fond, « des panneaux de marbre vert, encastrés dans des boiseries sculptées et dorées ; des ours debout et muselés, dans les chapiteaux de deux pilastres, soutiennent deux
INCONNUS
écussons de la famille Juvenal des Ursins qui portait : bandé d’argent et de gueules de six pièces au chef d’argent, chargé d’une rose de gueuies, boutonnée d'or soutenu de même.
Gravi dam Montfaucon (Monuments de la Monarchie française, I. 3, p. 353), qui a tiré ee portrait de la collection de Gaigniiret.
Collection de Louis-Philippe. — Acquis en 1835 de M. le comte du Hamel pour la somme de 900 fr., et porté sur l’inventaire comme attribué à Wolgemuth. Cette peinture appartient à la deuxième moitié du xv e siècle.
653. Portrait de Charles VII, roi de France, né en 1403, mort en 1461.