‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée national du LouvreChapitre 187 sur 545 · Paysage · texte numérisé non relu

Paysage

U. 0. GO. - L. 0. 80. - B. - Fig. de 0, Oi.

Intérieur de forêt. A gaucho, un groupe de grands arbres, un chêne creux, étété, n'ayant plus qu'une branche garnie de feuilles et dépouillé à moitié de son écorce. Au premier plan, une mare. A droite, une clairière, et sur un chemin sinueux qui traverse la forêt, une femme assise qui s'entretient avec un paysan et un enfant debout.

Acquis en 1850 de M. Nieuwenliuys pour la somme de 18,000 fr.

IIOLBEIN (Hans) le Jeune, peintre, sculpteur, graveur, architecte, né à Augsbourg en 1498, mort à Londres en 1554. (Ecole allemande.)

Les biographes ne sont pasd'accord surle nom de la patrie de cet horauic célèbre. J>es uns veulent qu'il soit né à Anvers, les autres à Grunstadt (dan-, le Palatinat), d'autres à Augsbourg, et enfin le plus grand nombre à Bâie (en Suisse). Son père, qui portait comme lui le prénom de Uaus ou de Jloliann, éUiitd' Augsbourg, et, en 1W9, c'est-à-dire dans Tannée qui suivit celle de la naissance de son fils, il y liiiissait une peinture pour le monastère de Sainte-Catherine. Enfin , des recherches récentes prouvent d'une manière presque certaine qu'Holbeiti naquit aussi à Augslwurg. Il fit bien, en 1513 et en 1516, deux séjours de peu de durée à Bàle, mais il ne s'y établit réellement pas et ne fut admis dans la corporation des peintres de cette ville qu'en 1519; c'est en 1520 qu'il reçut le titre de citoyen de Bàle, titre qu'il a souvent joint à son nom, comme le prouve l'inscription :

lOANNES HOLPF.MVS BASILEENSIS SVI IPSIVS EFFIGIATOR X XLY, placéc

sur son portrait de la galerie de Florence, inscription qui sans douti' a pu contribuer à faire croire que Bàle était sa patrie. Holbein montra de bonne heure de grandes dispositions, qui furent dévelopiMÎes par son père

et d'autres membres de sa famille, tous artistes. Il apprit la peinture à l'huile et en miniature, les procédés de la fonte des métaux, la sculpture, la gravure, l'arcliitecture, et excella dans chacun de ces arts. Protégé à Bàle par l'imprimeur Amerbach, dont il enrichit les éditions de compositions remarquables, et par Erasme, dont il fit un excellent portrait, il acquit proniptement une grande réputation. Le comte d'Arundel , à son retour d'Italie, ayant eu occasion de voir des peintures d'Holbein, en fut ravi, l'engagea à'passer en Angleterre, et Erasme, qui l'encouragea vivement à suivre ce conseil, le chargea de porter au grand chancelier sir Thomas More , son ami , le portrait qu'il avait fait de lui et y joignit de pressantes lettres de recommandation. Désireux de voir les ouvrages de Quinten Matsys , Holbein passa par Anvers, remit à R. ^gidius , ami commun de sir Thomas .More et d'Erasme , des lettres de ce dernier, et arriva enfin en Angleterre en 1526. Le grand chancelier reçut l'artiste avec distinction , le logea dans son palais, l'occupa pendant trois ans et le présenta à Henri VIII , qui le nomma son peintre et le combla d'honneurs. Holbein fit un vojage à Bàle en 1529, pms un autre en 1538 pour mettre ordre à ses alTairès. Enfin , il paraît qu'il vint aussi sur le continent en 1539, chargé d'une mission par le roi Henri YUI; mais il n'alla pas jusqu'à Bàle, et retourna à Londres, où il mourut, quelques années après, de la peste. — La famille d'Holbein compte plusieurs artistes : Haus Dolbein, dit le vieux, père du précédent, né à Augsbourg en l^iSO, vivait encore dans cette ville en 1505. — Sigismuiid uolbeiii, frère d'Holbein le vieux, né à Augsbourg vers li56, mort à Bàle en 15i0. Il habita cette dernière ville, fit des portraits et grava sur bois. — Anibros Holbein, autre fils d'Holbein le vieux, né à Augsbourg vers 1^8^, peintre de portraits. On n'a pas de détails sur sa vie. On voit dans la galerie de Vienne des peintures de ces quatre artistes. — Les principaux élèves d'Holbein le jeune furent Christophe Amberger et Haus Asper.

206. Portrait de Nicolas Kratzer , astronome du roi d' Angleterre Henri Vil l, né à Munich vers

B. 0, 83. — L. 0, 67. — B. - Busle gr. nat.

La tète est presque de profil et tournée à droite. Il porte une toque noire, une robe do dessous noire, et pardessus, un vêtement brun. Il est assis devant une table où l'on voit des ciseaux, une règle, des équerres, un marteau, un compas, etc.; tient un compas de la main droite, et de la gauche un polyèdre en buis sur les diflérenles faces duquel sont tracés des cercles divisés par des rayons. Adroite, pendus à la muraille, à gauche, dans une niche, différents instruments de mathématiques. Sur la table est un papier où on lit : Imago ad vivam effigiem expressa Nicolai Kratzer i monacenssis q. (qui) bauarg (bavarusj

erat quadragessimû annïi tpre (tempore), illo

gplebat (complebat). 1528.

Gravé dans le Musée royal par Dequevauvilliers. — Filhnl, t. iO, pi. 659.

Collection de Louis XIV.

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