Sainte Marie-Madeleine
H. 0, i8. — L. 0. 12. - B. - Fig. (h- 0, 32.
Elie est debout au milieu d'un paysage , tournée à gauche , vêtue d'une robe en velours écarlate à dessins d'or et d'un manteau violet sombre; elle porte un vase de parfums d'une main , et de l'autre elle tient son manteau. Dans le fond , à gauche , la résurrection du Lazare et la Madeleine agenouillée aux pieds de Jésus- Christ chez Simon le lépreux. A droite, le Christ appalaissant à la Madeleine sous la figure d'un jardinier. Plus loin, une grotte dans un rocher où s'était retirée la sainte, que deux anges enlèvent au ciel.
Ce volet et le précédent portent par derrière le cachet du roi des Pays- Bas. Les deux panneaux sont très minces et paraissent avoir été sciés dans leur épaisseur. Il y a tout lieu de croire que les autres faces portaient des grisailles que l'on a voulu détacher par cette opération.
MENGS (Anton-Rafael), peintre, écrivain, né à Aussi {/ {en Bohême) le 12 mars 1728, mort le 29 juin 1779 à Rome. (Ecole allemande.)
Il était le second fils d'ismaël saeiifis, peintre en pastel et en émail dw roi de Pologne, né à Copenhague en 1690, et mort en 1764 directeur de l'académie royale de peinture de Dresde, Rafaël fit des progrès rapides, e£ son père le conduisit en 17?t0 à Rome , oii il étudia pendant cinq ans les statues antiques et les chefs-d'œuvre des artistes modernes. De retour à Dresde, en 17^6, il obtint la place de premier peintre du roi, qui était vacante. Il fil un deuxième voyage à Rome en 17/^7, embrassa la religion catholique en épousant une Romaine, et revint;» Dresde, où ilfutchargé de travaux pour une église nouvellement construite. En 1752, il repassa en Italie, fut nommé en 1754 professeur de l'académie fondée au Capitolc par Benoît XIV, et se fixa à Rome. Il exécuta alors pour le comte de Aorthumberland une copie de l'école d'Athènes de Raphaël, de la grandeur de l'original, peignit des ouvrages pour Dresde et pour Naples. Ces derniers travaux l'attirèrent dans cette ville, oii il fit les portraits de toute la famille royale. Revenu à Rome, il se livra à la peinture à fresque, décora l'église arménienne de Saint-Eusèbc et le plafond de la villa Albani. Charles III l'ayant appelé en Espagne, IMengs arriva à ■Madrid en 1761, et fut nommépremier peintre du roi avec un traitement considérable. Il peignit pour c^ souverain un grand nombre d'ouvrages, tant à fresque qu'à Ihuile. Sa santé s'étant altérée, il fit un voyage en Italie en 1769, passa par Florence, et reçut, quoique absent, le titre de prince de l'académie de Saint-Luc, qui n'avait été donné qu'à Le Brun, sous Louis XIV. Arrivé à Rome, il se remit aux travaux qui lui avaient été commandés par Clément XIV. Ils. furent terminés en 1773, et le pape, en récompense, le nomma chevalier