MENGS
de rÉpcron-d'Or. Alengs se rendit alors à Madrid ; mais sa sauté s'étant altérée de nouveau, il obtint de quitter l'Espagne pour se fixer définitivement à Rome en 1777, en conservant son traitement de j rcmier peintre du roi. L'auiélionition qu'il éprouva d'ahord ne fut pas de longue durée. Ayant perdu sa femme en 1778, il tomba dans une maladie de langueur et mourut Tannée suivante, comblé d'honneurs et de richesses. .Mengs fit une quantité considérable de peintures à l'huile, au pastel, à tresque, en miniature. Épris de la perfection, il s'était proposé pour modèle l'expression de Raphaël, la couleur de Titien, le clair-obscur du Corrège, le dessin de l'antique. Loin de réunir les qualités qu'il croyait les plus saillantes chez chacun de ces grands artistes, il n'en posséda aucune à ce degré éminent, unique apanage du génie, qui a l'admirabic vertu de jeter un voile sur des dél'auls qu'on ne saurait pardonner à la médiocrité. De son vivant, on osa presque comparer Mengs à Raphaël et à Corrège. Maintenant, déchu de sa
floire, il n'est plus pour nous qu'un artiste habile, ingénieux et froid. Il crivit aussi sur les arts; sesPensèes et ses Réflexions sur les maîtres ont les défauts et les qualités de ses peintures : trop de subtilité et de recherche rendent ses précoptes souvent obscurs, et la perfection nhjvclive qu'il poursuit avec ardeur l'écarté à chaque instant de la vérité et du but de l'art.
290. Portrait de Marie- Amélie- Christine de Saxe, reine d'Espagne , femme de Charles III, née en 1724, morte en 1760.
H. 1, 29. — L. 0, 97. — T. — Fig. à mi-corps gr. nat.
La princesse a les cheveux relevés et poudrés; elle porte aux oreilles des pendants à poires, et au cou un collier de diamants placé sur un velours noir. Une décoration est attachée à sa robe de soie grise à grands ramages et ornée de plumes. Elle tient de la main droite deux œillets blar.cs, et de la gauche un éventail. Derrière, la balustrade d'une terrasse et un vase de pierre avec des fleurs. Fond de paysage.
MESSYS. — Voir Matsys.
METSYS. — Voir Matsys.
IttETSU (Gabriel), né à Lcyile en 1615, mort à Amsterdam en 1658. (Ecole hollandaise.)
Sur tous les tableaux signés que nous avons vus de ce peintre, son nom est écrit }felsu par un s et non pasJ/efzu par un z, orthographe adoptée cependant par la plupart des écrivains. Le nom de son maître est inconnu,
METSU. ioo
et les biographes ne donnent aucun détail sur la vie de ce célèbre artiste, mort à 43 ans. On sait seulement qu'il vint de bonne heure à Amsterdam , qu'il se forma en étudiant les ouvrages de Gérard Dov , de Terburg, et fut l'ami de Jan Steen. Metsu a peint quelques portraits; mais c'est surtout dans les scènes dïntérieur et dans les sujets de petites dimensions qu'il montre toutes les ressources de son admirable talent. La légèreté de son exécution, la finesse de son dessin, l'harmonie de sa couleur et de son clair-obscur le placent au premier rang des maîtres hollandais.—Ses principaux élèves ou imitateurs sont : Joost van Greel, ocbtervelt, nicbel vau Musscber.