Fêle flamande dans Vintérieur d'une auberge
U. 1, 18. — L. 1, Cl . - T. - Fig. de 0, 35.
Au premier plan, à gauche, un homme tenant un pot d'une main, un long verre de l'autre, est assis par terre contre un banc sur lequel un homme couché fume sa pipe. Derrière lui, un enfant bat du tambour, et une femme, une feuille de papier à la main, chante; on lit sur ce papier: die ver krly vife luyte... A côté, un homme assis jouant du violon, et une femme debout, de la cornemuse. A droite, et vu de dos, un trompette assis devant une table servie, tenant de la main droite un pot d'élain, de la gauche son chapeau; un vieillard chauve
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portant un panier de crevettes et buvant ; une femme ayant son enfant sur ses genoux. Au second plan, du même côté, un homme monté sur la table et une foule de personnes près de la porte ouverte de l'auberge. Au milieu, des paysans dansant. A gauche, un homme embrassant une femme qui va monter un escalier, et qu'un vieillard veut entraîner en la prenant par la main et par son tablier. Dans la partie supérieure , une galerie chargée de personnages regardant danser. — Au bas du tableau, à gauche, on lit la date, à peine visible, de 1674.
Collection de Louis XVIII. — Compris dans les onze tableaux acquis, en 1817, de M. Quatresols de La Hante, moyennant 100,000 fr.
STEET^WYCR , STEIIVWICR ou STEI>WE1CK le
JEUNE (Hendricr VAN), lié à Âmstcrclam en lo89, mort à Londres on ne sait précisément en quelle année. On connaît un tableau de lui daté de 1642. (Ecole hollandaise.)
Il fut élève de son père Hendrick van Steenwyck le vieux, qu'il a surpassé par une plus grande finesse d'exécution et par une couleur moins sombre. Il peignit des monuments et surtout des intérieurs d'église, où il montra une grande connaissance de la perspective. Il affectionna les effets de nuit, et représenta souvent des intérieurs éclairés par des flambeaux. J. Breughel, Th. van Thulden, litalbeni , Poelenburg, van Bassen ont fréquennnent peint des figures dans ses tableaux. Steenwvck le jeune a surtout travaillé en Angleterre. Van Dyck, qui faisait cas de son talent, et qui l'employait à faire des tonds d'architecture dans ses portraits, le présenta à Charles I", pour qui il exécuta de nombreux ouvrages. Après sa mort, sa veuve vint s'étalilir à Amsterdam, et peignitdes perspectives dans le même genre. Peter Xeefs le père est le seul élève connu de Steenwyck. — Dendrick van steenwyck le vieux, père du précédent, né à Steenwyck en 1550, mort à Francfort-sur-le-.Mein, qui travaillait encore en 160i, fut élève de Han!<i Fredeman deVries, peignitdes ^ites de villes, de villages, et surtout des intérieurs d'église. Breughel de Velours a souvent fait des figures dans ses compositions. — Il y eut encore un Micolaas Steenwyck que les auteurs ont confondu avec les deux Steenwyck père et fils, et qui vécut longtemps dans la ville de Breda, où il était né. Il peignit des allégories et mourut dans la misère.