RÉCAPITULATION
de la Société de TEglise. 8
de la Société de Londres. 24 de la Société pour la propagation
du christianisme. 3
de la Société des Baptistes. 3c|
de la Société Wesleyéne. ib-
de la Société Américaine. 7
de la Société Danoise. i
Total des ipissionnaires européens 98
Total de missionnaires natifs a3
Total des missionnaires protestans dans ITnde. . 121
(i4) Malheureusement pour nos Indianistes îl n^exlste^ pas encore de dictionnaire alphabétique samskrit , expli*quë en langue européenne. Vti savant académicien de Calcutta, M. WilsOâ , a composé un Dictionnaire samskrit anglais, dont Fimpression ne doit être terminée que Tannée prochaine. J^en possède déjà les trois cents premières pages ^ dont j'ai rendu compte dans le Moniteur du 26 novembre dernier.
En 1806, M. G. Carej avoît publié à Sérampore une savante et immense grammaire samskrite , composée d'après des traités originaux , dont quelques-uns otit été aussi imprimés, tels que le * Souira-oritij *le Mougda Badha. Nous ne devonspoint non plus passer sous silence lésgram-^ maires samskrites , composées en anglais par MM. Colebrooke, in-{®, Calcutta, i8o5, Wilkins, Londres, 1808, etForster, Calcutta, 1810, in-4*». Celle de M.Wilkins est recommandable par sa clarté et Tordre qu'il observe en exposant les principes et la marche grammaticale de la langue la plus compliquée, la plus difficile que Ton connoisse. Ajoutons que cet ingénieux savant a lui-iAéme taillé les poinçons du caractère déva^-nâgàrj employé pour l'impression de sa grammaire , que je possède ainsi que toUtëS celles qui l'ont précédée ou suivie.
(i5) * The Ne(P Testament of otir Lùfà transiùied l'nio the sungskrit ianguage , Jrum the original greek hy the missionaries at Sérampore. Sérampore^ 1808, in-4**.
"^ The Pentateuch iranslated inio the sungskrit Ianguage from the original greek hy the mitsv&naries at Sérampore, Sérampore ^ 1808, în-4®«
(16) '^ General principîes ^ etc. etc. (Principes généraux des inflexions et conjugaisons du bhrédjebhâk'hâ^ ou bhâchâ^ langue parlée par les Hindous du ^^ys de Bkrédje ^ dans le district de Gouâlyor^ dans les domaines du râdjâ de
Bhareipour^ ainsi que dans les vastes contrées de Pouds ivârây de Bhvda<per^ d'Ounterbed et de BoundeWhend ^ composes poiir Tusage des ëtudians en hindoustânj , par ShtiLallou lall Kéifi ^ mounchy (écrivain) en langue de Bhâkliâ^ au collège du Fort William.) Calcutta, de Timprimerié de la Gazette , 18 1 1 , gr. in-4*^, i vol. de 90 pages.
n Les Hindous, dit Fauteur^ supposent que F Univers est partagé en trois régions {lokà)^ pour chacune desquelles il j a un langage différent. La première est la région des cieux, ou soura loka , quMls disent être la demeure des anges , comme son nom Tindique. La seconde est la région souterraine, onpatala loka {pâtala signifie sous terre) , laquelle n^est habitée que par les serpens ; et la troisième est la région de la terre ; elle se nomme nara loka , le monde des hommes. Son autre nom est martya loka , ou monde de la race humaine ou mortelle.
>» Pour chacun de ces trois mondes , il j a un langage ou bhâk^hà , différent , et l'on prétend qu'il existoit jadis des communications mutuelles entre leurs habitans respectifs , jusqu'au commencement du kali youga y époque où les crimes des hommes étant montés à leur comble , la faculté qu'ils avoient de se transporter dans les deux autres régions leur fut enlevée 3 la première de ces langues , est appelée soura hâni^ ou langue du saura loka ; on l'a nommée aussi soura bhâk^hâ^ etdéca bânî ( soura et dêva sont synonjmes ), on la suppose être le samskrit, langue trop célèbre pour qu'on puisse avoir besoin d'en parler ici.
» La langue des serpens se nomme nâghâni (n^^a signifie $erpenty et bâni^ bhâk'hâ ou bhâchâ veut dire langage). Elle se nomme encore prakrit , langue différente du hhâKhâ ( proprement dit ) , en ce qu'elle a un nouni g^hqunnaj ou noun nazal , beaucoup plus fréquent , et
en cequ^elLe a plusieurs lettres mouchedded, ou redoublées arrangement qui devient nécessaire pour les rendre capables de former la langue de ces reptiles j ce langage Q^existe plus actuellement , mais on le regarde comme ajant été d'un âge intermédiaire entre le samskrit et le Lhâkhâ actuel.
»La troisième langue se nomme nar-bâni ou nar- hhâVhâ , c^est celle dont nous allons parler. Bhâk'hâ ou bhâchâ est un mot samskrit qui, dans Porigine , signifioit langue en gé-" néral {^ox)^ mais donné maintenant au nar-bâni^ ou langue parlée par les Hindous , particulièrement par ceux du pays de Bhrédje, ainsi que dans le district de Gouâlyor. Bhrédje est un petit pajs entre Âgrah et Dehlj, et en grand respect parmi les Hindous , parce que ce fut le lieu où s'incarna pour la dernière fois leur dieu sous la forme de Krichna. La capitale est Mathourâ ', cette langue est encore parlée dans les villes de Brindrabend et de Gôkoul , toutes deux rendues célèbres par les miracles de leur divinité favo-^ rite. £lle est aussi en usage dans les Etats du râdjâ da Bharetpore , et sur la montagne de Gôvardhan. Gouâlyor est le pays situé autour de la forteresse ainsi appelée^ et son nom ordinaire est Gohéd ; dans ces deux districts le brédje bhâk'hâ se parle avec la plus grande pureté , et il est regardé par les Hindous comme la langue la plus naturelle et la plus éloquente qui soit sur le globe.
» Le mot bhâVhâ estdemeuré exclusivement le nom de cette langue, quoique dans l'origine il signifiât, comme nous l'avons dit plus haut , une langue en général , et fût le nom collectif de toutes les langues de THindoustân.
» Il est difficile de déterminer à quelle époque le bhâk'hâ devint une langue écrite ; mais il y a tout lieu de croire que ce ne fut pas long - temps après être devenu la seule langue vulgaire de ces districts ; et enfin, au moyen
cle quelques variantes , celle de toutes les provinces eiirvironnantes.On le croiroit dérivé originairement du samskrit, assertion qui est positivement re jetée par tous le» Hindous , mais qui paroît très-certaine cependant , à en juger par le grand nombre de mots samskrits qu'on y trouve. Quoi qu'il en soit , il a acquis un tel degré de faveur et de célébrité que les plus fameux poètes hindous, de quelque partie de l'Inde qu'ils soient , composent leurs ouvrages en Bhrédje Bhâchâ,
» Les plus anciens livres qui aient été publiés dans cette langue, antérieurement au règne d'Akbar, d'après les sentimèns que j'ai pu recueillir , sont le prothî et le râdjâçâ , ouvrages qui traitent de la guerre entre Prothi râdjâ et Hemir râçâ. Le premier est supposé avoir été écrit à l'époque de l'invasion par les musulmans sous les ordres de Mahmoud le Ghaznéoide (en 999). L'auteur est Tchend- Keby ambassadeur de PriÛii^râdjâ ou Piihoura^ auprès de ce monarque. Le second est beaucoup plus récent ; mais l'auteurde cette grammaire n'a pu se procurer aucune lumière sur son époque, A l'exception de ces deux ouvrages, presque tous les livres en bhrédje bhâk'hâ , que l'on trouve actuellement , ont été composés sous le règne d'Akbar (à la fin du seizième siècle ) , ou depuis cette époque.
» Quant aux deux ouvrages antérieurs dont nous avons parlé , ils sont devenus si rares , qu'on peut afHrmer que nous sommes redevables à ce prince de tous les ouvrages qui existent actuellement dans cette langue si belle et si riche. L'ancienne langue vulgaire d'Agrah et de Dehly étoit un hhrédje-bhâchâ qu'on nommoit k^hari boli ou loutch hindy ^ ou nitchcheta hindy. Quand cette langue est mêlée de mots arabes et persans , elle forme ce qu'on appelle le rekhta ou ordou. »
(17) *A Grammar qf bengaî language ^^by Naihaniei
Brassey Halheà^ prinied at Hoogly in Bengal ^ 177B9 in-4*^. On a fait graver sur cuivre, à Londres, un petit errata , formant un carton , qui manque dans beaucoup d^ exemplaires de cet ouvrage , qui est d^ailleurs très-rare. Les types béngaly s ont ëtë tailles et fondus par Fingënieux et savant M. Wilkins , le premier £uropëen qui ait su le samskrit.
(i8) * -^ Grammar ofthe Bengalee. (Grammaire de la langue bengalje , seconde édition avec des additions) ; par G. Carej, maître de samskrit, de bengalj et de mahratte au coUëge du fort William. Serampore , à Timprimerîe de la Mission , en 180S, i vol. in-8^
» Le Bengaly peut être regardé comme une de toutes les langues de l'Inde qui a le plus de rapports avec le samskrit. Quoiqu'on rencontre dans cet idiome un gcand nombre de mots arabes et persans , la majeure partie est pur samskrit. La facilité avec laquelle se composent les mots bengaly s, le libre essor qu'il est permis de leur donner, et qui sert à rendre les idées avec une rare |H*écision, ajoutent encore à la grande richesse que cette langue possède déjà. Ce mérite , joint à celui qu'elle a sotts d'autres rapports , peut la faire placer parmi ks langues les plos expressives de l'Orient.
M Depuis la publication de la première édition de eette grammaire , l'autetu* a eu la facilité d'acquérir une connoissance plus parfaite du bengalj. Le résultat de ses travaux Ta engagé à imprimer les pages suivantes, qui peuvent être regardées comme un ouvrage absolument neuf , vu les granils changemens qu'il 7 a faits, n
(19)* Serampore, 1810, 4 vol. in-12, et * Tkefirst look oj Virgifs Enéide ( Le premier livre de l'£néide de Virgile, traduit en bengaljr par M. Sargent). Serampore, à l'imprimerip de la Mission , 18 10, in*8®, t yoL
(2o)^Jgrammarj etc. (grammaire de la langue mahratte^ h laquelle on a ajouté des dialogues), etc. par G. Carey. Serampore, imprimerie de la Mission, 1808, in -8^. I vol.
« I^es succès glorieux qui ont couronné dernièrement nos opérations militaires , ciit M. Carey , ont ajouté de vastes et d'importantes provinces aux possessions bri* tanniques de l'Inde, la. langue mahratte est dW usage universel dans plusieurs de ces provinces et dans tous les districts dépendans de Tempire dont elle port^ le nom.
)) Une ligne tirée à travers k péninsule , sous la latitude de Visapour, est la limite de cette langue vers le sud ; au nord elle s'étend jusqu^à Oudjéïn, vers le vingtquatrième degré de latitude septentrionale i l'étendue du pays oÀ on la parle varie die Test à l'ouest } mais on peut dire qu'elle est prépondérante depuis les montagnes qui séparent le Bengale , le Béhâr et l'Oriça des contrées à l'est de ces pays jusqu'à l'extrémité ouest de la péninsule et la province de Gouzarate.
» li'étude de la langue mahratte ayant été introduite au collège du Fort Willianj ( établissement qui honore son fondateur et son patron) 9 les livres élémentaires de cette langue sont devenus absolument nécessaires ; et la chaire de cette langue ayant été confiée aux soins de l'auteur de cette grammaire , il a ci*u de son devoir de faire les plusgrands efforts pour frayer un chemin facile à ses jeunes ^èves.
i> On se pénétrera facilement de toute la difficulté d'établir des règles pour un langage qui jusqu'ici avoît été totalement négligé j on espère donc que le public pardonnera les imperfections inséparables d'un premier travail. On a. déjà , il est vrai , publié une grammaire de cette langue en portugais; mais l'auteur de celle qu'on offre au-
joùrdliui aux sarans, n^ajant pu s^enprocarer im exeiti^' plaire , a été obligé de se tracer un plan à lui-même. ( Nota, Je possMe cette Grammaiica marasUa a mais wifgary etc. Roma, l'jyS, in-d®. )
» L'auteur a reçu de grands secours des observations de Vîdyé Nâiha^ cbef mahratte, et pandit au collège du Fort- William , dont le zèle et les talens sont honorables pour lui-même, comme ils sont en même temps £styorables aux études de ceux qui travaillent sur cette langue.
» Le caractère que l'on emploie dans toute l'étendue des Etats mahrattes, est pour les affaires ordinaires le caractère mourh ; mais les savans se servent plutôt du carac-^ 1ère déQû-nâgary avec lequel sont écrits tous leurs ouvrages ; c'est cette raison qui avoit fait employer ce dernier dans la première édition de cette grammaire ; mais comme on a reconnu depuis que le premier de ces caractères étoit indispensable pour les besoins journaliers , on en a fait usage dans cette seconde édition, n
Nota. Outre cette grammaire, M. le docteur Carej a donné un* Diciionary ofihe mahratta language (Dictionnaire de la langue mahratte, par G. Carej, professeur de samskrit, de bengalj et de mahratte au collège du Fort William. ) Serampore, 1810, in-8% 1 vol.
« Il faut avouer, dit-il , que la multitude variée des dialectes usités dans l'Inde , et dont chacun s'écrit avec un caractère différent , dégoûte les Européens de se livrer à lac littérature indienne ; ceux qui cependant jugent nécessaire de connoitre un de ces nombreux idiomes , choisissent ordinairement l'hindoustâny ; et avec le secours d'un domestique qui entend cette langue , on peut faire se% affaires dans toute Tétendue de l'Inde.
» Il est inutile de dire ici que la langue hihdoustânyè est celle qui a éprouvé le plus d'altérations. Les savans musulmans j ont introduit une telle quantité de mot»
arabes et persans, qu'elle est devenue à peu près inîn^ tellîgible pour le gros du peuple, et les savans hindous se servent ordinairement d'un si grand nombre de mots tirés du samskrit , que leur dialecte n'est pas compris par les musulmans. Nous devons faire observer que dans le Bengale y VOriça^ les Etats Mia Ara ^/f^, le Qouzarate ^ et dans toute la Péninsule , Thindoustânj est une langue exotique, employée par un très-petit nombre de per-^ sonnes , et totalement inconnue à toute la masse du peuple^ Les divers dialectes en usage dans le Pendjab , le Kachemjr et le Moultân difFàrent tellement de rhiiidoustâny qu'ils doivent être regardés plutôt comme des langages distincts que comme des variétés.
» S'il est une langue qui puisse être employée comme intermédiaire dans les communications qu^on est forcé d'avoir avec les différens peuples qui habitent l'Inde, ce doit être, sans aucun doute , le samskrit, lequel est non^seulement la clef de la littérature hindoue , mais encore la mère de toutes les langues qui se parlent dans l'Inde , et dans la majeure partie desquelles les trois quarts des mots sont de pur samskrit , ou immédiatement dérivés du sams«« krit I aucune langue de TOrient ne peut d'ailleurs être d'un usage aussi fréquent que celle-ci. A la vérité , elle est d'une extrême difEculté, et malgré tous les secours qui ont été depuis peu fournis aux élèves du Collège du fort William , il ne s'en est pas encore trouvé un seul qui ait eu assez de courage et de patience pour persévérer dans cette étude, et parvenir à pouvoir la professer.
» Mais, pour que T étude du samskrit puisse devenir plus générale ^ il faut multiplier les grammaires et les dictionnaires des langues qui en dérivent. La connoissance de la langue latine aidera ^ans doute le philologue à étudier ayec fruit l'tVa/iéi} , V espagnol ^ ainsi que plusieurs des
autres langues de TËurope ; et cepeodant il est de tOQt« évidence qu'un diclionnaire et une grammaire latine ne peuvent remplacer les livres ëlëmentaires de Tun ou l'autre de ces dialectes , qui en dérivent.
» Ce^dictionnaire a été compose pour aider ceux qui dén^ rent étudier la langue parlée dans les Ëlats mahrattes. Maigre tous ses efforts pour le rendre le plus complet possible , l^auteur ne se dissimule pas qu'il laisse à ceux qui viendront après lui, beaucoup d'augmentations, et même 4e corrections à faire» »
(ai) Toutes ces traductions ont paru en 1810 etiuinées suivantes , sous format in-S*, et font partie de ma coUec-» tien orientale.
(22) Grammar ef iht Ttiinga ianguagCy hy William Careyj doct. prqfessor oftke san^skrit^ èengalee and mab^ ratta Iqnguages in ihe collège vffori William, Serwm^ pore y printed ai ^e mission press^ i8i4« (Grammaire de la langue talinga , etc.) , i vol. in-8*.
<c Les langues de l'Inde sont dérivées principalement éa samskrit , lequel , si on en excepte quelques dialectes en usage parmi des tribus montagnardes , peut être régate comme la mère de toutes les langues qui se parient depuis rindus jusqu'à l'extrême frontière du rojaume d'Araâi^aui^ et depuis Cejlan jusqu'à la Tatarie chinoise.
» La structure de la majeure partie de ces langues est à peu près la même au nord et au centre de l'Inde^ La dif* férence sensible qui se remarque entr'elles , ae borne A la terminaison des noms et des verbes qui varie un peu de celles du samskrit ; cette variété s'est établie graduellement dans tous les pays où ces langues sont en usage.
» Les langues des parties méridionales de l'Inde sont ia talinga , le karnata , le tamou{ , le malayala et le ohin^ gulais ; quoiqu'elles tirent toutes leur <H>igiae de la
tnéme source que celles qui $ont usilëe^ dans les Etats du nord, elles en diffèrent cependant considérablement so^s divers rapports , principalement sous celui des mots dont une grande partie sort d'une source incertaine. JLa terminaison de ces ^ots diffère aussi essentiellement de celle des termes usités plus au su^.
» De ces cinq idiomes le ialinga paroit être le plus pur , et tout en avouant que son étude est très-épineuse , je peux. et dois le compter parmi ceux qui méritent le plus qu'on s'y applique , l^ diversité de ses inflexions étant telle qu'elle permet de rendre les idées :&,vec nqblesse, élégance et précision.
sli'lu^itude qu'p.]Çit les écrivains/a//(^a<}e joindre plusieurs mots ensemble j^u moyen de i'élision et de la mutation des voyelles ,Ç,xuJes , est souvent un écueil pour les élèves, et un des plus grands obstacles aux progrès mUon pourroit faire dans cette langue v enfin les mqtsy sont fré«quemment si défigurés , qu'il ffEUit^tre \rès-f;E|ipilier avec^la lanf;ue pour les reconnoitre. Cet usage est cependant i[i habituel parmi les naturels, qu'une persQ^ine qui le péglige ne peut se faire entendre. Il faut espérer que les règles du sindhy^ qui sont annexées, à ^la fin de cette grammaire, lèveront .une partie de ces difficultés.
» Le pays où cet idiqme est en usage s'étend le long de la côte depuis Ga/z6^Vm jusqu'auprès de A/af/ras. Les,Hinr dous l'appellent Andara, .Gomme la, particule ou domû^e dans ce langage , quelques habitons prQnpncent son nom par corruption /tf/oii^oû. D
(25) * Grammaliça damulicq^ quâ Unguçi damuUca, etc,^ malabarica facile c^i'^ci /»055//, etc. Auctore Zieg^enbalg ^ Halae Saxonum, 1716, in-^**-
{jii^* Grammaiica latino^iamulica y.elc.^ A. P.. G. JcNl. Beschioy missionario , ami* Pom. ,i'jàd!* ObseiyaUo/ies
grammatîcœ , etc, A Ch. Th.Wattier.TranqueWi fypîs missionîs régi» , ijSq, i vol. in- 12.
(sS) Huit mille pieds au-dessus de la mer, suivant les observations du feu lieutenant Macàrtnej, en 1809 , le Hindou-Kouh, montagne situëe au nord-est du Bèloiitchistân, s'ëlève à plus de vingt-deux mille pieds anglais» Poltinger's Beloochisian , pag. aSy. Voyez d'autres obser- Tations dans le tome XII , page 2G6, ABC des ^ Asîaûcki Béséarches (Calcutta, 1816) , qui prouvent que TAsie renferme les plus hautes montagnes du globe.
(26) La prononciation du bèloutchikj est extraordinairement dure , ce qui empoche quelquefois de reconnoître les nombreux mots persans qu^il renferme. Quant au brahouëkjr, on y reconnoit beaucoup d'anciens mots •hindj, et il ressemble aupendjâbjr. *Potlinger's Traçelsin Beloochisian and Sindh. (Voyages dans le Bèloutchistân et le Sindh , accompagnes d'une description géographique et historique de ces contrées.) Londres, 1816, in-4% p. 54«
{2'j)*Emêiassyto Cauèul, p. 1 5 S.Londres, 181 5, in-4^«
(28) J'ai inséré Une notice historique sur les Seykhs dans le troisième volume de ma traduction du Voyage du Bengale à Saîn^Péters bourg , par Forster. 3 yoI. in-8**.
(2t)) *AGrammaroJthe Penjahee language (Grammaire de la langue pendjâby , par M. Carey , etc. , etc. ) Seram-* pore , à l'imprimerie de la Mission , 1812 , i vol. in-8®.
« L'idiome dont on offre la grammaire au public, dit l'auteur, est parlé par les Seykhs. Cette nation extraordinaire et républicaine habite le Pendjab, contrée située entre le Settledje et Tlndus.
» Les pages suivantes sont destinées à présenter d^s règles concises et propres à Tétude du Pendjâby.
9 Les Seykhs suivent la religion fondée, vers i45o, par
I^Anek , dont les préceptes sont renfermés dans un gros volume, nommé avec emphase le Grantha ou V Ecrit. Cet ouvrage est tracé avec un caractère particulier , nommé gourou moukhi nâgaiy; c'est pour cela qu'ils ont une vénération singulière pour ce caractère , et , à quel<^ ques circonstances près , ils s'en servent dans presque toutes leurs transactions. Ce caractère d'ailleurs est celui qui a été employé dans l'ouvrage que nous annonçons , comme appartenant proprement à cette langue
» Le dialecte pendjâbj est mêlé de plusieurs autres. Une grande partie est dérivée du samskrit , de cette langue mère de tous les idiomes parlés dans l'Inde 5 une autre partie se compose d'arabe , de persan , de pouchto , et d'autres langages usités dans les contrées voisines du Pendjab. Quelques-uns de ces mots ont éprouvé beaucoup d'altération, quoiqu'ils puissent être facilement reconnus par les personnes qui entendent ces diverses langues. »
(3o) * Grammar ofBurman^ etc.^ etc. (Grammaire de la langue barmane , suivie d^une liste des racines simples dont se forme cet idiome ; par Félix Carej. ) Serampore , imprimerie des Missions , 18149 i vol. in-8®
ce Par leur enclavement dans cette partie de l'Asie qui porte le nom d'Inde au-delà du Gange , l'empire barman et le royaume de Siam sont depuis long-temps connus des nations européennes; mais leurs limites et leur étendue sont assez généralement ignorées , et l'ou n'a qu'une connoissance imparfaite des diverses nations qui en habitent les frontières au nord et au nord-est. » Vers la fin du quinzième siècle et pendant toute la durée du seizième et du dix-«septième , les royaumes de Siam et du Pégou ont été fréquentés par les Portugais, les Hollandais, les Français et les Anglais. Chacune de ces na-*
lions a pofô^d^ , à diverses ^po^es, des comptoirs âin^ ces conlrées : elles ont eu des relations commerciales Irès-ëlendues avec les" hab'itâus , mais n'ont donh^ qu'un aperçu très-lëger des coutumes , dès manières et dé la religion de ces peuples , et ont encore moins fait conhoitré les divers langages usités dans ces pàjs.
» Les seuls voyageurs qui ont traité dans leurs écrits de$ aftaires de • es royaumes dans les seizième et dix-septièmè siècles , sont finto , Faria de Souza , la Loubère , kœmpfer et Nitfbuhr, dont quelques-uns ont eu l'avantage de visiter ces contrées; à l'exception cependant des; ouvrages de l'avant-dernier , on ne peut recueillir que très-peu d^nforniations authentiques de leurs écrits.
» Dans Tannée 1800 , le colonel Symes publia la relation de son ambassade dans l'empire Barman ^ elle est la meilleure qu'on ail encore offerte au public^ le colonel y expose avec fidélité tous les faits et les circonstances qui sont parvenus à sa connoissance , et avec tous ces avantages son ouvrage ne jpeut donner une idée exacte du langage des peuples qu'il visita.
^ » Il est probable que la religion de Bouddhah a été la seule dominantedans le Bengale et l'Hindoust an depuis son preimier établissement dans ces pays jusqu'il son expulsion, que l'on juge avoir eu lieu environ trois cents ans'avan^ l'ère chrétienne. Forcés de fuir leurs cruels persécuteurs, les^ sectateurs de Bouddhah se réfugièrent vers le sud-est et jusque dans l'île .de Ceylan 5 et vers l'est , dans les empire^ de Siam et de Barma. C^est de cette époque que l'on doit dater l'introduction du Bouddhisme dans les £tats barmans 5 avec lui pénétra la langue magodha, qui osjt évidemment un dialecte du samskrit.
1) Les ouyrages de Bouddhah contiennent un ej^traitdf^
toutes les doctrines reçues comme authentiques et révélées ^ comme émanées de ^autorité divine, par les Siamois et les Barmas. Les livres religieux qui , originairement , étoient écrits en magodha ou langue sacrée , ont été traduits en barman ; et plusieurs auteurs de cette nation en ont donné successivement de très-amples commentaires. Les Barmans disent tous unanimement que ces livres leur ont été apportés de Tilo de Cejlan. Ils sont remplis de fables et de récits d'événemcns , qui cependant ont eu lieu , d-après Topinion commune, dans les provinces supérieures de rinde. Les manières et le» coutumes du peuple , qui est le sujet de ces histoires , ont un rapport frappant avec celles des nations du haut Hindoustân , et donnent ua nouveau poids à cette opinion , que les livres religieux j et par conséquent la religion des Siamois et des Barmans^ leur ont été apportés de THindoustân , en faisant le tour par nie de Ceylan.
» A répoque oii le bouddhisme étoit la religion dominante de toute Tlnde , plusieurs de ses rites et de ses cérémonies étoient probablement différens de ceux qui sont usités maintenant chez les Barmans. Mais on peut se faire une idée de l'état où étoit le bouddhisme lors de la prépondérance qu'il semble avoir ^ue par la multitude des images de Bouddhah que Ton rencontre dans. plusieurs parties de T Hindoustân; quelques-unes, que Ton a trouvées enfouies sous les ruines de la ville de Gour , ont évidemment été mutilées par les princes musulmans lorsqu'ils prirent possession de ces contrées. Les Barmans paroissent, de temps immémorial, avoir eu avec les Indiens et les nations de l'ouest des communications littéraires et commerciales plus étendues qu'avec les Chinois j circonstance qui doit sans doute être attribuée à la difficulté de faire des progrès dans Tétude de l'écriture et -de la tittérat^ve chinoises.
» Le système astronomiqae et législatif qui domine dans Tempire barman , seroit peut-^tre précisément le même que celui qui est suivi dans tout THindoustAn. C'est celui qui , diaprés toutes les probabilités , a été introduit le premier parmi les Barmans par les brahmanes de Ménir poura.
» C'est un fait de toute authenticité que Méni-poura a toujours fourni cette nation de devins et d'astronomes de la secte des brahmanes, et que ceux>ci ont eu de tout temps une influence remarquable à la cour barmane. Us font profession de la religion de THindoustân et de la secte de Brahmâ. Us ont mis , à ce qu'il paroit , une ardeur infa-* tigable à répandre leurs dogmes parmi les Barmans 5 s'ils n ont pas , il est vrai , réussi à introduire les pratiques de leur religion , ils ont eu plus de succès en faisant embrasser à ces peuples le système astronomique et la législation de Menou. Les lois et le système astronomique en usage maintenant dans l'empire paroit avoir été apporté de l'Inde en passant par Méni-poura.
» On ne rencontre dans l'empire barman aucune trace de la religion chinoise, ce n'est que pour. la constiniction de leurs édifices et l'intérieur de leurs maisons 9 qui sont hors de doute d'origine chinoise , qu'ils paroissent avoir imité ce peuple dans les derniers temps.
» Si Ton en excepte la construction et le style, la langue barmanç, a selon toute apparence dû tirer son origine de la langue chinoise , étant comme celle-ci formée d'un certain nombre de sons monosyllabiques, qui servent à exprimer les objets ph} siques et plus ordinairement l'idée générale de quelque action ou de quelque qualité. Ces mots ont très-peu de ressemblance avec ceux des langues en usage à l'ouest de Tempire de Barma.
f 11 est probable qu'il fut une époque oh la langue bar-s
mane iiolt un dialeete du chinois 5 mais rintroduçtion du bouddhisme; qui j apporta le samskrit, ou an moins le dialecte qui en dérive, le magodha, a fait prendre insensiblement à cette langue la forme qu'elle a aujourd'hui^ On y rencontre maintenant une infinité de mots dérivés évidemment du magodha y et dont quelques-uns s'j sont naturalisés par l'usage et la coutume ; d'autres encore plus rares dans la conversation, se retrouvent dans les livres religieux dans un nombre qu'on a peine à concevoir. Le sjstème monosyllabique étant la base de la langue , il est impossible que les mots composés de plusieurs syllabes viennent à se confondre sans qu'on s'en aperçoive , et avec une grande attention on peut distinguer tous les mots étrangers.
» La langue barmane , dans sa première formation , res« semble au chinois ^ mais par son idiome et sa construction elle se rapproche de l'hindoustâny ; elle doit par conséquent 5e partager en système monosyllabique et en système polysyllabique,
» La langue barmane renferme peu de mots qui coïncident en signification avec le chinois ; Ton doit cependant rencontrer quelque rapprochement dans les racines et les sons monosyllabiques ; entre plusieurs autres, cette circonstance doit servir à donner un nouveau poids à l'opinion qui veut qu'à une époque très-reculée, le barman ait tiré son origine du chinois 5 mais oh, placer cette époque? c'est ce qu'on ne peut démontrer d'une manière claire et satisfaisante. La conjecture la plus probable est que l'introduction des mots et des phrases étrangères , qui accom« pagna l'introduction du culte de Bouddhah, contribua à polir la langue des Barmans , et la fit participer à un certain point au système polysyllabique.
9> Depuis que s'est introduite dans l'empire la langue ma^
godha , la langue nationale a été très-cultivëe 5 on né doit pas être étonné de Pexistence de plusieurs grammaires et dictionnaires magodha : difîérens ouvrages de Bouddhah , qui se trouyèrent en même temps dans quelques parties tlu pays f furent traduits en barman ; et les commentaires que conïposèrent sur ces opvrages les écrivains barmans, sont en ai grand nombre qu'ail seroit impossible d^en faii'e rénumé-* ration. Des Barmans ont écrit aussi des traités sur la langue de leur pajs 5 ces traités consistent principalement en instructions pour orthographier correctement les racines, et pour faire des traductions du magodha en barman 3 mais il ne s'en est pas trouvé un seul qui ait ciierché à composer une grammaire de sa langue : on doit peut-être attribuer cette indifférence à ce qu'ils croient au-dessous d'eux de cherdier à perfectionner leur langue maternelle ; et, dans le fait, un brahmane , qui possède une légère teinture de samskrit, considère le bengaly, sa langue naturelle , comme indigne d'être connu de lui.
» D'après ce que nous avons dit, il est constant que la langue barmane est formée de racines monosyllabiques , mais que ce système est conçu de manière à admettre un idiome et une construction polysyllabiques ; ce que nous avançons sera développé avec la plus grande clarté dans l'otivrage qui suit.
u Excepté les noms propres et ceux qui servent à exprimer des objets sensibles , tous les noms dans la langue barmane se forment régulièrement dès racines verbales, et de ces racines dérivent les adjectifs et les participes. Cette langue possède aussi des inflexions finales qui servent à déterminer les cas des noms.
» La singularité la plus remarquable se rencontre dans les verbes 5 cette langue en effet n'admet que la forme du participe* Les Barmans ont inveiité upe série
cdiÂplSté ie participés servant à renite tous Ie& temps ié$ Te^bes, et en cohséquence ils forment des participes pdiir clitiqiië lÉkïde et chaque temps : en cherchatit à nous assurer de cette règle , nous avons trouve là niême terminaison pour les trois personnes ; c^est à cela que les Barmans sont redevables de Pavant âge de pouvoir, en liant les phrases les unes aux autres , porter leur sujet à retendue ^ùi leur plaît. Ce trait distingue toutes les ptoductions vraitiiënt bahnànes.
y) 11 ne sera pas hors de propos de faire observer ici qu6 cette même particularité rend la langue barmane susceptible de se passer de pronoms relatifs et démonstratifs. £t c'est encore là un des caractères distinctifs de cette langue ; ce n'est que dans les livres de religion et dans un petit nombre d'autres qu'on emploie les pronoms. Ces ouvrages sont des traductions qui conservent dans le stjle et dans leur construction beaucoup des tourntires de la langue à laquelle ils sont empruntés.
» La construction du dialecte dans lequel est écrite la plus grande partie des meilleurs ouvrages, aune ressemblance frapjpante avec le bengatj et le samskrit datis la formation des phrases et la irianière de conjuguer les verbes ; c'est ce dialecte que Ton doit considère!* comme le modèle fie la langue , et non l'idiome vulgaire du bas • peuple , qui éprouve des variations à chaque instant.
» Les pages qui suivent ne dévoient pas être imprimées à présent 5 et si elles ont été livrées à l'impression , c'est contre l'avis de quelques amis. Elles ont été, eii partie, composées dans uh voyage que l'auteur fît au Bengale , où il est impossible de se procurer les secours nécessaires pour éclaircir cettâins points très-douteux 5 en outre , la distance des lieux où il habiloit ne lui a pas permis dt ^urrêitter la correction des épreuves 5 ces
difficultés , jointes à celles que produit une langue qui , jusqu^à ce moment , n'avoit encore trouve personne qui s^en occupât, ont dû nécessairement causer des erreurs qui n'ont pas ëté corrigées 3 et il faut espérer que ces erreurs ne feront point prononcer la condamnation d'un ouvrage dont Tobjet est de développer aux Européens une langue à peine connue jusqu'à ce jour. Dans le cas où Ton en demanderoit une nouvelle édition , Fauteur alors aura probablement fait quelques additions , que ses progrès dans la langue lui auront sans doute procurées.
» On a ajouté, dans un appendix , une liste de racines verbales qui fournira , moyennant quelque travail , une ample série de mots à ceux qui seront plus avancés dam Fétude de cette langue. »
Ramgoun^ 5 mars 181 4- F. CARET.
(3i) En annonçant dans le deuxième numéro du Mercure Etranger y le magnifique Dictionnaire Chinois ^ publié par M. de Guignes le fils , j'ai dit que lancien prote de rimprimerie Royale , pour les langues orientales , avoit fait une découverte absolument semblable à celle dont parlent les missionnaires. Il est fâcheux que cet estimable typographe n'ait pas eu le moyen de publier sa découverte, et d'en prouver l'utilité. Au reste, quels que soient désormais les travaux de nos voisins sur les langues chinoise et mantchou, quelques progrès même qu'ils j fassent, ils ne pourront au moins nous contester l'avantage de les avoir précédés dans cette carrière, de leur en avoir peut-être facilité l'accès en publiant les premiers diction^ naires chinois et mantchous qui aient paru en Europe, enfin d'avoir fait graver les premiers caractères mantchous mo&{7e5 qui aient été exécutés. Voyez mon Alphabet mantchou dont la première édition parut en 1787, chesB
DidotTaîné , et la troisième esl sortie en 1810, des presses de l'Imprimerie Royale.
(32)* The Works of^ etc, (Les Œuvres de Confucius, contenant le texte original avec une traduction), tom. i«% prëcëdë d'une dissertation sur la langue et les caractères chinois, par J. Marshman ^ Serampore, 1809, in-4** , grand pap. La vie de Confucius et la dissertation forment 118 pages 5 le Lun-gni de Confucius, 726. Il paroit que dans ce travail M. Marshman s'est plus occupé du patois vulgaire que de la langue mandarine.
(33) * Eléments of the Chinese , etc. ( Ëlëmens de la grammaire chinoise , avec un discours préliminaire , ^ne dissertation sur les caractères et l'idiome de la conversation des Chinois ; plus , un appendîx renfermant le ta-hyo de Confucius , accompagné d'une traduction ) , Serampore, imprimerie de la Mission , 1814, gr. in-4*».
(34) * A Chinese Grammar^ Grammaire chinoise, par Morrison , etc. Serampore , 1 8 1 5 , in-4®.
(35) ^Dictionary ofthe Chinese Language (Dictionnaire de la langue chinoise , etc. ) , par Robert Morrison.
« L'ouvrage comprendra trois parties :
1'® partie, chinoise et anglaise , selon les radicaux chî-i nois ;
2^ partie, chinoise et anglaise, par ordre alphabétique 5
3^ partie , anglaise et chinoise.
» Cet ouvrage est rédigé d'après le dictionnaire impérial, composé par ordre de Kang-Hi, IV' empereur mantchou de la Chine. On employa , pour l'exécution du dictionnaire £mpérîal, vingt-sept personnes, qui y travaillèrent cinq ans 'y et le résultat de leurs travaux fut soumis à la révision de deux autres savans. Cependant cette compilation manque d'unité , de critique et de méthode, et de plus ne comprend point le dialecte parlé. D'après cela , une
simple traduction ^du dictionnaire de Kang-Hi n^auroif èlé d'aucune utilité pour les Européens qui se livrent ^ rëtude du chinois } il ne peut être bon que pour les naturels, et non pour les étrangers. Dans Touvrage que nou^ annonçons , on a bien adopté, pour la première partie. Tordre et le nombre des caractères qu^on trouve dans le dictionnaire de Kang-Hi ; la même source a fourni aussi un grand nombre de définitions et dVxemples : mais la connoissance approfondie que Fauteur a de T usage des caractères, lui a permis de faire ici un grand nomjibre d additions , qu^il a puisées soit dans les dictionnaires manus* crits des missionnaires catholiques , soit auprès des savans même du pays, ou dans les différens ouvrages qu^il ^ exprès réunis et compulsés.
» Les dictionnaires manuscrits contiennent de dix à trei^ mille car?ctères ; le dernier dictionnaire imprimé en France en contiçnt treize mille trois cent seize 5 mais aucun des dictionnaires manuscrits ni imprimés n'offre les exemples en caractères chinois , et cette omission laisse Pétudiant dans une grande incertitude. On n'aura point à faire ce reproche au nouveau dictionnaire : il contiendra aussi un bien plus grand nombre d'exemples et d'explications 5 les diverses dérivations des caractères y seront notées , et l'on en donnera des spécimens d'après le Tchuen-tvâriy ou ancien caractère secret, et aussi d'après le Tsan-tse^ ou écriture cursive ; enfin , il contiendra environ quarante mille caractères.
M L'ouvrage est dédié à l'honorable Cour des Directeurs de la Compagnie des Indes<Orientales , lesquels , par une libéralité digne de leur caractère et de leur fortune , ont entrepris de faire imprimer le dictionnaire entièrement à leurs frais, n'en retiennent qu'un certain nombre d'exemplaires pour leur usage particulier , et laissent tout le reste
à la disposition de l'auteur comme une récompense de ses laborieux efforts. Le bénéfice de l'édition devant être pour l'auteur et sa famille, les amis de M. Morrison croient devoir s'employer avec ardeur à favoriser la circulation et la vente du nouveau dictionnaire.
» On ne peut dire à présent d'une manière bien certaine quelle sera l'étendue de l'ouvrage ; mais il n'excédera pas quatre ou cinq volumes in-4** royal. Il sera publié par parties. La première a déjà été reçue à Londres ^ elle contient 1 88 pages, et finit avec le onzième radical. Le nombre total des radicaux est de deux cent quatorze. »
(36)* Ta Tsîng leu lee^ being the fondamental Laa? ^ etc. (Le Ta Tsing Léou lij loi fondamentale, et choix des statuts supplémentaires du Code pénal de la Chine , etc. y traduits par sir Georg. Thom. Staunton.) Londres , i8io. in-4^, I vol. Le même ouvrage a été abrégé en français ^ avec beaucoup de tact et de discernement, par M. le marquis Renouard de Sainte-Croix, en i8i3 ; a vol in-8*»,
(Sy) Ce souverain détacha une bourse qu'il portoit à sa ceinture , pour la donner au jeune Staunton , en témoignage de satisfaction. Voyez An authentic account ofthe embassy^ etc,^ tom. 2, pag. ^34 5 et tom. 3, pag. 280, chap. 18 de V Ambassade de lord Macariney.
(38) Publié à Londres eçi 18 10 avec une savante préface, trop considérable pour trouver place ici.