Robin et Lebert. Mémoire sur la vascularité du
cancer.
Lu à la Société de Biologie dans ses séances du 4 et du 25 novembre 1848. (Sera inséré dans son prochain Bulletin.)
Les veines du tissu cancéreux sont toutes capillaires et bien plus difficiles à injecter que les artères ; de là vient que Schrœder van der Kolk et M. Bérard les ont niées: mais les pièces nombreuses que nous avons montrées prouvent leur existence, et elles sont toujours très-abondantes et faciles à rompre (estomac, ovaire, ligaments larges , mésentère , foie, ganglions lymphatiques). Sur une de ces pièces, un lymphatique injecté sur la tumeur de l’ovaire a rempli de nombreux vaisseaux de môme espèce dans une large fausse membrane unissant l’ovaire à l’intestin grêle et au mésentère correspondant. Ceux-ci injectés , ils ont rempli les chylifères avec lesquels ils s'anastomosaient fréquemment et consécutivement par ces derniers les ganglions du mésentère, de la môme manière que par les vaisseaux sanguins delà fausse membrane; l’injection delà tumeur avait rempli les artères et les veines intestinales. A la jonction et dans les parties voisines de la fausse membrane avec l’iléum , les chylifèies sont remarquables par leurs dimensions et leurs boursouflements vésiculiformes du volume d’un grain de chènevis au moins. Les lymphatiques de la fausse membrane sont rectilignes, parallèles; beaucoup de filaments pseudo-membraneux, isolés du reste du tissu de nouvelle formation , sont aussi parcourus par un gros lymphatique, une artère et une veine. Ces lymphatiques de formation accidentelle ont toutes les propriétés des autres, c’est-à-dire leur contractilité, qui fait que la matière injectée est chassée tout entière, goutte à goutte, par lu solution de
( rô )
continuité 11011 oblitérée. Ils m’ont paru manquer do valvules. La pièce est conservée.
39. Femme âgée de 76 ans , atteinte de pneumonie ; chute sur la tête. Douleurs vives du cou. Mort causée par la pneumonie. Fracture double de l’axis.
Bulletins de la Société Anatomique , septembre et octobre 1 844 > 18e année. Paris, in- 8°, page 227. — Et dans Thèse pour le doctoraten médecine, soutenue le 3 1 août 1846, par Ch. -P. Robin. Paris, in-4°, 1846, page 59.)
C’est le seul cas de fracture traumatique de l’axis , sans lésions antérieures , qui ait été observé.