‹ Notice du Musée Impérial de VersaillesChapitre 400 sur 730 · Levée du siège de Vile de Rhé. — 8 novembre · texte numérisé non relu

Levée du siège de Vile de Rhé. — 8 novembre

École française ; xvii» siècle. — H. 5,23. — L, 2,55.

Une flotte anglaise sous les ordres de Buckingham, forte de quatre-vingt-dix vaisseaux montés par seize mille hommes , avait paru le 20 juillet 1687 devant l'île de Rhé et s'en était rendue maîtresse malgré la résistance de Toiras, qui avait été obligé

de se retirer dans le fort Saint-Martin. Ce fort, élevé Tannée précédente, était à peine achevé; Toiras y soutint avec une faible garnison un siège de plus de trois mois. Enfin l'arrivée du maréchal de Schomberg avec des renforts considérables força Buckingham de lever le siège. « Il se retirait, dit Sismondi, vers l'île d'Oie où il comptait s'embarquer; lorsqu'il fut entré sur l'étroite chaussée qui y conduit, la cavalerie française s'élança sur lui et par une charge furieuse mit le désordre dans les rangs anglais. Ils furent rompus et poursuivis pendant le reste de la journée. » La nuit seule mit un terme à leur défaite et ils se rembarquèrent le lendemain laissant sur le rivage dix-huit cents morts, quarante drapeaux et une grande quantité de prisonniers.

Sur le devant à gauche, Louis xni, qui était arrivé devant La Rochelle le 12 oçr tobre, et qui avait présidé lui-même à l'embarquement des troupes destinées' à délivrer l*Ue de Rhé, est représenté à cheval près du havre de La Rochelle; le cardinal de Richelieu, dont ractivité avait prepré le succès de cette eipédition, l'accompagne en habit de voyage. Au delà de rOcéan couvert de bâUment8,s*étend rile de Rhé ; la rade qui se trouve à l'extrémité de gauche est celle bit les Anglais avaient effectué leur débarquement; le fort Saint-Martin occupe le centre de l'Ile, et à l'extrémité de droite est la petite presqu'île de l'Oie oh les Anglais furent défaits et contraints de se rembarquer.

608. Siège de La Rochelle. — Du 10 août 1627 au 28 octobre 1628.

École française; xvii* siècle. — H. 8,2S. — L. 2,58.

Après la délivrance de Rhé, le cardinal de Richelieu résolut de s'emparer de La Rochelle et d'abattre ce dernier refuge du prtn testantisme. La ville fut investie du côté de la terre par le maréchal de Bassompierre qui occupait la gauche de la rade depuis le cap de Chef-de-Baie jusqu'au port, par le duc d'Angoulème du côté de la pointe de Coreille à droite ae la rade, et par le maréchal de Schomberg qui eut son poste derrière la ville. Richelieu, nommé par le roi Ueutenant-général de ses armées et de ses flottes, durigeait tous les travaux du siège ; par ses ordres l'architecte Metezeau construisit près de l'entrée de la rade qui précède le port et hors de la portée du canon de La Rochelle, une digue ou jetée de sept cent quarante toises de longueur, qui devait empêcher tout secours d'arriver par mer; cet ouvrage gigantesque fut exécuté par Jean Tiriot, maître-maçon de Paris. Le siège dura quatorze mois et seize jours; deux flottes anglaises essayèrent en vain de porter secours à La Rochelle ; la première, commandée par le comte de Denbigh, beau-frère de Buckingham, fut repoussée le 11 mai 1628, par les batteries de la Pointe-de- Coreille : la seconde, qui parut le 29 septembre du côté de Chefde-Baie, était dirigée ijarlord Lindsay. Après quelques jours d'attaques infructueuses, il prit le parti d'entamer des négociations,

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et le 17 octobre on vit arriver au quartier où était le roi, deux députés de la flotte anglaise et quatre députés de la ville, qui furent reçus par Richelieu. Les conditions accordées aux Rochelois furent moins rigoureuses que leur rébellion ne pouvait le faire craindre, et le 3 octobre le maréchal de Schomberg reçut les clefs de la ville au nom du roi.

Sur le devant du tableau la mer eât couverte de vaisseaux anglais qui cherchent à forcer Pentrée de la rade défendue par la digue, par les batteries du cap de Chef-de-Baie à gauche, et par celles de la pointe de Goreille à droite. Le roi, suivi d*un nombreux cortège longe le rivage de droite près duquel était son quartier.

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