Combat du Pas-de-Suze. — 6 mars
École française; xvii* siècle. — H. S,23. — L. 2,57.
Pour rétablir le duc de Nevers dans la possession de l'héritage de Mantoue que lui disputaient l'empereur d'Autriche et le duc de Savoie, Louis XIII, malgré les rigueurs de l'hiver, résolut de passer en Piémont. Il arriva à Grenoble le 14 février avec le cardinal de Richelieu, passa le Mont-Genèvre le !«' mars et parvenu en face des barricades du Pa&-de-Suze, en ordonna l'attaque dès la pointe du jour. Les retranchements gardés par les Piémontais et les Espagnols furent forcés à droite par le régiment des gardes et les mousquetaires, et à gauche par le régiment de Navarre, avec un tel ensemble et une telle impétuosité, que les ennemis n'eurent que le temps de prendre la fuite. De son côté le comte de Sault ayant défait un régiment milanais, et s'étant emparé du fort de JaiUon près de la rivière d'Oyre, l'armée française occupa en moins de deux heures tous les mssages des montages jusqu'aux portes de Suze, première ville de Piémont. Ce brillant fait d'armes décida aussitôt le duc de Savoie à la soumission.
Sur le devant à gauche, Louis XIII et le cardinal de Richelieu à cheval dirigent l'attaque des retranchements.