‹ Notice du Musée Impérial de VersaillesChapitre 723 sur 730 · OBI» AS. A CHRISTO NA M. D. LZTI · texte numérisé non relu

OBI» AS. A CHRISTO NA M. D. LZTI

TI CALBND. MAIt.

Acheté 80IU la RéTOlution par Alexandre Lenoir, le tombeau de Diane de Poitiers avait été transporté au Musée des Monuments français, et lors de la suppression de ce Musée, le ddc d'Orléans Pavait fait placer dans un pavillon du parc de Neuilly. (Voir n« 828.)

Ces salles formèrent, sous Lous XV, l'appartement de M^* de Qermont, sur- Intendante de la maison de la reine , puis en 17ftl celui du maréciial de NoaiUes. Sous Louis XVI, le comte de Provence (depuis Louis XVIIl ) eut la Jouissance de toute cette partie du palais, qui a conservé les noms de Paf>iU(m de Mongieur et de Pavillon de Provence»

PRSUIBRB SALLB.

La frise est ornée de sept médaillons peints par P. Franque, et représenunt Hugues Quieret, Jean de Vienne, Charles d'Amboise, André Doria, le duc de Richelieu, Henri d'Estampes- Valençay, César et François, ducs de Beaufort, le duc de Brézé, et Sonrdis, archevêque de Bordeaux.

1367. La flotte de Philippe de Valois pille et brûle Southampton. — 1339.

Par M. Th. Gddin. — H. 0,58. — L. 0,80.

Philippe de Valois, menacé à la fois sur terre et sur mer car Edouard III, roi d'Angleterre, avait engagé à sa solde des vaissaux espagnols, que leurs capitaines louaient alors au plus offrant, et appelé aussi des mers dltalie vingt galères de Gênes, et vingt de Monaco, sous les ordres d' Aitone Doria et de Barbavara, corsaire de Porto-Venere. A cette flotte étrangère il joignit tout ce qu'il put rassembler de navires français des côtes de Bretagne, de Normandie et de Picardie, et il mit le tout sous les ordres de Hugues Quieret, amiral de France, et de Pierre Bebuchet, son trésorier.

a II vinrent, dit Froissart, un dimanche matin au havre de Hantonne (Southampton), entrementes (pendant) que les gens étolent à messe ; et entrèrent lesdits Normands et Génois en la ville et la prirent, et la pillèrent, etrobèrent tout entièrement, et y tuèrent moult de gens, etchargërent leurs nefs et leurs vaisseaux de grand pillage cju'ilS trouvèrent en la ville, qlii étoit pleine, drue et bien garnie, et puis rentrèrent en leurs nefs. Et quand le flux

delà mer fui revenu, ils désancrèrent et cinglèrent à l'exploit du vent devers Normandie, et s'envinrent rafraîchir à Dieppe, et là départirent leur butin et leur pillage. »

1368. Expédition de Jean de Vienne sur les côtes

d'Angleterre. — 1377,

Par M. Tb. Gddin. — H. 0,58. — L. 1,04.

Sous le règne de Charles V, les flottes combinées de France et de Castille, commandées par les amiraux Jean devienne et Ferliand Sariche de Tomar, opérèrent une descente à Rye, un des cinq ports privilégiés d'Angleterre, et réduisirent cette ville en cenares. Durant plus de deux mois, la flotte franco-espagnole promena la terreur et la dévastation tout le long de la cote méridionale d'Angleterre; elle ravagea l'île de Wignt, brûla Yarmouth, Darmouth, Plymouth, Winchelsea et Douvres, sans les attaquer sérieusement parce que ces villes étaient trop bien gardées.

1369. Défaite d'une flotte anglaise devant Saint- Mahé. — 1403.

Par M. Th. Gudin. — - H. 0,58. — L. l,oa.

Au commencement de l'an 1403, rapporte Monstrelet, « l'amiral de Bretagne, le sire de Penhoet, le seigneur du Châtel, le seigneur du Bois, et plusieurs autres chevaliers et écuvers de Bretagne, jusqu'au nombre de douze cents hommes d armes, s'assemblèrent à Merlans, puis entrèrent en trente nefs, à un port nommé Châtel-Pol, contre les Anglois qui étoient sur mer en grande multitude, épiant les marchands comme pillards et écumeurs de mer. Les Bretons leur allèrent après, et les poursuivirent jusqu'au lendemain soleil levant, qu'us s'arrêtèrent ensemble en bataille, qui dura jusqu'à trois heures. Finalement 'les Bretons obtinrent victoire, et prirent des Anglois deux mille combattants, avec quarante nefs à voiles, et une grosse carraque, dont la plus grande partie furent jetés à bord et noyés en la mer. »

1370. Victoire des Français sur la flotte anglaise devant Brest. — 25 avril 1513.

Par M. Th. GuDiN. — Forme ronde ; diam. 0,58.

Henri VIII, entré dans la Ligue contre la France, préparait une descente sur les côtes du royaume. Louis XII, pour écarter ce danger, fit, selon lé récit de Dil Bellay, passer par le détroit de Gibraltar quatre galères sous la charge du capitaine Prégent pour résister aux incursions que faisaient les Anglais lé lotig des côtes

420 SALLES DES MAHINES, N<> 65.

(le Normandie et de Bretagne. « L'amiral d'Angleterre, lequel avoil donné la chasse aux galères dudil Prégent, jusque près de Brest, fut combattu par lesdites galères, et fut blesse ledit amiral, qui mourut quelques jours après. » ( Mémoires de Martin Du Bellay,)

1371. Combat de la Cordelière et de la Régente devant Saint-Mathieu. — 10 août 1513.

Par M. Th. Gudin. — H. 0,58. — L. 0,79.

a Devant Saint-Mathieu en Bretaigne, le jour de saint Laurent, fut combattu par quatre-vingts navires angloises contré vingt bretonnes et normandes, et estant le vent pour nous et contraire aux Anglois, fut combattu en pareille force : et entre autres le capitaine Primauguet, Breton, capitaine de la Cordelière, navire surpassant les autres en grandeur, que la royne Anne avoit fait construire et équipper, se voyant investy de dix ou douze navires d'Angleterre, et ne voyant moyen de se développer, voulut vendre sa mort ; car ayant attaché la Régente d'Angleterre, qui estoit la principale nef des Anglois, jeta feu, de sorte que la Cordelière et la Régente furent bruslées, et tous les hommes perdus, tant d'une part que d'autre. » {Mémoires de Martin Du Bellay,)

1372. André Doria disperse une flotte espagnole devant l'embouchure duVar. — 7 juillet 1524.

Par M. Th. Gudin. — H. 1,42. — L. 2,27.

La flotte commandée par André Doria, amiral génois alors au service de François P'j attaque, devant l'embouchure du Var, la flqtte espagnole de Hugues de Moncade; elle lui coule à fond trois galères, et force le reste à abandonner les côtes de Provence.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1847.

1373. Une flotte équipée par Ango bloque Lisbonne.

Par M. Th. GuoiN. — H. 0,58. — L. 1,00.

Ango, riche armateur de Dieppe, avait reçu de François P«" la nomination de gouverneur des ville et château de Dieppe. Les Portugais ayant, en pleine paix, attaqué et pris un des vaisseaux de l'armateur dieppois, Ango résolut de tirer vengeance de cet acte déloyal, équipa dix-sept bâtiments, tant grands que petits, et fit bloquer le port de Lisbonne pendant que les flottes portugaises étaient occupées dans les Indes. Parvenue à l'embouchure

du Tage, la flotte dieppoise s'empara d'une foulede petits bâtiments, fit une descente et ravagea la côte. Angone cessa ses hostilités que lorsque le roi de Portugal eut adresse un ambassadeur au roi de France, qui le renvoya à Dieppe pour qu'il entrât en négociation avec l'auteur de l'expédition.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1848.

1374. Jacques Cartier découvre le fleuve Saint-Lau-rent. — 1535.

Par M. Th. Gudin. — H. 1,42. — L. 2,27.

Jacques Cartier, navigateur de Saint-Malo, s'était proposé à Philippe de Chabot, grand amiral de France, pour aller visiter les terres de l'Amérique septentrionale désignées sous le nom de Terres-Neuves, Cette demande ayant été présentée au roi par le grand amiral, François I" avait chargé Cartier lui-même d'exécuter ses projets, et dans un premier voyage, en 1534, il avait découvert le golfe Saint-Laurent et l'embouchure de ce fleuve; mais l'approche de la mauvaise saison l'avait rappelé avant qu'il eût eu le temps de pousser plus loin ses découvertes. Sur le récit de son voyage, le roi ordonna un armement plus considérable que le premier : on équipa trois bâtiments, dont un propre à entrer dans les rivières où il n'y aurait pas assez d'eau pour les deux autres; ils mirent à la voile le 19 mai 1535. Cartier, dans cette nouvelle campagne, pénétra dans l'intérieur du fleuve Saint- Laurent; il le visita avec soin, et s'avança à sept ou huit lieues au delà de l'endroit où depuis la ville de Québec fut bâtie. La rivière près de laquelle la flotte mouilla reçut le nom de Sainte- Croix; mais la postérité lui a donné celui de Jacques Cartier. Cartier remonta avec ses canots jusqu'à un village que les habitants app|elaient Hochelaga, et sur les ruines duquel s*éleva plus tard la ville de Montréal, située à plus de cent cinquante lieues marines de l'embouchure du fleuve. Après un hiver rigoureux passé à Sainte-Croix, Cartier se rembarqua le 6 mai 1536, et sortit du fleuve par le canal qui est au sud de l'île d'Anticosti, et qu'il avait pris, en 1534, pour un golfe. Il vint ensuite chercher le passage qu'il avait supposé, à la même épocjuc, devoir exister au sud de Terre-Neuve ; il le trouva, et compléta, par cette dernière découverte, celle du fleuve et du golfe Saint-Laurent. Les bâtiments revinrent à Saint-Malo le 16 juillet 1536. Jacques Cartier montra ainsi aux Français la route du Canada.

Ce tableau a été exposl au Salon de 1847.

us SALLES DES MARINES, J^ 65.

1375. Défaite d'une flotte hollandaise sur les côtes d Angleterre. — août 1555,

Par M. Th. GuoiN. — H. 0,58. — L. 1,00.

Marie d'Autriche , gouvernante des Pays-Bas , venait de saisir et de confisquer tous les navires français trafiquant dans les ports de Flandre. Pour tirer vengeance de cet affront, les bourgeois et marchands de Dieppe équipèrent une flotte composa de dix-neuf bateaux pêcheurs armes en guerre, dont le commandement fut donné à d'Espineville, de Harfleur. Le 5 août 15S5 la flotille sortit du port et rencontra le il une flotte flamande composée de vingt-quatre hourques. Après un combat acharné dans lequel d'Espineville fut blessé niortellement, douze bâtiments flamands furent engloutis à demi consumés, le reste prit la fuite ou devint la proie des Dieppois. Le lendemain, 12 août, la flotille, veuve de son capitaine, et réduite à quatorze ou quinze voiles, mais victorieuse, et traînant à la remorque six de ces grandes hourques flamandes chargées de poivre, d'alun, de riches denrées, rentra dans le port de Dieppe, en présence de toute la population répandue sûr le rivage, au bruit des cloches et de toute l'artillerie des remparts.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1847.

1376. Le chevalier de La Villegagnon entre dans le RiO'Janeiro. —-10 novembre 1555.

Par Û, Th. GuotN. — Forme ronde, diam. 0,58.

Le chevalier de La Villegagnon , nommé vice-aihiral de Bretagne par Henri U^ sollicita la permission d'aller former un établissement en Amérique. Il obtint, par la protection de l'amiral de Coligny. une somme de dix mille livres pour les premiers besoins de la colonie, avec deux vaisseaux de deux cents tonneaux, abondamment pourvus, bien armés, et sûr lesquels on embarqua une compaênie d'artillerie, de soldats et de nobles aventuriers. Le 12 juillet 1555 il partit dû Havre, qui portait à cette époque le nom de Franciscopole^ et après une navigation pénible, il arriva, le 10 novembre, a l'embouchure du fleuve Ganabara (le Rio-Janeiro) . l\ avait songé d'abord à former son établissement en terre ferme; mais diverses raisons l'ayant fait changer d'avis, il se décida à bâtir un fort en bois sur un rocher de cent pieds de long et soixante de large, situé au milieu du détroit que formé l'entrée du fleuve, tl comptait se rendre ainsi maître de la passe ; mais il ne tarda pas à reconnaître que les eaux, à marée haute, couvraient ses constructions, et il se réfugia alors dans une île d'un mille de circonférence, placée une

SAtLBS D^S VAHINE^, H" 6S. 423

Jieue plus haut et entourée de rochers. Cetl^ !le n'svail qu'un seul porl, commandé par une éminence qu'il fortifia. Il fixa sa résidence au œntre de nie, sur un rocber de cinquante pieds de haul, sous lequel il creusa des magasins, et qu'il nomma /orf Coligny, en l'honneur de son prolecteur,

1377. Fondation de la colonie de la Martinique. — 1635. '

Par M.Tb.G[niIii. —a.\,IA~L,i,r].

Vandrosques Diel d'Énambuc, gouverneur de l'Ile Sainl-Chri^ lo[ihe pour les Français, conduisit en 163S, dans l'tle de la Martinique, une colonie de cent hommes, qui s'établit tout près de l'emplacement de Saint-Pierre, et forma le premier noyau de la colonie aujourd'hui existante.

Ce lablen a été eiposé au Salon de ISik.

1378. Combat naval de Saint-Yincent. —2i jwUft

Par M. Th. Gron. — H. 0,58. — L. t,M. Le marquis de nrhf aygnl rencontre entre le cap de Saiot- Vineenl et Cadix la IloUe des Iodes, commandée par le marquis de Castignosa, rattiiqua el le contraignit à se retirer duos la baie de Cadix, après avoir perdu six galious lirûlés ou coulés à fond, avec un grand nombre de marcbandises et d'hommes tués ou noyés, entre lesquels se trouvait Castignosa.

1379. Sourdi$ chaise les espagnols du port (le Saxes. — 26 mars 1641.

Par M. Tb. Gddim. — n. I,UZ. — L. 3,20.

Le cardinal de Richelieu avait mis à la tèie de l'armée navale Sourdis, archevêque de Bordeaux, quallHé général des armées navales du Levant, avec ordre de se préparer à faire voile vers lés côtes de Catalogne avec les vaisseaux et les galères de la Méditerranée, n Le prélal, dit Levassor, qui éludioil plus assidûment le cérémonial de la mer que les rubriques de son bréviaire et de son missel, et auquel le bruit du canon plaisoit beaucoup plus que la musique et le son des or^es de son église, exécuta promptement l'ordre qu'on lui avoit donné de se mettre en mer avec les vaisseaux el les galères, et de se rendre maître du cap de Quiers. Le IS février il y envoie trois vaisseaux avec quatre cents hommes, qui s'emparent de la ville et de trois tours sur les éminences ; fïiit [Kurtir ensuite dix vaisseaux de guerre avec

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des munitions et huit cents hommes de pied, qui arrivent le 12 mars. Le prélat-général d'armée vient enfin lui-même le 26 avec douze galères, chasse celles des Espagnols et leurs vaisseaux du port de Rozes et des autres qu'ils avoient encore, et leur prend quelques vaisseaux et quelques galères.» {Hist, de Louis XIII.)

Ce tableaa a été exposé au Salon de 1840.

1380. Combat naval devant Tarragone, — 20 août

Par M. Th. GUDllf. — H. 0,58. — L. 0,79.

Le duc d'Olivarès avait envoyé pour secourir la ville de Tarragone, assiégée par le comte de La Mothe-Houdancourt, une flotte nombreuse et puissante, où Ton comptait soixante-dix gros bâtiments. Sourdis, quoique bien inférieur à ces forces, réussit à repousser l'attaque des Espagnols, après un combat de quatre heures et que la nuit termina.

1381. Prise d'un galion espagnol. — 1643.

Par M. Th. Gcdin. — Forme ronde ; diam. 0»58.

Parmi les flibustiers dieppois, Pierre Legrand est un des plus célèbres. Voici comment il débuta dans la carrière. Il croisait depuis quinze jours au débouquement de Bahama, lorsquil vit venir à lui un grand galion espagnol avec un pavillon de viceamiral. Legrand montait un bateau de quatre canons, et n'avait avec lui que vingt-huit hommes, mais tous braves et décidés comme lui. Forçant aussitôt de voiles et de rames, il court au-devant du galio», le joint, s'élance sur son bord et en même temps coule à fond son propre navire. Cette audace désespérée étourdit le ca-

Silaine espagnol ; son équipasse stupéfait ne songe pas même à se éfendre. Legrand, maître du galion, dépose une partie de ses prisonniers sur le rivage, et n'emmenant avec lui que le capitaine et ses officiers, s'en retourne fièrement à Dieppe, sa patrie, faire admirer sa prise, et en recueillir les immenses profils.

1382. Conîbatnaval deCarthagène. — 3 septembre 1643.

Par M. Th. Gudin. — H. 0,58. — L. 0,79.

L'amiral de Brézé, après un combat livré sur les côtes de Barcelone, avait pris ou coulé à fond six des vaisseaux de l'armée espagnole. Le 3 septembre il eut avec elle un nouvel engagement à la hauteur de Carthagène. Les Espagnols se défendirent fort longtemps ; mais ils furent enfin obliges de céder aux efforts des Français, qui leur enlevèrent le vaisseau amiral de Naples, deux autres gros navires et un galion, sur lesquels étaient cent

soixante pièces de canon. On leur tua ou fit prisonniers quinze cents hommes.

1383. Bataille navale de Castel-à-Mare. — 1648.

Par M. Th. Gudin en 1847. — H. 0,50. — L. 0,79.

NapleS) fatiguée de la tyrannie esptagnole, avait chassé son vice-roi et mis à sa tête le duc de Guise. Le prince sollicita le secours de la France, et le duc de Richelieu fut envoyé à Naples avec l'armée navale, composée de trente vaisseaux français et trois portuguais sortis du port de Marseille. Les Espagnols, maîtres du château de TŒuf, qui commande à l'entrée, fermaient le port de Naples; tellement, que le duc de Richelieu ne pouvait les attaquer; mais il se tourna contre cinq vaisseaux qui étaient à l'abri de la forteresse de Castel-à-Mare, et les aboraa malgré les canonnades du château. Ceux qui étaient dedans voyant qu'ils ne pouvaient les sauver, se jetèrent à terre avec ce qu'ils avaient de meilleur, et brûlèrent leurs vaisseaux. Durant ce combat, la flotte d'Espagne sortit du port de Naples et se mit en mer, ce qui obligea le duc de Richelieu d'aUer droit à elle et de l'attaquer. Le bruit des coups de canon fut si grand, que toute la ville de Naples en fut ébranlée, et les vitres cassées : mais çnfin, l'amiral et le vice-roi d'Espagne furent contraints de se retirer dans le golfe de Naples, sous le château de l'Œuf, et le reste de leur armée les suivit, après avoir eu quatre vaisseaux coulés à fond.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1848.

1384. Combat tiaval de Barcelone* — 29 sept. 1655.

Par M. Th. Gudin. — H. 0,58. — L. 0,86.

Le duc de Vendôme, qui commandait la flotte du roi dans la Méditerranée, ayant rencontré à la hauteur de Barcelone l'armée navale d'Esçagne, Fattaqua, quoiqu'elle fût supérieure à la sienne, et la battit après un combat très-vif de quelques heures.

1385. Combat d'un vaisseau français contre quatre

vaisseaux anglais. — 1655.

Par M. Th. Gudin. — H. 0,58. -- L. 1,25.

« Le chevaUer de Valbelle, commandant un vaisseau du roi de trente pièces de canon, fut attaqué par quatre vaisseaux anglois qui, après un combat de plusieurs heures, le criblèrent de coups de canon, et le désemparèrent de manière qu'à peine il lui restoit une voile pour manœuvrer; il refusa cependant de se

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rendra, et, voyant quUl alloit pédc, il alla s^échouer sur un banc. Le commandant anglais fut si touché de la valeur et de la fermeté qu'il avoit fait paroître dans cette action, qu'il lui envoya une barque iK)ur le sauver avec ce qui lui restqit4ç m<m4e, et lui permit ensuite de se retirer en France.» (Quincy. — nist. milit. dé Louis XIV.]

Ce tableau a été exposé au Salon de 1846.

1386. Combat naval de la Goulette. — 24 juin 1665.

Par Tlu GUDIN. — H. 1,03. — L. 2,20,

« Quoique là pais: régnât dans le royaume, le duc de Beaufoct, qui commandoit une escadre dans la Méditerranée, s'attacboit à nettoyer pette mer des corsaires d'Alger ; il les alla chercher et lés rencontra, le 34 juin, sous le fort de la Goulette, proche de Tunis ; il les attaqua, et après un combat des plus opiniâtres, il les battit, leur coula à fond et brûla trois vaisseaux, à savoir : Tamirait le vice-amiral et le contre-amiral. Cette perte pour les Algériens fut d'autant plus considérable, que le vaisseau amiral étoit neuf, monté de six cents hommes et de cinquante pi^s de canon. » (Quinct. ^Hist. milit. de Louis XIV.)

Ce tableav « été exposé au Salon de 1846.

1387. Combat naval entre Pfevis et Re^nde.-^16Bf.

Par Mé Th. Gudin. ^ H. 0,58. — L. 0,86.

Le Fèvrede la Barre, lieutenant général pour le roi en Amérique, ayant appris que le chevalier de Saint-Laurent, gouverneur de l'île de Saint-Christophe ^tait réduit à l'extrémité, parcp que les Anglais le tenaient bloqué dans cette île depuis six Semaines, y fit voile avec une escadre de dix-sept navires et de deux brûlots. U rencontra la flotte anglaise, qu il attaqua entre Nevis et lledpnde, et la battit après ui^ combat do cpelques heures fort opiniâtre de part et d'autre. Il tua ai|X ennemis quatre ou cinq cents hommes, outre deux cents qui furent noyés, çx leur fit quatre cents prisonniers. Cette action sauva rÛe de Saint- Christophe.

Ce tabl^u a été exposé au Salon de 1846.

1388. Combat naval de Sole-Bay. — 7 juin 1672.

I^ar IL Th. Gudin. — ^. 0,58. — L. 0,86.

Par suite de la déclaration de guerre faite par la France et l'Angleterre à la Hollande, le roi d'Angleterre avait mis en mer une fiotte commandée par le duc d'Yorck, son frère. Le comte d'Estrées, vice-amiral de France, fit sa jonction avec la fiotte anglaise.

SÙLSS DES HARINÏSS, N<> 6S. 427

à rile de Wight, et les deux flottes combinées ne tardèrent pas à rencontrer celle des Etats-Généraux ; Ruyter la commandait. Les armées restèrent quelque temps en présence sans combattre. Les flottes française et anglaise se rendaient à Sole-Bay, sur la côte d'Angleterre pour faire de l'eau, lorsque Ruyter, qui avait l'avantage du yent, les attaqua. Il était environ dnq heures du piatin lorsque les deux flottes étaient en présence, et les Hollandais SQutinrent jusqu'à la nuit les grands efforts des flottes de Fraiice et d'Angleterre, qui avaient pris si fort le dessus, qu'elles les contraignirent de se retirer à la faveur de la nuit. Les Anglais et les Français se retirèrent vers la Tamise, où le sieur de La Robinière , chef d'escadre de France, mourut d'une grsinde blessure qu'il avait reçue. Les Hollandais perdirent deux vaisseaux de soixante-dix pièces de canon chacun, outre le vice-amiral Sandwick, qui fut submergé avec le vaisseau qu'il commandait pendant le combat.

1389. Combat naval du Texel ^ii août 1673.

Par M. Th. GUDI5. — II. 1,42. — L. 1,77.

Les flottes de France et d'Angleterre cherchaient celle de Hollande pour la forcer à combattre, et l'amiral Quyter, après avoir quelque temps évité l'ennemi» d'après la recommandation des Etats, reçut tout-à-coup l'ordre d'accepter la bataille, afin de protéger le retour de la flotte que les Hollandais avait epvoyée aux Indes. Il apprit que la flotte d'Angleterre, commandée par le

grince Rupert, après avoir tenté une descente eh plusieurs enroits était devant le Texel; il y fit voile, et se prépara à l'attaque. Jamais combat ne fut plus rude ni plus long : 11 dura depuis le matin jusqu'au soir sans se ralentir de part et d'autre. Le comte d'Estrées soutint dans cette occasion l'honneur de la nation française, aussi bien que le marquis de Martel, à qui les Anglais et les Hollandais ne curent refuser des louanges, pour s'être démêlé, avec quatre vaisseaux, d'une grande partie de la flotte ennemie, qui avait entrepris de le faire périr.

Ce tableau a été exposé au Salon de 182^6.

1390. Bataille de la Mmrtinique. t— 21 août 1674.

Par M. Tb. Gudin.— fl. 1,04. — L. 1,34.

Les État&-6énéraux avaient mis en mer une flotte qui , après avoir croisé quelques jours unie dans la Manche, se sépara en deux; la moins nombreuse partie, sous le commandement de l'amiral Ruyter, fit voile pour les Indes-Occidentales. Ruyter alla tenter une descente au cul-densac de la Martinique, qu'il avait

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espéré surprendre ; mais les troupes françaises qui le gardaient, les habitants et les vaisseaux de guerre et marchands qui s'y trouvèrent, firent une telle défense et tuèrent un si grand nombre de Hollandais qui avaient mis pied à terre pour attaquer le fort, que Ruyter, voyant le mauvais succès de cette tentative, et qu'il consumerait inutilement son temps et ses troupes s'il s'obstinait à vouloir l'emporter, les fit rembarquer le jour môme de la descente, et reprit fa route de la Hollande sans faire aucune autre entreprise.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1840.

139t. Prise de Messine. — il février 1675.

Par M. Th. Gudim en 1845. — H. 0,58. — L. 0,78.

Les Hessinois, fatigués de la dureté du gouvernement espa* gnol, s'étaient soulevés et avaient réclamé la protection de la France. Louis XIV leur envoya en 1674 un premier secours commandé parle marquis de Yalavoire et le chevalier de Yalbelle, puis il nomma le due de Vivonne vice-roi de la Sicile. Le 11 février 1675, Vivonne et Duquesne défirent la flotte espagnole qui fermait l'entrée de la ville et la contraignirent de se retirer à toutes voiles à Naples. Le duc de Vivonne entra le lendemain dans Messine, où il fut reçu et reconnu en qualité de vice-roi.

1392. Prise d'Augusta. — 23 août 1675.

Par M. Th. Gudin. — Forme ronde ; dlam. 0,58.

La ville d'Augusta, entre Syracuse et Catane, pouvait protéger la navigation et la communication des troupes du duc de Vivonne, vice-roi de la Sicile. Il l'attaqua avec sa flotte et la prit après six jours de siège. Il s'empara ensuite de la petite ville de Lentini, et se rendit maître d'une partie du pays des environs.

1393. Combat en vue de Vile de Stroniboli. — 8 janvier 1676.

Par M. Th. GuDiir. — H. 0,58. — L. 0,80.

Duquesne venait de quitter les côtes de Provence, et, au commencement de janvier 1676, il conduisait une flotte composée de vingt vaisseaux et d'un grand nombre de brûlots et de bâtiments de transport. Ruyter commandait la flotte combinée des Hollandais et des Espagnols, comi)osée de vingt-six vaisseaux de guerre et de neuf galères, et le 7 janvier 1676, les deux escadres étaient en présence près de l'île de Stromboli. Le 8, Duquesne fit commencer le combat sur les neuf heures du matin : u fut si opiniâtre

eî si long qu'il dura jusqu'à deux heures après midi. Il survint alors un calme qui empêcha Tarmée de France de profiler de ses avantages, et qui permit aux galères d'Espagne de venir remorquer les vaisseaux hollandais qui étaient endommagés ; elle ne purent pourtant pas empêcher qu'un vaisseau de l avant-garde ennemie ne coulât bas du grand nombre de coups de canon dont il avait été percé.

1394. Combat d'Âugusta. — 21 avril 1676.

Par M. Louis Garnerat en 1836. —H. Ï,U2, — L. 2,27.

Duquesne partit des environs de Messine le 19 avril, et dès que l'amiral Ruyter en eut avis, il s'avança avec toute sa flotte et celle d'Espagne. Les flottes se rencontrèrent le 21, sur le midi, environ à trois lieues d'Augusla, par le travers du golfe de Catane ; celle de France était composée de trente vaisseaux et de sept brûlots; celle des ennemis était de vingt-neuf vaisseaux, tant espagnols que hollandais, de neuf galères et de quelques brûlots. Les deux avant-gardes commencèrent le combat sur les

Suatre heures après midi, et s'attaquèrent avectanide valeur et 'opiniâtreté que presque tous les vaisseaux de part et d'autre furent endommages. Le marquis d' Aimeras fut tué dans le fort du combat, étant sur le tlllac, et le chevalier de Tambonneau, qui commandait un des vaisseaux de cette avant-garde, fut emporté d'un couç de canon. L'amiral Ruyter eut le devant du pied gauche emporte d'un éclat, et les deux os de la jambe droite brisés, en sorte qu'il tomba du coup, et se fit une légère blessure à la tète; ce qui ne l'empêcha pas de continuer à donner ses ordres. Le combat dura jusqu'à la nuit, qui sépara les deux armées. Le lendemain, l'armée hollandaise se retirait ; elle fut poursuivie par la flotte française jusque dans le port de Syracuse, où l'amiral Ruyter mourut le 29 avril.

1395. Bataille navale devant Palerme. — 2 juin 1676.

Par M. Th. Gudin. —H. 0,58. — L. 0,80.

Le maréchal de Vivonne était sorti du port de Messine avec une flotte composée de vingt-huit vaisseaux, de vingt-cinq galères et de neuf brûlots; il rencontra, le 31, la flotte combinée de Hollande et d'Espagne, composée de vingt-sept vaisseaux de guerre, de dix-neuf galères et de quatre brûlots, qui était en bataille sur une ligne, ayant le môle de Palerme à sa gauche, le fort de Castel-à-Mare derrière la ligne et une grosse tour avec les bastions de la ville à sa droite. Le combat s'engagea le 2 juin, et dès le commencement de l'action les brûlots français réussirent à embraser

430 SkUAS DBS MARINES , N<^ 6^.

Slusieurs vaisseaux ennemis. L'incendie de ces vaisseaux et des rûlots, et les eAbrts de la poudre qui y était enfermée, poussapt en Tair des pièces de fer et des parties entières de naviçes, abîmèrent six galères, sans compter un grand nombre d'officiers, de soldats et de matelots tués et estropiés. Le port fut ravagé; plusieurs édifices de Palerme furent rumés. Les ennemis perdirent en ce combat sept gros vaisseaux de guerre, six gajères, sept brûlots et quelques autres petits bâtiments, sept cents pièces de canon et près de cinq mille nommes.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1848.

DBUXIBMS SALLB.

La frise et les panneaux de cette salle sont ornés de portraits peints par P. Fkanque, représentant : le comte de Valbelle, le maréchal de Oiâteaurenaud, le comte ae Vermandois, Duquesne, Jean Bart, Tourville, le maréchal de ViTonne, Duguay-Trouln, le comte de Toulouse, le comte de Forbin, le maréchal d'Bstrées et le maréchal de Goétlogon.

1396. Combat de Chio. — 1681.

Par M. Th. GUDIR. — H. 0,58. — L. 0,86.

Les pirates de Tripoli contifiuant à infester les côtes de Provence , Duquesne , qui commandait une escadre du roi dans la Méditerranée, les poursuivit dans le prt de Cbio, canonna le château et coula à fond un grand notnore de ces corsaires.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1842.

1397. Bombardement d'Alger. — 37 juin 1683 .

Par M. Th. Gudir. — H. 0,58. -^ L. 0,80.

Les pirates d'Alger avaient plusieurs fois violé leurs traités avec la France. Louis XIV, résolu de les châtier, chargea Puquesne de cette mission. En peu de jours, Tamiral français balaya devant lui la faible flottille de ces forbans, et les contraignit de se réfugier dans leur port ; puis, arrivé devant Alger, le Î7 juin 1683, il en commença aussitôt le bombardement. La ville fut incendiée et en partie détruite; et les habitants, réduits à l'extrémité, eurent recours à la clémence du vainqueur.

1398. Bombardement de Gênes. — 26 mai 1684.

Par M. Th. Grom. — H. 1,M.— L. 2,26.

Les Génois, au mépris de leur alliance avec la France, entretenaient des intelligences avec TEspagne et même avec les Algériens dont ils favorisaient les pirateries. Louis ÎIY envoya sur

leurs côtes une flotte commandée par Duquesne et Sur laquelle se trouvait le marquis de Seignelay. Toute réparation ayant été refusée, les bâtiment^ français lancèrent dans la ville une quantité de bombes qui réduisit en cendres une partie de ses édifices. On fit une descente au faubourg de Saint-Pierre-d' Arène, et les Génois furent contraints d'avoir recours au pape pour fléchir la colère du roi.

Ge tableau a été exposé au Salon de IMO*

1399. Combat d'un vaisBedu français eontn trente-

cinq galères d'Espagne. — 1684.

Par M. Tb. GUDIN en l^ftO. — H. 1,67. — L. 2,26.

Le comte de Relingue, commandant un vaisseau du roi dans la Méditerranée, fut rencontré et attaqué pendant un calme par trente-cinq galères d'Espagne : il ^ défendit avec tant de valeur, qu'après en avoir desemparé plusieurs, il leur donna la chasse et poursuivit ensuite sa route.

Ce tableau a été eiposé au salon de iShU «

1400. Expédition de La Salle à la Louisiane. — 1684.

Par M. Th. Gudin. — H. 1,41. — L. 2,25.

Robert de La Salle, voyageur né â Rouen , s'était rendu vers 1670 au Canada, et de retour en France, avait proposé à Seiffnelay de reconnaître l'embouchure du Hississipi. Il descendit le fleuve jusqu'à la mer et prit possession au nom de la France de tout le pays auquel il donna le nom de Louisiane. Eii 1684 il obtint quelques navires pour y retourner par mer et y fohner un établissement : il entra dans la baie de Saint-Bernard, remonta le Rio-Colorado , y construisit deux forts et fut assassiné en 1687 par trois de ses compagnons de voyage.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1804.

1401. Bombardement de Tripoli. — 22 juin 1685.

Par M. Tb. Gudin. — H. 0,56. — U 0,78.

Les corsaires de Tripoli , malgré la paix que Louis XIV leur avait accordée en 1683, avaient fôit des courses sur les vaisseaux marchands du roi. La flotte destinée â les châtier, commandée par le maréchal d'Estrées, partit le 17 juin de Tile de Lampedouse, et arriva le 19 devant Tripoli. Après quelques jours passés en

Eréparatifs ^ Tourville , qui commandait Fattaque) flt poster les aliments à Ventrée du port, et les galiotes à bombes commencèrent à tirer sur la ville le 22 iuin, vers dix heures du soir. Les Tripolitains envoyèrent demander la paix de la part du diva» de

Tripoli. Les principales conditions furent le payement de deux cent mille écus pour le dédommagement des prises qu'ils avaient faites sur les marchands français, et la délivrance de tous les esclaves chrétiens pris sous la bannière de France.

- Ce tableau a été exposé au Salon de 182i2.

1402. Combat de la baie de Bantry. — 12 mai 1689.

Par M. Th. Gudin. — H. 0,5§. — L. 0,79.

Louis XIV n'avait pas reconnu la révolution qui s'était accomplie en Angleterre ; Guillaume III n'était toujours i>our lui que le stathouder de la Hollande, tandis qu'il prodiguait à Jacques II les bienfaits d'une hospitalité toute royale, et l'aidait de ses armées et de ses flottes. Le comte de Châteaurenaud partit de Brest le 6 mai avec vingt-quatre vaisseaux , pour porter des secours au monarque détrôné. L'escadre française arriva en vue des côtes dlrlande, entre le cap de Glare et de Kinsale. La flotte anglaise l'y attendait depuis quinze jours. Il fut arrêté que l'on ferait voile vers la baie de Bantry pour y tenter un débarquement, et le idmai on mouilla à cinq lieues de ce bourg. On commença à débarquer les troupes et les munitions lorsqu'on eut avis que la flotte ennemie, commandée parle vice-amiral Herbert approchait. Châteaurenaud alla l'attaquer avec sa division et mit l'amiral anglais en fuite. Il rentra à Brest le 28 mai après avoir pris en revenant sept vaisseaux hollandais richement chargés.

1403. Bataille de Béveziers. — 10 juillet 1690.

Par M. Th. Gudin. — H. 1,67. — L. 2,26.

Le 10 juillet 1690 la flotte française, composée de soixantedouze vaisseaux de haut bord, rencontra les deux flottes combinées d'Angleterre et de Hollande, un peu inférieures en nombre, à la hauteur du cap de Béveziers. Les Français étaient commandés par Tamiral de Tourville et par les chefs d'escadre de Châteaurenaud, d'Estrées, de Nesmond et d'Amfreville. Les ennemis avaient à leur tête l'amiral anglais Herbert et les vice-amiraux hollandais Everlzen et Van Calemburg. Après une action vivement disputée, la flotte des alliés fut battue, dispersée et perdit dixsept bâtiments brûlés ou échoués â la côte. Le reste alla se réfugier dans la Tamise ou parmi les bancs de la Hollande, abandondonnant la mer aux Français.

Ce tableau a été exposé au Salon de 18S0.

1404. Combat de Lagos ou de Cadix. — 27 juin 1693.

Par M. Th. Gtnan, — H. 1,05. — L. 1,42.

Le 27 juin Tourville ayant attaqué entre Lagos et Cadix , sur

les côtes de Portugal, le vice-amiral Rook qui escortait la flotte de Smyrne, lui brûla quatre vaisseaux de guerre et prit, brûla ou coula à fond plus de quatre-vingts vaisseaux richement chargés. Jean Bart en prit ou brûla six ; on évalua la perte des ennemis à trente-six millions au moins.

Ge tableau a été exposé au Salon de I8/1I.

1405. Expédition de Coëthgon à Gibraltar . -^ 1693 .

Par Th. Gudin. — H. 0,57. — L, 0,78.

Le chevalier de Coétlogon brûle et coule à fond dans le vieux Gibraltar cinq navires anglais qui faisaient partie de la flotte de Smyrne.

1406. Expédition de Malaga. — 19 juillet 1693.

Par M. Th. Gudin. — H. 0,57. — L, 0,78.

Le 19 juillet la flotte française arriva en vue de Halaga, et le maréchal de Tourville, qui la commandait, ayant résolu d'attaquer les vaisseaux ennemis jusque dans le môle, fit avancer pendant la nuit du 20 des chaloupes qui pénétrèrent jusqu'au fond du môle malgré le feu des bâtiments et des batteries de la ville. Elles se saisirent de tous les vaisseaux que les ennemis s'étaient vus forcés d'abandonner et que Tourville fit brûler ne pouvant les emmener à la remorque. Après cette expédition la flotte française rentra à Toulon pour se ravitailler.

1407. Combat du TexeL — 29 juin 1694.

Par M. Eugène Isabey. — H. 2,48. L. S, 57.

Jean Bart, avec six frégates, livre combat à l'amiral de Frise, contre huit vaisseaux hollandais, en prend trois, met les autres en fuite et ramène à Dunkerque la flotte chargée de blé envoyée en France par la reine de Pologne. Deux bâtimens danois et un suédois, qui escortaient cette flotte, restèrent neutres dans cette affaire qui ne dura qu'une demi-heure.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1839.

1408. Combat dans la mer du Nord. — 18 juin 1696.

Par M. Th. Godin. — H. 0,57. — L. 0,78.

Vingt vaisseaux anglais et hollandais tenaient Jean Bart bloqué dans le port de Dunkerque. Il résolut de sortir et rencontra, le 18 juin, la flotte hollandaise, qui venait de la mer Baltique, composée de plus de cent voiles, sous l'escorte de cinq frégates.

434 SALLBS DES MARINES, K^ 65.

A.près un assez rude combat, les vaisseaux de Jean Bart abordèrent les frégates ennemies et s'en rendirent maîtres, ijendant que les autres navires et les armateurs coupèrent les vaisseaux marchands, et en prirent trente, les autres, qui étaient au-dessus du vent, s'étant échappés.

Ce tableau a été exposé au Salon de ISAl.

1409. Bombardement de Carthagène. — Jlfaî 1697.

Par M. Th. Gudin. — Forme ronde ; diam. 0,57.

« Pointis étoit parti des côtes de France au commencement de Tannée , avec une escadre de sept vaisseaux de guerre et plusieurs autres bâtiments. Il arriva devant Carthagène, ville du nouveau royaume de Grenade dans l'Amérique méridionale, où les Espagnols tenoient la plus grande partie des richesses qu'ils tiroient du Pérou. Il attaqua c^lte place avec tant de vigueur, assisté des troupes que lui amena le gouverneur de Saint- Domingue, qu'il la prit de force en peu de jours et la pilla. Les immenses ridiesses qu'il en tira redressèrent un peu les finances épuisées de la France, et mirent le roi en état de continuer la guerre aux dépens de ses ennemis. » ( Quincy. — Histoire militaire de Louis XIV. )

Ce tableau a été exposé au Salon de 1841.

1410. Combat de cinq vaisseaux français contre sept

vaisseaiLX anglais. — 24 août 1697.

Par M. Th. Gudin. — H. 0,58. — L. 0,79.

Au retour de l'expédition de Carthagène, Pointis eut à combattre une escadre de sept bâtiments anglais. Il n'avait sous ses ordres que cinq vaisseaux. Le 24 août , à la pointe du jour, il découvrit l'ennemi qui faisait force de voiles pour l'atteindre. Pointis lui épargna la moitié du chemin. L'engagement dura jusqu'à la nuit; les bâtiments français reçurent courageusement les bordées d'un ennemi qui leur était de tout point supérieur, et eurent l'honneur de poursuivre, en face de lui, leur route sans dommage.

Ce tableau a été exposé au Salon de ISftl.

1411. Prise de trois vaisseaux anglais. — 28 oMt

Par M. Th. Gudin. » Forme ronde ; dianv 0,57.

« Le marquis de Nesmond, lieutenant général des armées navales du roi, avoit armé une escadre de six vaisseaux pour aùer

en course, n rencontra trois vaisseaux anglois qui revenoient des Indes. Il les attaqua avec tant de vigueur, qu'après une médiocre résistance, la partie n'étant pas égale, ils ne purent éviter de tomber entre ses mains. Ils etoient tous trois chargés de marchandises pour plus de six millions. » (Quincy. — • Histoire militaire de Louis XIV. )

Ce tableau a été exposé an Salon de iSkU

1412. Cornbat d'un vaisseau français contre trois

vaisseaux anglais, — 5 septembre 1697.

Par M. Th. Gudin. — H. 0,58. — L. 0,78.

Dlberville, chargé de reprendre le fort de Nelson, dit Bourbon, dans la baie d'Hudson, était parti avec quatre vaisseaux de guerre. Trois de ses bâtiments ayant été retenus dans les glaces du détroit d'Hudson , le Pélican , monté par d'Iberville, arriva seul devant le fort Bourbon le 5 septembre, et se trouva en présence de trois vaisseaux anglais. Après trois heures et demie de combat, un des bâtiments anglais fut coulé bas, un autre amena pavillon et le troisième prit la fuite.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1841.

1413. Prise du fort de Bourbon. — 13 septembre

Par M. Th. GUOIN. — H. 0,58. — L. 0,7$,

Quelques jours après le combat du 5 septembre , d'Iberville bombarda le fort Bourbon. Ce fort était composé de trois bastions et demi-bastions; un des bastions sauta en l'air, et le i3, le gouverneur rendit la place.

Ce tableau a été exposé au Salon ûe ISftl.

1414. Prise d'un vaisseau hollandais par les galères

de France à la hauteur d'Ostende. — 1702.

Par M. Th. Gudin. — H. 0,57. — L. 0,79, Ce tableau a été exposé au Salon de 1839.

1415. Prise de quinze vaisseaux hollandais par neuf

vaisseaux français. — 21 avril 1703.

Par M. Th. Gudin. — H. 1,05. — L. 1,42.

<t La flotte des vaisseaux marchands de Hollande sortit de la Meuse le 19 avril , pour aller à la rivière de Londres avec quel-

gues yaeths d'Angleterre, où étoit milord Paget et le baron de aisan, ministre du roi ae Pologne. Cette flotte fut attaquée le

21 par trois vaisseaux de guerre du roi , et par six câpres de Dunkerque, d'Ostende et du Havre. Après un rude combat, deux vaisseaux de guerre, qui servoient de convoi à la flotte , furent pris, et les armateurs, pendant le combat, prirent treize vaisseaux marchands.» (QuifiCY.— Histoire militaire de Louis XIV,)

Ce tableau a été exposé au Salon de 1841.

1416. Combat à la hauteur de Lisbonne. — Mai 1703.

Par M. Th. Gudin. — H. 0,99. — L. 1,W.

Le marquis de Coëtlogon étant parti de Brest le 13 mai, avec cinq gros vaisseaux, rencontra , à la hauteur de Lisbonne , une flotte anglaise et hollandaise de près de cent voiles, escortée par cinq vaisseaux de guerre, et, après quelques heures d'un combat fort opiniâtre, il en prit quatre et coula à fond le cinquième. Pendant le combat tous les vaisseaux marchands se sauvèrent et retournèrent dans les ports de Portugal , d'où ils étaient partis. Le marquis de Coëtlogon rentra dans le port de Toulon avec les quatre vaisseaux de guerre qu'il avait pris.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1 S'il.

1417. Combat à la hauteur d'Aïbardin. — 10 août

Par M. Th. Gudin. — H. 0,58, — L. 0,93.

Le comte de La Luzerne, embarqué sur le vaisseau VAmphttritê, avait ordre d'aller croiser dans le nord de l'Ecosse avec les navires le Jersey et les Jeux. Il joignit une escadre que commandait le chevalier de Saint>-PoI, et découvrit le 10 la flotte de la pêche du hareng de la Meuse, composée de deux cents voiles, et escortée de quatre vaisseaux de guerre hollandais , de quarante ou cinquante canons chacun. Des quatre vaisseaux hollandais, trois furent pris; le quatrième échappa; trente et un vaisseaux de la flotte furent capturés et bon nombre rançonnés.

Le tableau représente la fin de Taction au moment oii on brûle les bâtiments de la pèche du hareng; dans le lointain un des vaisseaux hollandais se sauv a la faveur de la nuit.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1839.

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