‹ Notice du Musée Impérial de VersaillesChapitre 724 sur 730 · TROISIÈME SALLE · texte numérisé non relu

TROISIÈME SALLE

La frise et les panneaux de cette Salle sont ornés de portraits peints par Pierre Franque, représentant : le marquis de U Galissonnière, le bailli de Suffren le comte de Vaudreuiî, le duc de Pcnthiftvre, le duc d'Orléans, le comte de Guirhen, le v comte Du Couëdic, le comte de Lamotte-Picquet, l'amiral Duchaf. tault et le comte d'Estaing. ^ ^^ ^ auuni i^ucnai-

1418. Bataille navale de Malaga. — 25 août 1704.

Par Th. Gudin. — H. l,ftl. — L. 2,26.

Le comte de Toulouse, ayant sous ses ordres le maréchal de Cœuvres, était parti de Brest le 16 mai. Les vaisseaux de Toulon et les galères ayant rejoint Tarmée , le comte de Toulouse se trouva à la tête de lrente-<ieux vaisseaux, dix-neuf galères, huit galiotes à bombes , six brûlots et plusieurs bâtiments de transport, et le 24 août il rencontra l'ennemi à onze heures, au nord et au sud de Malaga. La flotte anglo-hollandaise ne comptait pas moins de soixante-quatorze voiles. L'amiral Showel commandait l'avant-garde, le corps de bataille était sous les ordres de l'amiral Rook, et l'amiral Van Calemburg, avec les vaisseaux hollandais, était à l'arrière -garde. On se battit sur toute la ligne avec un acharnement sans égal, et le combat ne fut pas moins vif à l'avant qu'à l'arrière-garde. Il ne cessa qu'à la fin de la journée. Les armées restèrent en présence pendant toute La nuit qui suivit la bataille, et échangèrent encore des coups de canon. Enfin, le lendemain matin la flotte anglo-hollandaise se retira.

1419. Combat dans la mer du Nord. — 2 octobre il 06.

Par M. Th. GODiw. — H. 1,67. — L. 2,26.

A l'époque de la guerre de la succession, en 1706, le chevalier de Forbin ayant reçu le commandement d'une escadre de sept navires pour s'opposer aux opérations des flottes de l'Angleterre et de la Hollande, se dirigea dans la mer du Nord. Il avait déjà fait quelques prises lorsqu'il rencontra, le 2 octobre, une flotte hollandaise qui venait de la mer Baltique, et qui était composée de soixante voiles escortées par six vaisseaux de guerre. Le chevaUer de Forbin donna aussitôt le signal du combat, qui commença à neuf heures du matin, par un gros temps. Trois bâtiments hollandais furent pris ou détruits, les trois autres se sauvèrent et toute la flotte marchande échappa pendant le combat.

Le chevalier de Forbin vient de mettre le feu au vaisseau de Pamiral hollandais, et pendant qu'il s'efforce de s'éloigner de Tincendie, il coule d'une bordée un autre vaisseau ennemi qui venait l'attaquer.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1839.

1420. Combat du cap Lézard. — 21 octobre 1707.

Par M. Th. Gudin. — H. 1,97. — L. 2,20.

Duguay-Trouin, après avoir armé à Brest une escadre de six vaisseaux, mit à la voile le 19 octobre 1707, et fut rejoint le 2i

438 SÀLLBS DBS MARINES , V^ 65.

Sar le chevalier de Forbin, qui commandait également une escare de six vaisseaux. Ayant eu connaissance d'une flotte de cent vingt voiles escortée par cinq vaisseaux de guerre anglais , ils résolurent de Tattaquer. Le vaisseau anglais le Ruby fut capturé par Forbin, et le Royal-Oalc fut brûlé.

Pendant Tabordage des vaisseaux anglais et français, un contre-maître français s'empare d*un pavillon anglais, le Jette à la mer, vient à la nage prendre une embarcation sur l'arrière da yaisieau anglais, et regagne son vaisseau sous une gr61e de balles.

Ce tableau a été exposé au Salon de iSSi^.

1421. Pri$e de Rio- Janeiro. — *23 septembre 1711.

Par M. Th. Guniii enl8A0. ^ H. 1)41. » L. 2,20.

En i71i, une escadre sous les ordres du commandant Duclerc avait été chargée d'aller attaquer Rio-Janeiro. Cette expédition n'avait pas réussi, et Duclerc, pHsonnier avec les oJBBciers qui l'accompagnaientj.avait été ensuite massacré avec eux. LouisXlV résolut de tirer une vengeance éclatante de cette violation du droit des gens. U confia àDugay-Troiiin le commandement d'une flotte qui partit de la Rochelle le 9 juin. Elle était composée de dix-sept vaisseaux et portait environ trois mille cinq cents hommes de débarquement. Arrivé au Brésil dans les premiers jours de septembre, Dugay-Trouin demanda satisfaction au gouverneur, don Francisco de Castro Marias. N'ayant pu l'obtenir, il força l'entrée de la baie de Rio-Janeiro et passa dans le goulet défendu par près de trois cents pièces de canon, dont il essuya le feu avec une intrépidité extraordinaire. Il s'empara de l'île et entra dans le port ou, malgré un violent orage, et après un combat opiniâtre, il mit à terre environ trois mille cinq cents hommes de débarquement. Us attaquèrent des forts bien fortifiés et obligèrent les Portugais à les abandonner aussi bien que la ville.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1841 .

1422. Prise de trois vaisseaux hollandais par la Fi-

dèle, la Mutine et le Jupiter. — 1711.

Par M. Th. GtiDiN. — H. 0,08. — L. 0,71.

Trois vaisseaux hollandais venant de Curaçao furent pris, après un combat de peu de résistance, par la Fidèle et la Mutine , qui avaient été armées à Dunkerque, accompagnées du Jupiter, armé à Rayonne. Ces vaisseaux furent menés à Paimbœuf. Us étaient chargés de riches marchandises et de trois cent miUe piastres.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1848.

1423. Combat du vaisseau l'Intrépide^ contre plusieurè

vaisseaux anglais. — 17 octobre 11 il.

Par Gilbert. —H. 0,88. — L. I,ft3.

Une escadre de huit bâtiments de l'État, sortie de Tîle d'Aix, escortait deux cent cinquante vaisseaux marchands. Le 17 octobre 1747, à la hauteur du cap Finistère, elle rencontra une flotte anglaise composée de vingt-trois vaisseaux et commandée par l'amiral Hawke. Pendant le combat, le Tonnant, que montait le marquis de L'Etanduère, commandant de l'escadre, avait successivement essuyé le feu de toute la ligne anglaise ; plusieurs fois il s'était vu au milieu de trois ou quatre vaisseaux qu'il avait repoussés; mais après la réduction des quatre vaisseaux français, tous les efforts de l'amiral Hawke se réunirent contre lui. Il allait se rendre ou périr lorsque le comte de Vaudreuil, qui commandait l'Intrépide, traversa la flotte anglaise et vint le secourir. L'Intrépide et le Tonnant restèrent donc exposés seuls à tout le feu de l'artillerie d'une flotte entière. Déjà cinq vaisseaux anglais désemparés sont contraints de se retirer; d'autres reviennent à la charge, puis s'éloignent aussi pour réparer leur dommage. Tandis qu'ils se préparent à un nouveau combat, L'Etanduère fait fausse route, leur échappe à la faveur des ténèbres, et le Ton» nant rentre dans Brest, remorqué par V Intrépide.

1424. Prise de Port-Mahon. — Juin 1756.

ficole française; xviii* siècle. ~ H. 1,16, — L. 1,W.

Le maréchal de Richelieu, nommé généralissime des côtes de la Méditerranée, partit des îles d'Hières le 12 avril 1756, avec une flotte composée de douze vaisseaux de ligne, de cinq frégates et d'un grand nombre de bâtiments de transport. Cette flotte fit voile vers l'île de Minorque, oii elle occupa sans coup férir la ville de Mahon. A cette nouvelle quatorze vaisseaux anglais, commandés par l'amiral Byng, se dirigèrent vers Minorque pour la secourir. L'action s'engagea, et le succès en fut très-vivement disputé. L'escadre anglaise fut enfin dispersée et contrainte de se réfugier à Gibraltar.

1425. Combat naval d'Ouessant. — ^2^ juillet 1778,

Par M. Th. Gudin. — H. 2,48. — L. S,ft9.

Le comte d'Orvilliers, sorti de Brest à la tête d'une flotte de trente-deux vaisseaux de ligne, avait sous ses ordres le duc de Chartres et Duchaffault, lieutenants généraux de marine. La flotte était divisée en trois escadres : la Blanche au corps de bataille, la

Blanche et la Bleue à Tavant-garde, el la Bleue à Tarrière-garde. Le comte d'Orvilliers était au corps de bataille, Duchaffault dirigeait Tavant-garde, et le duc de Chartres, monté sur le Saint- Esprity conduisait Tarrière-garde. Les armées navales de France et d'Angleterre se rencontrèrent le 23 juillet, et le 27 juillet, à neuf heures du matin , le temps paraissant favorable, la flotte française offrit le combat à Tennemi. Le Saint-Esprit fut exposé, à demi-portée de canon, au premier feu des Anglais, Sept vaisseaux le combattirent successivement. Après une journée entière de combat, la flotte française rentra à Brest sans avoir perdu un seul vaisseau, résultat qui fut considéré comme une victoire par un ennemi qui, durant la guerre de Sept-Ans, avait exercé une incontestable supériorité sur les mers.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1839.

Ii26. Combat de la Minerve contre quatre bâtiments anglais. — 7 février 1779.

Par Gilbert. — H. 0,59. — L. 1,15.

Le chevalier de Grimoard, commandant la frégate îa Minervet aperçut au point du jour, en sortant de la baie des Baradaires, le 7 février, deux bâtiments anglais, le vaisseau le Ruhy et la frégate la Lowestone, qu'il attaqua aussitôt, et eut ensuite à se défendre contre le vaisseau le Bristol et la frégate l\^olus^ qui cherchaient à l'envelopper. Il attaqua la frégate VMolus^ et après trois-quarts d'heure de combat, elle fut forcée de l'abandonner. Le calme vint quelque temps après el dura jusqu'à une heure. Lorsque la brise s'éleva du nord-nord-ouest, les vaisseaux qui. l'entouraient commencèrent à le chasser ; mais il força de voiles, et la nuit tomba sans qu'ils pussent l'atteindre : il en profita pour faire fausse route et se soustraire a leur poursuite.

Le tableau original est dans la galerie du Ministère de la Marine.

1427. Prise de Vile de la Grenade. — li juillet 1779.

Par J.-F. Hde en 1787. —H. 2,28. — L, 2,12.

Le comte d'Estaing, après avoir réuni à son armée navale Vescadre du chevalier de Lamotle-Piquet, appareilla du Fort-Royal de la Martinique, et parut, le 2 juillet au matin, à la vue de la Grenade. Il mouilla le soir devant l'anse Molenier, et mit à terre treize cents hommes qui occupèrent les hauteurs voisines. La journée du 3 fut employée à examiner les positions de F ennemi et à concerter le plan d'attaque. Après cette reconnaissance, le comte d'Estaing commence l'attaque dans la nuit du 3 au 4, saute un des premiers dcins les retranchements anglais, se porte avec

SÂLLKS DES MARINES, K^ 65. 441

rapidité au sommet du Morne et s'en empare de vive force. 11 y trouva quatre pièces de vingt-quatre, et en fit tourner une, au point du jour, contre le fort dans lequel s'était retiré le gouverneur. Ainsi menacé d'être foudroyé a chaque instant par une artillerie qui dominait le lieu de sa retraite, lord Macartney fut obligé, deux heures après , de se rendre à discrétion. On fit sept cents prisonniers, et l'on prit sur les ennemis trois drapeaux, centdeux pièces de canon et seize mortiers.

1428. Combat naval de Vile de la Grenade. — èjuillet 1779.

Par J.-F. Hue. — H. 1,28. — L. 2,17.

Le lendemain de la prise de la Grenade, le comte d^Estaing reçut l'avis de l'approche de l'armée navale anglaise. Elle avait l'avantage du vent et s'approchait, toutes voiles dehors, dans l'ordre de bataille suivant : à l'avant-garde, le vice-amiral Barrington, sur le Prince-de-GaUes ; au corps de bataille, l'amiral Byron, sur la Princesse-Royale; et à l'arrière-^rde, le contreamiral Hyde-Parker, sur le Conquérant. L'armée française, qui courait à bord opposé, était ainsi formée : à l'avant-garde, le comte de Breugnon, commandant, sur le Tonnant; le comte d'Estaing, général, au corps de bataille, sur le Languedoc ; et à l'arrière-garde, M. de Brèves, sur le césar. Le combat, commencé à la pointe du jour, continua avec la plus grande vivacité jusqu'à midi un quart; il cessa alors, parce que Tarmée anglaise forçait toujours de voiles et serrait le vent pour rejoindre son convoi, tandis que l'amiral français arrivait insensiblement pour rallier ses vaisseaux sous le vent.

Ce tableau, commandé par Louis XVI, lui fut présenté à Versailles e 5 ocobre 1788.

1429. Combat des frégates françaises la Junon et la Gentille contre le vaisseau anglais TArdent. — 17 août 1779.

Par Gilbert. — H. 0,98. — L. 1,43.

La frégate la Junon, commandée par le chevalier de Marigny, découvrit le 17 août à huit heures du matin, sur la jointe de Good-Startj deux bâtiments dont l'un donnait chasse a l'autre, et le visitait après l'avoir atteint. Le chevalier de Marigny reconnut que le bâtiment visité était danois et que l'autre était un vaisseau de ligne anglais. Lorsqu'il fut à petite portée de canon, il arbora la flamme et le pavillon français, et envoya dpux \o* lées à ce vaisseau qui lui présentait la nanche. En ce moment,

442 8ÂLLE3 DBS MARINES, M^ 65.

la frégate la GentiUey commandée par le lieutenant Mengaud de La Haye, arriva à portée de combattre, et fit le feu le plus vif. Le vaisseau anglais commença alors à tirer sur les deux frégates, il ne leur fit aucun mal , et après cette courte défense, le capitaine amena son pavillon et nous laissa maîtres du vaisseau VArdent^ de soixante-quatre canons.

Le tableau original est dans la galerie du Ministère delà Marine.

1430. Combat de la Surveillante contre le Québec. —

7 ottohre 1779.

Par GiLBEBT, d'après le marquis de Rossel. — H. 0,59. — L. 1,15.

La frégate la Surveillante de vingt-six canons , commandée par Du Couëdic, lieutenant de vaisseau , croisait à la hauteur de l'île d'Ouessant avec le cutter V Expédition) on découvrit le 7 octobre, à la pointe du jour, une frégate et un cuttet anglais, et Faction s'engagea bord à bord à six heures et demie; elle fut soutenue, de part et d'autre, avec la môme vivacité et le même courage. A une heure après midi, la Surveillante fut démâtée de tous ses mâts, et peu de minutes après, la mâture de la frégate anglaise éprouva le même sort. Ces deux bâtiments, privés de tous leurs mâts et hors d'état de manœuvrer, continuèrent à combattre avec la même chaleur. La frégate anglaise te Québec^ ayant pris feu, l'incendie se communiqua rapidement au beaupré de la Surveillante, Du Couëdic parvint, à l'aide de quelques.avirons, à s'éloigner du bâtiment, et réussit à éteindre le feu de son beaupré ; dès lors il ne s'occupa plus qu'à sauver quelques Anglais qui s'étaient jetés à la mer, et à quatre heures la frégate anglaisa sauta en l'air.

1431. Combat naval en vue de la Dominique. —

17 avril 1780.

Par Gilbert, d'après le marqtiis de Rossel « — H. 0,99. — L. 1,63*

Le 17 avril 1780, les armées navales de France et d'Angleterre étaient en présence, en vue de la Dominique, dans l'ordre suivant : Flotte anglaise : à l'avant-garde, sept vaisseaux de haut bord, le vice-amiral Hyde-Parker, commandant, sur.to Prinrcesse-Royale; au corps de bataille, sept vaisseaux, l'amiral Rodney, généralissime, sur le Sandwich; àl'arrière-gardey six vaisseaux. La flotte française était rangée dans l'ordre inverse : A l'arrière-garde, sept vaisseaux de haut bord , le comte de Grasse, commandant, sur le Requête; au corps de bataille, sept vaisseaux de haut bord, le comte de Guichen, général en chef, sur to Couronne; et à ravanHi;arde^ huit vaisseaux da haut hordi là eb»^

SALLES DBS MARINES, N^ 65. 44^

valier de Sade, commandant, sur le Triomphant. L'action commença à onze heures du malin et ne se termina qu'à quatre heures du soir, sans qu'aucun des deux partis eût obtenu un avantage marqué.

Le tableau original est dans la galerie du Ministère de la Marine.

1432. Combat naval de la Fraya. — 16 avril 1781.

Par Gilbert, d'après le man^uis de Rossel. — H. 0,90. — L. 1,63.

A la demande des Hollandais, le gouvernement français avait expédié sous les ordres de Suffren une petite flotte pour porter des troupes et des nlunitions de guerre au cap de Bonne-Espérance, qui était menacé car les Anglais. Suffren approchait de la baie de la Praya, dans l'île de San-Iago, lorsqu'il reconnut l'escadre anglaise : voyant qu'il avait été prévenu, il prit aussitôt le parti de l'attaquer. Après un engagement très-vif, l'escadre du Commodore Johnstone, trop maltraitée pour pouvoir s'opposer au passage de Suffren, fut obligée de regagner la rade de Praya. Le parti courageux que prit le commandeur de Suffren dans cette circonstance, lui procura l'avantage inappréciable d'arriver dans l'Inde avant les Anglais, dont le départ avait précédé le sien, et c'est à juste titre qu'on doit lui attribuer tout l'honneur de cette journée.

, Le tableau original est dans la galerie du Ministère de la Marine.

1433* Combat naval devant la C/iesopeafe* — 3 septembre 1781.

Par M. Th. Gudin. — H. 0,57. — L. 1,35.

Le comte de Grasse parut le 28 août devant le cap Henri, en dehors de la baie de Chesapeak, le même jour que le contre-amiral Samuel Hood arrivait des îles du Vent avec quatorze vaisseaux de ligne. Deux jours après il ieta Fancre devant Linn-Haven, ayant pris position à rentrée des rivières James et d'York pour en former te blocus, pendant qu'il attendait à son mouillage, sa frégate de découverte lui signala vingt-sept voiles dirigeant leur route sur la baie. A l'instant l'amiral ordonna de se préparer au combat, en se tenant prêt à appareiller. Ces ordres furent exécutés avec tant de célérité, que l'armée navale française fut sous voile en moins de trois-quarts d'heure et sa ligne formée dans l'ordre suivant : Avant-garde, de Bougainville, commandant, sur r Auguste; au corps de bataille, le comte de Grasse, sur la Ville-de-Paris ; ei A VsiVTièTG-gaiàG y le chevalier de Monteil, sur le Languedoc, L'armée anglaise avait l'avantage du vent : elle marchait dans l'ordre de bataille inverse : le contre-amiral

Drake, sur la Princesse, à rarrière-garde ; Tamiral Graves, au corps de bataille, sur le London ; et à Tavant-garde, le vice-amiral Samuel Hood, sur le Barfleur. L'action s'engagea par un feu très-vif et dans l'ordre inverse entre les deux avan^gardes des deux armées, et à la portée de la mousqueterie entre leurs vaisseaux de tète. Quelques vaisseaux des deux corps de bataille prirent aussi part à ce combat, mais à une grande distance : l'arrière-garde anglaise, en tenant constamment le vent, évita l'attaque de celle aes Français, aui faisait tous ses efforts pour l'approcher, ainsi que le coi-ps de bataille anglais. Le combat dura jusqu'à six heures et demie du soir, et ce fut en vain que les Français cherchèrent, pendant quatre jours, à le rengager. Les vents variables et les temps orageux finirent par leur faire perdre de vue l'armée anglaise.

Ce tableau a ét/é exposé au Salon de 1848.

1434. Prise des îles Saint- Christophe et Névis. —

13 février nS2.

Par le marquis de Rosbel. — H. 0,96. — L. 1,6S.

Le comte de Grasse était sorti de la Martinique le 17 décembre 1781 dans le dessin d'attaquer la Barbade. Le mauvais temps qu'il essuya dans le canal de Sainte-Lucie ne lui permit pas d'entreprendre cette expédition ; il se dirigea alors sur l'île Saint-Christophe. Ayant rencontré l'armée navale de l'amiral Hood -, il lui livra combat et poursuivit sa route vers les îles Saint-Christophe et Névis. Le 3 février, les armées de terre et de mer, aux orœres du marquis de Bouille et du comte de Grasse, s'emparèrent de ces deux îles après trente-trois jours de siège.

Ce tableau, tommandé par Louis XVI , lui fut présenté à Versailles le 6 septembre 1789.

1435. Combat des frégates françaises la Nyo^phe et

TAmphitritc contre le vaisseau ar^laisV Argo. — 11 février 1783.

Par Gilbert. — H. 0,90. — L. 1,63.

Les frégates françaises la Nymphe et VAmphitrite, s'emparent, à la hauteur de Tortola, du vaisseau lArgo, de cinquante- deux canons. Ce vaisseau fut repris le môme jour par cinquante-deux vaisseaux ennemis; mais les deux frégates françaises, commandées par le vicomte do Mortemart ^ capitaine de vaisseau , et de Saint-Ours, lieutenant, parvinrent a leur échapper.

Le tableau original est dans la galerie du Ministère de la Marine.

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