X. B. COMOLU BGD ET FECIt
1536. Eugène de BeauharnaiSf vice-roi d'Italie.
(Voir n» 1222.) Par G. Ramey ; statue en marbre. — H. 1,88.
Cette figure a été exposée au Salon de 1810*
1537. Félix Bacchiochi^ grand-duc de Toscane.
Buste en marbre.— H. 0,57.
Marié le 5 mai 1797 à Marie-Anne-Êlisa Bonaparte, prince de Lucques et de Piombino en 1805, grand-duc de Toscane en 1809, mort à Rome le 27 avril 1841.
1538. Marie-Anne-Êlisa Bonaparte^ princesse de Luc-*
ques et de Piombino.
Par Bartolini ; buste en marbre. — H. 0,57.
Fille aînée de Cbarles-Marie Bonaparte. Née à Aîaccio le 3 janvier 1777 ; mariée le 5 mai 1797 à Félix Baccniochi, depuis prince de Lucques et de Piombino et grand-duc de Toscane, morte à Trieste en août 1820.
1539. Marie-Anne-Êlisa Bonaparte^ grande-duchesse
de Toscane, (voir n« 1539.)
Groupe en marbre. — H. 1,80.
Elle est repi^sentée arec m fille Napoléone-JSUsa Baccblocbi, depui» comlewe Gamerata.
1540. Marie-Anne-Êlisa Bonaparte, grande-duchesse
de Toscane, (voir no isss.)
Buste en marbre. -— H. 0,<ï3.
1541. Camille y prince Borghèse^ duc de Guastalla.
Boste en marbre. — H. 0,56.
Né à Rome le 8 août 1775 ; marié le 28 août 1803 à Marie- Pauline Bonaparte, veuve du général Leclerc; prince et duc de Guastalla en 1806; mort à Florence en 1832.
1542. Marie - Pauline Bonaparte , princesse Bor-
ghèse»
Buste en marbre.-— H. 0,&6.
Seconde fille de Charles-Marie Bonaparte. Née le 20 octobre 1780 ; mariée : 1° en 1801 au général Charles-Emmanuel Leclerc ; 2® le 28 août 1803 à Camille, prince Borghèse, duc de Guastalla; morte à Florence le 9 juin 1825.
1543. Joachim Murât, roi de Naples. (Voir no 936.)
Par Lemot; statue en marbre. •— H. 2,15. Cette statue a été exposée au Salon de 1810.
1544. Marie'Annunciade'Caroline Bonaparte, reine
de Naples.
Buste en marbre. — H. 0,50.
Troisième fille de Charles-Marie Bonaparte. Née le 25 mars 1782 ; mariée le 30 janvier 1800 à Joachim Murât, depuis roi de Naples. Restée veuve en 1815, elle prit le nom de comtesse de Lipona et mourut le 18 mai 1839.
1545. Napoléone-Êlisa Bacchiochi , comtesse Came-
rata.
Buste en marbre. — H. 0,ti6.
Fille de Félix Bacchiochi et de Marie-Anne-Elisa Bonaparte. Née le 3 juin 1806 ; mariée au comte Camerata.
Cette salle formait, ayec les suivantes Jusqu'au n<> 79, un appartement dont li disposition et la division furent souvent cbangées. Cette partie fût habitée sou>
Louis XIV par le prince et la princesse de Condé ; sous Louis XV par la duchesse de Bourbon, douairière, puis par les petits-ûls du roi, le duc de Bourgogne, le duc de Berry (Louis XVI), le comte de Provence (Louis XVIII), et les personnes qui en prenaient soin. Sous Louis XVI, l'aile tout entière fut destinée aux appartements des enfants de France.
Les panneaux de cette salle sont ornés de trophées et de sujets de la campagne de 1804, peints par MM. ÂLAUX, Lafaye, Gciaud, Guyon et Philippo- TEAUx, savoir : Prise du pont du vieux château de Vérone (18 octobre).— Priée de Lintz et Entrée de l'armée d Liniz (13 novembre). — Combat d'Amttetten (6 novembre). — Paetage du Tcigliamento (IS novembre]. — Entrée de l'armée à Vienne (IS novembre).
1546. Napoléon rend honneur au courage malheu-
reux.— Octobre 1805.
Par Debbet. — H. 3,90.— L. 6,21.
Après la prise d'Ulm, lorsque plus de trente mille hommes sortirent de cette ville pour déposer les armes, des militaires allemands raœntèrent que, dans une circonstance semblable, en Italie, Napoléon, voyant passer des Autrichiens blessés et faits prisonniers, ôla son chapeau en disant : Honneur au courage malheureux I Aussi les prisonniers autrichiens, en défilant devant l'Empereur, témoignaient-ils un extrême empressement de le voir.
Napoléon^ suivi de son état-major, arrête son cheval et se découvre à la vue d'un convoi d'Autrichiens blessés, les uns placés sur des chariots, les autres portés par des Allemsuids et des Français qui leur ont fait un brancard avec des fusils. Prés de l'empereur se trouvent le maréchal Bessières et le général Lemarrois, et tout à fait à droite le maréchal Augereau.
Ce tableau, exposé au Salon de 1806, avait été exécuté pour le palais du Corps Législatif.
1547. Le maréchal Ney remet aux soldats du 76®
régiment de ligne leurs drapeaux retrouvés dans V arsenal d'Inspruck. — 7 nov. 1805.
Par Meynier en 1805. — H. 3,60. — L. 5,24.
Le maréchal Ney ayant rejju mission de s'emparer du Tyrol, s'en était acquitté avec son intelligence et son intrépidité accoutumées, et avait fait son entrée à Inspruck le 7 novembre. Il y trouva un arsenal rempli d'une artillerie considérable, seize mille fusils et une immense quantité depoucire. Un officier du 76® de ligne ayant reconnu trois drapeaux que ce régiment avait perdus autrefois dans le pays des Grisons, et qui avaient été déposés à l'arsenal d'Inspruck, le maréchal Ney les remit aux soldats avec pompe. Des larmes coulaient des yeux de tous les vieux soldats, et les jeunes conscrits étaient fiers d'avoir servi à reprendre ces
enseignes enlevées à leurs aînés par les vicissitudes de la guerre. L'Empereur ordonna que cette scène touchante fût consacrée par un tableau.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1808.
1548. Combat de Guntersdorf. — 16 novembre 1805.
Par M. FÉRON en 1837. — H. 3,60. — L. 5,24.
« Le prince Murât a marché à Tennemi et Ta attaqué le 16 novembre, à quatre heures après midi , ce qui a donné lieu au combat de Guntersdorf, dans lequel la partie de Tarmée russe qui formait Farrière-garde a été mise en déroute, a perdu douze pièces de canon, cent voitures de bagages, deux mille prisonniers et deux mille hommes restés sur le champ de bataille. Le maréchal Lannes a fait attaquer Tennemi de front; et tandis qu'il le faisait tourner par la gauche par la brigade de grenadiers du général Dupas, le maréchal Soult le faisait tourner par la droite par la brigade du général Levasseur de la division Leçrand, composée du 3® et du 18® régiment de ligne. Le général de division Wallher a chargé les Russes avec une brigade de dragons et a fait trois cents prisonniers. La brigade de grenadiers du général Laplanche-Mortier s'est distinguée. Sans la nuit rien n'eût échappe. On s'est battu à l'arme blanche plusieurs fois. Des bataillons de grenadiers russes ont montré oe l'intrépidité. Le général Oudinot a été blessé; ses deux aides de camp, chefs d'escadron Demengeot et Lamotte, l'ont été à ses côtés. » — ( Vingtsixième bulletin de la grande armée.)
Ce tableau a été exposé au Salon de 1837.
Chambre à coucher de la duchesse du Maine en 1755 et des enfants de France en 17SS5.
Les panneaux de cette salle sont ornés de trophées et de sujets de la campagne de 1805, peints par MM. Roehiv, Alaux, Brogas et Brisset. Us représentent : Occupation de l'abbaye de Molk (10 novembre). — Biwmofi dé l armée françaite la veille de la bataille d'Autterlit» {\" décembre). — Mort du général VtUhuberl (2 décembre).
1549. Napoléon reçoit les clefs de la ville de Vienne.
— 13 novembre 1805.
Par Girodet-Trioson en 1808. — H. 5,80. — L. 5,52.
Napoléon était à peu de distance de Vienne, lorsqu'il recul à son quartier général une députation des magistrats de la ville, conduite par le prince de Sinzendorf, Napoléon leur donna l'as-
surance que les propriétés seraient respectées, et il fut convenu que la garde bourgeoise, qui formait seule la garnison de Vienne, conserverait ses armes et son arsenal particulier, qu'elle continuerait son service et partagerait les postes intérieurs avec les troupes françaises. L'Empereur fut reçu à la porte du Danube par la députationde la ville, composée du prince de Sinzendorf, du prélat de Seidenstetten , du comte de Veterani, du baron de Kees, du bourgmestre de la ville, M. deWohleben, et du générai Bourgeois, du corps du génie.
L'Empereur, accompagné de ses officiers généraux Murât, Berthier et Bcssières, reçoit les clefs de la ville qui lui sont présentées par les officiers municipaux, le clergé et les officiers commandant la place. Dans le fond se trouve l'entrée de Schœnbrunn, et sur le haut de la montagne on aperçoit une construction qui se nomme la Gloriette.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1808. — Gravé par Pigeot,
1550. Namléon donnant V ordre avant la bataille
d Àusterlitz. — 2 décembre 1805.
Par Carie Vebnet en 1808. — H. 8,80. — L. 6,44.
Le jour de la bataille d' Austerlitz, Napoléon, à cheval avant le jour, entouré de tous ses généraux, attendait, pour donner ses derniers ordres, que l'horizon fût bien éclairci. Aux premiers rayons du jour, s'apercevant que l'armée combinée quittait les hauteurs de Pratzen, il donna ordre au maréchal Soult ae s'en emparer.
L'Empereur, accompagné du prince Murât, des maréchaux Berthier, Bessières, Bernadotte, et de plusieurs autres généraux, tous à cheval, donne ses ordres pour la bataille. Le maréchal Bernadotte les a d^à reçus, et partant au galop, va rejoindre son corps d'armée. Un autre, vu de dos, attend, pour s'éloigner, les dernières instructions de l'Empereur.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1808.
1551. Entrevue de Napoléon et de François II après
la bataille d* Austerlitz. — 4 décembre 1805.
Par GBOS. — H. 3,80. — L. 5,32.
Le lendemain de la bataille d' Austerlitz, l'empereur d'Autriche envoya le prince Jean de Lichtenstein au quartier général français pour demander un armistice et proposer à l'empereur Napoléon une entrevue où les conditions seraient réglées. Napoléon accueillit gracieusement le prince de Lichtenstein, et accepta l'enirevue pour le lendemain 4 décembre avec l'empereur François II. Il fut convenu qu'il se rendrait sur la route d' Austerlitz a Goeden, au point où se trouvaient les ayant-postes de l'armée française. L'empereur Napoléon s'était renau à ses avantpostes près de Sarutschitz , et avait fait établir son bivouac
auprès d'un moulin, à côté de la grande route. Il y attendit rempereur d'Autriche, alla au-devant de lui dès qu'il eut mis pied à terre, et l'invitant à s'approcher du feu de son bivouac : « Je vous reçois, lui dit-il, dans le seul plais que j'habite depuis deux mois. — Vous tirez si bon parti de cette habitation qu'elle doit vous plaire », répondit en souriant François II.
Le fond représente le quartier de TEmpereur ; un feu est allumé devant si tente. A droite sont quelques officiers français et un page qui tient le cheval de l'Empereur.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1812.
Chambre à coucher de M^* du Maine en 1755 et des enfants de France en
liCS panneaux de cette salle sont ornés de trophées et de sujets peints par MM. Alaux, Baillif et Hipp. Lecomte; ils représentent : la colonne de Rotbaeh renversée par Varmie française (18 octobre 1806). — Napoléon au tombeau du grand Frédéric (25 octobre 1806). — Btvouac d'Osterode (mars < 807).
1552. Entrée de Napoléon à Berlin. — 27 oct. 1806.
Par Charles Meynier en 1810. — H. 3,63. — L. 4,93.
Le 27 octobre, Napoléon fit une entrée solennelle à Berlin. Il était accompagné du prince de Westphalie, du prince de Neufchâtel, des maréchaux Davoust et Augereau, du grand maréchal du palais Duroc , du grand écuyer Caulaincourt et de ses aides de camp. Le maréchal Lefebvre ouvrait la marche à la tête de la carde impériale à pied ; les cuirassiers de la division Nansouty étaient en bataille sur le chemin. L'Empereur marchait entre les grenadiers et les chasseurs à cheval de sa garde. U descendit au
Salais à trois heures après midi et fut reçu par le grand maréchal u palais Duroc. Une foule immense était accourue sur son pssa^e. L'avenue de Charlottembourg à Berlin est très-belle ; l'entrée par cette porte est magnifique. La journée était superbe. Tout le corps de la ville, présenté par le général Hulin , commandant de la place, vint à la porte offrir les clefs de la ville à TEmpereur. Ce corps se rendit ensuite chez TEmpereur, le général prince d'Hatzfeld à la tête.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1810.
1553. Napoléon reçoit au palais royal de Berlin les
députés du Sénat. — 19 novembre 1806.
Par Berthon en 1808. — H. 3,63. — L. 4,93.
Le sénat conservateur ayant délibéré, le 14 octobre 1806,
qu'une dépulalion de trois de ses membres se rendrait auprès de l'Empereur à Berlin, pour lui offrir l'hommage du dévouement du sénat et du peuple français, le 18 novembre, les sénateurs d'Aremberg, François de Neufchâteau et Colchen arrivèrent à Berlin pour remplir cette mission. Le 19, l'Empereur les reçût au retour de la parade ; François de Neufchâteau porta la parole au nom du sénat. L'Empereur, en répondant quïl remerciait le sénat de sa démarche, chargea la députation de rapporter a Paris les trois cent quarante drapeaux et étendards pris dans cette campagne sur l'armée prussienne. L'Empereur fit aussi remettre à la députation l'épée, l'écharpe, le hausse-col et le cordon du grand Frédéric, pour être transportés aux Invalides, remis au gouverneur et gardés à l'Hôtel. (Moniteur du 30 novembre 1806.)
L^Empereur est accompagné des maréchaux de TEmpire, Murât, Berthier, DaTOUt, Soult, Ney, Lefebvre, du général Caulincourt et de divers personnages parmi lesquels on reconnaît Maret, ministre d'Etat, et Denon, directeur général des Musées. Deux chambellans tiennent, sur un coussin, les objets ayant appartenu au grand Frédéric. Derrière les trois sénateurs d'Arpmbcrg, François de Neufchâteau et Colchen, se trouve l'écrivain Etienne, alors secrétaire du minislro Maret et depuis membre de l'Académie française.
Ce tableau a été exposé au salon de 1808. ^
1554. Napoléon sur le champ de bataille d'Eylau. — 9 février 1807.
Par MâDZAISSB, d*après Gros. — H. 3,81.— U 6,12.
Le lendemain de la bataille d'Eylau , l'Empereur passa en revue plusieurs divisions , et parcourut toutes les positions quB les deux armées avaient occupées la veille. Napoléon était ac~ (îompagné du grand-duc de Berg, du prince de Neufchàtel, des maréchaux Davout, Soult, Bessières, et du chirurgien en chef Percy. La campagne était couverte d'une nei^e épaisse. L'Empereur fit donner des secours aux Russes blesses.
L'Empereur s'arrête devant un Jeune chasseur lithuanien blessé qui lui témoigne sa reconnaissance. On aperçoit dans le fond l'armée française dont l'Empereur va passer la revue.
Le tableau original, dont le sujet avait été donné au concours par l'Institut en 1807, fut exposé au Salon de 1808. Il est au Musée du Louvre. — Graw par Ooriman.
SALLE No 77.
Partie de l'appartement de M»* et de Mlle du Maine en 1735 et des enfants de France en 1755.
Les panneaux de cette salle sont décorés de trophées et de sujets de la campagne de 1807, peints par MM. Alaux, GuiAUD, IVUBio et Hipp. Legomte. Ils représentrnf t Entrée de l'armée à Dantzick (27 mai).— Napoléon d Finkem- Uin (27 avril}. — jPrt«e de Stral$und (20 août).
1555. Napoléon reçoit la reine de Prusse à Tiliitt. *- 6 juillet 1807.
Par M. Gosse. — H. S,51. — L. 4,02.
Lors de Varrivée de la reine de Prusse à Tilsitt, l'empereur Napoléon fut au-devant de la reine jusque dans la rue, et la relut au bas des degrés de Tescalier. La garde impériale était sous es armes ; le grand-duc de Berg, les maréchaux Berthier et Ney, le général Duroc et le ministre des relations extérieures Talleyrand accompagnaient l'Empereur.
1556. Napoléon à Tilsitt décore un soldat de Varmée
russe. — 9 juillet 1807.
Par Debret en 1808. — H. 5,51. — L. a,92.
L'Empereur, désirant accorder une marque d'estime particulière à la bravoure de la garde impériale russe, demanda à Tem- Î)ereur de Russie de décorer de la croix de la Légion d'honneur e plus brave cavalier de sa garde. Aussitôt l'empereur Alexandre oroonna au colonel de sa garde de faire sortir des rangs le soldat qu'on pouvait présenter comme tel. Napoléon détacha sa croix et la donna à ce brave, qui, pénétré de reconnaissance, se précipita sur la main de Napoléon pour la baiser.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1808.
1557. Adieux des empereurs Napoléon et Alexandre à
Tilsitt.— 9 juillet 1801.
Par Serangeli. — H. S,51.— L. 5,10.
La paix avait été conclue entre l'empereur des Français et l'empereur de Russie le 8 juillet et signée par Talleyrand, ministre des relations extérieures de France, et par les princes Kourakin et Labanoff de Rostoff pour l'empereur de Russie. Les ratifications furent échangées le 9 juillet, les deux souverains se trouvant encore à Tilsitt. Ils restèrent ensemble pendant trois heures et se rendirent au bord du Niémen, où l'empereur Alexandre devait s'embarquer; Napoléon demeura sur le rivage jusqu'à ce qu'Alexandre fût arrivé sur l'autre bord.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1810.
SALLE Nû 78 (Voir Salle no 74).
Partie de l'appartement de la duchesse douairière de Bourbon en 1735 et des enfants de France en 1755.
Les panneaux de cette salle sont ornés de trophées et de sujets peints par
MM. Alacx, Lestang-Parade, h. Lecohte, Lafayb et Baillif. Ce sont: Entrée de Ferdinand VII en France (20 avril iSQ8).— Combat de Somth- Sierra (30 nov. 1808). — Passage des défilés du Guadarrama (2û déc. 1808). Mademoiselle de Saint-Simon obtenant la grâce de son père (déc. 1808). — Napoléon à Astorga tJaavierlSOQ).
1558. Mariage du prince Jérôme Bonaparte et de la
princesse Frédérique-Catherine de Wurtemberg.—22 août 1801.
Par Regnault en 1810. — H. A, 02. — L. 6,4G.
Le mariage du prince Jérôme Bonaparte et de la princesse Frédérique-Catherine-Sophie-Dorolhée de Wurtemberg fut célébré à Paris dans le mois d'août 1807, six semaines après la paix de Tilsitt. La cérémonie de la signature du contrat se fit, le 22 à huit heures du soir, dans la galerie de Diane, aux Tuileries, où l'Empereur et rimpératrice se rendirent, suivis des princes et princesses, des grands de l'Empire. Leurs Majestés se placèrent sur leur trône ayant devant elles les deux époux. Regiiaud de Saint- Jean-d'Angely, secrétaire d'Etat de la famille impériale, fit lecture du contrat de mariage, qui fut signé par Leurs Majestés, par les hautes parties contractantes, par Joseph Napoléon, roi deNaples; la reine de Naples ; Louis Napoléon, roi de Hollande ; la reine de Hollande ; Madame Mère ; le prince primat ; les princes, les princesses, les grands dignitaires et les témoins. Les témoins de la cour de France furent : le prince Borghèse, le grand-duc de Berg et le prince de Neufchâtel, vice-connétable. Ceux de la cour de Wurtemberg : le prince de Bade, le prince de Nassau et le comte de Vinzingerode, ministre d'état du roi de Wurtemberg. La cérémonie religieuse fut ensuite célébrée dans la chapelle du palais des Tuileries par le prince primat, le 23 août.
1559. Napoléon devant Madrid. — 3 décembre 1808.
Par Carie Vebnet en 1810. — H. 3,61. — L. 5,00.
L'Empereur sort de sa tente pour recevoir une députation de la ville de Madrid, et dit à ceux qui la composent : « Si dans une heure, à cette montre (le duc de Frioul tenait la sienne à la main) , vous ne «l'apportez pas la soumission du peuple, vous serez tous passés par les armes. »
1560. Capitulation de Madrid. — 4 décembre 1808.
Par Gros en 1810. — H. 8,61. — L. 5,00.
Le 4, à six heures du malin, le général Morla et le général don Fernando de la Vera, gouverneur de la ville, se présentèrent à
la lente du prince major généra]. Les discours de l'Empereur, répétés au milieu des notables, la certitude qu'il commandait eu personne , les pertes éprouvées pendant la journée précédente avaient porté le repentir et la terreur dans tous les esprits. Pendant la nuit, les plus mutins s'étaient soustraits au danger par la fuite, et une partie des troupes s'était débandée. A dix heures, le général Belliard prit le commandement de Madrid ; tous les postes furent remis aux Français, et un pardon général fut proclamé.
Ce tableau a été exposé au Saloki de 1810.
SALLE N« 79 (Voir Salle n« 74).
Les panneaux de cette salle sont ornés de trophées et de sujets de la campagne de 1809, peints par MM. Alaux, Gibert, Jules Rico, Lafaye et Phi-
1561. Napoléon harangue les troupes bavaroises et
wurtemhergeoises à Ahensberg. — 20 avril
Par Debret en 1810. — H. 3,68. — L. ft,94.
Le 20 avril, l'Empereur se porta à Abensberg , où il se trouva bientôt en 'présence des troupes autrichiennes. Il y rencontra le corps des Bavarois et des Wurtembergeois, et voulut combattre à leur tête. Il fit réunir en cercle les officiers de ces deux armées (on distinguait au milieu d'eux le général de Wrede, le comte Deroy, etc.), et leur parla longtemps. Le prince royal de Bavière traduisait en allemand le discours de l'Empereur, qui fut ensuit»^ répété aux compagnies par les capitaines.
1562. Combat d'Ebersberg. — 3 mai 1809.
Par Taunay. — H. 2,20. — L. 2,03.
Un corps de troupes autrichien fort de trois mille cinq cents hommes était en avant de la Trauii ; menacé d'être tourné par le duc de Montebello, il se porta sur Ebersberg pour y passer la rivière. Alors l'avant-garde du général Claparède, composée des bataillons des tireurs corses et des tirailleurs du Pô, attaque Fennemi au passage du pont, culbute dans la rivière les chariots, les canons et huit à neuf cents hommes, s'empare de la ville et de trois à quatre miUe hommes qui, ne pouvant la défendre, l'incendient.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1810.
1563. Bivouac de Napoléon près du château d'Ebersberg. — 4 mai 1809.
Par M0N6IN. — H. 1,35. — L. 2,03.
Après la prise de Ratisbonne, le quartier général de l'Empereur fut transféré à Burghausen, et de là à Ens, où il était le 4. Napoléon coucha dans le château du prince d'Auersberg. Les dé-
Eutés des Etats de la Haute-Autriche lui furent présentés à son ivouac d'Ebersberg.
Ce tableau a été exposé aa Salon de 1810.
1564. Derniers moments du maréchal LannesàEssling. — 22maii809.
Par A. -P. Bourgeois. — H. 3,67. — L. 3,96.
A la bataille d'Essling, le duc de Montebello eut la cuisse emportée par un boulet, sur les six heures du soir. L'amputation fut faite, et au premier moment on le crut mort : transporté sur un brancard auprès de l'Empereur, ses adieux furent touchants. Au milieu des sollicitudes de cette journée, l'Empereur se livra à la tendre amitié qu'il portait depuis tant d'années à ce brave compagnon d'armes. Quelques larmes coulèrent de ses yeux, et se tournant vers ceux qui l'environnaient : « Il fallait, dit-il, que dans cette journée mon cœur fut frappé par un coup aussi sensible, pour que je pusse m' abandonner à d'autres soms qu'à ceux de mon armée. » Le duc de Montebello avait perdu connaissance : la présence de l'Empereur le fît revenir; il se jeta à son cou en lui disant : « Dans une heure vous aurez perdu celui qui meurt avec la gloire et la conviction d'avoir été et d'être votre meilleur ami. » (Campagne d Autriche, iO« bulletin.)
Ce tableau a été exposé au Salon de 1810.
1565. Mariage de V empereur Napoléon et de Marie- Louise, archiduchesse d'Autriche, au palais du Louvre. — 2 avril 1810.
Par M. Rouget en 1836. — H. 8,67. — L. 4,94.
Une chapelle avait été élevée dans le grand salon, à l'extrémité de la grande galerie du Musée. Deux rangs de tribunes avaient été construits au ijourtour de ce vaste vaisseau d'une dimension parfaitement carrée. L'autel était placé en face de la galerie; il était magnifiquement revêtu d'un grand bas-relief et de différents ornements très-riches. L'estrade surlaquelleétaient places les fauteuils, lo prie-Dieu et les coussins de Leurs Majestés, était recouverte d'un lapis en velours de soie cramoisi, brodé et galonné en