VESTIBULE DE L'AILE DU MIDI, N
Ce vestibule serrait d'entrée aux appartements de l'aile du midi et à la petite î^alle de spectacle , remplacée depuis par le passage qui conduit de l'ancienne our des Princes dans le parc, cl par le vestibule n" ftO.
VESTIBULE DE l'AILE DU MIDI, N® 66. 457
1464. Napoléon P", empereur des Français, çvoim'^ 120.)
Par Rutciiiel; statue en marbre.— II. 2,30.
1465. David {Jacques-Louis) , peintre d'histoire.
Par Rude ; baste en plâtre. — H. 0,80.
Né à Paris en 1748, il fut d'abord élève de Boucher, puis de Vien, obtint en 1774 le grand çrix de peinture, et se rendit a Rome avec Vien, nommé directeur ae l'Académie. De retour à Paris en 1780, il exposa au Salon de 1781 le Bélisaire secouru par un soldat, qui le fit aonréer à l'Académie royale de peinture. Reçu de l'Académie en Î783, il obtint un logement au Louvre avec le titre de peintre du roi, fit un nouveau voyage à Rome en 1784, y composa le Serment des Horaces, et revint en France en 1787. En 1789 il prit une part active aux événements de la Révolution, fut chargé par l'Assemblée constituante de peindre le Serinent du Jeu de Paumey et devint membre de la Convention en 1792. Il peignit pour la Convention les portraits de Lepelletier de Saint- Fargeau et de Marat, et fut détenu au Luxembourg après le 9 thermidor. Rendu à la liberté il se livra tout entier à son art, et fut nommé premier peintre de l'Empereur. Membre de l'Institut depuis la création, il fut chevalier, puis offlcierde la Légion d'honneur en 1808. Banni en 1815 pour avoir voté la mort de Louis XVI, David se retira à Bruxelles et y mourut le 29 déc>embre 1825.
Le buste original est au Musée du Louvre.
1466. Gérard [François^ baron), peintre d'histoire.
Par Pradier ; buste en plâtre. — H. 0,68.
Né à Rome en 1770 ; son père était Français et samère Italienne. Il étudia d'abord la sculpture chez Pajou, et fut ensuite élève de Brenet et de David. Sa première œuvre importante fut le Bélisaire exposé au Salon de 1795, et dès cette époque il commença à peindre les portraits des plus célèbres personnages de l'épocjne. Chevalier de la Légion a'honneur en 1803, professeur à l'école des Beaux-Arts en 1811, membre de l'Institut en 1814, chevalier de l'ordre de Saint-Michel , baron et officier de la Légion d'honneur en 1828, il mourut à Paris le 11 janvier 1837. — Les Musées du Louvre et ^ Versailles renferment les principaux tableaux de Gérard. Il a peint aussi les quatre pendentifs de la coupole du Panthéon.
Le buste original est au Musée du Louvre.
458 VBSTÏBULB DE l'AILE DU MIDI, N» 66.
1467. Girodet-TriosoniAnne-Louis), peintre d'histoire.
Par Roman ; buste en plâtre. — H. 0,70.
Né à Montargis en 1767, il fut élève de David et remporta le grand prix en 1789. Après un séjour de cinq ans en Italie, pendant lequel il peignit le Sommeil cfEnàymion et Hippocrate recevant les présents d'Artaxerce, il revint à Paris où sa Scène du Déluge obtint le grand prix décennal. Membre de Tlnstitut en 1816, et chevalier de la Légion d'honneur en 1818, il mourut à Paris le 9 décembre 1824. — • Les principaux tableaux de Girodet sont placés dans les Musées du Louvre et de Versailles. — Ses œuvres poétiques ont été publiées en 1829.
Le buste original est au Musée du Louvre,
1468. Gros [Antoine-Jean^ baron), peintre d'histoire.
Par M. DEBAT; buste en plâtre. — H. 0,74.
Né à Paris en 1771, il fut d'abord élève de David. Atteint par la réquisition, il lit partie de Farmée d'Italie, dans laquelle il fut attaché à l'état-major. De retour à Paris, le tableau des Pestiférés de Jaffa, exposé au Salon de 1804, le plaça parmi les premiers artistes de cette époque. Chevalier de la Lésion d'honneur en 1808, membre de l'Académie et professeur à l'école des Beaux- Arts en 1816, il fut en 1828 chevalier de l'ordre de Saint-Michel, baron et officier de la Légion d'honneur. Il périt le 26 juin 1835 dans un étang près de Meudon. — Outre ses grands tableaux exposés dans les Musées du Louvre et de Versailles, Gros a peint une grande quantité de portraits et la coupole du Panthéon.
1469. Guérin [Pierre-Narcissef baron), peintre d'fcis-
toire.
Par M. Àug. DUMONT ; buste en plâtre. — H. 0,63.
Né à Paris en i774, il fut élève de Regnault, et obtint le grand prix de peinturé en 1797. L'année suivante il exposa le Marcus SextuSj tableau couronné par l'Institut, puis il se rendit en Italie. Chevalier de la Légion d'honneur en 1803, membre de l'Institut en 1816, il fut nommé directeur de l'école de Rome en 1823, et en 1829 baron et chevalier de l'ordre de Saint-Michel. Il se rendit de nouveau à Rome en 1833, et mourut dans cette ville le 16 juillet 1833.
Le buste origina est au Musée du' Louvre.
1470. Prud*hon (Pierre-Paul) , peintre d'histoire.
Buste en marbre. — H. 0,07.
Né à Cluny (Saône-et-Loire) en 1758, 11 eut poiir maître Desvosges, peintre de Dijon, et remporta dans cette ville le grand prix de peinture proposé par les états de Bourgogne. Il continua ses études à Rome, revint en France en 1789, fut chargé de peindre pour le Musée des Antiques, au Louvre, un plafond représentant Diane aux pieds de Jupiter, Son tableau de la Justice divine poursuivant le Crime, exposé en 1808, le fit nommer chevalier de la Légion d'honneur, et en 1816 il fut membre de l'Institut. Il mourut à Paris le 16 février 1823. — Prud'hon a exécuté, outre ses tableaux, un grand nombre de compositions qui ont été reproduites par la gravure.
1471. Percier [Charles) y architecte.
ParPRADi£A; buste en plâtre. — H. 0,66.
Né à Paris en 1764, il obtint le çrand prix d'architecture en 1786. Associé à tous les travaux exécutés par Fontaine, son ami d'enfance et son collègue, il fut aveclui architecte de l'empereur Napoléon P'; il donna les dessins de l'arc de triomphe qui décore la place du Carrousel, du grand escalier du Louvre, et contribua à Fachèvement et à la restauration du Louvre et des Tuileries. Architecte du Louvre en 1805, membre de l'Institut en 1811, chevalierde l'ordre de la Légion d'honneur en 1819 et oflûcier en 1828, il mourut à Paris le 5 décembre 1838.
Le buste original est au Musée du LouTre.
Cette salle formait, avec les suivantes jusqu^au n° 73, un appartement habité, sous Louis XIV, par le duc et la duchesse de Bourbon ; sous Ix)uls XV, par le comte de Gharolais et sa sœur, mademoiselle de Gharolais; sous Lbuis XVI, par les enfants de France.
Les panneaux sont décorés de trophées et de sujets peints par MM. Alaux, Oscar Gdê, Guiadd, Gcyon, Làfaye, llipp. Lecomte et Parhefitieb, représentant divers faits de la campasne de 1796, en Italie ; ce sont : Bonaparte prond d Nice le commandement de Parmée d'Italie (27 mars). — Entrée de l'armée d Savone (9 avril). —Bataille de Montenotte (U avril). — Blocus du chdteau de Costaria (15 avril). — Attaque et priie des hauteurs de Saint-Michel (20 avril). — Bataille de Mondovi (22 avrU). — Prise de Coni (29 avril). — Bataille de Lodi (10 maij. — Prise de Crémone IX'À mai). — Entrée de l'armée d Milan (15 mai). — Bataille de Lonato (3 août}.
1472. Mort de Viala. — Juillet 1793.
Par M. Mathieu-Medsnier; statue en marbre. ^ H. i,adè
L'ennemi s'était emparé des barques laissées sur la Durancei à
Avignon, et se préparait à passer cette rivière pour se rendre à Lyon. Le seul moyen d'empêcher ce passage était de couper les câbles qui servaient au trajet des bacs, mais le feu le plus violent, dirigé sur ce point, rendait cette entreprise très-perilleuse. Joseph-Agricole Viala, d'Avignon, enfant de treize ans, se présente pour couper le câble ; il se saisit d'une hache, se précipite vers la Durance, s'approche du poteau auquel la corde du bac est attachée, et pendant qu'il s'efforçait de couper le câble, une balle lui traverse la poitrine. Frappé à mort, la hache lui échappe, et il tombe en s'ecriant: « Ils ne m'ont pas manqué, maisje suis content, je meurs pour mon pays? »
Cette statue a été exposée au Salon de 18M.
1473. Le colonel Rampon, à la tête de la 32® demi-
brigade, défend la redoute de Monte-Legino. — 10 avril 1796.
ParM. Besthon* —H. 1,80. --L. 2,50.
Le 10 avril 1796, quinze mille Autrichiens attaquent la redoute de Monte-Legino, occupée par douze cents Français. Le colonel Rampon fait prêter, au milieu du feu, le serment de la défendre jusqu'à la mort.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1812.
1474. Attaquedu château de Cossaria. — 13 am/ 1796.
ParTAUNAT. —H. 2,56. — L, 1,86.
Le général autrichien Provera avait été contraint de se réfugier sur le sommet de la montagne de Cossaria et s'était retranché dans les ruines d'un vieux château. Ce château est assis sur la montagne la plus élevée de l'Apennin, au nœud de trois contreforts qui, à la distance de trois ou quatre cents toises, forment un glacis gazonné, d'une pente régulière, quoique très-raide, dont le pied est tapissé d'épaisses broussailles. Augereau résolut d'emporter Cossaria • déjà ses colonnes d'attaque , aux ordres du général Banel et des adjudants généraux Joubert et Quesnel, étaient formées sur chacun des contre-forts. Elles en suivirent les crêtes et furent accueillies par un feu de mousqùeterie très-vif; puis les ennemis firent rouler sur les trois colonnes des quartiers de rochers qui renversèrent et écrasèrent tout ce qu'ils rencontraient. En moins d'un quart d'heure près de mille hommes furent tués ou mis hors de combat. Banel et Quesnel étaient du nombre des premiers, et Joubert, renversé par deux coups de pierre , avait rouleau fond du glacis. La nuit suspendit le combat sur ce point.
mais Provera fut bientôt au bout de sa résistance, et il fut forcé de se rendre le 15 avril.
1475. Le général Bonaparte reçoit à JUillesimo les dra-
peaux enlevés à l'ennemi. — Avril 1796.
Par M. Adolphe Roehn. — H. 1,62. — L. 2,50.
Bonaparte était à Millesimo, où il avait établi son quartier général dans la ville deCaretti, lorsque ses aides de camp Marmont et Junot vinrent lui présenter les premiers drapeaux enlevés à l'armée des Austro-Sardes à la bataille de Montenotte et à la prise du château de Cossaria.
Le général, assis sar an lit, s'entretient arec Tarchiprêtre de Millesimo et Monge. Bertbier, chef de Tétat-imOor d'Italie, expédie les ordres du général en chef.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1812.
1476. Mort du général Causse à Dego. — IQavril 1796.
Par M. MuLARO. — H. 1,80. — L. 2,50 .
Lors du combat de Dego, le général Causse , chargé d'attaquer la grande redoute de Magliani, avait été blessé mortellement. Le général Bonaparte passant près de TendrOit où Causse avait été frappé, s'arrêta près de lui : « Dego est-il pris? » demanda le mourant, et sur la réponseafflrmativedugénéralenchef, il ajouta: « Vive la République! je meurs content. »
Ce tableau a été exposé au Salon de 1812.
1477. Passage du Pô sous Plaisance. — 7 mai 1796.
ParBoGUET. — H. 1,Ô3. — L. 2,50.
Le 6 mai, le général Bonaparte s'était porté par une marche forcée à Castel-San-Giovanni avec trois mille grenadiers et quinze cents chevaux. Des officiers d'état-major côtoyèrent, avec un parti de cavalerie, toute la rive gauche du Pô, pour enlever les embarcations jusqu'à Plaisance. Le 7 mai, le corps de grenadiers, conduit par le général Lannes, arriva visnà-vis de Plaisance, et se précipita immédiatement dans les embarcations. Deux escadrons autrichiens étaient en bataille sur la rive opposée ; le général Lannes débarqua avec audace et fit bientôt replier cette cavalerie. Aussitôt Plaisance démasqué, toutes les divisions forcèrent de marche pour arriver et commencèrent à passer dans la iournée. Celles des généraux Laharpe et Masséna vers Plaisance, celle d'Angereau à Yerato. Le général Bonaparte se rendit au bord du fleuve, où il demeura jusqu'à ce que le passage fût effectué.
us 8ALLB V^ 67.
1478. Combat de Sah. — 31 juillet 1796.
Par M. Hipp. Lecomte. —H. 1,06. — L. 1,86.
Bonaparte avait placé à Salo, où aboutissait une des routes du Tyrol, le général Sauret avec trois mille hommes. Quasdanowitch, après avoir tourné le lac de Garda, arrive à Salo avec la droite de l'armée autrichienne qu'il commandait, surprend le général Sauret et le repousse du poste qu'il occupe. Le général Guyeux y reste seul avec six cents hommes de la IS^ demi-brigade a'infanlerie légère, et s'enferme dans une grande maison de Salo (maison Martinenga), d'où il refuse de sortir, quoiqu'il n'ait ni pain, ni eau, et à peine quelques munitions. Bonaparte fît remarcher Sauret sur Sado pour dégager le général Guyeux, compromis dans le mauvais poste où ce général l'avait laissé; cependant il s'y était battu quarante-huit heures contre toute une division ennemie, qui cinq fois lui avait livré l'assaut, et cing fois avait été rerepoussée. Sauret arriva au moment même où l'ennemi tentait un dernier effort; il tomba sur ses flancs, le défit entièrement, lui prit des drapeaux, des canons et des prisonniers.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1836.
1479. Vue du lac de Garda. — Août 1796.
Par M\ Hipp. Legomte. — H. 1,06. — L. 1,95.
Joséphine, femme du général Bonaparte, allaita Dezenzano, lorsque sa voiture fut arrêtée par des officiers de l'armée française, qui l'avertirent que l'ennemi était sur la route, et lui offrirent des chevaux pour retourner plus promptement à Peschiera. Pendant ce temps des chaloupes canonnières, en croisière sur le lac de Garda, firent feu sur sa voiture.
Sur le devant on voit la gn^ande route de Pescliiera ft Dezenzano. Ce tableau a été expofé au Salon de 1806.
1480. Prise du château de la Piétta. — 4 sept. 1796.
Par MAUZiisSEen 1836. — U, 2,36. — L. 1,85.
La division Masséna venait de prendre position eh avant de Roveredo, lorsque Bonaparte s'aperçut que l'ennemi établissait \in point de défense à la position du château de la Pietra ou Coliano , appuyant sa gauche à une montagne inaccessiUe. et sa droite à l'Adige, par une forte niuraiUe crénelée où il établit plu-
cîni11.0 ¥\ÎÀnAij /l^âl.f'î 11/^1*1 A T n /^îti'tcîrkrk IfooaAnrt ni.i.î«rA i^Ammimi' 1a ««.a
SALLB N® 67. 463
l'ennemi à fuir de sa position. La porte du retranchement est enfoncée, la cavalerie s élance à la poursuite de Fennemi et Tinfanterie la suit au pas de course. L'ennemi fuyant est atteint, culbuté, renversé ôt poursuivi jusqu'à trois milles de Trente.
1481. MortdeMarceau àAltehkircHen. — 20$ept.n96.
Par M, Aug. Couder. — H. 1,15. — L. 1,67.
À la bataille d'Altenkirchen, le général Marceau, qui commandait Tarrière-garde de l'armée de Sambre-et-Meuse, contint le prince Charles et sauva l'armée, en lui permettant d'opérer sa retraite. Les troupes légères du corps d'armée qu'il commandait étaient engagées dans la forêt d'Hochsteinhall. Marceau, voulant mieux reconnaître l'ennemi qui s'avançait, s'approche parmi les premiers éclaireurs, accompagné seulement du capitaine de génie Souhait et de deux ordonnances. Un hussard du régiment de Kayser, qui caracolait devant lui l'amuse et le distrait par les divers mouvements qu'il fait faire à son cheval , et pendant ce temps Marceau est ajusté par un chasseur tyrolien caché derrière une haie, qui lui tire un coup de carabine à peu de distance. L'intrépide général avance encore de quelques pas, mais bientôt il sent qu'il est blessé à mort, se fait descendre de cheval et tombe dans les bras d^ ceux qui sont accourus pour le recevoir.
1482. Le général Àugereau au pont d*Arcole. -^15 no-
vembre 1796.
Par Charles Tbêyenin en 1796. — H. 9,62. — L. 2,68.
Le village d'Arcole, extrêmement fort par sa position au milieu des marais et des canaux, arrêta l'avanl-garde de l'armée française pendant toute la journée du 15 novembre. Ce fut en vain que tous les généraux, sentant l'importance du temps, se précipitèrent à la tête pour obliger nos colonnes à passer le petit pont d'Arcole : trop de courage nuisit ; ils furent presque tous blessés.' Augereau, saisissant un drapeau, le porta jusqu'à l'extrémité du pont; il resta là plusieurs minutes jusqu'à l'arrivée du général en chef.
1483. Bataille d'Arcole. — 17 novembre 1796.
Par Bacleb-d'Albe. — Ha 1,91. — L, 3,57.
Cette bataille , qui décida du sort de l'Italie, fut gagnée par Bonaparte, après trois jours d'une lutte opiniâtre. Le peintre a choisi l'instant où, vers la fin de la journée du 17, la victoire se décide en faveur des Français.
Le premier plan du tableau est sur la ri?e droite de rAdige» en ayant de
Téglise de Ronco. A droite, le général en chef Bonaparte est entouré des officiers de son état-major ; des officiers prisonniers sont conduits par un dragon fran^is; le général Berthier, chef de Tétat-maJor, donne des ordres aux chirurgiens; plus loin, le général Robert, blessé mortellement sur la digue du centre, est transporté par des grenadiers. A gauche, la cour de la maison oti était placé le quartier général sous le feu de Tennemi, et au second plan, le poste de la i'« légion cisalpine à la batterie du pont de bateaux construit sur PAdige, en quatre heures de temps, par le commandant Andréossy. Au delà du pont, à gauche, sur la jetée, le général Masséna, après avoir détruit l'ennemi qui lui était oçposéj'reYient au secours du centre ; il est précédé d*un drapeau et des prisonmers ennemis. La 75* demi-brigade ralliée, retourne à la charge et seconde Peffort de la 32*, qu'on aperçoit plus loin sortant du bois et coupant l'avant-garde ennemie, qui Jette ses armes et se rend prisonnière ; le reste de la colonne autrichienne est en retraite sur Arcole. Près de ce village enveloppé de fumée, un coup de soleil éclaire le champ de bataille du 15 et le pont vers lequel Bonaparte s'était élancé un drapeau à la main. Dans la plaine, près du village, la division du général Augereau achève de se déployer et de repousser l'ennemi ; plus loin, au centre du tableau, la garnison de Legnaiio arrive pour couper la retraite de l'ennemi. A gauche, l'armée autrichienne en pleine retraite sur Vicence; à droite, à travers les grands arbres, le petit pont Jeté pendant la nuit du 16 au 17 sur l'Alpone, pour favoriser la marche du général Augereau. f, ..,
Ce tableau a été exposé au Salon de 1804.
1484. Le général Joubert reprend le plateau de Rivoli.
— 15 janvier 1797.
Par M. Aug. Débit. — H. 1,15. — L. 1,67.
Alvinzi ayant attaqué le plateau de Rivoli, le général Joubert fit descendre des hauteurs de San-Marco, que sa division occupait, quelques bataillons, qui se portèrent vivement sur l'ennemi; Joubert prit un fusil, chargea lui-même à la tête d'un peloton, et obligea les Autrichiens, assaillis de toutes parts, à évacuer le plateau.
1485. Leclerc [Charles-Emmanuel) , général en chef.
Par Ghinabd; buste en marbre.' -<• H. 0,68. Ce buste a été exposé au Salon de 1808.
1486. W air in [François), général de division.
Par Boighot; buste en marbre. — H. 0,61.
Né àBeauvais le 29 janvier 1772, il entra en 1792 dans la légion belge, devenue le 17® régiment de chasseurs à cheval, et servit dans l'armée du Nord où il devint adjudant général chef de bataillon en 1794. Chef de brigade en 1795, général de bri-
fade en 1796, il fut employé aux armées des côtes de l'Océan et e Sambre-et-Meuse, passa à Saint-Domingue avec le général Hédouville, fit partie de l'armée de Rome en 1799 et fut nommé général de division par le général en chef de l'armée de Naples. Après s'être signalé à la bataille de Marengo où il reçut un sabre
d'honneur, le général Watrin fit partie de l'armée d'observation du Midi, puis fut attaché en 1802 à Tarmée de Saint-Domingue. Il mourut dans cette colonie le 22 décembre 1805.
SALLE NO 68. (Voir Salle n^ 67.)
Antichambre de rappartement du duc et de la duchesse de Bourbon en 1735, et de celui du comte de Gharolais en 17Zil .
Les panneaux de cette salle sont décorés de trophées peints par MM. Alaux, Oscar Gn£ et Hipp. Legomte, et ornés de sujets de la campagne d'Italie : Combat d'Anghiari (14 janvier 1797). — Passage du Tagliamento (16 mars 1797). — • Entrée de Varmée française à Rome (15 février 1798).
1487. Bataille de Castiglione. — 5 août 1796.
Par M. Victor Adam. — H. 1,59. — L. 2,57.
Bonaparte avait arrêté une attaque générale contre Wurmser. Le 5 août, avant le jour, l'armée française, forte de vingt mille hommes, occupait les hauteurs de Castiglione. La division Augereau se forma sur deux lignes en avant de Castig;lione. La réserve, aux ordres du général Kilmaine, était placée à sa droite; la division Masséna tint la gauche. L'armée autrichienne se forma en bataille sur deux lignes, la gauche au mamelon de Medolano, la droite au delà de Salferino. La division Sérurier, forte de cinq raille hommes, avait reçu ordre de partir de Marcaria, de marcher toute la nuit, et de tomber au jour sur les derrières de la gauche de Wurmser ; son feu devait être le signal de la bataille. Aussitôt qu'on entendit les premiers coups de canon du corps de Sérurier, qui, étant malade, était remplacé par le général Fiorella, l'armée française marcha vivement à l'ennemi. Le mamelon de Medolano, au milieu de la plaine, était l'appui de la gaucho ennemie ; l'adjudant général Verdier fut chargé de l'attaquer. L'aide de camp Marmont y dirigea plusieurs batteries d'artillerie. Le poste fut enlevé; Masséna attaqua la droite, Augereau le centre ; Fiorella prit la gauche à revers, la cavalerie légère surprit le quartier général et faillit de prendre Wurmser. Partout l'ennemi se mit en pleine retraite, repassa le Mincio et coupa ses ponts, vivement harcelé par la cavalerie de Beaumont et par les troupes de la division Sérurier. Il perdit vingt pièces de canon et environ mille prisonniers, outre deux mille hommes tués et blessés.
148^. Bataille de Riwli. — li janvier 1797.
Par M. L£PAULLE, d'après Carie Vemet. — H. 1,59. — L. 2,57. A gauche, le général Bonaparte h cheval, suivi de son état-major; à droite,
466 dALLB N* 6S.
les Autrichiens essayant de pénétrer sur le plateau de Rivoli en gravissant le chemin escarpé d'Incarnale; au second plan, les hauteurs de San-Marco défendues par Joubert. Dans le fond, les hauteurs de Monte-Baldo.
1489. Le général Bonaparte reçoit des priionniers sur
le champ de hataille. ■— 1797.
Par TAUniY. — H. 1,61. — L. 2,57.
Après une de ses victoires d'Italie, le général Bonaparte visite le champ de bataille ; il reçoit le sabre d'un officier général autrichien. Sur le devant, des blessés et des morts ; dans le fond, une villa en flammes.
Ce tableau, exposé au Salon de 1801, était un prix d'encouragement accordé à Tartiste.
1490. Reddition de Mantoue. — 2 février 1797.
Par M. Hipp. Legomte. — H. 1,61. — L. 2,57.
La victoire de Rivoli décida du sort de Mantoue; la femine était dans la place, et il était impossible qu'elle pût tenir plus longtemps. Le 2 février, « ce dernier boulevard de l'Italie tombai après six ans d'une résistance qui fit honneur aux troupes autrichiennes. La garnison avait alors la moitié de son monde dans les hôpitaux ; elle avait mangé tous les chevaux de sa nombreuse cavalerie, et la misère et la mortalité exerçaient les plus grands ravages. La capitulation, en donnant un témoignage d'estime à Wurmser, ajouta un nouveau lustre à la gloire de son vainqueur. Le maréchal sortit librement de la place avec tout son état-major et défila devant le général Sérurier, commandant les troupes françaises. On lui accorda une escorte de deux cents cavaliers, cinq cents hommes à son choix et six pièces de canon; mais la çamison déposa les armes et fut conduite à Trieste pour être échangée : on l'estimait encore à treize mille hommes. » [Hiitoire des guerres de la Révolution^ par Jomini.)
Ce tableau a été exposé au Salon de 1812.
1491. Prise d'Àncdne. — 9 février 1797.
Par BOGtJET. — H. 1,61. — L. 2,57.
Le général Victor arriva le 9 février à Ancône. Un corps d'environ douze cents hommes avait pris position sur les hauteurs en avant de la place, s'y croyant sans doute à l'abri de toute attaque: Victor l'enveloppa et le força à mettre bas les armes. Alors Ancône ouvrit ses portes. On y trouva plusieurs miUiers de fusils envoyés par l'Autriche pour l'armement des milices çonlificales, un arsenal bien approvisionné et cent vingt ^bouches a feu.
1492. Combat dans les gorges du Tyrpl.-^Mars 1797.
Par BoGUET. — H. 1,61. — L. 2,57.
L'archiduc Charles avait pris le commandement des troupes impériales le 2 février 1797, et avait établi son quartier général à Inspr uck, capital du Tyrol autrichien . L'aile droite des Autrichiens, sous les ordres des généraux Kerpeii et Laudon, avait pris position entre le Lavis et la Noss, dans le Tyrol italien. La brigade Lusignan était à Feltre, et le prince de Hohenzollern observait la Piave. Le 9 mars, le général Bonaparte avait transporté son quartier général à Bassano. Après avoir passé la Piave et force une {)artie de la brigade Lusignan de mettre bas les armes, il arriva e 16 à Valvasone, où il établit son quartier général.
1493. Préliminaires de la paix signés à Léohen. —
17 avril 1797.
Par Gaillon Lethière en 1805. — H. 3,82. — L. 5,90.
La signature des préliminaires de la paix eut lieu le 17 avril, au château d'Ekwald, près de Léoben, entre le marquis deGallo et le général Merfeld, stipulant pour l'Autriche, et Bonaparte au nom de la République.
Ce tableau, exécuté pour la salle des Conférences du Ciorps Législatif, a été exposé au Salon de 1806.
1494. Bataille de Neuwied. — 18 avril 1797.
Par M. Victor AbàM en 1835. — H. 1,59. — L. 2,57.
L'armée de Sambre- et- Meuse , commandée par le général Hoche, était cantonnée depuis Dusseldorf jusqu'à Coblentz; Hoche gardait la première de ces places et le pont de Neuwied ; en face de lui était l'armée autrichienne sous tes ordres du général Latour. Le 18 avril 1797, le feu commença surtout le front des ouvrages de l'ennemi. A ce signal l'armée de Sambre-et-Meuse se met en mouvement ; les redoutes ennemies sont attaquées par l'arlillerie légère soutenue des hussards et des chasseurs; les Autrichiens abandonnent celle du centre. Hoche fait avancer sa droite pour tourner l'ennemi ; il ordonne à l'infanterie légère do charger et d'enlever les redoutes à la baïonnette. Lui-même, à la tête de deux régiments de chasseurs, coupe la ligne des Autrichiens et culbute leur cavalerie. En un mstant les redoutes sont emportées et la déroute est complète.
Ce t^iMeau a été exposé an Salon de 183G.
1495. Entrée de l'armée française à Naples. — 21 jan-
vier 1799.
Par Jacques Tadrel. — H. 1,59. — L. 2,57.
Championnet se dirigeait sur Naples, lorsque le général Mack, qui commandait Tarmée Napolitame, fut forcé d'abandonner la ville à l'insurrection des lazzaroni et de chercher un asile dans le camp français. Il fallut attaquer la ville de vive force, et après plusieurs jours de combat Championnet mit en fuite les lazzaroni et occupa la ville de Naples.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1799.
SALLE N<> 69. (Voir SaUe n^ 67.)
Les panneaux de cette salle sont décorés de trophées, peints par MM. Alaux, GuiAOD, PiNGRET ct VINCENT, et offrent divers si^ets de la campagne d*£gypte : Prise de l'ile de itfa/to(i3 luin 1798). — Débarquement de l'armée en Egypte (2JuUlet 1798). — Prise d'Alexandrie (3 juillet 1793). — Bataille des Pyramides (21 Juillet 1798).— Uarmée traverse les ruines de Thèbes (janyier 1799). — Combat d'Àboumana (17 février 1799).
1496. Bonaparte haranguant V armée avant la bataille
des Pyramides. — 21 juillet 1798.
Par Gros. — - H. 5,89 — L. 5,11.
L'armée, arrivée aux villages d'Ebverach et de Boulis n'était plus qu'à trois quarts de lieue d'Embabé, lorsqu'elle aperçoit de loin le corps de Mamlouks qui se trouvait dans le village. Un spectacle aussi imposant n'avait point encore frappé les regards des Français. La cavalerie des Mamlouks était couverte d'armes étincelantes. On voyait en arrière de sa gauche ces fameuses pyramides dont la masse indestructible a survécu à tant d'empires, et brave depuis trente siècles les outrages du temps. Derrière sa droite étaient le Nil, le Caire, le Mokattam et les champs de Tantique Memphis.
Les troupes, impatientes d'en venir aux mains, sont aussitôt rangées en bataille ; Bonaparte appelle les principaux chefs de Farmée, parcourt les rangs, dicte les ordres : Soldats, s'écrie-t-il, souvenez-vous que du haut de ces monuments quarante siècles vous contemplent. » On voyait alors autour de lui Berthier, Desaix, Dugua, généraux de division ; Murât, Belliard, généraux de brigade; Duroc, chef de bataillon d'artillerie ; Eugène Beauharnais et Lavalette, tous destinés plus tard à des fortunes si imprévues et si diverses.
Ce tableau, exposé au Salon de 1810, le fut de nouveau au Salon de 1836, après
la mort de Tauteur et avec les augmentations exécutées par M. Auguste Debay, élève de Gros, d'après la composition du maître.
1497. Révolte du Caire. — 21 octobre 1798.
Par Girodet-Trioson. •— H. S,65. — L. 5,00.
Depuis deux mois que Bonaçarte était au Caire, la plus grande tranquillité n'avait cessé d'y régner. « Les notables de toutes les provinces délibéraient avec calme, et d'après les propositions des commissaires français Monge et BerthoUet, sur l'organisation définitive des divans, sur les lois civiles et criminelles, sur l'étabUsseraentetla répartition des impôts et sur divers objets d'administration et de police générale. Tout à coup des indices d'une sédition prochaine se manifestent. Le 21 octobre, à la pointe du jour, des rassemblements se forment dans divers quarlieps de la ville, et surtout à la grande mosquée. Le général Dupuy, commandant la place, s'avance à la tôle d'une faible escorte pour les dissiper ; il est assassiné avec plusieurs officiers et (îuelques dragons au milieu de l'un de ces attroupements. La sédition devient aussitôt générale : tous les Français que les révoltés rencontrent sont égorgés ; les Arabes se montrent aux portes de la ville.
« La générale est battue ; les Français s'arment et se forment en colonnes mobiles; ils marchent contre les rebelles avec phisieurs pièces de ciinon. Ceux-ci se retranchent dans leurs mosquées, d'où ils font un feu violent ; les mosquées sont aussitôt enfoncées ; un combat terrible s'engage entre les assiégants et les assiégés; l'indignation et la vengeance doublent la force et l'intrépidité *des Français. Des batteries, placées sur différentes hauteurs, et le canon de la citadelle tirent sur la ville; le quartier des rebelles et la grande mosquée sont incendiés. » (Relation des campagnes du général Bonaparte en Egypte y parBERTHiER.)
Le moment représenté est celui ob les Français, ayant pénétré dans la grande mosquée, combattent et mettent en fuite les rebelles qui s'y étaient retranchés.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1810.
1498. Le général Bonaparte fait grâce aux révoltés
du Caire. — 23 octobre 1798.
Par GuÉRiN. — H. 3,65. — L. 5,00.
Après une action meurtrière , les Français avaient contraint les révoltés du Caire à l'obéissance ; les schérifs et les principaux du Caire vinrent implorer la générosité des vainqueurs et la clémence de Bonaparte. L'ordre fut donné d'amener les prisonniers sur la place d'El-Bekir, l'une des plus spacieuses de la
470 SALLK N® 70.
viUe. Le général en chef y vint accomçagné de son état-major, et annonça aux révoltés qu'il leur faisait grâce de la vie.
A gauche, appuyé sur un canon, est Murât en uniforme de hussard. Au centre, près de Bonaparte, se tient l'interprète qui transmet aux habitants les paroles du général en chef. Au fond, parmi les personnages de sa suite, on reconnaît Denon, membre de Tlnstitut d'Egypte.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1808*
1499. Mort de Kléher. — 14 juin 1800.
Par M. L. V. BouOHON; groupe eu marbre.-^ H. 0,81.
Kléber fut assassiné au Caire, dans le jardin de son palais, par un jeune fanatique turc nommé Soleïman, qui lui porta quatre coups de poignard.
SALLE NO 70 (Voir Salle n^ 67).
Les panneaux de cette salle sont ornés de sujets peints au milieu de trophées,
!iar MM. Aladx et Lestano-Parade ; ils représentent : Le dix-huit brumaire 9 noTembre 1709). -— Revue du premier consul dans la cour des Tuileries 1800). — Signature du concordat entre la France et le Saint-Siège (15 Juillet 4801).
1500. La consulta de la République cisalpine , réunie
en comices à Lyon y décerne la présidence au premier consul Bonaparte. — 26janv. 1802.
Par MONSUU en 1808. — H. 9,19. — L. A,8S.
Le 14 novembre 1801, une proclamation de la commission extraordinaire du gouvernement annonça au peuple cisalpin la convocation d'une consulta extraordinaire à Lyon , pour fonder les bases de la République sous les aus{)ices et en présence du
Sremier consul de la République française. Tous les membres e la consulta, au nombre de quatre cent cinquante -deux, furent réunis le 31 décembre. Elle ouvrit ses séances le 4 janvier 1802, et le 26 du môme mois le premier consul vint assister à la séance de clôture. On avait élevé, dans Tancienne église des Jésuites'de Lyon, une salle destinée à rassemblée générale; en face du fauteuil du président se trouvait une tribune pour le premier consul ; elle était ornée de trophées qui rappelaient ses victoires en Italie et en Egypte. Après le discours du général Bonaparte, Regnaud de Saint-Jean-d'Angely, conseiller d'Etat, donna lecture de la constitution de la République cisalpine. Les membres de la consulta demandèrent ensuite à Tunanimité qu'elle prit le nom de République italienne, et avant la clôture de la séance on proclama les listes des collèges et les noms des
principaux membres du gouvernement : le général Bonaparte, président; de Melzi, vice-président ; Guicciardi, secrétaire d'État; et Spanocchi, grand juge.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1808.
1501. Entrée de Bonaparte, premier consul y à An-
vers.—iS juillet 1803.
Par Van Brée. — - H. 5,7Î. — L. 6,10.
Le premier consul, accompagné de madame Bonaparte, arriva à Anvers le 18 juillet, à cinq heures du soir; il fut reçu dans le port, à son débarquement, par toutes les autorités : le général Paradis, commandant de la ville d'Anvers, M. d'Herbouville , préfet du département des Deux-Nèthes , les conseillers de préfecture, M. Werenbrouck, maire de la ville, les membres du corps municipal, les présidents et les juges des tribunaux. Le premier consul et madame Bonaparte, accompagnée de mesdames de Talhouel et de Rémusat, étaient dans un canot avec l'amiral Decrès, ministre delà marine, le général Duroc, M. Maret, secrétaire d'État, et M. Salmatoris, préfet du palais. Talleyrand, ministre des affaires étrangères, Chaptal, ministre de l'intérieur, les généraux Caulaincourt, Savary, Lauriston, et le colonel Lebrun, aide de camp du premier consul, le général Soult, colonel général de la garde, le conseiller d'État Forfait, les généraux Belliard et de Tilly, débarquèrent avant le premier consul. Les chasseurs à cheval, commandés alors ]3ar Eugène Beauharnais , formaient l'escorte ; ils passèrent la rivière dans plusieurs canots.
1502. Napoléon, au camp de Boulogne, distribue les
croix de la Légion d'honneur, — 16 août
Par HennEQUIN. — H. 3,19. — L. ft,83.
Sur un vaste j)lateau qui couronne la falaise de Boulogne, on avait formé un cirque au centre duquel se trouvait le trône de l'Empereur. Napoléon avait à sa droite le prince Joseph , derrière lui les grands officiers de la couronne, et à ses côtés les ministres, les maréchaux de l'empire, les colonels généraux ; en avant ot sur les marches étaient les aides de camp de l'Empereur, et au,pied du trône, sur des bancs, étaient a droite les conseillers d'État, les généraux venus de l'intérieur et les officiers étrangers; à gauche, les officiers civils et religieux. Le reste du diamètre était occupé par la garde impériale, par la musique d'un côté et par deux mille tambours de l'autre. A ses extrémités étaient le grand état-major de l'armée et les états-
majors généraux des camps. L'Empereur découvrait à sa droite les deux camps et les batteries, l'entrée du port et une partie de la rade; il avait à sa gauche le port de Vimereux et les côl^s d'Angleterre. Devant lui s'avançaient, en vingt colonnes, soixante bataillons, dont les têtes occupaient la demi-circonférence du cirque. En avant et dans l'intérieur étaient plus près du trône les pelotons de légionnaires de tous les grades et de toutes les armes. L'extrémité des colonnes allait s'élevant sur les hauteurs que couronnaient vin^t escadrons en bataille et qu'achevaient de couvrir et d'orner une foule immense et les tentes réservées aux dames.
Après un discours du grand chancelier de la Légion d'honneur, l'Empereur remit lui-même les décorations à chacun des militaires qui les avaient obtenues et aux fonctionnaires civils et ecclésiastiques. Des officiers tenaient les décorations dans des casques et sur des boucliers des armures de Duguesclin et de Bayard. Le défilé qui termina la cérémonie dura plus de trois heures, et à ce moment Tavant-garde de la flottille du Havre, composée de cinquante voiles, entrait dans le port de Boulogne.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1806.
Cette salle et la suivante formaient en 1735 Tappartement de Mademoiselle (Louise- Anne de Bourbon), et en 1755 celui de MUu de Charolais.
Les panneaux de cette salle sont ornés de sujets peints au milieu de trophées par MM. âlaux et Gibert : Entrevue de Napoléon et de Pie VII dant la forêt de Fontainebleau (26 novembre iSOk),^ Sacre de l'Empereur à Notre-Dame (2 décembre \%^k), — Napoléon donnant des aigles d rarmée (5 décembre 1804).
1503. Napoléon reçoit à Saint - Cloud le sénatuS" consulte qui le proclame empereur des Fran-çais. — 18 mai 1804.
Par M. Rouget. — H. 4,0».— L. 6,42.
Le 30 avril 1804, le tribunat avait adopté à la presque unanimité la proposition de créer Napoléon Bonapjarte empereur des Français, et le 18 mai suivant, le sénat, présidé par le consul CambaC/érès, avait décrété le sénatus-c-onsulte organique qui déférait le titre d'empereur au premier consul. Immédiatement après sa séance, le sénat se rendit à Saint-Cloud pour présenter le sénatus-consulte à l'Empereur.
Napoléon, en costume de premier consul, reçoit, dans la galerie du palais de Saint-Cloud, l'acte que lui présente Cambacérès, suivi de son collège Lebrun. Madame l^onapartc, sa fille Hortcnsc et madnnic Murât sont pr^s de TEmpe-
reur, ainsi que ses aides de camp et les officiers généraux de service auprès de sa personne, Duroc, Soult, Junot, Murât, Kellermann, Masséna, Bertbier, Eugène Beauharnais, Bernadotte et Bessières ; on remarque, parmi les sénateurs, Talleyrand, Lacépède, Yolncy etVien.
1504. Première distribution des croix de la Légion
d'honneur, dans Véglise des Invalides, — U juillet 1804.
Par Debret en 1812. — H. 4,0S. — L. 5,31.
Une loi. en date du 19 mai 1802, avait institué Tordre de la Légion d'honneur. Les membres nommés n'étaient pas encore reçus. La première cérémonie de réception eut lieu le dimanche 14 juillet 1804, dans l'église de l'Hôtel des Invalides. Le cardinal Fesch, archevêque de Paris, accompagné de son clergé, reçut l'Empereur à la porte de l'église et le conduisit processionnellement jusqu'au trône impérial. Napoléon s'y plaça, ayant derrière lui les colonels généraux de la garde, le gouverneur des Invalides et les grands officiers de la couronne. Aux deux côtés et à la seconde marche du trône étaient les grands dignitaires ; plus bas, à droite, les ministres; à gauche, les maréchaux de l'empire; au pied des marches du trône, le grand maître et le maître des cérémonies ; en face du grand maître, le grand chancelier et le grand trésorier de là Légion d'honneur. Les aides de camp de rEmpereur étaient debout en haie sur les degrés du trône. Derrière l'autel, sur un immense amphithéâtre, étaient rangés sept cents Invalides et deux cents élèves de l'Ecole polytechnique. Toute la nef était occupée par les grands officiers, commandeurs, officiers et membres de la Légion d'honneur. Après la messe , célébrée par le cardinal légat, les décorations furent déposées au pied du trône dans des bassins d'or. Le prince Louis, depuis roi de Hollande, reçut du grand chambellan les deux décorations de l'ordre et les attacha à l'habit de l'Empereur. Ensuite, les commandeurs, les officiers et les légionnaires vinrent au pied du trône recevoir individuellement la décoration des mains de l'Empereur.
Napoléon remet la croix de la Légion d'honneur à un jeune invalide man-, chot. On remarque, parmi les personnages représentés, le cardinal Fesch, David, Muraire, Deuon, Gambacérès, Berthier, Regnaud de Saint-Jean-d'Angely Lacépède et Lebrun.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1812.
1505. Napoléon reçoit au Louvre les députés de Var^
mée après son couronnement. — 8 décembre
Par Serangeli. — H. 4,03. —L. 5,31.
Les députations de tous les corps des armées de terre et de
474 8 ALLE JH^ 72.
mer, celles des gardes d'honneur et celles des gardes nationales, au nombre de plus de sept mille hommes, étaient réunies dans le Musée Napoléon, sous les ordres de Murât, gouverneur de Paris. L'Empereur se rendit dans les galeries et passa la revue de toutes les députations.
La réception a Heu dans une des salles d'entrée du Musée des Antiques ; on aperçoit, dans le fond, le groupe du Laocoon, qui y avait été transporté de Rome.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1808,
SALLE NO 72 (Voir Salle N» 71).
Les panneaux de cette salle sont ornés de sujets de la campagne de 1805, peints au milieu de trophées, par MM. Alaux, May, Lestang-Parade, V. Adam et O. Gct : Pattage du Bhin à Strasbowrg (25 septembre). — Combat et prise de Guntxbourg (9 octobre).— Combat d'Âlbeeh (11 octobre).— Capitulation de Memmingen et entrée de l'armée d Memmingen (14 octobre).
1506. Napoléon reçoit aux Tuileries la consulta de
la République italienne qui le proclame roi d'Italie. — 19 mar^ 1805.
Par GouBAUD en 1807. — H. 2,30. — L. 8,7S.
La députation de la République italienne, qui avait été appelée à Paris pour assister a la cérémonie du sacre, fut reçue aux Tuileries le 19 mars 1805 pour présenter à l'Empereur le statut constitutionnel arrêté par la consulta. L'Empereur était assis sur son trône et entouré des grands dignitaires, des grands officiers et des membres du conseil d'Etat. Melzi , vice-président de la République italienne, porta la parole; il exposa d'abord la situation de la République italienne, les dangers dont elle était environnée, et présenta l'établissement d'un gouvernement monarchique comme l'unique moyen de salut. Il ût ensuite lecture de l'acte fondamental qui conférait à l'empereur Napoléon le titre de roi d'Italie.
1507. Napoléon reçu à Ettlingen par le prince élec--
teur de Bade. — 1" octobre 1805.
Par Jk-V. Bertin. — H. 2,58. — L. 1,55.
L'Empereur, parti de Strasbourg le 1®' octobre, à trois heures après midi , arriva à huit heures du soir à Ettlingen. L'électeur de Bade, le prince Frédéric, son fils, et le prince électoral, son petit-fils, s'y étaient rendus et lui furent présentés.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1812.
1508. Napoléon reçu au château de Louishourg par
le duc de Wurtemberg. — 2 octobre 1805.
Par M. Watelet. — H. 2,36. — L. 1,90.
L'Empereur, parti d'Eltlingen le 2 octobre, à midi , arriva à Louisbourg à neuf heures du soir. Sur les limites des états de Wurtemberg, il trouva des corps de troupe ; les chevaux de ses voitures furent changés et remplacés par ceux de l'électeur. A son entrée à Louisbourg, la garde électorale à pied et à cheval était sous les armes, et la ville illuminée. La réception de l'Empereur dans le palais électoral, où toute la cour était réunie, fut de la plus grande magnificence.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1812.
1509. Combat deWertingen. — 8 octobre 1805.
Par M. Eug. Lepoitteyin en 1835.— H. 1,03. —L. 1,77.
Murât, à la tête des divisions de dragons des généraux Beaumont et Klein , et de la division de carabiniers et de cuirassiers commandée par le général Nansouty, arrive à Wertingen, et aperçoit une division considérable d'infanterie ennemie, appuyée par quatre escadrons de cuirassiers d'Albert. Il enveloppe aussitôt tout ce corps. Le maréchal Lannes, qui marchait derrière ces divisions de cavalerie, survient avec la division Oudinot, et après un engagement de deux heures, drapeaux, canons , bagages, oflûciers et soldats, toute la division ennemie est prise.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1836.
1510. Combat d'Aicha. — 8 octobre 1805.
Par M. JoLLiVET. — H. 1,03, — L. 1,77.
Aïcha, petite ville dans la Haute -Bavière, est à huit lieues d'Augsbourg et sur la route de cette ville à Munich. Le maréchal Soult , après avoir manœuvré les 7 et 8 octobre avec la division Legrand, rejoignit celle de Vandamme pour se rendre avec elle à Augsbourg par la rive droite du Lech, tandis que le général Saint- Hilaire s'y portait par la rive gauche. Le maréchal rencontra à Aïcha les débris de la colonne autrichienne battue à Wertingen ; il les chassa de ce village, et entra le 9, à midi, à Augsbourg, avec les divisions Vandamme, Saint-Hilaire et Legrand.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1836.
1511. Combat de Landsberg. — 11 octobre 1805.
Par M. Bip. Bellangê en 1835. — H. 0,85. — L, 1,82.
Le maréchal Soult s'était porté avec son corps d'armée à Lands*
berg , pour couper une des principales communications de l'en nemi. Il y arriva le 11 octobre, à quatre heures après midi, et y rencontra un régiment de cuirassiers autrichiens, accompagné de six pièces de canon , qui se rendait à Ulm à marches forcées. L'ayant fait aussitôt attaquer par le 26® régiment de chasseurs, il resta maître du champ de bataille, s'empara de deux pièces de canon et fit à l'ennemi cent-vingt soldats prisonniers, un lieutenant-colonel et deux capitaines.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1886.
1512. Napoléon harangue le 2® corps de la grande
armée sur le pont de Lech, à Augsbourg. — 12 octobre 1805.
Par GautherOt en 1808. — H. 3,85. — L. 6,20.
Napoléon quittait Augsbourg pour se diriger sur Burgau, lorsqu'il rencontra sur le pont de Lech le 2« corps de la grande armée, commandé par le général Marmont, qui se mettait en marche forcée pour prendre position sur les hauteurs d'IUersheim. Le temps était affreux, la neige tombait à gros flocons, et les soldats surchargés , parce qu'ils portaient leurs vivres pour plusieurs jours, marchaient péniblement sur une route dégradée. L'Empereur ordonna de faire halte, fit serrer la colonne en masse et former le cercle autant que fut possible à la portée de la voix : il félicita, remercia ses soldats de leur constance dans les marches pénibles qu'ils venaient de faire ; il leur dit quel en était le résultat, expliqua, comme il l'eût fait à ses généraux, la situation de l'ennemi; démontra l'imminence d'une grande bataille, et leur promit une victoire aussi certaine que la confiance qu'il avait en leur valeur et leur dévouement. Cette courte harangue électrisa tous ceux qui l'entendirent.
L'Empereur, monté sur un cheval blanc, indique aux soldats, par un mouvement de la main droite, le point vers lequel ils doivent marcher; près de l'Empereur, le maréchal Bessières, sur un cheval noir, tient le bâton de commandement; plus loin est le maréchal Marmont, monté sur un cheval isabellc, qui s'élance en avant Dans le fond, la ville d' Augsbourg.
1513. Bataille d*Elchingen. — 15 octobre 1805.
Par Camille Roqceplan. — H. 0,85. — U 1,55.
Le 14 octobre , l'Empereur s'était porté au camp devant Ulra et avait ordonné l'investissement de l'armée ennemie. La première opération fut de s'emparer du pont et de la position d'Elchingen. Le 15 , à la pointe du jour, le maréchal Ney passa ce pont à la tête de la division Loison. L'ennemi lui disputait la po-
silion d'Elchingen avec seize mille hommes ; il fut culbuté partout, perdit huit mille hommes; faits prisonniers, un général major, et fut poursuivi dans ses retranchements. A la suite de cette bataille, le maréchal Ney reçut le titre de duc d'Elchingen.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1837.
1514. Capitulation de Nordlingen. — 18 octobre 1805.
Par M. Victor Adam en 18S5. — H. 1,03. — L. 1,90.
Le prince Murât, arrivé de Nordlingen à cinq heures du matin, avait réussi à cerner la division Werneck, et ce général avait demandé à capituler. Les lieutenants'généraux Werneck, Baillet, HohenzoUern, les généraux Vogel, Mackery, Hohenfeld et Dienesberg furent prisonniers sur parole, avec la réserve de se rendre chez eux. Les troupes prisonnières de guerre furent envoyées en France , et une brigade de dragons à pied fut montée avec les chevaux de plus de deux mille hommes de cavalerie qui avaient mis pied à terre.
Ce tableau a été exposé au Salon de 1836.
1515. Reddition dTlm— 20 octobre 1S05.
Par Charles Thévenin en 1815. — H. 2,1*8. — L. 3,82.
L'Empereur avait fait sommer le général Mack de lui rendre la place et Tarmée prisoimière. Il reçut le prince de Lichtenstein et envoya ensuite a Ulm le maréchal Berthier, major général, pour arrêter la capitulation. Aucune des réserves proposées ne fut acceptée. Napoléon ac<5orda seulement, sans difficulté, la clause que le feld-maréchal considérait comme le dégageant, aux yeux de son souverain, de toute responsabilité, et qu'il rédigea lui-même dans les termes suivants : a Si, jusqu'au 2d octobre, à minuit inclusivement, des troupes autrichiennes ou russes débloquaient la ville de quelque côté ou porte que ce soit, la garnison sortira librement avec ses armes, son artillerie et sa caval^ie pour joindre les troupes qui l'auront débloquée. »;Le général Mack ayant eu connaissance de la capitulation du général Wernek à Nordlingen, ne tarda pas à être convaincu qu'il lui était impossible de recevoir aucun secours, et le 19 octobre il signa une nouvelle convention en vertu de laquelle les troupes renfermées dans Ulm, au nombre de trente mille hommes, dont deux mille de cavalerie, sortirent avec les honneurs de la guerre. Soixante pièces de canon attelées et quarante drapeaux, dix -huit généraux à la tête de leurs divisions et brigades, défilèrent devant l'armée française en bataille sur les hauteurs de Michelsberg et du Frauenberg. Napoléon, entouré de son état-major et de sa garde, placé devant un feu de bivouac, sur un rocher escarpé du côte de la
ville, vit, pendant cinq heures, passer à ses pieds cette armée : il fit appeler près de lui tous les généraux autrichiens, et les y retint lusqu'à ce que la colonne eût achevé de défiler, leur témoignant oeaucoup d^égards et conversant alternativement avec eux. Il accueillit particulièrement ceux qu'il avait connus dans les guerres d'Italie, les lieutenants généraux Klenau, Giulay, Gottesheim , Tarai et l'ancien compagnon d'armes du maréchal Ney, les princes de Lichtenstein et plusieurs autres. {Précis des événements militairesj par le comte Mathieu Dumas.)
1516. Combat de Diernstein. '— 11 novembre 1805.
Par M. BeadxE. — H. 0,85. — L, 1,82.
Le maréchal Mortier, après s'être emparé du village de Léoben, aperçut, avant d'atteindre Diernstein, plusieurs colonnes russes, fortes d'environ douze mille hommes , qui se dirigeaient vers ce village. L'une d'elles suivait un chemin resserré entre deux murs de pierre sèche, pouvant donner passage à huit hommes de front. Par la marche et la disposition des Russes, quatre mille Français se trouvaient avoir devant et derrière eux deux masses énormes d'ennemis, à gauche, un escarpement sans aucun débouché, et à droite, le Danube sans aucun moyen de passage. Dans cet instant critique, le colonel Henriod, à la tète du 100*» de ligne, ordonne la charge. Les Français s'avancent avec impétuosité sans répondre à une vive fusillade, mandent droit a l'ennemi , et après trois-quarts d'heure de combat, se font jour â travers les lignes. Bientôt le désordre devient général ; dans cette horrible confusion , quelques soldats, voulant éclairer leur retraite, mettent le feu au village de Léoben. Le maréchal Mortier avait pris place dans la colonne d'attaque, entre le i^ et le 2® bataillon du 100® de ligne. Le 4® et le 9® d'infanterie légère souffrirent le plus dans cette action , à laquelle prit part aussi le 103« et le 4« dragons, dont le colonel Wattier fut tué.
Ce tableau a été exposé au Salon de 18S6.
Ce vestibule, f}ui séparait les grands appartements du rez-de-cbaussée de l*aile du midi, avait été divisé sous Louis XV et sous Louis XVI en plusieurs peUtes pièces avec entre-sol au-dessus, et où les colonnes existaient encore cachées dans des corps de menuiserie, mais mutilées. Il a été rétabli et restauré de 1810 ft 1814.
1517. Bonaparte (Charles-Marie).
Par M. £lias Robert en 1855 $ buste en martire. — H. 0,78.
Né à Ajacdo, le 26 mars 1746, oonselUer du roi et assesseur
de la ville et province d'Aiaccio en 1774, il fut nommé en 1777 député de la noblesse de l île de Corse à la cour et membre du Conseil des douze en 1781. Il mourut à Montpellier le 24 février 1785. — 11 avait épousé en 1767 Marie-Laetitia Ramolino, dont il eut : 10 Joseph, roi de Naples, puis d'Espagne; 2® Napoléon, empereur des Français; 3® Lucien, prince de Canino; 4» Elisa, grande duchesse de Toscane ; 5« Louis, roi de Hollande; 6" Marie- Pauline , princesse Borghèse ; 7® Caroline , reine de Naples ; 8° Jérôme, roi de Westphalie.
1518. Napoléon I^, empereur des Français. (Voir n» 720.)
Par HouDON ; buste en marbre. — H* 0,59.
1519. Napoléon /«*', empereur des Français. (Voirn»72o.)
Par F. Bosio; buste en marbre. — H. 0,55.
1520. Napoléon J^, empereur des Français. (Voir n» nn.)
Par M. E. Seurre; statue en bronze. -« H. 1,80.
Cette ligure, fondue par MM. Soyer et Ingé, est une réduction de celle placée sur la colonne de la place Vendôme. Elle est de grandeur naturelle, et l'épée a été moulée sur celle que portait habituellement PEmpereur.
1521. Joséphine f impératrice des Français.
Par HOUDON en 1808 ; buste en marbre, •— H. 0,58.
Marie-Rose-Joséphine de Tascher de la Pagerie, née à Saint- Pierre de la Martinique le 24 juin 1763, fut mariée le 13 décembre 1779 à Alexandre-François-Marie, vicomte de Beauharnais , qui fut plus tard général en chef de Tarmée du Rhin. Restée veuve le 24 juillet 1794 avec deux enfants, Eugène et Hortense de Beauharnais, elle épousa, le 8 mars 1796 , Napoléon Bonaparte, alors général en chef de Tarmée dltalie. Devenue impératrice des Français, elle fut sacrée et couronnée à Notre-Dame par le paçe Pie VII, le 2 décembre 1804. Divorcée en 1809, elle se retira a la Malmaison et y mourut le 9 mai 1814.
1522. Joséphine, impératrice des Français. (Voir n» 152t.)
Par M. Vital Dubray en 1850 ; statue en plâtre. — H. 2,70.
Modèle de la statue en marbre exposée au Sabn de 1857, et exécutée pour la ▼iUe de Saint-Pierre (Martinique).
1523. Marie-LouisBy archiduchesse d'Autriche, impé-
ratrice des Français.
Par Spalla; buste en marbre. — H. 0,64.
Fille de François P', empereur d'Autriche, née le 12 décembre 1791. Mariée le 2 avril 1810 à l'empereur Napoléon I«', elle fut pendant les campagnes de 1812 à 1814 proclamée régente, quitta la France en 1814, et reçut du congrès de Vienne le duché de Parme, de Plaisance et de Guastalla. Elle mourut le 17 décembre 1847.
On lit derrière ce boste : spalla scylpsit tayrini anno 1810.
1524. Napoléon-FrançoiS'Charles-Josephf prince im-
périal, rai de Rome.
Statue couchée; marbre. — Long. 0,68.
Fils de Napoléon 1^ et de Marie-Louise, né au palais des Tuileries le 20 mars 1811. Après l'abdication de l'Empereur, il fut remis entre les mains de son grand-père, François !«', empereur d'Autriche, qui lui donna, en 1818, le titre de duc de Reichstadt et un régiment de cavalerie. U mourut au château de Schœnbrunn le 22 juiUet 1832.
1525. Joseph Bonaparte, roi d'Espagne.
Par F. Delaistre ; statue en marbre. — H. 1,95.
Frère aîné de l'empereur Napoléon !«', né à Corte le 7 janvier 1768. Elu en 1792 membre de l'administration du département de la Corse, il fut en 1796 commissaire des guerres de l'armée d'Italie, dont son frère avait le commandement. Député de la Corse au conseil des Cinq-Cents, il fut en 1797 ambassadeur à Parme et à Rome. Membre du conseil d'Etat sous le Consulat, il se signala comme négociateur et signa un traité de paix et de commerce avec les Etals -Unis en 1800, le traité de Lunéville en 1801, le traité d'Amiens en 1802, et le concordat avec la cour de Rome en 1803. Grand officier de la Légion d'honneur et membre du sénat, il fut, à Tavénement do Napoléon P', prince impérial, grand électeur de l'Empire, et pendant la campagne de 1805, il eut la direction du gouvernement. Roi de Naples le 30 mars 1806, il fut appelé au trône d'Espagne le 7 juillet 1808, et fut obligé de rentrer en France en 1813. Lieutenant général de l'Empire en 1814 et pendant les Cenir-Jours, il se retira en 1815 aux Etats- Unis et prit le nom de comte de Survilliers. De retour en Europe, il habita successivement l'Angleterre et l'ItaUe, et mourut à Flo^
reucele 28 juillet 1844. —Joseph Bonaparte avait épousé, en 1794, Marie-Julie Qary, dont la sœur fut plus tard femme du général Bernadotte et reine de Suède.
Cette statue a été exposée au Salou de 1808. Lé prince est représenté en cosme de grand électeur de l'Empire.
tume
1526. Joseph Bonaparte, roi d'Espagne, cvoir n*» 1525.)
Par Bartoloni; buste en marbre. — H. 0,56.
1527. Joseph Bonaparte , roi d'Espagne, çvown^ 1^25.)
Buste en marbre. — H. 0,52.
1528. Lucien Bonaparte, prince de Canino,
Buste en marbre. — H. 0,52.
Troisième fils de Charles-Marie Bonaparte. Né à Ajaccio le 21 mai 17SS ; président du conseil des Cinq-Cents en 1799 ; prince de Canino en 1804; mort à Viterbe le 30 juin 1840.
1529. Louis Bonaparte, roi de Hollande.
Par p. Garteluer en 1810 ; statue en marbre. — H. 1,87.
Quatrième fils de Charles Bonaparte et frère puîné de l'empepereur Napoléon I«', né à Aiacciô le 2 septembre 1778. Il fut d'abord, en 1794, lieutenant de son frère, qui l'attacha à Fétatmajor de l'armée des Alpes, et commanda en second une compagnie de canonniers. A l'armée d'Italie, dont son frère était général en chef, il devint son aide de camp, et reçut le brevet de capitaine après la bataille de Castîglione. Il accompagna son frère en Egypte, revint à Paris en 1799, et fut appelé au commandement du 5« régiment de dragons. Marié le 3 janvier 1802 à Hortense- Eugénie de Beauharnais, fille du général Alexandre de Beauharnais et de Joséphine, il devint en 1804 général de division et reçut, à l'avènement de l'Empire, les titres de connétable et de colonel général des carabiniers. En 1805, il accompagna l'Empereur en Italie, fut nommé gouverneur du Piémont, et fut chargé à la fin de la même année d'organiser l'armée du Nord. Proclamé roi de Hollande le 24 mai 1806 , il gouverna ce pays avec sagesse et modération, et abdiqua le 1®' juillet 1810. Retiré d'abord à Grœtz, il se rendit ensuite en Italie et y vécut dans la retraite sous le nom de comte de Saint- Leu. il mourut à Florence le 25 juillet 1846.
Cette statue a été exposée au Salon de 1810. Le prince est représenté en costume de grand connétable.
482 BSTIBULB NAPOLÉON , N<» 73.
1530. Louis Bonaparte^ roi de Hollande. (Voir n« 1520.)
Par P. Cartellier en 1808 ; buste en marbre. — H. 0,61.
1531. Hortense-Eugénie, reine de Hollande.
Par M. Emile Ghatrousse en 1852 ; groupe en marbre. « H. 0,89.
Née à Paris le 10 avril 1783, Hortense-Eugénie de Beauharnais était fille d'Alexandre, vicomte de Beauharnais, et de Marie-Rose- Joséphine de Tascher de la Pagerie. Elle fut mariée le 3 janvier 1802 à Louis Bonaparte, depuis roi de Hollande, et mourut le 3 octobre 1837,
La reine de Hollande est représentée assise, ayant près d*el1e son troisième fils Qiarles-Louis-Napoléon Bonaparte, aujourd'hui Napoléon lil, empereur des Français.
1532. Jérôme Bonaparte^ roi de Westphalie.
Par Bartoloni ; buste en marbre. — H. 0,58.
Dernier frère de Fempereur Napoléon P', né à Ajaccio le 15 décembre 1784. Aspirant provisoire, puis aspirant de 2^ classe à Brest en 1800, il fut embarqué sur le vaisseau Vlndivisible, fut aspirant de l''^ classe en 1801, passa sur le vaisseau le Fovrdroyant, et fut enseigne de vaisseau en 1802. Il fit partie en 1802 de 1 expédition de Saint-Domingue, servit sur la corvette VEpervier, fut lieutenant de vaisseau, puis capitaine de frégate en 1803, et partit pour la Nouvelle-Angleterre en 1804. Il commanda la frégate la Pamone en 1805, fut nonmié capitaine de vaisseau de 2® classe et commanda le Vétéran, Contre^miral en 1806 , il commanda les forces navales à Gênes et fut grand-croix de la Légion d'honneur. Commandant en chef des contingents bavarois, badois et westphaliens en 1806, il passa au commandement en chef du 9® corps de la grande armée, et fut général de division en 1807. Marié le 22aoûtl807àFrédérique-C:atherine-Sophie-Dorothée, princesse de Wurtemberg, il fut roi de Westphaliele 1*^' décembre 1807. Commandant en chef le 10^ corps de Tarmée d' Allemagne en 1809, et investi du commandement supérieur des 5^,7^ et 8^ corps, composés de Polonais, de Saxons et de Westphaliens, il fit les campagnes de Prusse, de Pologne, d'Allemagne et de Russie. Commandant la 6^ division d'infanterie du 10^ corps en 1815, il
g rit le commandement de l'armée à Waterloo le 18 juin, à dix eures du soir, et le conserva jusqu'au i^' juillet suivant. Gouverneur de l'hôtel des Invalides en 1848, maréchal de France le !«' janvier 1850, il fut en 1852 président du Sénat.
1533. Jérôme Bonaparte, roi de Weetphalie. (voir o* 1^92.)
Buste en marbrct — H. 0,53^
1534. Frédérique - Catherine - Sophie - Dorothée
de Wurtemberg f reine de Westphalie.
Baste en marbre.^ H. 0,50.
Fille de Frédéric, roi de Wurtemberg, et de Augustine- Caroline- Frédérique -Louise de Brunswick -Wolfenbuttel, sa première femme. Née le 2 février 1783 ; mariée le 22 août 1807 à Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie; moife le 28 novembre 1835.
1535. Eugène de Becuharnais^ vice-roi d'Italie.
(Voir n« 4222.) Par J.-B. GOHOLLi en 1809; buste en marbre. — H. 0,65.
l\ est représenté en costume de prince de l'Empire # On lit derrière ce buste