‹ Notice épigraphique de diverses antiquités gallo-ramainesChapitre 11 sur 52 · COS · texte numérisé non relu

COS

Je ne m'étends pas davantage sur ce sujet; mais on trouvera de plus amples renseignements dans les travaux de M, Descemet (3), qui a rappelé que cette branche de la gens Domitia était issue de Cn Domitius Aier, citoyen romain, né à Nîmes, en l'an 73B de Rooie et devenu consul en l'an 39 de notre ère.

(1) royage dans le Midi, t. IV. p. *25-

(2) BiUletin de la Société des Antiquaires de Fra-me, 187t, p. 72.

(3) Di alcune sigle su i mationi anticki, il an s le Bi^L dell* Institut* di corrisp, arckeoL, 1876, p. 5a; Comptes rendus de l'Académie des Imcriptimu et Helies-LeUrts , 3« trimestre 4878.

Une collection assez nombreuse d'inscriptions céramiques appartient au musée d'antiquités installé dans une salle basse du théâtre du Mans. J'indiquerai par un astérisque celles qui ont été publiées.

Voici d'abord deux briques provenant d'AUonnes (1); sur l'une d'elles, on lit :

* ATTIC, avec ligature du deuxième t et de i; soit Atiïc

{us) ou AUic{i).

Sur l'autre, on lit :

* CONDATI. Ce mot fait immédiatement songer au nom

de lieu Condate ^ fréquent dans la nomenclature territoriale celtique. Mais ce qui est généralement moins connu, c'est que Condaies paraît avoir été un surnom de Mars, ainsi que cela est attesté par une inscription de la Grande-Bretagne, publiée dans le Corpus Inscriptionum Latinarum, tome VII, n° 420 : D{€o) M[arti) Condati Attonius Quintianus, men{sor) ex ce (ducenario) Imp{€ratoris), ex iusso l{aetus) l(ibens) m[erito). Nous ne savons pas si l'inscription de la brique d'AUonnes doit être prise dans l'acception topologique ou mythologique ; cette dernière supposition n'aurait rien de déraisonnable, puisqu'on a découvert une brique à rebord, actuellement déposée à la bibliothèque de la ville de Digne, sur laquelle se lit, avec ligature de n, a et e, le nom de divinité

BELLONAE

Elle a été publiée par M. de Laurière dans le Bulletin monumental^ tome XLIV (1878), p. 484.

( I ) Hucher, Catalogue du Musée archéologique du ManSy y. 25, n° 165, avec deux fac-similé.

Voici les autres inscriptions céramiques que j'ai relevées au musée du Mans :

ATIC, sur la panse d'une amphore provenant du midi de la France ; ligature de t et de i ; lire Atic{i), Cette inscriptionavaitétéconsidéréecomraeillisible (1).

* VRITEV, sur une anse d'amphore (2); ligature de v et r^

I et T ou de T et I ; lire Uriteu, ou Urtieu.

* CRVCVRO, sur un fragment de vase en terre rouge lus-

trée, dite Samienne, au-dessus d*uû chien cou-^ rant(3). '

* IVST , sur un fragment de même terre, au milieu

d'ornements en relief représentant des monstres marins (4).

* INRETAP, rétrograde de Paterni; ligature de a, t, e et

R. Cette estampille se lit en gros caraelères ^ur deux

spécimens différents de même poterie rouge lustrée,

au milieu d'ornements et de personnages en relief (5).

Je réunis ici une liste de dix-huit estampilles imprimées

intérieurement sur le fond de poteries en terre rouge

lustrée, telles que je les ai lues :

(4)Hucher, Catalogue du Musée archéologique du MaiiSf p. 40, n*' 205.

(2) Hucher, Catalogue du Musée archéologique du Mant, p. 29, no 175.

(3) Hucher, dans le Bulletin monumental, t. XXVI (1860), p. 286, avec fac-similé.

(4) Hucher, Catalogue du Musée archéologique dx% Mans, p. 34, n® 491, avec fac-similé.

(o) Hucher, Catalogue du Musée archéologique du Mans, p. 30, n* 188, avec fac-similé.

AT. OF, lire Ai(iuî) of{ficina).

OFIC AT, lire of{f)ic{ina) Al[tii?).

AT...ANI-M, lire At{ianx) fn(anu)\ AVITVS.

BONOXI- M, BORILLI-OF, lire Borilli oflficina).

CIIMIINIA, forme archaïque de la lettre ii pour e ; le A final est sans doute la moitié d'un M , sigle de m{anu) ; lire Cernent m{anu).

OF CHRESTI, ligature de u et r; lire ofificina) Chresii.

^COCILLI.MA, forme archaïque de la lettre a.

DECMN, il faut supposer sans doute la ligature de I et M, de m et i, de n et i ; lire DeciminL ^GEMINAA, ligature de n et i, de m et a; lire Gemini ma{nu) (i).

OF LICIN, LVPI* M,

M AXI ...I M, sang doute Maxi{mini) m{anu) . \ SECVNDIANI, le deuxième n retourné.

*VITA, sans doute Vita[li8) (2).

OF VITA. lire ofificina) Vita{lis).

....LIANhM

Il me reste à citer les inscriptions céramiques que je

n'ai pas vues dans les deux collections publiques du Mans.

C'est d'abord Testarapille regenvs imprimée sur une

(4) Hucher, dans le nutlelin monumental (\H60)y p. 276, avec fac-similé.

(2) Hucher, dans le Bulletin monumental , p. 287, avec fac-similé.

terrine ou mortier découvert à Saint-Jean-des-Échelles [i); puis rinscription ivnab, moulée en caractères rétrogrades, d'environ quinze millimètres de hauteur, sur un fragment de terre rouge lustrée, appartenant à M. Hucher (2). LMnscription doit se lire à rebours, banyi ; c'est, sous la forme du génitif, le nom du céramiste Banuius, dont Teatampille a été trouvée en divers endroits, en Bretagne (3), à Glanon (4), à Bourges (5), et dans le département de rAllier (6).

Mais ce qui donne surtout de Tintérét à ce nom gaulois, c'est qu'il figure sur une grande inscription lapidaire, découverte à Reims et déposée actuellement sous la voûte de la Porte de Mars. Si elle n'a pas été publiée^ il est à propos de la faire connaître.

Je la donne donc d'après mon carnet de voyage. Elle consiste en une grande tablette presque quadrangulaire, de 1"10 de hauteur; largeur à la partie supérieure C^^O, à la part'e inférieure, O'^So. Les lettres ont O^'OÔ de hauteur; l'inscription, gravée à 0"i9 au-dessous du bord supérieur, présente deux lignes très- lisibles :

lARTOS BANVI

C'est l'épitaphe du Gaulois lartos, [ûls) de Banuius, que l'on peut comparer, pour le laconisme de la rédaction, à

(1) Revue des Sociétés savantes, 1866, p. 495.

(2) Bulletin monumental, t. XXVÏ (1860), p, 286.

(3) Aug. André, Catalogue raisonné du musée d'archéo-^ logie de Rennes ^ 4876, n® 622.

(4) Revue archéologique, t. XIII, p. 67.

(5) Schuermans, Sigles FigulinSy n** 73 L

(6) Schuermans, Sigles Figulins, w 730.

la fameuse inscription de la Haute-Borne^ à Fontaines (Haute-Marne) :

VIROMARVS ISTATILLI F.

Un grand nombre d'autres inscriptions, découvertes au Mans, avaient été recueillies par M. [Mauny; j'ignore ce qu'elles sont devenues. Elles ont été publiées en paîrtie par Daudin [\) et par de Gaumont (2), en totalité par Pesche (3). Il ne me reste donc qu'à reproduire la liste* des estampilles sur poteries fines données par ce dernier :

ANCRINI ou VANCRINI OF MODESTI (7)

O ARASSI O NIGRINI (8)

O ASTVI (4) O SEVERI (9)

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