PRI8CILLA
(Gibert, le Musée d'Aix, 1882, p. 67.)
MERCVRIO V- S- L* M 8EX- ANNIVS SEVERVS
(Muratori, Thés, vet, insc, p. 45. n^H.)
Cobeia est une divinité nouvelle à enregistrer dans le panthéon gaulois. Quant au nom de la dédicante, Decantilla, il apparaît aussi pour la première fois. Cette patère a donc un intérêt exceptionnel.
BASE VOTIVE DE LOBNINGEN, GRAND -DUCnÉ d'OLDENBURG.
Une petite base, ayant vraisemblablement servi de support à une figurine absente, a été découverte, en avril 1875, à Lœningen , près du village de Marren (grand-duché d'Oldenburg), dans un laraire renfermant des statuettes de Mars. Cet ex-voto en miniature (1) n'a
(1) Jahrbûcher des Vereins von Altherthumsfreunden im
que 0"*025 de largeur sur 0"035 de hauteur ; il se compose d'un dé carré, avec soubassement et corniche. Sur Tune des faces on Ut en lettres pointillées :
Vie . DICCIVS
CAMICCI
Un point marqué au milieu du d lui donne Tapparence du caractère connu des celtologues sous le nom de d barré, ou mieux, dhêta gaulois (i). Le voisinage des figurines de Mars ne laisse aucun doute sur le sens de l'abréviation vie ; il s'agit d'une dédicace à la Victoire. La lecture est donc :
Vic(tortae), Diccim^ Camicci (filius ou liber tus), v(otum) s(olvit) l(ibens) m(erUo).
Je crois que les noms Diccim et Camiccius ou Camiceus, apparaissent pour la première fois dans lanomenclature gauloise.
PLAQUE VOTIVE DE NIMES. (Perdue.)
Cet objet, découvert en 1740, a fait partie du cabinet de Boudon, de Saint-Jean-du-Gard; on ignore ce qu'il est devenu. Nous ne pouvons le décrire que d'après les paroles des antiquaires nimois, Séguier et Ménard, qui l'avaient vu.
Rheinlande (Société des Antiquaires du Rhin), t. LVII (4 867), Bonn, p. 67; cfr. Verhandlungen der Berliner anthropologis-' chen Gesellschafty 1875, p. 92.
(0 Revue archéologique, XLII (1884), p. 379.
« Cette antique, trouvée dans les décombres de la Fontaine , consiste en une petite plaque de cuivre jaune, qui a un pouce sept lignes de hauteur et deux pouces de largeur, sans y comprendre deux saillies en queue d\ irondelle, qui sont sur cette largeur et qui ont chacune sept lignes de long. L'épaisseur de la plaque est d'environ une demi-ligne. Sur chacune des saillies est un trou de deux lignes de diamètre, dans lequel se plaçoit un tenon qui servoit à tenir la plaque attachée. Le carré de cette pièce contient l'inscription suivante. Les lettres sont battues, presque effleurées et sans profondeur, formées même avec une négligence et une irrégularité qui ressentent l-e bas-empire : >i
DEO NEMAVSO VALERIA PROCILLA
A ces renseignements donnés par Ménard (I), nous ajoutons ceux que Vincens et Baumes (2) prétendent avoir empruntés à Séguier, mais qui ne se retrouvent pas dans les papiers de ce dernier (3).
(1) Histoire civile j ecclésiastique et littéraire de la ville de Nîmes, t. VU, 1758, p. 183.
(2) Topographie de Nîmes et de ses environs, p. 571.
(3) Le regretté Emile Germer-Durand en atait en vain cherché la trace dans les manuscrits de Séguier conservés à la bibliothèque de Nîmes; il n'eût pas manqué d'en faire la citation; or, je suis assuré qu'il ne l'a pas faite, car il me communiquait à revision et à correction toutes les épreuves de son Corpus épigraphique nîmois, qui figurera dans la nouvelle édition de VHistoire générale de Languedoc, de dom Vaissette.
« Nous la (cette inscription) répétons ici, à raison de la note de Séguier qui l'accompagne. Elle est sur une petite lame de cuivre jaune trouvée dans les fouilles de la Fontaine de Nîmes et conservée dans le cabinet de M. Boudon, de Saint-Jean-du-Gard. La lame a un quart de ligne (un demi -millimètre) d'épaisseur. On y voit encore un des tenons de cuivre rouge qui Fattachoient. Les A n'ont point de traverse. Les lettres paraissent battues, sont fort mal faites, et n'ont presque point de profondeur. »
La provenance nîmoise de cet ex-voto^ consacré par Valeria Procilla, donne à penser qu'il peut avoir existé des liens de parenté, plus ou moins éloignés, entre ladédicante et un personnage de la Narbonnaise, G. Valerius Procillus, mentionné plusieurs fois par César comme son hôte, -son ami, son interprète en langue gauloise. Il ne faut cependant pas attacher à ce rapprochement plus d'importance qu'il ne convient, car le cognomen Py^ocilla n'est pas rare ; on le trouve même associé au même nom gentilice Valeria^ dans une inscription de Dalmatie (1) :