‹ Notice épigraphique de diverses antiquités gallo-ramainesChapitre 44 sur 52 · DEO MERC CAN DIICIR.\LYRERCYS.-.EX.%TEST.%PLAC DOCIRIGIS P II · texte numérisé non relu

DEO MERC CAN DIICIR.\LYRERCYS.-.EX.%TEST.%PLAC DOCIRIGIS P II

Deo Mer(curio) Can(etonnessi)^ Decir(ius) Lupercus ex test(amento) Plac(idii) Docirigis ; p(ondo : (librae) duo, quincunx^ binae sextulae.

Deo Merc(urio) Canfetonnessi), Decir(ius Lurercus (pour Lupercus) ex test(amento) Plac(idn Docirigis ; p(ondo) : librae) duo, quincunx.

J'ai complété le surnom de Mercure au moyen d'une autre inscription du même trésor (n® 2821), sur laquelle on lit en toutes lettres kanetonnessi. On connaît plusieurs exemples du gentilice Deciriics (1) ; celui de Placiditts est également connu (2) ; à la vérité , on peut songer aussi à celui de Placentitis qui se lit sur une réglette de bronze conservée au Cabinet des médailles (3) sous le n^ 3823.

Le nom gaulois Docirix avait été mal lu jusqu'à présent Doctrix, Notez l'emploi simultané des deux formes E et II de la même voyelle, et la faute du graveur, Lurercus pour Lupercus , qui n'avait pas encore été relevée ; autre remarque , les signes de ponctuation sont figurés par un trait oblique sur le n*' 2826, et par un petit groupe triangulaire sur le n^ 2827.

En mettant la livre romaine à 314 grammes,- la première indication pondérale équivaudrait à 648 -j- 135 -(-9 = 792 gr. Or, la patère pèse en réalité 408 grammes. De même , la deuxième indication pondérale équivaudrait à 648 -f- 135 = 783 gr. ; or la deuxième patère pèse en réalité 393 gr. 50.

Il est impossible d'admettre un écart aussi considérable. Pour tourner la difficulté , M. Louis Blancard (4) a fort ingénieusement conjecturé que les deux patères avaient été pesées ensemble, et que l'indication de cette somme avait été répétée identiquement sur chacune d'elles. En effet, le poids actuel des deux patères réunies est 408 gr. -f 393 gr. 50 = 801 gr. 50, somme qui

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