EXTERIEUR DE LA CATHÉDRALE
§ I. — Idée générale du Monument.
A ne juger de la Cathédrale de Meaux que par l’extérieur, elle semble, au premier abord, inférieure à beaucoup d’autres Eglises d’une si riche décoration. Cet édifice présente dans son ensemble un style sévère; et si l’on en excepte les divers portails, on trouve à peine quelques traces de sculptures sur les murailles. A cette grande simplicité, il faut ajouter la mauvaise nature des matériaux employés dans sa construction , qui a causé de grandes dégradations, surtout du côté du midi. C’est avec regret que je me vois obligé d’ajouter ici que presque tontes les sculptures des portails furent mutilées par les Hiigiie-
noU, lorsqu’ila pillèrent la Calbe'drale en i56i. (Toaseaiot Dupleasû, I, page 557.)
La façade principale, quoiqu’inacbevèe , ne manque pas de noblesse et d’élègance, et mérite une description dc'taille'e.
La nef beaucoup trop courte , flanquée au nord , de deux cbapcllcs inégales, et terminée au midi par une fort laide construction, dite la Tour noire, ne présente rien de remarquable.
Quant an pourtour du chœur et du sanctuaire, si l’on n’y trouve pas la richesse d’ornemens que l’on admire à Rheims, à Orléans et ailleurs, cette partie de l’édiHce offre du moins beaucoup de grandeur et de noblesse. Les contreforts élancés sont terminées p.ar de petites pyramides, ornées sur les parties angulaires de feuilles ou de fleurons en retroussis , ayant de loin la forme de crochets; et deux rangs superposés d’arcsboutans, bardiraens jetés, viennent s’appuyer sur les murs latéraux du chœur. Ces arcs retombent à leur extrémité sur des colonnes courtes, dont les bases ornées d’un rang de perle, et les chapitaux ornés de feuilles à crochets ou de feuilles naturelles, sont, en plusieurs endroits, d'une parfaite conservation. Les gargouilles saillantes qui partent des contreforts en sont souvent le seul ornement.
On regrette de ne pas voir l’extérieur de notre Cathédrale orné de ces élégantes balustrades en pierres découpées, qui ajoutent tant à la décoration de ces sortes d’édifices. Il parait qu'il en a existé une autrefois tout autour des grands combles; et Toussaint Duplessis assure qu’elle a été supprimée, parce que la violence des vents l’avait détruite en partie (I , aqq). Elle est remplacée aujourd’hui par de simples rampes de fer, garnies d’un petit treillis , qui sufllseot pour faire commodément le tour de l’Eglise, mais qui ne sont d’aucun effet comme ornement. Au-dessous de cette galerie, règne une frise de feuilles cntablées dont l’ensemble est du meilleur effet, mais qui malheureusement est fort endommagée , et a même entièrement disparu en quelques endroits.
Au-dessus des bas-côtés, et au niveau des grandes fenêtres du chœur, un large trottoir permet encore de faire le tour de l’Eglise , et de considérer' de près les contre-forts et leurs ar-
L'hiütorien de l’Eglise de Me*ux ( 1 , 299 ) assure que la Cathédrale c'tail autrefois couverte en ardoises et en plomb, et que l’on fut oblige' d’y substituer de grosses tuiles. Si l’e'dilice y a gagne' en solidité, il a beaucoup perdu sous le rapport de la perspective, rien n'dtant moins favorable à ces vastes monuincns qu’une couverture en tuiles, qui les confond avec tous les bâtimens environnans.
La Cathe'drale de Meaux a perdu un ornement plus important, par la suppression d’un clocher en charpente, revêtu de plomb , qui s'élevait au-dessus du transept. Comme il menaçait ruine, on fut obligé de le démolir vers 1640. La boule et la croix , qui étaient de cuivre doré , pesaient 600 livres , et furent employées i la décoration du grand autel en 1686. (Mss. de Ledieii , page 6. )
La Cathédrale entièrement dégagée à l’ouest et à l’est, le sera aussi très prochainement du cêté du midi, le Gouvernement ayant déjà acheté une partie des constructions qui y sont adossées. Du côté du nord , la sacristie et un bêtiment de l’Evêché viennent s’appuyer sur l’Eglise, et obstruent même complètement le bas du portail septentrional.
Apres avoir donné cette idée générale de l’extérieur de la Cathédrale, il est juste d’entrer dans quelques détails sur les parties les plus ornées et les plus caractéristiques.
§ 11 . — Façade occidentale, ou grand Portail.
Cette façade, commencée sur le plan noble et imposant de nos plus belles basiliques, offre trois portails à voussures profondes, dont les deux latéraux devaient être surmontés de deux tours carrées, comme à Notre-Dame de Paris. Malheureusement la tour méridionale, celle de droite, n’a jamais été faite, et immédiatement au-dessus de ce portail , les constructions en pierres sont remplacées par une masse de charpentes couverte en ardoises, désignée sous le nom de Tour noire, dont la hauteur atteint à peine celle du pignon de la nef.
Ce qui contribue à donner de la grâce à cette façade, c’est le beau parvis qui la précède , et auquel on monte par huit mar-
chcs. Ce parvis , fait en 1610, a environ 120 pieds de largeur, sur une profondeur de 27 pieds en avant du trumeau des portails. 11 a t'te entièrement rétabli vers 1816.
Sur sa largeur , la façade est divisée en trois parties par quatre contreforts de bon goût, encore très ornés dans leur partie infe'rieure , mais qui ont perdu presque toutes leurs sculptures dans les parties supérieures.
Sur sa hauteur , la façade présente comme quatre étages : le premier, rempli par les trois portails , est seul achevé. Dans la partie centrale , une rose occupe le second étage, et le pignon triangulaire de la nef forme le troisième; au midi la tour noire forme le second étage ; an nord , la tour a trois étages au-dessus du portail.
Le portail du milieu et celui de droite sont surmontés l’un et l'autre de frontons triangulaires aigus, avec des bouqncts de feuilles à courbures snr leurs arêtes, et leurs tympans décorés par des compartimens flamboyans.
Le portail de gauche , sous la tour , présente une ogive plus obtuse que les deux autres, surmontée d’un très petit fronton à contre - courbe , ou en accolade, avec des feuilles sur scs arêtes.
Les quatre contre-forts qui séparent ces portails sont ornés de trois rangs d’arcades ou de niches superposées. Ces ornemens sont très détériorés sur les deux contre-forts de droite; on y distingue cependant encore des trilobés, des quatre feuilles, et, si je ne me trompe, il faut les attribuer au XIV* siècle. Les deux contre-forts de gauche, mieux conservés, présentent l’ogive à contre-courbe avec les dais et les feuilles renversées des XV* et XVI* siècles.
Les parties de murs laissées vides par les frontons sont couvertes d’arcades figurées en relief, malheureusement très endommagées.
Les trois portails offrent chacun des voussures profondes , garnies de trois rangées de statues séparées par de petits dais. Chaque portail était décoré , sur les parois latérales , de trois statues de chaque cdté , portées snr des bases élevées , ornées d’arcades figurées; le trumeau présentait une septième statue avec une base semblable. Ces grandes statues ont disparu , et
les statuettes des voussures sont fort mutilées. Au premier coup-d'œil , on aperçoit une différence de style entre l’ornementation du portail de gauche et celle des deux autres ; et le premier étant certainement du XV* siècle , on peut conclure que les autres sont du XlVsj ce qui s’accorde très bien avec la concession de terrein faite à la fin du XIII* siècle, par Philippe-le-Bel , pour prolonger l’Eglise.
Les tympans de ces trois portails sont remplis par trois rangées de bas-reliefs qui ont moins souffert que le reste des ornemens.
Au portail du milieu, le bas-relief supérieur représente Notre Seigneur assis entre deux Anges adorateurs. Au-dessous, les Anges sonnent de la trompette pour annoncer le jugement dernier. Lebas-relief inférieur présente , dans le milieu, la sortie des tombeaux; à gauche, les Anges conduisant les élus au paradis figuré par de petites niches; à droite, les Démons conduisant les réprouvés dans l’enfer, figuré par une vaste gueule de dragon vomissant les flammes. Je présume qu'au trumeau de la porte, il devait y avoir une statue de Notre Seigneur. Les statues des parois latérales représentaient des Evêques de Meaux. On lit encore , sur le contre-fort qui sépare ce portail de celui de droite, ces mots gravés en caractères gothiques : Cb sont lbs saints Evêques db l’Eglisb de céans.
Au portail de droite, il est probable qu’une grande statue de la sainte Vierge était adossée an trumeau. Dans le bas-relief inférieur, on distingue parfaitement l’Annonciation, la Naissance de Notre Seigneur et l’Adoration des Mages. Au-dessus, ce doit être la Mort de la sainte Vierge, à laquelle assistent les douze Apàtrcs groupés de chaque côté. Enfin , dans le basrelief supérieur. Notre Seigneur est assis, ayant la sainte Vierge à sa droite , avec deux Anges adorateurs.
Au portail de gauche, consacré à saint Jean-Baptiste, la grande statue de ce saint devait se trouver au trumeau. Le bas-relief du haut offre VAgnus Dei entre deux Anges. Dans le bas-relief du milieu , le tableau de gauche est certainement la Naissance de saint Jean - Baptiste ; on y reconnaît Zacharie écrivant sur une tablette le nom de l’enfant. Le tableau de droite est plus difficile è préciser : peut-être représente-
t-il le moment ofi saint Jean rcproclie à Ht<rode son alliance incestuense. Dans le bas-relief infe'rieur on voit saint Jean tire de prison , sa ddcollation , et le repas pendant lequel on apporte la 1«1tc du saint Pre'curseur à la fille d’He'rodiade.
Au-dessus des portails, la partie centrale de la façade est remplie par une grande ogive dans laquelle est inscrite une rose à compartimens flamboyans , dont la partie infe'ricurc est bouch<fc, et cachc'c derrière le cadran. Ce second étage est couronné par une galerie destinée à unir les deux tours, et formée d’arcades cintrées sans chapiteaux , caractère évident du XVI* siècle. Au milieu de cette balustrade on voyait encore , au commencement de ce siècle , un écusson des armes de France, soutenu par deux salamandres, ce qui indique assez le règne de François I". En retraite de cette galerie, s’élève le pignon triangulaire delà nef, sansautre ornement qu’une fausse rose au milieu du tympan, et de grands crochets sur scs arêtes.
Le portail de gauche, déjà décrit, sert de base à la tour qui s’élève avec noblesse à plus de 200 pieds, en ÿ comprenant les petites tourelles des angles. Cette tour est composée de quatre étages , dont le portail forme le premier. Le second étage, richement décoré, présente deux rangées d’arcades superposées, formant des niches élégantes, où l’on retrouve tous les caractères do gothique fleuri (fin du XV* siècle). Les arcades supérieures se distinguent surtout par leurs accolades prolongées et garnies de masses de feuilles renversées.
Le troisième étagé est percé de deux fenêtres ogivales , trilobées, avec colonnettes et petit fronton à contre.courbe garni de fleurons. On peut remarquer plusieurs figures saillantes d’animaux fantastiques accolées à ces deux fenêtres.
Le quatrième étage présente deux autres ogives remplies par les abat-vents , et quelques compartimens en cœur. Des deux c&tés de ces fenêtres, la muraille est richement décorée par des ogives figurées avec frontons à contre-courbe et pinacles dans le goût du XVI* siècle. La même ornementation , qui a beaucoup soofiert des injures do temps , décore également toutes les faces de la tour , et présente, dans les parties encore apparentes, nn fini et une délicatesse de sciilpturc très remarquables.
Chacun des étages dont nous venons de parler est séparé par
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îles frises forrntfes tl’unc guirlande de feuillages. Celles du second lUagc sont encore bien conservées, et paraissent d’une exécution fort soignée. Outre les gargouilles , on aperçoit sur les diverses faces de la tour plusieurs animaux bizarres; on en retrouve aussi quelques-uns à l’intérieur : ainsi , au troisième étage , près de la fenêtre donnant sur la cour de l’Evêché, on voit un renard qui semble tout récemment sculpté, tant il est bien conservé. A l'étage supérieur, on distingue dans les angles les symboles des quatre Evangélistes, disposés en forme de consoles.
Le sommet de la tour présente une plate-forme recouverte d’une calotte en plomb, et entourée d’une balustrade en pierre avec compartiincns en cœur. Cette balustrade a été refaite en grande partie en i 855 ; mais l’on a conservé exactement le dessin de l'ancienne. A chacun des angles de cette plate-forme, s’élève une (lèche pentagone en forme de guérite, surmontée d’une petite pyramide terminée par une (leur de lys aussi en pierre. Cos constructions, dénuées d’ornemens, n'ont aucune grâce, et de loin leur forme ressemble assez à celle d’une bouteille. Elles se composent de vingt-deux assises de pierre d’un pied chacune environ.
Le manuscrit de l'abbé Ledicu atteste que ces tourelles s’élevaient autrefois plus haut, et qu’on avait été obligé de les diminuer de près de moitié en 1700. Elles ont été toutes quatre presqu’entièrement refaites au commencement de ce siècle : deux d’entre elles portent la date de 1818.
Dans l’une des tourelles est l’escalier de la tour; une autre servait à loger le guet en temps de guerre , et les deux autres à renfermer scs provisions.
Au milieu de la tour était anciennement une grosse cloche, placée aux frais de la ville, pour sonner le tocsin. Elle portait la date i 586 avec cette légende : Pfisi Dominus custodierit civitatem , fustrà vigilat qui custodit eam. Cette cloche a été descendue en i 8 o 5 .
La tour a 182 pieds de haut, au-dessus de la cour de l’Evêche', la balustrade non comprise. Celle-ci a près de 4 pieds de haut de ce côté, tandis qu’elle n’a que 2 pieds 172 sur la face opposée. En ajoutant 22 pieds pour les tourelles, la hauteur totale de la tour sera de 204 pieds au-dessus de la cour de l’Evêché.
Digiiiîod. by-Gi«)gIc
La plate-forme a 58 pieds de large en-deçà de la balustrade ; ce qui donne une superficie de i ,444 pieds carrds. On y monte par un escalier de 5io marches.
il y avait autrefois dix cloches , qui ont été cnicvdes pendant la Révolution de > 795 ; il n’en existe plus que quatre aujourd’hui.
La plus grosse, £Ttienne/re, pèse 6 , ooo ; la seconde, Farone, pèse 4 iO 0 o ; ces deux cloches ont été fondues en 1809 , et bénites par Mgr de Faudoas ; la troisième, Marie-Rose , pèse environ 65o; elle a été fondue en i8o5; la quatrième, Céline, a clé refondue en i855 , et ne pèse que 5oo.
§ III. — Portail leptentrionnal.
Ce portail, ainsi que je l’ai remarqué, est entièrement obstrué dans sa partie inférieure par l’escalier de la haute sacristie et les bltimcns adjacens. Il ne paraît pas avoir eu de voussures profondes ni de statues, comme le portail du midi. On voit seulement de chaque cèté, des colonnettes un peu anguleuses , avec des chapiteaux ornés de feuillages. Le trumeau, dont le chapiteau présente une branche de vigne, est décoré d’une grande statue de saint portant un livre. Au-dessous, est une autre statue plus petite et assise, mais tellement mutilée , qu’on ne peut en reconnaître le sujet. M. Ledien dit que le tympan de ce portail est orné d’un bas-relief représentant l’histoire de saint Etienne. Il est impossible d’en juger aujourd’hui, ce bas-relief caché derrière les boiseries de la sacristie haute n’olTrant que des personnages mutilés, et en partie engagés dans l’épaisseur du plancher. Toutefois, j’aurais de la peine à admettre que l’histoire de saint Etienne fût le sujet des sculptures des deux portails latéraux ; et nous allons la retrouver au portail méridional.
Au-dessus du portail septentrional s’ouvre une suite de fenêtres ogivales , qui correspondent à la galerie intérieure , et sont surmontées par une grande verrière également en ogive , dont je décrirai les formes en parlant de l’intérieur de l’Eglise. Le fronton qui termine cette façade n’a d'antre ornement qn’unc
fausse rose. Il estait lurmonU autrefois d'uno statue de saint Etienne, que T. Duplessis (I, 2()5) dit avoir e'te' descendue parce qu’elle naenaçait ruine. Elle existait encore en 1707, d’après le manuscrit de l'abbe' Ledieu. T^es deux contre>fort$ qui accompagnent cette façade sont très simples et sans aucun ornement. Celui de gauche est terminé par une campanillc à arcades cintrées, surmontée d’une petite pyramide armée de fleurons en crochets et de figures fantastiques. Il devait sans doute y en avoir une semblable sur le eontre-fort de droite; mais elle n’a pas été achevée , et n’ offre qu’une petite tourelle sans aucune gricc.
Près de ce portail est la sacristie qui s’ouvre sur le bas-cèté gauche du chœur, et qui a été agrandie de moitié en 1731 , par le Cardinal de Bissy et le Chapitre.
§ IV. — Portail méridional.
La partie supérieure du portail méridional offre le même aspect que celui du nord : quatre fenêtres ogivales répondant à la galerie intérieure; grande verrière aussi en ogive ; fausse rose dans le fronton ; la caœpanille de gauche inachevée , celle de droite formée par des arcades trilobées, couvertes de nombreux crochets, et surmontée d’une pyramide dont les angles sont garnis de tètes d’animaux. Au-dessus du fronton , il existait encore , en 1751 , une statue de saint Michel , qui est remplacée aujourd’hui par une statue de la sainte Vierge.
Le portail , proprement dit, élevé sur un petit parvis , présente une ogive à voussures profondes, surmontée d’un fronton triangulaire et accompagnée , sur les côtés , de deux jolis panneaux , terminés également par des frontons aigus. Le fronton du milieu est rempli par une croix grecque, encadrée dans un grand quatrefeuille ; les deux autres sont ornés de trèfles et de quatrefeuilles, et tous les trois ont leurs arêtes couvertes de fleurons et de feuilles renversées. Toute cette partie du portait a été entièrement refaite de i 83 a à i 855 . Dans les angles des frontons, on a sculpté très délicatement des gar-
gouillej représentant des animaux fantastiques , et au-dessous, deux personnages accroupis, d’une physionomie aussi piquante que bizarre. Ce portail étant appelé anciennement le portail aux lions , on a eu soin de conserver des tètes de lions à quelques-uns des animaux dont je viens de parler.
La portion ancienne de ce portail est fort endommagée. On ne voit plus que deux voussures chargées de statuettes d’anges et de saints. Le tympan est décoré de trois rangs de bas-reliefs. Celui du bas, très mutilé, représente, à ce qu’il me semble, la condamnation de saint Etienne dans le conseil; dans le basrelief du milieu, je crois voir à gauche la lapidation do saint Etienne , et son tombeau à droite. Le sommet du tympan présente Notre Seigneur assis entre deux anges adorateurs.
Six grandes statues très mutilées décorent les parois latérales do portail; elles sont supportées par des bases à arcades simulées, et couronnées de petits dais. Une septième statue devait être placée au trumeau de la porte ; mais elle a disparu : c’était, je le présume, celle de saint Etienne. On voit, d’après cette description , que ce portail ressemble beaucoup à ceux de la façade occidentale, et probablement il est de la même époque, le XIV» siècle, autant qne je puis en juger. .
Les panneaux qui accompagnent ce portail sur lès cèlés, présentent dans la partie inférieure chacun denx arcades trilobées garnies de statues; ces statues sont couronnées d’on petit dais, comme celles du portail, et supportées par des consoles représentant des personnages accronpist L’état de mutilation de toutes ces sculptnres ae permet pas d’en reconnaître le sujet d’nne manière certaine.