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» des Beaux-Arts de Bruxelles couronnait M. H. Du- ■0 vinage; en 1846, MM. Paniset et Vincent obtenaient » à Anvers les prix d’arcliitecture, et au dernier con- » cours de Borne, c’est encore un élève de l’Académie » de Bruxelles, M. Geefs, qui a conquis le grand prix )) de sculpture. »
En 1848, l’éclievin des beaux-arts demande l’établissement d’un tarif pour la vente à l’Académie du papier, crayons, etc.
Le 25 avril 1848, M. ISTavez proposa à M. le bourgmestre de décider, par mesure spéciale, qu’il ne sera accordé qu’un seul prix à chacune des deux classes inférieures de sculpture, comme punition infligée aux élèves de ces classes « dont la conduite va jusqu’au scandale ».
On rappela aux jeunes gens élèves de la classe de gravure qu’ils sont astreints au règlement de i836, c’est-à-dire qu’ils s’engagent pour quatre ans. (Les parents ou tuteurs sont responsables.) Si l’élève quitte pendant la deuxième année, il payera 100 francs, s’il quitte pendant la troisième année, 200 francs et pendant la quatrième année, 3oo francs. Les professeurs des classes de gravure traitent directement des travaux que les élèves sont à même d’exécuter pour le commerce. Les professeurs touchent i/5 du prix de ces travaux, le restant, 4/5, est payé aux exécutants. Tout ouvrage portera le nom du x3rofesseur qui a dirigé les travaux et la mention <c Académie de Bruxelles ».
En exécution du règlement de i836, d’accord avec la commission administrative, on organisa en 1849 un cours de ]3einture qui forme le comx)lément de l’enseignement académique.
Malgré tous les changements et les améliorations que l’on ax>portait continuellement à l’Académie, il
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paraît que les installations des classes laissaient fort à désirer. Ainsi nous trouvons que M. Van Eycken, sur l’avis de ses médecins, MM. TJijtterlioeven et Voblet, pour raison de santé et vu la défectuosité du local où sa classe se donne, ayant 53 élèves, ne peut continuer son ]3i*of essorât. Il dit qu’il est impossible de porter des améliorations à ce local, à cause des constructions qui entourent les souterrains occupés par la classe de la figure antique.
M. De K-ayemaeker obtint en 1849 une médaille d’or de la valeur de 3oo francs et un brevet sur parcliemin (2^^ prix d’architecture à l’Académie d’Anvers). Le jury décida, sur la proposition de MM. Payen et Cluysenaer, que le grand prix de composition d’architecture, avec diplôme et indemnité de 5oo francs, ne serait décerné que tous les trois ans.
En i85o, le collège accorde une allocation de 100 fr. à chacun des 1^^^ prix de dessin nature, de composition historique, de dessin et de sculpture ; i5o francs à chacun des prix de sculpture, de peinture nature et esquisses peintes.
Ce furent les élèves Standisch, Dehaen et Pelcoq, chacun 100 francs, et Dehaen, Powys et Degraene, chacun i5o francs, qui reçurent les premiers cette gratification.
Le 29 décembre i85o, le bourgmestre recevait la lettre suivante (dont extrait), signée : Un habitant de Bruxelles : a ... se plaint du haut salaire accordé à )) M. Calamatta (i) (professeur à l’Académie du Grand- )) Sablon, lU ii). M. Calamatta touche 6,000 francs » pour six mois de cours, donné à cinq élèves. L’auteur » de la lettre attire l’attention du bourgmestre sur ce » gros pillage d’argent que les habitants de Bruxelles )) doivent payer à des étrangers qui disent que les
(1) M. Calamatta n’était pas Belge, il était né à Civita-Vecchia le 21 juin 1802.
)) Belges sont un tas de bêtes de donner 6,000 francs » pour ne rien faire. »
Avant sa nomination à l’Académie, M. Calamatta était professeur à l’école-atelier de gravure qui fut fondée i^ar arrêté royal du 28 juillet i836. Cette école-atelier fut placée sous la haute direction et la surveillance du ministre de l’Intérieur, qui fut investi du droit de nommer et de révoquer les professeurs, et de fixer leurs traitements. Un administrateur fut chargé de tout ce qui concernait le matériel de l’école-atelier, près de laquelle il y avait un commissaire du gouvernement, sous le titre d’inspecteur. Cet inspecteur était chargé de surveiller l’exécution des règlements et de rendre compte au ministre de tout ce qui intéressait la prospérité de l’établissement.
Cet arrêté chargea l’administrateur de fournir généralement tout ce qui était nécessaire soit aux leçons, soit à l’exécution des travaux de l’école-atelier. Les indemnités accordées aux élèves ayant fait assez de progrès dans l’art de la gravure pour que leur travail pût être utilisé, étaient à sa charge ; en revanche, il faisait exécuter les travaux àison compte et à son bénéfice. o
Enfin, il était facultatif au gouvernement de charger l’administrateur de fournir les locaux de l’école, où les professeurs étaient tenus d’établir leurs ateliers particuliers.
Du reste, le gouvernement se réservait le droit de résilier en tout temps le contrat à conclure avec l’administrateur, moyennant avertissement donné trois mois d’avance.
Ce contrat, approuvé par arrêté royal du 4 août de la même année, nomma M. Dewarme-Pletinckx administrateur de l’école de gravure, et le chargea de procurer à ses frais, les locaux nécessaires. Il lui fut alloué, du chef des obligations qu’il contractait à forfait, une somme annuelle de 6,000 francs.
En vertu des dispositions de l’arrêté royal du 28 juillet 1886, le ministre de l’Intérieur nomma, par arrêté du 5 juin 1887, M. Calamatta premier professeur à l’école roj^ale de graAuire. Aux termes de cet arrêté, qui accordait à M. Calamatta un traitement annuel de 6,000 francs, ce professeur était chargé d’enseigner la grande gravure au burin et accessoirement la gravure de vignettes; il était tenu de diriger personnellement au moins six mois de l’année, et devait pendant son séjour à Tétranger se faire remplacer par une personne désignée par lui et agréée par le ministre de l’întérieur.
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Plus tard, M. Brown fut nommé professeur de gravure sur bois (3o novembre 1840) et M. Lauters, professeur de dessin appliqué à la gravure.
Cette école ne produisit pas les résultats qu’on en espérait, et, tombée bientôt dans un état de désordre et d’anarchie, elle allait être réorganisée ou supprimée, lorsque la ville de Bruxelles j)roposa, en 1848, de la réunir à l’Académie.
Cette proposition fut agréée aux conditions suivantes :
1° Le gouvernement alloue, de ce chef, à la ville, un subside annuel de 12,000 francs;
La ville conservera en fonctions les professeurs actuellement attachés à l’école (MM. Calamatta, Brown et Lauter^) ;
3° Elle fournira un local convenable et le matériel nécessaire à l’instruction des élèves ;
4° Elle soumettra à l’approbation du gouvernement un règlement régissant l’école ;
5*^ Le gouvernement se réserve le droit de faire inspecter l’école quand il le jugera convenable.
Cette adjonction de l’école de gravure à l’Académie fut consacrée par un arrêté royal du 3 novembre 1848, et un arrêté royal du 17 janvier 1849 approuva le projet de règlement présenté par l’administration communale.
Cette adjonction a eu lieu d’une manière définitive et elle n’est point subordonnée à la iirésence ou à l’existence des professeurs maintenus en fonctions. S’ils décèdent ou s’ils quittent l’Académie, il y a lieu de les remplacer et la ville règle le traitement de leurs successeurs comme elle l’entend. Quant au gouvernement, il doit se conformer à la convention qu’il a conclue et il ne lui appartient pas de sui)primer une école qui ne lui appartient plus.
En ce qui concerne les pensions des trois professeurs passés ù l’Académie par suite de l’adjonction de l’école de gravure, elles doivent être réglées d’après les services rendus à la commune, sans leur tenir compte des services qu’ils ont rendus à l’État. Ce j)rincii)e a été établi dans une déx:»êche du 5 avril i85o.
En i85i, l’Académie fut transférée, pour cause d’insalubrité, dans les bâtiments du Grand Hospice. L’autre local étant trop insalubre, les professeurs disaient que (( quand ils sortent de l’Académie, ils doivent se mettre )) la tête dans l’eau, pour ne pas avoir de congestion».
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(( Tous les jeunes élèves doivent sortir, parce que le » sang leur monte à la tête. «
Cette année l’école fut fermée pour cause d’indiscipline grave.
Le conseil académique à cette époque se composait de MM. Fontainas, éclievin, vice-président; Depage et De Doncker, conseillers communaux ; î^'avez, directeur; Suys, Jéliotte, Calamatta, professeurs, membres; Henne, secrétaire.
En i852, le directeur Navez fait savoir au bourgmestre que le cours d’anatomie qui se donne à l’Université, présente beaucoup d’inconvénients.
Le 20 juin, le directeur de l’Académie prie le bourgmestre de demander au gouvernement, ainsi que cela s’était fait les autres années, de remplacer certaines médailles par des livres, tels que V Histoire de la ville de Bruxelles, par MM. Henne et Wau-