L. Van Male
Victe De Isengliem De Malis.
Geeraerts de Peterbroeck.
J. -G. Vandenbroeck.
Le comte Vander Dilft.
On remarquera que les soutiens ne manquaient pas et l’Académie se développa en conséquence.
Des subsides furent alloués aux élèves méritants, ainsi qu’en témoigne une lettre datée du i6 septembre 1776, adressée à M. le bourgmestre Du Yal, par ye Triclioest, demandant pour son fils qui continuait ses études à Rome, un subside de 200 florins, et cela pour quelques années. Un certificat de M. De Hase, professeur du jeune liomme, est joint à la lettre.
Les encouragements ne firent pas défaut, et cette
époque doit avoir été une période brillante pour notre Académie.
Un acte du 29 août 1777 nous aj^prend que l’Académie est établie sans octroi, sous la protection de S. A. R. Cil. de Lorraine, notre g'ouverneur général.
Le prince Charles ordonna au magistrat de Bruxelles, par une lettre datée du 3 septembre 1777, de faire l’inventaire des tableaux appartenant à des mainmortes :
(c CAier et bien aimé,
)) Etant informé que les tableaux rares et précieux « qui sont nécessaires pour servir de modèles aux » élèves de l’art de la peinture auquel l’école flamande )) a fait tant d’honneur, se transportent insensible- » ment hors du païs, et voulant pourvoir à ce que )) ceux qui excitent la curiosité des amateurs et qui » servent à former le goût des peintres, apprentis, ne ï) soient aliénés par les mains-mortes qui les possèdent, )) à moins d’une nécessité indispensable, nous vous » faisons la présente pour vous dire que c’est notre )) intention que vous nous remettiez une liste perti- )) nente des tableaux rares et précieux appartenant à )) des mains-mortes, soit séculières, soit ecclésias- » tiques qui se trouvent dans la ville de Bruxelles, » afin que nous puissions statuer sur la matière » comme nous trouverons que l’intérêt public l’exige. )) A Tant, cher et bien aimé. Dieu vous ait en sa » garde.
)) Bruxelles, le 3 septembre 1777.
» (Signé) Chaules de Lorraine. »
En réponse à cette lettre, le magistrat de Bruxelles envoya la pièce suivante :
Notes de la liste des tableaux rares et précieux appartenant à des mainmortes
tant séculières qu’ecclésiastiques qui se trouvent dans cette ville et
cuve, par l’échevin de Doetinghem, à l’assistance du peintre Crockaert,
le 8 octobre 1777.
Église collégiale des Saints-Michel et Guclule : Le tableau du premier autel, à l’entrée du eliœur du Saint-Sacrement, rex)résente Notre -Seigneur donnant les clefs à saint Pierre, x:>eint l^ar P. -P. IlUBENS; le tableau d’autel de la sainte Vierge représente l’Assomption de Marie, par Champagne ; i)ortrait de Marie-Anne Scliott, x>ar A. Van Dyck ; le tableau d’autel de la seconde cha])elle représente le Sauveur entouré do quatre pénitents, par G. DE Graver : les quatre fenêtres du cliœur de la Vierge sont peintes par Jean de la Baar, d’après les dessins originaux de F. Van Hulden, lesquels reposent actuellement dans ladite église.
Église de Notre-Dame de la Chapelle : Le tableau d’autel dans la j)remière cliai)elle à droite représente lui Christ mort sur les genoux de la Vierge, i)ar G. de Graver; dans la cinquième chapelle, de l’autre côté, le tableau d’autel reimésente l’Apparition de Notre-Seigneur à la sainte Vierge, par le même.
Église des Pères Augiistiiis : Le tableau devant la tribune de sainte Ax)olline rex)résente cette sainte, x^Rp G. de Graver.
Église des religieuses du couvent de Béthami : Le tableau du maître-autel rexu'ésente Saint Lazare ressuscité, x>Rp G. DE Graver ; à gauche, le tableau rex^résente une Sainte Famille, X^eint x^ar le même.
Église du Grand Béguinage : Le tableau d’autel d’une cha- X)elle à main droite rexu’ésente un Christ attaché à la croix, x^ar G. DE Graver.
Couvent des Pères Minimes : Le tableau dans le chax^itre représente un Ange gardien, x^ar G. de Graver.
Couvent des Alexiens : Le tableau d’autel x>eint x>ar G. DE Graver.
Couvent des Deux Beggards : Le tableau dans l’intérieur tle ce couvent rex)résente une Sainte Vierge, x>eint x>ar G. de Graver.
Eglise des religieuses Brigittines : Tableau d’autel rexu’étant un Christ mort sur les genoux de sa mère, x^cint x^ar V.-II. Janssens.
Couvent des religieuses de Jéricho : Au-dessus de la x^orlc
de rentrée de leur église une Sainte Vierge avec rcnfant, sciili)tô ])ar De Vos,
Cluipelle Sainte-Anne : Le groupe sur l’autel Sainte-Anne, sculi)té ])ar S. De Quesnoy.
Couvent des religieuses de Sainte-Elisabeth : Le tableau d'autel dans la cliapelle à main droite représente une Sainte Famille, par G. de Ciiayer; le tableau d’une cliapelle reiirésentant rAjiparition du Sauveur à la sainte Vierge, peint par le môme ; des deux tableaux dans le cliœur, run rejirésente Saint Jacques et l’autre Saint Joseiili, par le même.
Couvent des religieuses Urbanistes, dites Riches-Claires : Un tableau dans le réfectoire : « Notre Sauveur mort sur les genoux de sa mère », par G. de Crayer.
Chapelle de Saint-Jean de Latran : Le tableau d’autel,
G. DE Crayer.
Couvent des religieuses de Saint-Pierre : Le tableau du maîtreautel, par G. DE Crayer.
Chapelle de Saint-Guillain : Le tableau d’autel, par G. deCrayer.
Chapelle de la Fondation de la Sainte-Trinité : Le tableau d’autel est iieint par le même; on y trouve un Christ d’ivoire attaché à la croix, sculpté par Van Beveren.
Couvent des Carmélites déchaussées : Les deux tableaux dans leur chœur, dont l’un représente le portrait de l’archiduc Albert et l’autre celui de l’infante Isabelle, sont x>eints j^ar P.-P. Rubens ; le tableau dans l’intérieur du couvent représente le i)ortrait de la sœur Marie de Jésus, comxiagne de sainte Thérèse, par P.-P. Rubens.
Maison des Prêtres de l’Oratoire : Les deux tableaux représentent, l’un, Philipi)e Iléri à genoux devant la sainte Vierge, et l’autre, l’Archevêque Boonen à genoux devant la sainte Vierge, sont i:>eints j^ar G. de Crayer.
Couvent des religieuses Dominiquines anglaises : Dans leur église une Sainte Vierge avec l’enfant, en marbre blanc, sculpté (croit-on), j^ar De Quesnoy, très bonne lûèce; dans l’intérieur du couvent un tableau représentant la Sainte Vierge accompagnée de i)lusieurs figures (très bien peint), inconnu.
Église de ci-devant Jésuites : Sainte Anne en marbre blanc, sculpté par De Quesnoy.
Maison des Poissonniers : Tableau représentant La Pêche miraculeuse, par G. DE Crayer.
Nota. — Dans tous les couvents ci-dessus j’ai eu l’entrée, exceiRé dans celui des religieuses Lorrainoises, où on me l’a refusée.