‹ Notice historique publiée a l'occasion du centenaire de la réouverture de cette institution artistique,Chapitre 7 sur 17 · LA CUVE DE CETTE TILLE · texte numérisé non relu

LA CUVE DE CETTE TILLE

~ Ég-lise de Saint-Pierre, d’Anderlecht : Tableau d’autel de la sainte Vierge représente cette sainte accompagnée de plusieurs autres, par G. de Crayer ; tableau d’autel du chœur de saint Guidon représente ce saint, par le même.

Abbaye de Forest : Le tableau du maître-autel : L’Adoration des mages, par G. de Crayer ; le tableau contre la muraille représente la Sainte Vierge, par le même.

Église de Schaerbeek : Tableau du maître-autel, par G. DE Crayer.

Église de Notre-Dame, de Laeken : Les deux tableaux : La Fuite en Egypte et Saint Guidon, imr G. de Crayer.

La j)lace de directeur de l’Académie étant devenue vacante par suite de la mort du peintre Versclioot, un grand nombre de candidats se présentèrent pour remplir les fonctions de professeur. Xous citerons entre autres M. Philippe Lambert, M. Spruyt, gentilhomme, ayant obtenu plusieurs médailles à l’Académie de Rome; M. Bernard Paul; M. Lens; M. Ferdinand- Charles Deledrier, qui a rempli les fonctions de M. Verschoot pendant la maladie de celui-ci, etc.

A jpropos de cette vacance nous faisons suivre cet extrait du rapport fait par le Magistrat de la capitale.

« Bruxelles est certainement, de toutes les villes du » pays, celle où la peinture devrait être portée au plus » haut degré de perfection; enfants du luxe et des » richesses, c’est dans la capitale que les beaux-arts » j)euvent se cultiver avec le plus d’avantage et de D succès. ISTotre Académie de peinture est un établisse- » ment récent, c’est aux soins et aux bontés de feu D S. A. B. le duc Charles de Lorraine que nous en )) sommes redevables. M. Verschoot n’avait pas les )) qualités requises pour la lùace de directeur. Ce n’est » pas parce qu’un artiste est médaillé qu’il a une supé-

)) riorité des talents, mérite et connaissances, et que )) l’on peut former des élèves intelligents. Les soins de )) nos bons peintres n’ont à cet égard jamais été infruc- )) tueux, ils ont enrichi le siècle où ils ont vécu, non » seulement de leurs productions, mais aussi de celles )) de leurs disciples. Teniers reçut les leçons de )) Brauwer, mais fut l’élève de Gérard Dow, et c’est à )) Rubens que nous devons Jordaens et Yan Dyck. ))

Toutes les demandes pour la place de directeur étaient chaleureusement recommandées par les nobles, les professeurs ou autres notabilités de la ville. Mais il faut croire que le talent des candidats ne répondit pas aux vœux des magistrats, ceux-ci ayant porté leur choix sur M. Herreyns, de Malines, qui refusa la place, ainsi que le prouve la lettre suivante :

Mynheer,

Ick liebbe met \ele geiioeglien ontfanglieii clen brief die UE. iny heeft gelieven te sclireyven uyt laste van myne Eerw. Heereii van liet Magistraet van Brussel, nopens de Benoeminghe die sy wel liebben willen doen van mynen Persoon tôt bestieringhe van de Academie der Seliilderkonste Binnen hunne stadt ; dese Benoeminghe doet my des te meer eere ende voldoeninghe dat die Heeren door hunnen eyghen Moedt ende sonder Myn toedringhen, daer toe syn Aengespoort geworden.

Het sonde my sekerlyck seer aengenaem wesen van in soo eene stadt als Brnssel, waer aile gemack tôt de Konsten is, ende waer soo vele van de jonckheyt te verwachten soude syn, de Leeringlie te bestieren, te meer dat ick tôt gelycke Leeringhe door ingeboren iever wel Geschaepen ben, ende uyt dieu nu soo Lange jaeren liebbe onderwesen soo in de Academie van Antwerpen als in degene van Mechelen, ende dit noghtans sonder merckelycke Belooninglie in welcke omstandigheydt verhope ick vastelyck meer als voldaen te hebben aen ’t gene eenen goeden inborelinck ’t vaderlant schuldigh iS; dogli soo werde het oock tydt myn besonder welvaeren niet altyd buyten sight te houden. Nu, Mynheer, sullen de Heeren Weerdighen van my toe te laeten dese bemerckinghe dat het decreet van

huniie Conincklycke Hooglieden soo wel oock de Resoliitie van liet Magistraet beyde maer alleneh ck en bepaelen de belooning van den directeur, op liet ,seer onseker voorts te komen van de gevvilliglie ende jaerlycks veranderende, honoraire leden soo daenigh dat dese saecke tôt hier toe gansch in het onseker leydt. Ende dat ick de Voorsightigheyt ende inyne geliickigh welvaeren niet en Can Overgeven tôt eene laiitere Onsekerheydt. In welcken selven sinne ick Hiervorens d’Eere gehadt hebben te schreyven aen den Edelen Heere Eersten Borghemeester de Locquenghien, sonder dat sedert de gelegenheydt der saecke is verandert.

Overmits blyft iny maer over Himne Eerw. over hiiiine goede onste te bedancken, waereljxk vol gevoelen synde dat tôt hiertoe het niet mogelyck en is, Hunne ingesetene met aile niyne Crachten te beantwoorden, gelyck ick uyt ganscher herte wel geerne soude doen.

Gelieft my in aile voordere saecken te bevelen aen de Goeder»tierentheydt van die Heeren wiens genegentheydt t’ mynen

0] )sichte nouyt uyt mynen geest sal gaen.

Hebbe d’Eere met vele Respect te blyven,

Mynheer, UE. Ootmoedighsten

ende Onderdaenighsten Dienaer,

Mechelen, i5 October 1788. G. Herreyns.

Plusieurs artistes profitèrent également de la mort du directeur pour envoyer à Leurs Altesses Royales la requête ci-jointe :

A Leurs Altesses Royales,

L’Académie publique de peinture, sculpture et architecture de la ville de Bruxelles ayant été dirigée jusqu’à présent par un seul artiste et d’une manière si despotique qu’on ne pouvait être admis à y dessiner qu’avec la plus grande difficulté, les artistes de eette ville que le défaut d’ordre à cet égard privait de cet avantage, ont été obligés de former une Académie particulière soutenue par i)lusieurs seigneurs et amateurs de ce pais.

Cette assemblée tient ses études d’après nature, depuis quatre années sans interruption. La Société a admis ses élèves et

1) lusieurs jeunes gens qui ne pouvaient trouver i)lace à celle de la ville.

Le zèle des membres de cette Société pour le progrès des arts (pi’elle cultive, leur a fait désirer depuis longtemps l’occasion de former un véritable corps académique, à l’instar des Académies de Rome, de Vienne, de Paris et de Londres. Elle se j)résente aujourd’lmi par la mort du directeur de cette ville.

C’est ])ourquoi ils se sont réunis pour suplier très liumblement Leurs Altesses Royales de daigner leur accorder la protection nécessaire pour que la direction de l’étude générale du dessein leur soit confiée ; afin de former un corps absolument académique, composé des principaux artistes de cette ville, tant l)eintres, que sculpteurs, graveurs et architectes, sous l’obligation de se conformer aux statuts et réglements que l’on peut établir par la combinaison et le choix des plus sages disj)ositions des autres académies.

Nul autre motif que le bien général n’amène les remontrants aux pieds de Vos Altesses Royales, et il en faute de se convaincre qu’aucun intérêt particulier n’en fait j)artie.

Bruxelles, ii may 1788. C’est la grâce.

A. Cardon, graveur entaille douce; H. Faber, peintre ; Bosschaert (honoraire), peintre; J. -B. Waeghemans, peintre; De Glims, peintre; L.-F.-G. Van der Puyt, peintre; J. Rokaert, peintre; O. Le May, peintre; J. Fernande, sculpteur; Luytens, peintre; P. -J. Janssens, sculpteur.

La même lettre a été adressée à Leurs Seigneuries les Bourgmestre, Eclievins, Conseillers, et porte en plus la signature de Godecliarles.

En 1783, ainsi que nous l’apprend une dépêclie de Marie-Cliristine, princesse royale de Hongrie et de Bohême, et de Albert Casimir, prince royal de Pologne et de Lithuanie, au Magistrat de Bruxelles, il fut xDroposé par MM. les professeurs Ghisbrecht et îsT. Ledrier une nouvelle réglementation de l’Académie. Cette lettre nous apprend également que le professeur Ghisbrecht donne depuis un certain nombre d’années un cours de géométrie, d’algèbre, d’hydraulique et d’architecture militaire.

A cette époque la magistrature ayant à conférer la place de secrétaire, nomme à ces fonctions Philippe Part, bibliothécaire de le marquis de Chasteler, qui venait de faire un ouvrage sur la sculpture dans les Pays-Bas, ouvrage fort apprécié.

Xous constatons que déjà en ces temps les nominations aux fonctions de professeur de l’Académie étaient fort courues; elles étaient postulées même i)ar les doyens des métiers, ainsi que le j)rouve la. lettre du sieur J. -B. Ludovicus Du Boy, doyen du Cleynstekers Ambacht, qui ayant appris que des places étaient vacantes, envoya à l’appui de sa candidature, la liste des élèves qu’il avait produits.

Les ressources de l’Académie n’étaient pas illimitées, et les directeurs étaient obligés de se conformer aux subsides qui leur étaient alloués. Toute déj)ense supplémentaire devait être approuvée j)ar le régent et la magistrature, et celle-ci n’était que rarement accordée. A la demande faite par le conseil d’administration afin de pouvoir assigner une habitation au directeur de l’Académie, Leurs Altesses Loyales agréent celle-ci pour autant que les revenus de l’Académie pourront y suffir ; toutefois il ne pourrait être question d’aménager cette demeure dans l’un ou l’autre des couvents supprimés.

Parlant des ressources de l’Académie, une lettre du i4 juin 1784 de l’architecte Wincqz, nous démontre qu’elles n’étaient pas trop brillantes, puisque dans sa demande d’être nommé professeur d’architecture il dit qu’il se contentera de tels honoraires qu’il plaira à la munificence de la magistrature de lui assigner, jusqu’à ce que les fonds destinés à l’entretien de l’Académie s’étant accrus avec le temps, il puisse percevoir en entier les honoraires ou appointements respectifs qui sont fixés pour chacun des individus en particulier.

Wiiicqz ajoute qu’il est élève de Blondel, arcliitecte du roi de France, et qu’il était l’arcliitecte de feu S. A. B. le duc Cli. de Lorraine.

A titre de document nous donnons ici le budget de l’Académie de l’année 1789.

Rekeiiiiij»’, beweys eiide Reliqua, die bij dese is doeiide f. c. Deledrier, als Proff. senet. oiitfanger van de insclirijvinge, (1er Koninglijke Academie voor de Scliilders, Beldliouwers end Bouw-konst, binnen deze stad Brussell, beginnende van Sej)teinber 1788, tôt de Maend Mey 1789, welcke reckeninge den Rendant is doende, voor den Edelen Heere De Beeckman, Baron De Vieusart, actueelen Borgeineester deser stad met den Heere De Visscher, Baron de Celles, actueelen Trésorier, etc. Ailes in courant geld, te weten :

Gezien den liste gehouden door M. Deledrier, alliier geproduceert, Word aangenomen Voor deze ende afgebrokkene I)Osten.

Eerst Verklaert den Rendant zijnen onfang In den Eersten isser ontfangen voortskomende der insclirijvinge binnen de maenden September en October 1788 volgens notitie de somme van een en dertigli guldens en tliien stuyvers.

Dito .... Si.io

Item ontfangen alnoch binnen de maend November volgens notitie, de somme van vier en negentigh guldens tliien stuyvers.

Dito .... 94*10

Item alnoch ontfangen binnen de maend December volgens notitie, de somme van hondert sessentachentigh guldens dr3^e stuyvers.

Dito .... 186. o3

Item alnoch ontfangen binnen de maend January 1789 volgens notitie, de somme van twee hondert drj^ en twintigh guldens ende eenen stuyver.

Dito .... 223.01

Item alnoch ontfangen binnen de maend February

volgens notitie, de somme van hondert seventigh guldens en thieii stuj^vers.

Dito .... 170.10

Item oiitfangeii biiinen de maeiid Meert, April eiide Mey volgens iiotitie, de somme van twee hondert vier en seventigli gnldens ende vyve stnyvers.

Dito ....

Item den heelen ontfang der inscliryving als hier acliter heloopt ter somme van negen hondert negen en t’seventigh gnldens en negenthien stnyvers.

Dito ....

Item alsook ontfangen op 19 Janiiary 1^89 het jaerelyck secours door Heeren Wethouders aen de Academie toegestaen van den heginne ohi doen nyt te betaelen de haeckt staende moddelen en andere nootsaekelycke voorvallende onkosten.

Eene somme van twintigh x)istolen.

Dito ....

Zoodat den Rendant in het geheel ontfangen heeft volgens notitie de somme van elve hondert negenen tachentigh gnldens ende negenthien stnyvers.

Dito ....

Uitgeve tegen den voorst. ontfang.

Item heeft den Rendant betaelt in vier i)ayementen aen de Proffessor der Architecture volgens qnitatie de somme van tweehondert seventhien gnldens vy vethien stnyvers en dreye negenste voor de twee negenste paerten in de inschryvinge.

Dito ....

Item aen - den Professer Tamme betaelt de twee negenste paerten ailes als hier vooren

Item aan den Professer Godecharles betaelt de twee negenste paerten ailes als hier vooren

Item den Rendant als Professer der beginselen, Secretaris en ontfanger zyne dry negenste i^aerten als hebbende het heele jaer door werck, de somme van drye hondert sessen twintigh gnldens derthien stnyvers.

Dito ....

Anderen nytgeve ten dinste der Academie. Item alnoch ingegeven aen thien Boecken schrijfxDapier volgens (inintantie, vier gnldens.

Dito . .

Item (leii 19 Jaiiuary 1789 aliiocli betaelt aan D’iieer Godecliarle Aoor liet velmaeckeii van dryliondert taelientigh voorbeeld ])riiiteii ten Dinste der Academie volgeiis quitantie de somme van vyven vertigli

giildens

Item betaalt aen Rombant meester slotmaecker voor noodige reparatien aen de Academie gedaen, volgens qnitantie twalv guldens en sess stnyvers.

Dito ....

Item betaelt aen de naclitstaende volgens llekening met qnitantie bedraegende liondert vyve gnldens

veertliien stnyvers

Item betaelt van liet nytdeelen der prijsen in de gazette te doen stellen volgens jaerelycksclie gewente sesse scliellingen volgens qnitantie.

Dito ....

Item eene Rekeninge van den Rendant van contant Betaeling door liem gedaen ten dinste der koninglyke Academie deser stadt, bedraegende negenen

vyftigli guldens en twee stnyvers

Xaer gedaene calculatie bedraegt den uitgaeve de somme van twalve liondert aclit gnldens en vier stnyvers.

Dito .... 1208. o3

Ende den lieelen ontfang als hier vooren elve liondert negenen taclitigii guldens ende negentliien stnyvers.

Dito .... 1189.19

Zoodat den Rendant meer lieeft iiytgegeven dan ontfangen achtien guldens en vier stnyvers, wesende liet scliaedelyck slot deser.

Dito .... 18.04

Aldus gedaen, gerekent ende gesloten ter i^resenti van alyne voorstlieeren, ten daege, maende ende jaeren als in proemio deser.

Le baron De Vriendt.

Rekening courant der ontfange penningen door Ferdinandis Carolus Deledrier als aengestelden ontfanger der inneschrijvinge, voor den cours van October beginnende 1785 tôt April 1786, ten behoeve der koninglycke Academie der Scliilders, Beeld-

ii5.i4

houwers, ejule Boiiwkuiist, oiider de liooge bcscliermiiigo van humie koiiiiiglyck Ilooglicden te eiide hei 0])X)erbevel-]iebbersebap van het Edel Magistraet deser stadt Brusselle, etca.

RESPECT! R VE NAEMEN DER IIEEREN W ELDOENDERS, etc.

Z. E. Prince D’Ognies Van Criniberglien G.O

Z. II. Prince Van Lignie en Anibliesen i7-i4

Z. II. Dell Ilertogli Van Greinbergb en Arschot . . 70.0

Dell Ileerc Baron van Gottignies en Goyck .... :>4.o

De Zeer Edele Heeren Staeten Van Brabant. . . . 200.0

Dell Grave De Lannoy de la Motte ...... 20.4

Z. E. don Cardinael Arts Bissclioj) 3o.o

Z. E. Prince Van Gavé 2G.2

Dell Grave Vandersteegen (5. G

» van Sjiangcn G. G

Dell Baron Van Roninierswael ... .... 12.12

Den Grave Van Kriiyckenbonrgli 2G.2

» Van Duras i3.i

Den Ilertogli van Ursel en Oboken 37-i;

De Vicomte Desandronin i3.i

Den Marquis Du Cliasteler 17-^7

Den Vicomte Van Nieulant G. G

Den Eerweerden Ileere Prelaet Van (Jrimbergen . . i3.i

Den Eerweerdigen Ileeren Van Tongerloo . . , . i3.i

RESPECTIEVE NAEMEN DER IIEEREN WELDOENDERS

Mynlieer Carton, Luytcnant Aman deser stadt. . . 3.3

» De Moor, oud Borgemeester deser stadt. . 3.3

)) Van Langendonck, Raed Pentronam . , . 3.3

D’iieer A.-J. Deliondt, gewesenen Rentmeester. . . 3.3

Mynlieer T’Kint, Raedsecretaris deser stadt . . . 3.3

)) Dezadeleere, Raedsecretaris 3.3

» P. Lion, Raedsecretaris 3.3

» Verzan, Greffier deser stadt 3.3

» Baron Vieusart, Ib*esident Seliepenen . . 3.3

» II. De Locipiengliien, Borgemeester deser

stadt ().()

Mynlieer C. Fisco, Controlleiir deser stadswerken . » De Yissclier, Scliepeiieii deser stadt . . ,

» Van Velde, Raeder den Souvereyneii raede

van Brabant

» E. A"an Gestel, Raedtsman

» B -J. De Tnrck, Rentmeester dezer stadt.

» J. -B. Dux, Scliepenen deser stadt . . . .

» Van Haelev\ yck, Scliepenen deser stadt . .

» De Mail D’opbriisselle en oudscliepene . ,

» Baron Van Weerde, Supperintendant A^an

’t scliii)svaert

« H. -J. Van Sclielle, Raedt Pentionaris deser

stadt

« A.-E. De Roovere, Greffier deser stadt . .

« Van Grave, Scliepenen deser stadt . . .

)) De Villegas Pellenbergli, Scliepenen . . .

» Barstenstem, Raedslieer in den Souvereyiien

Raed

w Van den Heeg Putte

» H.-C.-J, Baesen, A\"ocaet

w C. Baesen

» F. Delene Heere Van Moorsel

)) C. Boot de Veltlieni

» Baron Van Lombeeck Tanberglien . .

» Ef. Cupis de Camargo

» Vicomte de Beiigliem de Gapelle ....

» Den Chevalier De Beughem

Den Grave Van der Meeren

Mynlieer De Reul, Raedsecretaris • . .

» Deluilstere, Avocaet

)) Leynien-Rent .

» M.-J. Deluilstere, Aiocaet

» O. De Bey

MevrouAV De Nettinne en zoon

Mynheer Walekiers De Fronchie\us

» den Chevalier De Gamon

» Huysnian De Belle

» Hiiysman D’Anne croix. .......

» J.-J. Valider Meulen de Paddeschoot . . .

» Danoot

» H. -J. De Furck

» Jaeren Hérauts \'an S* M

6.6 3.3 6.6 6.6 3.3 3.3 3.3 3.3 3.3 3.3 6.6 3.3 3.3 3.3 3.3 3.3 6.6 6.6 3.3 6.6 6.6 12. is 3.3 3.3 3.3

Mynlieer Yaii Sclielle v‘>.3

» den yicoiiite De Piitte 3.3

» Vau (1er Kim 3.3

RESPECTIEVE NAEMEN DER IIEEREN WELDOENDERS

Mynlieer P. -J. Cainbier, Agent in ’t liof 3.3

» P.-E. Deloniiré, Ridder Avocaet .... 3,3

» De Eraye Descheidaeken (>.()

» ■ Powis De Weslniale 3.3

» A. -J. Strens, Raedslieer in den Souvereynen

Raed 3.3

» O. Robyns (5. (5

)) P. -J. De Nachtegael (J.G

» Pangaert de Terbeyde 3.3

» E.-L. De Loper, Directeur general der Pos-

ten van S. ]\I G. G

)) P. De Donckers 3.3

» (i.-II. Bosschaert 3.3

» De Lannoy, Auditeur (J. G

» Abin Langendonck, Avocaet 3.3

» E.-A. Mann, Canoning G.(>

)) C.-P. Orts, Raed assesseur van S. M. . . 3.3

» Grier, Avocaet 34-3

. » Powis Canoning 3.3

« D.-D. Ilonnosset, ontlanger general v. S, M. 3.3

» Baron De Thysebaert G. G

» A" an Bellingen De Branteghcui 3.3

)) Burbure de Tcrbrugge 3.3

» Den Clicvalier De Bonne ().(>

)) G.-E. Burbure De AVesenibeke 3.3

» Crümiiiiien, Carelier van Brabant. . . . (u<)

« J.-B.-C. Alarquart, AVaradyn der Aluiite . . G. (5

» J. Van Assclie 3.3

» J.-D.-A^ Ilerbogcb 3.3

» A. -J. AVynants • • •

Sieur A^anderscbrick 3.3

w M. Erederickx 3.3

» M.-J. De Roos 3.3

» L. Slas 3.3

» J.-.l. Cliaiiel 3.3

)) J. Dandoy 3.3

Myiiheei* Van Cools 3.3

» Elaiidiart 3.3

)) llorgiian 3.3

D’iieer A. AVeiis 3.3

» Aiit. Hospies 3.3

Sieur E. Adaii 3.3

)) W. Godtfuriieau 3.3

)) De Mol 3.3

)) Van Cami)enliout 3.3

)) Delà Roche 3.3

Mynheer J. Nieveiis 3.3

Sieur Oardoen 3.3

« A. Verlieylewegen 3.3

D’heer Y. Deliondt 3.3

Sieur P. -J. Verycken 3.3

D’iieer M. Giesbreclit, Professeur in de Matliematica 3.3

Mevrouw A. -P. Van Ciitsem 3.3

Sieur J. -B. Vaiiderlieclit 3.3

D’iieer J. Simons • 3.3

Mynlieer H.-J. Goffin, Avocaet 3.3

» Van Berckel 3.3

Sieur A. Rolette 3.3

D’iieer A.-C. Dubois 3.3

w J. -B. Engels 3.3

» B. Bartelain 3.3

Sieur A. Namant 3.3

» N. Huyghens 3.3

D’iieer Van Beiithem Menk 3.3

Sieur Vandenkercklioyen 3.3

)) J. Haiissens 3.3

« P. Steeiis 3.3

» H. Sclireiiis 3.3

Mynlieer Faust, Secretaris van deii Minister . . . 3.3

» A. Des-Essart 3.3

Sieur L. Masseau 3.3

D’heer Riga 3.3

Sieur G. Van Leerbergheii 3.3

)) H. Van Roy 3.3

Mynlieer Plovits 3.3

Sieur Y. Valider Meulen ■ . . 3.3

» H. Vanhamnie 3.3

)) G. Godefroid . ; . . 3.3

Die betaelt hebben en niet ingeschreven liebbeii ;

Mynlieer de Chevalier de Reyneghem 3.3

Sieur Yan Nerom 3.3

« Martin De Roy 3.3

» Charles Renten 34.3

M Nicolas Van der Putte 3.3

» Philippe Wantelet 3.3

» Davits 3.3

» Julien Rorief 3.3

)) Frans Denis 3.3

)) Du Freiie 3.3

)) Desoubrie 3.3

» De Potter 3.3

Recapitulatie peser Rekeninge te weten

Het eerste blad Grooten adel bedraegt netto . . . 554. iG

Het tweede blad van Magistraet bedraegt netto . . 91.7

Het derde blad in en uytlandschen adel bedraegt netto 1 13. 1 1

Het vierde blad van den selven bedraegt netto. . . 116.11

Het vyfde blad Liefhebbers bedraegt netto .... 81.18

Het sesde blad noch het selve bedraegt netto ... 81.18

Het sevenste blad van hier boA^en bedraegt netto . . 3-. 16

De heele inschryvinge bedraegt netto 1,067.14

De somme van een diiisent scA^eii eut sestigh gnlden veertien stnivers.

Item den Jaarlyckschen secours van dese stadt twin-

tig pistolen 210.0

Zoodat den heelen ontfang te saemen bedraegt netto. 1277.14

Twalve hondert seven ent seventigh gnldens veerthien stnivers.

Rien de marcxuant ne se produisit durant quelques années — du moins aucune pièce officielle mentionnant des réformes nous est parvenue, à part les rapports constatant des mutations dans le corps professoral ; mais cet historique ne peut s’étendre au delà du but que nous nous sommes proposé.

Pour l’année 1789, nous trouvons deux lettres intéressantes que nous publions en entier :

Messieurs,

Dej)iiis quelques années, nos États, de concert avec les magistrats de la capitale, ont établi en cette ville, une Académie de dessein, de laquelle grand nombre de jeunes gens et ouvriers s’emi)ressent de profiter. Comme il est de notoriété que semblable établissement en votre ville, que nous croyons également dirigé sous vos soins, forme des élèves distingués, en leur procurant des modèles convenables, suivant leurs progrès et capacité.

Je i)rend la confiance de recourir à vos bontés. Messieurs, et de vous prier de demander quels sont ces modèles, quelles sont les figures antiques qu’on leur donne à imiter, de quel endroit et à quel prix vos supérieurs se les sont procuré et si les personnes qui les ont vendues se sont chargées de les livrer à leur risque et péril jusqu’à leur dépôt en votre Académie ; le désir de procurer à nos élèves la même facilité, dont jouissent vos liabitans, me persuade que vous daignerez, acquiscant à ma prierre, me ménager les notions nécessaires, pour, sans perdre tems, suivre à cet égard les indications que vous voudrez bien me donner. Ma reconnaissance sera égale à mon empressement de trouver des occasions à pouvoir réciproquement vous être iitil,. et à vous convaincre des sentiments de vénération, avec lesquels j’ai l’honneur d’être,

Messieurs,

Votre très humble et très obéissant serviteur, Le baron de Francque, premier du magistrat.

Mous, ce 19 mars 1789.

Réponse à la lettre de Francque, premier magistrat de la ville de Mons :

En réponse à la lettre ci-dessus, 011 fait savoir à M. Francque que les professeurs ayant jugé qu’il était indispensable pour l’avancement de leurs élèves de leur proposer des modèles renommés, ils obtinrent la permission d’acheter aux frais des finances municipales les estamj)es propres à démontrer les principes du dessin et des cinq ordres, ainsi que quelques figures en plâtre, modelées d’après les célèbres monuments des Laocoon, des Vattur et des Gladiateur. Ces figures, achetées à

Amsterdam, revenaient à peu près à 20 pistoles, non compris la dépense pour le transport ni celle de l’assemblage. Que de son côté, le gouvernement général avait chargé le peintre Verliaeglien de in*ocurer à l’Académie plusieurs figures antiques, entre autres : La Vénus de Médicis, L' Apolline, le Buste de V Empereur Marc-Aurèle. Deux portefeuilles d’estami^es antiques accompagnèrent ces dons généraux.

De la même année, 4 avril, une note de « De Mullendorf )) concernant la remise à l’Académie de trois médailles d’argent, dont une dorée (chambre des comptes de Sa Majesté).

En 1790, nous trouvons dans les listes dressées par Deledrier, les j)ersonnes suivantes comme ayant par des dons secouru l’Académie :

MM. Tibergliien, Huysmans, Steens, Herboscli, Olbreclits, De Donckers, Hannoset, De Hulster, Buis, De A¥ez-Van der Meulen, De Burbure de Wesembeke, De Hondt, De Gavere, le duc d’Arenberg, Van de Velde, etc.

En 1793, M. J.-C. Grauwels demande à être désigné en remplacement de Al. Deledrier, professeur, lequel a ajouté au bas de la requête aux magistrats de la ville la phrase suivante : Verklaerende J.-C. Grauwels cleii beqiiamsten, oin mijne fonctien te kuiinen cloen.

Cette supplique, dans laquelle M. Grauwels fait valoir ses vingt-trois années de service, est en outre signée par L. Godecharles, Tamine, A. Brice et Werry, professeurs. C’est vers cette époque que M. Tamine demande la place de directeur, comme le démontrent les deux lettres qui suivent :

Lettre de Charles Louis, archiduc d' Autriche, accompagnant une requête de L. Tamine demandant la place de directeur de l Académie.

Chers et bien aimés.

Nous vous remettons ci-joint, afin que vous nous y rendiey;

votre avis, la requête du sculi)teur et professeur à rAcademie de dessin de cette ville, L. Tamiiie, tendante à obtenir la place de directeur de cet établissement. A tant, cliers et bien aimes. Dieu vous ait en Sa Sainte Garde de Bruxelles.

Le 3o novembre 1793.

CHàiiLES Louis.

Par ordre de Son Altesse Loyale, L. Vande Velde.

En réponse à cette requête le Conseil communal expose les motifs pour lesquels la place de directeur n’a pas été conférée plus tôt. On espérait un clioix plus grand, on cite comme exemple, Lens, Verliaegen, Herreyns, dont les talents sont faits pour relever l’école flamande.

Le clioix s’étant borné entre Cardon et Tamine, 011 a donné la préférence à ce dernier, préférence qui est longuement motivée ; on insiste surtout sur la circonstance que cette nomination n’entraîne aucune dépense supplémentaire, attendu qu’il est formellement conditionné que le M. Tamine conserve ses appointements de professeur.

L’année suivante le 10 février 1794, M. Tamine fut nommé directeur à la place de M. Fisco, absent, tandis que M. Cardon remplaça aux fonctions de secrétaire, M. Bart, décédé.

Comme nous l’avons déjà fait remarquer, l’Académie reçut de nouveaux règlements en 1766 et en 1772, mais en 1792, sa marclie progressive fut arrêtée par l’invasion française. L’assemblée des rex3résentants provisoires de la ville libre de Bruxelles ordonna, le 18 décembre 1792, ((de la remettre en activité », et le ii février suivant, elle lui accorda un subside de 200 florins.

De cette même année, date un mémoire préconisant

certaines améliorations dans l’organisation de l’Académie. Voici le texte de ce document :

Les jeunes gens seront en classe, selon leur capacité, dans les salles de l’Académie, nommées petit salon (i), grand salon (2) et salle d’après nature et le model vivant (3); cette dernière est la j)rincipale pour exciter l’émulation des élèves, à qui on fait une défense rigoureuse d’y entrer avant d’ètre jugé capable par les professeurs.

Pour soutenir l’activité des élèves, ils devront venir le premier jour de la semaine, où ils seront censé avoir abandonné ])Our toute la séance, et un autre pourra jirofiter de sa i)lace comme d’usage, sinon qu’ils ayent envoyé un billet signé de leurs parents.

Les domestiques et concierge devront les empêcher d’entrer dans d’autre salle que celle où 011 les aura placé, car c’est ce qui a occasionné jusqu’ici une courrerie continuelle. Les dits élèves dcAront apporter ce qu’ils auront besoin i)our ne pas aA^oir le i^rétexte d’aller demander quelque chose à leurs frères ou comijagnons.

Il serait également à souhaiter pour le bien être de l’Aeadémie que chaque professeur ne pourrait corriger les élèves que dans leurs salles respectives, car cela occasionne mille incon- A^énients, et l’on entend que les élèves disent : M. Lens ma corrigé tellement et M. Tamiiie tellement.

Les dits imofesseurs seront obligés de donner aux jeunes gens des originaux, lorsqu’ils seront jugé par eux cai)able et i)as autrement, par les desseins qu’ils auront fait et emi)èeher par ce moyen les discii)les de dire que M. Lens fait dire à Tamine de donner d’autres originaux.

Il doit avoir dans chaque salle des porte-feuilles contenant des desseins inventoriés, à la portée des élèA^es comme d’usage.

Il me paraît essentiel de stipuler que les professeurs ne pourront lire dans le courant de la séance, mais devront avoir

(4) Dans les petits salons sont compris tous les petits qui apprennent les éléments et principes du dessein.

(î2) Dans le grand salon sont compris tous ceux qui sont capable de dessiner d’après la bosse, figures en plâtre, figures académiques et grande tête.

(3) On n’admet dans celle d’après nature que ceux qui ont gagné des médailles ou autre prix.

la plus grande attention pour le bien et la décence requise dans une Académie; mais il sera permis d’y dessiner ou modeler comme l’on fait dans toutes les bonnes académies, car il est certain que les élèves profitent autant, pour ne pas dire plus, en voyant comme les maîtres s’y prennent, qu’en leur disant de A’ive voix, sans pourtant négliger de les corriger et encore moins de s’y refuser.

Les figures qu’on aura mit en attitude, soit en i)lâtre ou en model vivant, ne pourront être que durant la semaine de leur leçon, j)our empèclier toute discution entre les dits professeurs.

11 est de toute nécessité que le secrétaire de l’Académie soit tous les jours et au moins la moitié de la séance (sous les mêmes peines que l’on imjiosera aux professeurs), soit pour conférer avec les susdits des affaires de l’Académie, soit pour maintenir les jeunes gens dans les bornes que ces messieurs leur imposeront.

S’il y a quelque plainte contre qui que ce soit, il en fera son raport à messieurs les commissaires ou directeurs sans i^artialité.

Il convient aussi, au cas d’indécence de la i:>art des élèves, d’informer les i)arens ou protecteurs, soit par le concierge ou domestique, de l’indocilité de leurs enfans ou protégés, et du temps pendant lequel ils sont interdit de fréquenter l’Académie, ])our obvier à d’autre dérangement que les directeurs et lu’ofessciirs ne peuvent être resi)onsables.

Le 12 mars 1794? le directeur L. Tamine informe les magistrats que le gouvernement, outre les trois médailles, donnera un compas d’argent à plusieurs pointes mouvantes, comme second prix, ainsi que cinq portecrayons en argent, pour les prix des principes. C’était M. Donte, orfèvre, place Saint-Jean, qui les faisait, mais comme il est mort, dit la lettre, le directeur demande qu’on lui confie la livraison, « connaissant les orfèvres capables pour faire pareils outils n.

Cette année la distribution des prix eut lieu le soir. Celle-ci fut une vraie solennité à laquelle tout ce qui avait un nom à Bruxelles assista.

Pour compléter les données de cette époque nous

donnons le contenu d’une lettre assez originale de M. A. Brice à |ÆM. les bourgmestre et magistrats :

Dans cette lettre, M. Brice dit qu’ayant appris qu’on va établir un nouvel ordre dans la direction et l’administration, réclame de nouveau la protection des seigneurs, afin qu’il ne soit plus frustré cette fois-ci du salaire qu’il croit avoir mérité depuis si longtemps et à si juste titre.

Il constate qu’après avoir été appelé à l’Académie en 1788, 2)Our y enseigner à la place de M. Verschoot pendant toute sa maladie, qu’après la mort de M. Verschoot il a eu le chagrin de voir nommer des imofesseurs étrangers, malgré la règle de l’Académie, établie par S. A. R. le duc Charles-Al. de Lorraine, de n’y admettre comme professeurs que les élèves qui y auraient remporté le premier prix et les plus anciens médaillistes.

Qu’ayant été admis comme adjoint il avait vainement sollicité une gratification, que malgré cela il n’avait pas laissé de continuer à se rendre à son devoir avec zèle et assiduité, et il termine en exprimant son espoir que dans la prochaine réformation on le fera enregistrer comme professeur effectif d’après nature, avec le traitement y attaché.

Le 3 de l’an 1794. C’est la grâce.

{Signé) A. Brice.

Cette première partie de notre notice historique s’arrête à la bataille de Fleur us, qui fit retomber notre patrie sous le joug de l’étranger. L’Académie fut fermée

a nouveau.

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