IDÉE PRÉLIMINAIRE
La Convention nationale eut d'abord , d«'s le 22 septembre 1792, un Comilé de défense générale, composé de vingt-
cinq membres, et tous ies conventionnels avaient la faculté d'assis! er à ses délibérations. Les frontières du nord étaient menacées, le roi de Prusse oixupait déjà les places de l'est, Longwy el Verdun, et s'avançait dans la Champagne. Ce comité s'occupait tous les jours des moyens de défendre le territoire français; mais il était fort au-dessous de sa difficile et honorable mission Des événements inattendus et le courage héroïque des volontaires accourus de tous les départements, firent plus que le Comité de défense générale , composé d'hommes de parti exaspérés de haine et d'ambition , et qui se diviseront au point qu'il n'y avait plus que des incidents imprévus qui pussent sauver la nation et la liberté. Le principal incident fut la traliison du général Dumouriez, qui , à la suite du désastre de Nerwinde,crut pouvoir saider des débris de l'armée qu'il commandait pour venir à Lille, et ensuite à Paris, s'emparer des pouvoirs publics et établir un gouvernement monarchique. Celle honteuse défection, dont les deux parfis du Comité de défense générale partageaient l'odieux , comme ils étaient accusés de s'en disputer les profils, amenèrent l'abolition de ce comité: la Convention le remplaça par un comité de salut public composé de neuf membres de son choix.