NOTICE
f ARC DE TRIOMPHE
-» ORIGINE Et DESCRIPTION DES AEGS DE TRIOMPHE.
Les Romains furent les premiers qui construisirent des arcs (Je triomphe. Bans l'origine , ces arcs, ou portes triomphales, conj straits en bois, étaient élevées en l'honneur des généraux aux- ? quels le triomphe avait été décerné. Elles étaient surmontées de trophée» (formes enlevés à l'ennemi, et de la statue du triomphateur. Les images symboliques des villes et des nations vaincues ornaient les piédroits et étaient suspendues â la voûte; des espaces étaient ménagés pour placer des musiciens et des hommes chargés de trophées.
Plus tard on voulut donner aux arcs de triomphe un caractère
pins imposant ; on voulut qu'ils tussent, en quelque sorte, une page
d'histoire destinée à porter à la postérité le récit des liant» faits sous
rinSfi^atiën desquels ils avaient été élevés. Le bois rot rem-
( placé par la pierre, le marbre, lebronse et les matières les plus
| précieuses; l'aroMtectore et U sculpture prodiguèrent toutes les
l ressoudes fa\ \W£Mk pour les transformer en monuments du-
! rablçq. ,.,,,..<..'..; " • : -' : '
i- Lps ar<p4e,Jnompfce. furent d'abord exclusivement desKriés à
consacrer et perpétuer, te mémoire de triomphes militaires ; mate
!plus tard la. flfltferâ d$s cours enJH le simple p iéd e stal des sûmes des empereurs, * . ..>.'., *■
Nous ahons donner ^raekraes détails, snjr les plut grands ares de j triomphe existants, de l'antiquité et des temps modernes : ils pourront servir de point de comparaison pour apprécier les pro-
rftrtions colossales du monument dont noqs devons donner l'historique et la description:
A Rome, Tare de Constantin, flui par ses dimensions dépasse tons les arcs antiques connus, a de hauteur 24 met. 595 millim. (6&ptedfr40°), largeur 94 met. 709miUiin. (76 pieds), épaisseur 6mèL 635 millim. (20 pieds 5°).
L'arc de Septkne-Sévère, qui* vient ensuite, a de hauteur 49 met. 825 millim. (64 pieds), largeur 25 met. 485 millim. (74 pieds 4°), épaisseur 7 met. 40 millim. (24 pieds 8°).
Les Romains ne se contentèrent pas d'élever des arcs de triomphe dans leur patrie, ils en construisirent également dans les pays contrais. Ainsi ce fut par leurs mains que fut élevé l'arc d'Adrien à Athènes > Parmi les ouvrages dés Romains, on doit encore citer l'arc, d'Orange, département de Taucluse, qu'on croit être élevé en l'honneur de G. Marins : ce monument antique , le plus beau que possède la France, a 22 met. 750 millim. (70 p^eds) de hauteur sur 24 met. 450 millim. (66 pieds) de longueur.
De tous les arcs moderne*, la porte Saint-Denis est le plus remarquable ; elle fut élevée par les ordres de Louis XIV. Ce monarque voulut lui donner des dimensions supérieures à celles des arcs antiques : elle a 23 met. 645 millim. (72 pieds 9* de hauteur, et 25 met. 970 millim. (75 pieds 9°) dé largeur. Elle fut construite par l'architecte Blondel, et est regardée , à juste titre, comme un des plus beaux monuments importants du siècle de Louis XIV.
La porte Saint-Martin fut construire par l'architecte Pierre Bullet ; ses dimensions sont inférieures à celles delà porte Saint-Denis, et ses proportions lui donnent l'aspect d'une porté de viMe, plutôt que celui d'une porte triomphale.
Enfin il existait à l'entrée du faubourg Saint- Antoine un arc élevé en l'honneur de Henri II, et restauré sous Louis XIV par Blondel; il était remarquable par les sculptures de Paul Ponce, dont il était orné. Il fut détruit, il y a peu d'années, lors de l'élargissement des abords de la place de la Bastille.
D'après ce que nous venons d'exposer, on voit que jusqu'à ce jour le plus grand arc connu était la porte Saint-Denis, dont la iiauteur est de 25 met; 645 millim. (72 pieds 9°).