‹ Notice historique sur l'Arc de Triomphe de l'ÉtoileChapitre 2 sur 9 · MLC DE TRIOMPHE DE L ETOILE · texte numérisé non relu

MLC DE TRIOMPHE DE L ETOILE

L'arc de triomphe de l'Étoile fut élevé par ordre de l'Empereur, en l'honneur des armées françaises (décret du 43 février 4006).

Il voulut qu'il fût gigantesque , comme les bits d'armes dont il devait consacrer le souvenir ; ses dimensions «ont : hauteur 49 met. 255 millim. (454 pied* 6*), largeur 44 met. 890 milita. (457 pieds 44°), l'épaisseur 22 met. 240 millim. (68 pieds 4°).

Le grand arc a 29 met. 420 millim: (90 pieds 0*) de hauteur , sur 44 met. 020 millim. (45 pieds) de largeur.

Les petits arcs, 48 met. 080 millim. (57 pieds 0») sur 8 met. 440niiUim.(25pieds44 o ).

Les fondations ont 8 met. 575 millim. (25 pieds 0*) de profondeur au-dessous du soi , sur 54 met. 500 millim. (467 pieds 40*) de longueur, et 27 met. 280 millim. (85 pieds 44°) de largeur.

La première pierre fut posée 1er 45 août 4806; elle porte pour inscription : ^

Van 4806, le quinzième d'août , jour de Vanniversaire de ta naissance de sa majesté IVopolèùn-le-Grand, cette pierre est la preteière qui a été posée 1 Le ministre de l'intérieur, M. de Champaguy .

L'arc de triomphe de l'Étoile, commencé sous l'empire, a été achevé sous le règne de S. M. Louis-Philippe, qui conçut la grande pensée de terminer tous les monuments nationaux , et particulièrement celui auquel nos victoires ont donné un caractère européen. U a voulu que ce monument, rendu à sa destination primitive, rappelât les capitales et les villes envahies, les champs de bataille témoins de nos succès, et transmit à la postérité les gloires mili» Uires de la république et de l'empire..

Les sommes consacrées à l'érection de Tare de triomphe s'élèvent à 9,654 ,445 fr. 62 c.

Sous l'empire. ........ -. 5,200,745 fr. 56 c.

Sous la restauration. . 5,000,778 68

Sous le règne de Louis-Philippe. ... 5,449,625 58

Total. . . . 9,05! , 445 fr. 62 c*

DÉCORATION EXTBBIEÇRE.

Les deux grandes faces, traversées par la route, regardent}

la première , les Tuileries ; la deuxième , le pont de Neuilly ; les deux petites (aces regardent : Fane, à droite en Tenant de Paris, la campagne de Clichy ; Vautre t à gauche , le côté de Passy et de Chàihot; mais, pour s'orienter phis exactement avec les quatre points de l'horizon et par kraécessité déclasser les tbéâtresde guerre, il fan t^ placer Test dans le premier massif de droite, le nord , dans te deuxième massif de droite, sous la grande vôète; par conséquent ta sud .dans le premier massif de gauche y et l'ouest dans le deuxième massif du même coté.

. Chacun de e*s massifs , dans- la partie inférieure des deux grandes laces, présente extérieurement un groupe de sculpture de jrande, proportion* (Ce groupe a 44 mètres 70 centimètres (36 ^eds ) de haut, et les figures, 5 mètres 85 centimètres (48 pieds) de proportion. v

Celui de, droite , sur la face du côté des Tuileries i composé et exécuté par M. Rude, représente :

hE départ (4792).

Le-géniede laguerre pousse lêcrid^lanûeV et du bout du glaive qu'il tient étendu montre le lieu où l'ennemi doit être rencontré -vaincu. . ■ .

Au* arma*, citoyeip} fermez vos bataillon*; . Marchai

\A figuré qui occupé le imlieu do groupe représente un chef qui agite son casque pour attirer à lui les guerriers citoyens. Un jeune homme se serre contre toi, fier dé la confiance que lui témoigne le chef, en lui passant le bras sur l'épaule et en l'entraînant avec lui ; à droite du spectateur, un homme sur le retour de Page a déjà tiré l'épée, se débarrasse de son manteau, et se met en marche. Derrière cet homme, un vieillard /trop âgé pour prendre une part active aux combats, donne des conseils au chef, qui ne les entend déjà plus. A gauche , un guerrier assis tend son arc : derrière cet archer; 'est un guerrier couvert d'une cotte de mailles, en marche comme les autres* mais qui a suspendu son mouvement pour sonner de la trompette; derrière et du côté du centre , on aperçoit la tète d'un jeune cavalier domptant un cheval. Enfin, au-dessus de .ce fWafiQi, aélève to drapeau national.

Le groupe de fauche, au* la même fkee, composé et exécuté par M. Cortot, membre de l'Institut , représente

LBTftïOMPHK (46*0).

L'Empereur couronné par fa Victoire ; la Renommée publie ses hauts faits, l'Histoire les écrit. Les villes vaincues viennent se soumettre, et des trophées d'armes enlevés à l'ennemi sont suspendus à un palmier; plus loin un prisonnier est dans les fers. '

Le groupe de droite, sur là face dû côté du pont dé Neuffly, par M. Étex, représente :

>>t lA US18TAfi€ES'(4ê44).

Un jeune guerrie* 4f fttod «oa paya erofcrtri per renne» ; d'un côté son père blessé embrasée les genoux, *t-fiend»e Mut l'arrêter, elle tient un enfant tu&dans ses bras. Derrière; en oayaher blessé; mertettefe&ent tombidefcberal ; au-dessus le génie rie l'avenir ,pla-. mot sur 4»/ groupe, encourage le jeume btfome à résister ei à tombattre./

Enfin le groupe de gauche/ sur la méihe lace, par le même, représente : ' ^ ^

la paix (1815). ; \ ; '

Un guerrier remet répée' dans le fourreau ; à gauche une femrnV tient sur ses. genoux son enfant qu'elk; caresse.; un autre enfant «'appuie sur-elle en lisant. À droite est une £gure d'homme occupé à un soc de charrue ; entouré de tyé ; (Jêrri^re K un soldat laboureur qui , rentré dans Ses foyeft, dornptë un taureau qa'il veut remettre à la cbarieneu Au-dessus , Minerve , couronnée de lauriers, tenant d'une main sa lance, veille à l'ordre; dé l'autre, elle protégé l'olivier. '/ . .. ,. v %

Entre l'imposte du grand arc et l'entablement sont placés deux bas-reliefs Sur dhacune des grandes feces, et un autre sur chacune des faces latérales. .

Le bas-relief de droit* f sur la Tace du côté des. Tuileries,, par M. Lemaire, représenté les funérailles du général Marceau, tué à Upsçhsteinball, le f9 septembre 1796. ( . -

Marceau, atteint d'une balle par un chasseur tyrolien; ne put

G être emporté du champ de bataille. L'archiduc Charles le fit en tourer de soins; mais il expira bientôt.

, L'armée autrichienne s'unit à l'armée française pour lui rendra les derniers devoirs ; il fut enseveli au bruit de leur douMe artillerie.

Le bas-relief de gauche sur la même face, par M. Seurre aîné, représente la bataille d' Aboutir ( 24 juillet 4709).

Un aide-de-camp amène au générât Bonaparte Mustapha , pacha de Rom^lie, généralissime des forces ottomanes, fait prisonnier par Murât.

Le bas-rèlief de droite sur la face du côté du pont de Neùiily, par M. Feuchère, représente le passage du pontd'Arcole (5 novembre

Bonaparte , s'apercevant des inutile» efforts des troupes pour repousser les Autrichiens* saisit un drapeau, se: jette eu, avant du pont maigri les boulets et la mitraille, et arrive ainsi suivi de ses braves jusqu'à |a bouche des canons ennemis. Muiroû, colonel aide-de-camp def Bonaparte, se place devant lui pour le protéger, et tombe à ses piedfc blessé d'un coup mortel.

Le bas-relief à gauche sur la même face, par M. Chaponnière (4 ) représente la prise d'Alexandrie (2 juillet 4798).

Kléber et ses bravés ont atteint le sommet des remparts d'Alexandrie ; Kléber, blessé à la tête* y porté la main droite ; de l'autre montrant l'ennemi, appelle les Français à le suivre ; un so!dat % se prépare à enfoncer sa baïonnette dans là poitrine du Turc qui a blessé le général : un jeune Égyptien nu s'élance sur le grenadier, tandis qu'un musulman veut retenir le fusil, et tombe percé luimême d'un autre coup de baïonnette ; derrière Kléber est 1 le portedrapeau; on distingue un soldat qui déchire sa cartouche, un autre qui pose le pied sur le rempart, puis un autre qui fait signe à ses camarades, d'accourir.

Le bas-relief de. la face latérale de' droite , par M, Geclher , représente la bataille d' Austerlitz ( 4 décembre 4 805 ) .

(I) Ce jeune artiste , qui donnait les plus belles espérances , est mort après avoir terminé ce travail.

La bataille est engagée, Napoléon arrête la garde; l'infanterie française se précipite à la baïonnette sur les Russes et les Autrichiens : le général Friand s'est emparé d'un fusil et donne l'exemple en renversant tout ce qui s'oppose à sa marche ; l'ennemi, refoulé sur l'étang de Sokolnitz , se défend avec opiniâtreté ; l'artillerie de la garde , dont on voit à droite une batterie^ multiplie ses ravages; la glace s'entr'ouvre, et la cavalerie et l'infanterie russes disparaissent; quelques soldats -cherchent à se sauver en é'accrochant l'un- à l'autre.

Le bas-relief de la face latérale de gauche, par M. Marochetti, représente Ja bataille de Jemmapes (6 novembre \ 792). ,

Dumouriez, général en chef, suivi de son état-major, des marechaux de camp Ferrand, Sténebosse, Rosières, Bloisièrçs, etc., anime l'ardeur de ses troupes arrêtées un instant par les obstacles qu'oppose la Jnrtet position des Autrichiens.

A gauche )e colonel Thouvenot s'élance pour attaquer le flanc, droit de l'ennemi.

Le général Drouet a la jambe cassée d'un coup de feu, et reçoit les secours d'un officier d'ambulance.

Parmi les généraux qui s'avancent avec Dumouriez, on remarque M. le due de Chartres, à qui Dumouriez confia le commandement du centre; U rallia les colonnes ébranlées, et enleva le deuxième étage des redoutes ennemies.

Vers' la droite un officier supérieur autrichien est fait prisonnier* Le premier bataillon de Paris reçoit vigoureusement un corps de cavalerie venant soutenir la gauche de l'ennemi, qui opéra sa rer traite en grand désordre. i

Les trois villages indiqués sont lernmapes, Cuesmes et Berihairnont. Clairfayt occupait Jemmapes et Cuesmes, Beaulieu campait au-dessus de Bermaimont.

/Voir le Moniteur du 40 novembre 4702). .

Les Renommées placées dans les quatre tympans des deux grands arcs sont composées et exécutées par M. Pradier, membre de l'Institut.

Dans la frise du grand entablement règne au pourtour du monument un ba*>relief représentant, sur la face de Paris et la moitié des laces latérales, le Départ des armées', au milieu les représentants du peuple, devant l'autel de la patrie» distribuent des drapeaux

aux chefs des différents corps des armées du Nord et du Midi ; à droite et à gauche les troupes se mettent en marché. Sot M face de NeuÙly et l'antre moitié des faces latérales, est reprësenté ïe Reiùur des armée?, la France régénérée, accompagnée par la Prospérité et F Abondance, distribue des couronnes aux chef* des air* niées ; à droite etâ'gatrche les troupes ramènent avec elles les nw- , numents fruit de leurs conquêtes.

La composition et' inexécution de Cette frise a été divisée en six parties et confiée à six artistes.

Le milieu de la face du côté de Paris a été exécuté par M. Brun; r . * >

La partie â droite, par M. Laitié ; celle à gatiche, patM. Jacquot; le milieu de la face, côté de Paris, par M, Càittouétte ;

La partie à droite , par M. Senrre aîné \ ""

La partie à gauche, par M. Rude.

Sur les boucliers placés dans la hauteur de l'attique figurent trente noms de victoires, choisies parmi celles qui ont te phis influé sur les destinées de la France:

VALMY . — JEMMAPES. — FLfeÙRUS. — MtfNTENOTTE.

— LODI - CASTIGLÏÔNE. — ARCOLE. — RIVOLI. *- - PYRAMIDES. — ABOUKÏR. ~ ALKMAER. — ZURICH. —

Page 1