‹ Notice historique sur l'Arc de Triomphe de l'ÉtoileChapitre 3 sur 9 · AUSTERLITZ - IENA. — FRIEDLAND. '— SOMO · texte numérisé non relu

AUSTERLITZ - IENA. — FRIEDLAND. '— SOMO

SIERRA. — ESLWG — WAGRÀM. —LA MOSKOVTA» — -LCÎZEN. - BAUTZÉN. — DRESDE.— tfANAtf.— MONT- MIRAIL. — MONTEREAU. — LlGttY.

Au commencement de la guerre, et dans le plus fort de là révolution, l'armée prussienne, entrée en France et raenaçtont-tiéjà la capitale, fut arrêtée en Champagne par la manoeuvre habile du -vatmy, général Dumôuriez, près le défilé de la fofêît d'Argoimè. Le ieseptembiet799. ^ scptein b re 479^ date de la fondation de la république, à laquelle se rattachait le calendrier de cette époque, le roi de Crusse et le duc de Brunswick attaquèrent sans succès la position qu'occupait le général Kellermann aux moulins de Valmy, en avant de Ghâlons. Valmy ne fût pas une grande victoft*; mais ce fut une des journées les plus Importantes de ta guerre, parce qu'elle repoussa l'invasion au moment on une prebiièredefaite poutàft décider sans rt tour du sort de la France.

Vahny apprk «uw Français mexpérimentesqu'us pouvaient n'être pas vaincus. Jémmajms leur apprit qu'ils pouvaient vaincre des ennemis 'aguerris. Après avoir battu tes Autrichiens, Dumouriez fit la conquête de la Belgique.

Malgré les revers qui suivirent, ce fat là te germe de nos succès postérieurs. Ftewrus en Ait 1e fruit après deux ans d'apprentissage. JLa bataille de Fleuras de Joarêa» se|ra immortelle; elle a donné l'impulsion à toute* les victoires de la république.

En 4796, continence la série brillante des victoires du général Bonaparte ; il cqptibat successivement toutes tes armées que l'Autriche envoie pour fui disputer la conquête de l'Italie, à Monienotte^ a JLodiy à Atvtle; U dote le général Aagereau dû nom de la bataille de QasligHone , et le général Masséna du nom de celle de Rivoli, noms qui encore aujourd'hui entourent de près k statue de l'empereur Napoléon sur la colonne de la place Vendôme.

Le jeune conquérant de l'Italie , transporté en Egypte^ remporte «or les inameloueks la victoire des Pyramides i en présence et sous l'inspiration du plus ancien monument die l'univers,

H avait vu sa flotté détruite par Nelson au combat naval d'Apouktor; i! vfftgeà cet affront par une. victoire sur terre, gagnée contre l'armée turque qui était venue débarquer sur les mêmes rivages. '

La seconde «oafitiofc avait compromis de nouveau la destinée de la France. . 4 ;

Les Russes v prenant la place des Prussiens > s'unissaient contre nous an* Anglais en- Hollande, aux Autrichiens en Suisse, et en Italie. Lé général Brune bat le duc d'York à Alkmaçr> et fait aut Rosses sept mille prisonniers , que plus tard le premier consul renvoya sàtoè rançén et habillés à l'empereur Paal 4% trait ^habile politique-, qui servît alors les intérêt» de la France.

Nous avionsététixpulsjés dé toute l'Italie** l'exemption o> Gènes. Les. Autrichiens et lés Rtftsm , arrivés au cgmh-4* là Puisse , menaçaient Lyon et la France. Masséna , av«c autabtde vigueur, et d'habileté que Dutnourie* en 47*2 , saisit l'instant où les 4:utrichjeus fotat un mouvement v**s le Bas-Rhin , et -ou âmtnrovr accourt d'Italie par le SaitH-Gothard. Il attaque farinée «anémie à Zurich avant qu'elle- ait pu se réunir, la détoit complétctiwnt ^ man$$ ensùfte au-devant de Sàftvah)* , et le force à {air en déroute. I* ego- Htion est rompue; aprts cet eehee 1e général russe montent traverse PAllensagUé, et retourne eu Rusde.

Jeinmapes, 6 novembre 1792.

Fleuras 26 juin 1794.

Moritenotte.

10 avril 1796.

Lodi,

11 mai 1796.

Castiglione,

5 juillet «798.

Arcole, "

8 novembre 1796.

Rivoli,

13 janvier 1797.

Pyramides, 20 juillet 179S.

Aboutir, 24 juillet I?».,

AHcârtiàer*' b octobre 1799.

Zuricb , 26 aeptembr 91799.

29man48C0.

Mm^iï'A Auprintemps de 4800, les Turcs, profitant du départ du géne- ****** rai en chef Bonaparte , renouvellent leur tentative pour reprendre

l'Egypte. Le grand-visir par la Syrie arrive à Hèliopolis et propose à Kléber de Capituler. Celui-ci met à Tordre désarmée sa fameuse proclamation : Soldats, à une telle insulte, on ne répond que par la victoire. Il attaque et bat complètement l'armée turque. Peu de temps après il meurt assassiné au Caire.

i/kSfl^M» Placé à la lête du 8 ouvcrnement P 8 * 1 * r ^olatiottdu 48 brumaire, Bonaparte, premier «consul , s'occupe "tout de suite des armées et de. l'Italie, Il charge Màsséna de défendre Gênes, Suehet de défendre le pont du Var , et A là tête de l'armée tlë réserve il passe, le Saint-Bernard, entre à Milan, et poursuit fe général autrichien Mêlas, qui s'enfonçait dan* les Alpes maritimes, rêvant la conquête de la Provence! Il l'atteint à Marengoet lui livre, bataille : Desaix arrivant d'Egypte est tué ; une victoire longtemps disputée couronne les armées française». Mêlas / réduit à capituler en rase campagne, se retire derrière i'Adig* avec, son armée ♦ abandonnant vingt-deux places de guerre if et toute la Lombardie. Hobeniinden , A la fin de la même année f800 , Moreau termine sa belle cam-

s décembre 4800. p agne d u Rhin , ou plutôt du Danube , par la victoire d'Hohenlinden, Il entre en Autriche , jet porte son armée victorieuse jusquï Stèyer , presqu'aux portpsde Vienne. Ce résultat amena les négn- ; dations de LunéviHëet ensuite la paix d'Amiens. , ■

utm, Le premier consul, devenu empereur des Français., avait

rassemblé une armée an camp de Boulogne, pour menacer T Angleterre d'une descente ^lorsque T Autriche , entraînée avec la Russie dans une troisième coalition > (ait marcher son armée vers. Je Rhin. Malgré la saison et les distances, les troupes françaises quittent leurs camps sur la côte , franchissent, rapidement l'intervalle , passent la frontière , et s'avancent en Allemagne au-devant de l'armée autrichienne; que Mack concentrait dans Ulm. Enveloppée et battue sur toupies points, elle met bas les armes.

Aasteriftz, Les Français de là se mettent, en marche sur .l'Autriche,' tra-

2 décembre isos. ^^ut Munich, Vienne, le Danube., arrivent^ en Moravie, et livrent bataille aux Russes et aux Autrichiens réunis à AusierlUz, sous le commandement desoçnx em^ews.Fran^gjet Alexandre. Après la plus éclatante victoire, l'empereur Napoléon reçoit $ son bivouac l'empereur François (dont il devait plus tard devenir le geridre), lui accorde la paix, et consent à. laisser se retirer par étapes l'armée russe* Lise termina la troisième coalition. ,

17 octobre 4805.

Mai* la quatrième suivit de près ; au moment où les amies ak îéna,

laient décider de la fortune à Austerlitz , un envoyé de la Prose l4 octobw IW8 " était venu exposer au nom de son gouvernement des prétentions inopportunes. Ces prétentions , redevenue* presque menaçantes au printemps suivant , décident l'empereur Napoléon à rentrer en campagne contre là Prusse avant la jonction des Russes , qui arrivaient encore au secours de leur allié. Son armée , répandue «a Allemagne , et rassemblée- en peu de jours , traverse te Thuringe, se porte au-delà de la Saale , et attaque à la lois l'armée ennemie Mena , où commande le prince de Hohenlohe; et à Awerstedt , «où '

commandaient en personne le roi de Prusse et leduc de Brunswick. Une double victoire met toute la Prusse à la disposition de Napoléon. Le due de Brunswick , le même qui , quinze ans avant, avait inenaeé Paris ei échoué' à Valmy, fut blessé mortellement dans cette journée; il eut les deux yeux crevés, par une balle. Le maréchal Davoust a depuis été créé duc <F Awerstedt , nom par lequel • cette bataille est appelée en Allemagne.

La campagne de 4 806 , prolongée en Pologne pendant tout l'hi- -JW^piL

ver , se termina* en 4807 sur les limites de la Prusse orientale , à

Friedland , où les armées prussienne et russe furent vaincues , ee

qui amena la fin de la; quatrième coalition et la paix de Tilsitt ,

snivie peu après des conférences d'Erfurth. ■' ,

L'Empereur avait entrepris la conquête de l'Espagne; mais il A Somo-sïera, * -e • * w • .. j i- / * , 30 novembre ttOI.

y rencontra une résistante inattendue; Comptant sur son accord

avec Alexandre , il retira de l'Allemagne une partie de ses vieilles troupes, les envoya au-delà des Pyrénées , battit on dispersa les corps espagnols, et, se; mettant lui-même à la (été de son armée principale , marcha sujr la Castille et sur Madrid dans Fhiver de 4806. Au passage des montagnes du Guadarama , le défilé de Somo-Siéra fortement retranché semblait devoir arrêter la marche* Plutôt que de montrer la moindre hésitation, il attaqua isans attendre son infanterie, et lança sur la glace, et les escarpements l'intrépide' cavalerie polonaise , qui franchit tous Iesjobstades. L'empereur , peu de jours aprè», entra dans Madrid. Presque aussitôt, informé de la marche d'une année anglaise r il se met en mouvement pour la combattre, lorsqu'il reçut à Benavente la nouvelle . ,

que l'Autriche , excitée par l'Angleterre, et croyant le moment fa* Yorable , faisait les préparatifs d'ûpé cinquième coalition.

Il revint immédiatement en France, et de là en Allemagne, où il EsHng, arrêta d'abord à Eckmûlh le premier effort de l'armée àutri* »n»i«am

Wagram.

6 Juillet 4809.

LaMoskowa.

chienne et k rejeta soi. la rive gauche du Danube. Il marcha ensuite sur Vienne, s'y établit , et fit les préparâtes iti passage de ce fleuve en face du prince Charles , qui commandait l'armée- ennemie; U S8 mai 4809, à Esiing, les Français occupèrent là ifve gauche ; mais une crue subite des eaux ne nous permit pas de conserver la position. Le maréchal Lannes lut blessé è mort. L'année se concentra dans File de Lobttu, Elle avança "de nouveau le 5 juillet , sur le champ» de bataille de Wuqr&tn , que malgré ions tes efforts l'armée autrichienne fat obligée d'anattxtônâer. Les noms 1 d'Est jng , de Lobeau , de Wàgrum , devinrent des Vitres pour te mwéchaf Masséna, pour le général Mofctotl, potfr le prince Berthier. La guerre fut suivie àtn traité de paix et 4u mariage -dé l'archiduchesse Marte-Louise avec fàinpereûr Napoléon , d\>a «at né l*Toi de Rome, mort en 4#à®. , •

En 4812, l'Espagne , après beaucoup de viefsstttides, pétant en 7 septembre «si2. g ran de partie souimse , et r empereur Alexandre «'étant rapproché de la politique anglaise ; Napoléon , aidé de liante autrichienne et prussienne, porta la guette ewRnssfe, traversa la Pologne , .Wilna , Smoteœfc:, et marcha sur Mofrfctow. 6n avant de cette capitale , l'armée russe y gui jusque-là n'avait lait que céder le terrain , se réunit, pour livrer bataille à Mozatsfc r sur les bàrds de la 4 Moskowa. Elle fut vaincue après une lutte des plus acWnéeft. Notre année entra daps Mbskoit v dont leNfeu dévora lât ptas grande farlie. Après quelcnie séjour , «lié reprit la route de Wftna ètde V assortie, ftais-surprisepar -Fhivèr le pliis rigtftfceux, elle pérît près- ^entièrement pat le froid ,1a feifl* et leaMgties , phifrtjuie par !è fer d* rcimetai, daùi cette longue marche ou les hommes et les che> vauk succombaient souvent sans résistance Pour réparer Ce grand desastre , r empereuE était *e venu éh France , avait fait' *un appel au courage delà nation; «t, parvenu à rassembler encovenne armée jeune/ mais pleine d'ardeur * â la conduisit , an cotomebcétneilfc de 1815 , avec 4ès:de%rié de. la grande armée , à la rencontre des Rosses, qiri, reitôri&desfrrisW^ Allemagne

Sur le «hamp xfe bataitife de Luttèn , &kw*ré .|faV fci Victoire A la mect du grand Gustave, il ressaisit la fortuné, poursuit avec rigueur «es succès , attaque et défeit de nouveau à Bamtztn llahmée ertieaûe en retraite, h suit jftsqu'en SWtievet làÈO'ftclut un atmistice qui atiait rendre la pai» passible.

Jlaiadaiisle même temps,!' Autriche se «««ttoit-dtepfOBêé à rentrer dans ! -union de sel ancien* alliés. ttfiapoJëôà ,«n ttwràe traiter,

Lutzen , 2 mai 1815.

Bautreq, 20 mai «M 3.

rompt avec son beau-père , et se voit réduit à combattre seul -contre trois armées. Attaqué dans Dresde , il fait d'habiles dispositions , et par son génie et son audace il reste encore maître du cnamp de balaiUe. Moreau est tué dans les rangs de l'armée russe. Nos troupes poursuivent l'ennemi , et te refoulent en Bàhême. Ce fut notre dernière victoire. - ' -»\

La perte de la batailtede Leipsik, an mois d'octobre saf vant, met un terme à cette latte, devenue trop inégale par l'accession des Suédois à la coalition, et par l'abandon de nos derniers alliés, qui tournèrent leurs armes contre nous. L'armée française n'eut plus d'autre parti que de venir sur le Rhin , pour protéger le territoire de la patrie contre l'invasion. A, Hanau, les Bavarois nous attendirent dans un défilé pour nous~intercepter le passage. L'armée les culbuta, et, continuant sa marche, repassa la frontière, '

4814 fut la fin de nos triomphes et dé l*emplre. Avec les restes de l'armée et de la garde impériale, Napoléon vaincu défendit encore le tiœur de la France envahie, fit trembler et reculer les vainqueurs $ Montmirail et à Monter eau. Mais pendant qu'il manœuvrait d'un po'nt à l'atitrecte la circonférence pour flaire fane partout, l'ennemi se porte au centra, et pénètre dans Paris. L'Empereur abdique à Fontainebleau. v

L'année suivante, ramené par la fortune," il tente mi dernier effort , qui aboutit à la catastrophe de Waterloo, mais qu'honoré du moins la valeur de* soldat ', et le Idceèt obtenu la veille sur (es Prussiens à' Ligny , pr^ès ée ce champ4e bataille de Fleuras, iltatré plusieurs fois par nos victoires , dans l'ancien comme dans le non-" veaa régime. . * " .''•'-

Les tympans des petits arcs des feeés latérales présentent Tinlm. terie et la cavalerie. L'infanterie est exécutée par M. Bra.

A gauche est le grenadier enveloppé dan&un drapeau surmonté de l'aigle impériale ; d'une main il tient 'son arme pi) repos , de l'airtre il élève tme brandie de chêne v

A droite est le chasseur tenant soi* arme serrée contre lui; ii semble menacer quiconque tenterait de la lui ravir , ainsi que le cbéné de victoire qu'il a noblement conquis;

Celui de la faée latérale de gauche, représentant la cavalerie» est exécuté par M. Valois;;

La figure de gauche représente la grosse cavalerie par un cara* binier défendant son* guidon. La figure 4e droite représente la ca* valerie légère, par un lancier saisissant ses armes.

Hanau , 30 octobre 4843.

Montmirail .

44 février 4814.

Montpreau, IS février 1844.

Ligny, 46 juin 18 3

DÉCOftAÏTON INTÉRIEURE.

Les tympans de» petits arcs, sous la grande voûte , représentent rartillerieMBt la marine; l'artillerie est exécutée par M. de Bay.

La, figure de gauche représente la grosse artillerie; elle tient «Tune main un drapeau» et de l'autre une couronne civique. Celle de droite représente l'artillerie légère; elle tient d'une main un plan et un compas , et de l'autre la bride de son cheval;

La marine est exécutée par M. Seurre jeune.

A gauche est le matelot , à droite est le soldat de marine ; les attributs et armes qui entourent ces figures ont rapport à cbaenne d'elles.

Ces deux derniers sujets , avec les deux précédents, rappellent

les quatre grandes divisious.de l'armée. J

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