‹ Notice historique sur l'Ecole MassillonChapitre 10 sur 27 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

L’ECOLE MASSILLON

d’eau1 ». La salle des Bains a été remplacée par le local réservé aux exercices de la gymnastique : les allées fleuries qui ont vu se promener Mme de Sévigné et la comtesse de la Suze, depuis longtemps, sont enfouies sous le gravier où passent et repassent de joyeux écoliers mutins.

Dans l’hôtel Fieubet, « ce que les curieux admirent le plus, ajoute Le Maire2, est la Perspective sur le mur voisin, peinte à fresque, avec beaucoup d’imagination, par M. Rousseau, C’est une espèce d’architecture composée de deux arcades, avec des colonnes et une statue entre-deux; au-dessus il y a un quadran au soleil, entouré de figures. Une femme, entre autres, arrache les plumes de la queue d’un coq, pour marquer les heures sur une table, et le temps est au-dessus qui semble approuver ce qu’elle fait ». Ce goût des perspectives est une mode italienne qui s’introduisit en France après les guerres d’Italie. Horace nous apprend que, de son temps déjà, les Romains se consolaient, en pleine cité, de n’avoir ni ombrages, ni rivières, en simulant par la peinture des arbres et des eaux vives. Lui, du sein de son frais et riant Tibur, raille cette innocente manie et y voit une preuve que l’amour de la nature s’impose malgré nous, et obsède, sous une forme ou sous une autre, ceux-là même qui la repoussent : Naturam expellas furca, tamen iisque recurret 3.

Toute trace de la fameuse perspective est à jamais anéantie à l’hôtel Fieubet. Rousseau y avait éu pour collaborateur le peintre Louis-Gabriel Blanchard, qui s’est acquis un

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