Germain Brice, 8e édition, 1723 ; t. II, p. 3o
3. G. Brice, loco citato. J’ai trouvé ces détails dans un inventaire
L’HOTEL FIEUBET
Le rez-de-chaussée — car le vestibule n’est point du plan original de Mansart — était occupé par la salle à manger et ces salons dont il a été question plus haut. Au premier étage, chambres à coucher, cabinets de toilette se succédaient les uns aux autres : de plus, il y avait une chapelle, dont l’emplacement est certain. Sur la façade qui fait l’angle de la maison, rue du Petit-Musc, en retour vers l’Ouest, on voit encore une saillie en pierre : sous ce petit dôme, alors cintré, s’abritait l’autel de l’oratoire; dans le retable, on admirait un beau crucifiement en cuivre, et « les murs étaient décorés de quantité de panneaux en pilastres de peintures 1 » . Deux autres escaliers conduisaient aux étages supérieurs, jusqu’aux mansardes, laissées aux domestiques. Celui de gauche a été conservé; de l’autre, à droite, il ne reste plus que la cage demi-ovale. Les bahuts, les vases d’onyx, les meubles sortis des ateliers de Boule, les bustes de marbre remplissaient ce s salles lumineuses et aérées. Plus tard, à la fin du xvne siècle, on pouvait y admirer des tapisseries qui représentaient les personnages des fables de La Fontaine 3.
Là, où aujourd’hui, dans leurs fols ébats, courent trois cents enfants aux cris pleins d’entrain, le gazon étalait ses quatre pelouses de verdure, entourées de statues et de fleurs. Au fond de la cour, un splendide jet d’eau à cinq branches ne se taisait « ni jour ni nuit ». Fieubet, en effet, en 1678, avait obtenu des prévôts des marchands et des échevins de Paris « un cours d’eau en superficie de quarante lignes
de 1751, qui est aux archives du château de Puiseux. M. le comte de Mareuil me les a généreusement communiquées; je lui renouvelle ici l’expression de ma reconnaissance.