‹ Notice historique sur l'enseignement du droit en Canada [microforme]Chapitre 16 sur 24 · XXX VII · texte numérisé non relu

XXX VII

Bulleiin de l'Ecole de Droit Nu, 65.

Mardi ie 27 de Février dernier, ont eu lieu'à PEcole de roi, d ns le Collége Ste, Marie, les premiers exercices dans le genre re/ulortia et prutica.

Parmi les membres du e ergé qui étaient présens à

cet séance, On remarquait l'abbé Giband du Séminäire, et Pabhé Beandry, de la rédaction du True

Wilness. Sept membres du barreau, entr’autres M.

M. Mackay Ouimet, Girouard et le professeur Belle, étaivnt présens ; Ïl y avait aussi un grand nombre d’étadiants. Les Pères de la Compagnie de Jésus assistaient avec les élèves de philosophie. M. de Bellefeuille, père, avec sa demoiselle, et M. le Dr. Léprohon, avec sa dame, connue dans notre littérature, nous honoraient aussi de leur présence. Après noire exposé du butde la séance, M. B. Globensky rapporta la cause de Simpson et a/ii vershs Delisle ; puis M. M. E. L. de Bellefeuille et M F. Coloviu diseutèrent la question de l’usure, lun en français, et l’autre en anglais. A la fin de la séunce, M. Robert Mackay, Bâtonnier de l'Ordre des avocats, fit part à l’auditoire de la satisfaction que lui avaient causée les travaux des élèves ; mon KRévérend Père le recteur lui succéda, et attribua à M. Globensky la lucidité d'exposition, à M. dé Bellefe ville, la logique et la science, et à M. Colovin, Pélaquence et la facilité d’élocution. Fait au Collége ce 2 Mars 1861.

Le Doyen de l'Ecole : 7 :BIBAUD:

ee ——

Extrait de l’Ordre

La semaine dernière n’a pas été sans intérêt pour

. ice Cr 4 notre petit monde littéraire ; tour à tour nous avons eu des séances à l'Ecole de droit du Collége Ste.

Marie et au Cabinet de Lecture Paroissial, et à chaque séance toujours un auditoire d’élite prêt à encourager les jeunvs talents qui se révèlent pleins

d'enthousiasme ou de patriotisme, ou à subir l’in-

LT Cl nn SE UE 2 El ee — D en TT TE mer dat emmener

RENTE armani —

Re 7 ar EL APE TS

Pee

fluence du grave philosophe qui parle au nom de la raison et de la science.

L’année dernière, en fesant soutenir une thèse publique par un de ses élèves, Mr. Bibaud avait

Gonné au public le goût d’un nouveau genre d’exercice littéraire que des personnes graves apprécièrent hautement ; aussi, celte année, le savant professeur a-t-il réuni autour de sa chaire les somnités du barreau et du clergé et un grand nombre d’aspirans à la plus noble des prof-ssions.

Après un discours d’introduction rempli de science légale et d'esprit attique par Mr. le professeur, Mr. Benjamin Glo obensky exposa la cause de Simpson et al. contre la Banque de Montréal, cause encore pendante en Angleterre. Doué d’un grand

esprit d’analyse, notre jeune compatriote a su:s’at-

tirer la bienveillance et les applaudissemens de son auditoire. Mr, de Bellefeuille lui succéda et traita de l'usure. Les relations de Mr. de Bellefeaille avec l’Ordre nous dispensent de toute critique de sa dissertation. :Qu’il nous suflise de dire qu'il:a démontré avec logique l’immoralité de toute loi favorisant l’usure, ce ver rongeur des sociétés. Mr. Colovin, est partisan du libre commerce de l'argent ;

ila somenu cont:e Mr. de Bellefeuille, que l'argent étant une marchandise, ne devait subir aucune restriction, et il apporta au soutien de sa thèse un

grand nombre d’autorités, que Mr. de Bellefguile:

a renversées dans une babiie réplique.

Mr:: Robert! Mackay, Bâtonnier du Barreau, invisé à prendre ja parole, félicita vivement les trois discutanis, puis il laissa la place au R. P: Recteur

qui, résumant la diseussion, a dit que Mr. Globens-"

ky:s’était fait vernarquer pär la olarté, Mr, de: Belle-

feuilie;:par la el à et Rs rte à Lg Pélo= | css SET TEA ÿ 5 Re,

Extrait de la Gazette de: Mqutséatx È Soirée Littèraire.A soirée litteraire was given

by the law facuiiy of Ste. Mary's College: on wed-

vesday evening, the 28th ult, Professor Bibaud presided. The first production was that of a report by Mr. Globenskyÿ, of the celebrated case of Simpson e{ alit versus the Bank of Montreal. The young gentleman exposed with great ability, all the facts of the case, from the constitution of the action, to the appeal to the Privy Council in England, where the casé is now pending. Then followed the debate on the important question of usury : viz : “whether the rate of interest for the use of money lent should be restricted by law.” Mr. de Bellefeuille opened in the affirmative and in an able discourse replete with logic and learning, undertook to prove that it

would be beneficial to Society in general to restrict

the rate of interest to a certain fixed sum. Mr. Colovin. on the negative, maintained with his usual force and eloquence that money being but a representative medium, and as such, an articlé of commerce, should not be restricted in the value of the use of it any more than any other commodity. The discussion was kept up with great vigor and ability on both sides, and speaks well for the character

of the Law Faculty of St. Mary’s College. Mr.

Mackay, Esquire, and the Revd. Father Vignon,

Rector of the Institution, expressed their satisfaction, and complimented the young gentlemen highly upon the learning and ability which they dis-

played.

mme

Extrait du Herald.

. Admission to the Bar.—-Yesterday, îhe third ins-

tant, at a meeting of the Board of Examiners of the Montreal Section of the Bar of Lower Canada, Mr. Mathew, F. Colovin of New London, U. C., was admitted to the practice ofthe Law, after having un-

dergone a long and rigorous examination. The:

precision and fulness of his answers shewed a thourough acquaintance with the matters upon which hewas questionned, both in the Roman and the French Law ; and at the close of the examination,

he was highly complimented by the examiners, Messrs Taylor, Cassidy and Pormminville.

Extrait de la Minerve.

Nous apprenons avec plaisir que Mr. Thomas Desnoyers 4 été admis hier à la profession d’avocat. Mr. Desnoyers a fait sa cléricature dans l’étude de M.M. Cartier et Pomminville, et a subi un examen qui fait également honneur à ses patrons et à lui-même.

Ses talents et son assiduité au travail lui assurent dans sa profession, le succès que nous lui souhaitons bien cordialement. M D. était porteur du Diplôme du Collége Ste. Marie

Extrait du Pays —Les Lauréats du Collége MeGi'!,

M M. les Rédacteurs.—Je ne puis laisser passer uue aussi belle occasion que celle que m'offre la déconvenue de certain lauréat de l’Université Me- Gill, pour signaler aux élèves des écoles de Droit la manière dont les choses se passent assez communément. Depuis plusieurs années, les élèves canadiens-français s’apercevaient que les lauriers n’étaient point pour eux, quels que fussent leurs droits: et leurs mérites. Maïs une compensation était: heureusement réservée à ces pauvres étudiants, privés des honneurs de l’Université. Le barreau: leur offrait un champ plus grand et plus ouvert ; ici on combattait à viziéres découvertes, on ne pouvait venir avec des fausses armes et des connaissances empruntées, pour prendre le pas sur un rival; ‘il' fallait faire preuve de sa propre valeur ét non de celle de son voisin.

Au mois de Mai dernier, les examens de l’Université commençaient, et chaque élève s’efforçait: de mettre à profit les utiles leGons qu’il avait reçues

ndant la dernière session. Free

Le made de procéder, s'il était utilement suivi, est calculé à rendre justice à tout le monde, (On

CA | enferme les élèves sans leur laisser le secours : d’auçun livre et on leur soumet une série de ques-

tions, auxquelles ils sont tenus de répondre avant

de sortir de l’appartement. Ces questions ne doi-

1S À vent être connues par aucun des élèves avant leur Ds internement. Telle est la théorie des examens ; 1- | mais la pratique est bien différente. Nous avons n F vu certains élèves préférés, qui. avaient eu l’avang à tage (si c’est un avantage) de savoir d’avance les

L questions à être posées et d’avoir répondu avant 1- d'entrer dans la salle des cours Les réponses doi- 1- : vent être données par écrit, Nous avons vu ces u élèves favoris arriverau cours avec un manuscrit

volumineux attaché de rnbans et paraissant avoir: été soigneusement préparé. Aiors nous nous som-

L | mes dit qu’il était impossible que ces jeunes hom-

à mes ne fussent pas punis s’il y avait chez les pro-

r À fesseurs un'semblant d’impartialité. Mais quel fut

a À notre étonnement lorsqu’à la convocation, c’est-à- # à dire au couronnement des lauréats, nous vîmes cou- |

| k verts de lauriers, non pas ceux qui avaient eu le

. ÿ courage de ne dire que ce que leurs études leur ‘ ! avaient appris, non pas ceux qui avaient eu la fierté 4

d’aller au cours avec leurs propres talents et non: ceux des voisins, mais bien les élèves préférés, ceux qui étaient venus au cours avec un fravail tout fait, un travail volé.

Nous voulions dabord en appeler au public, jeter la lumière aux veux des professeurs trop confiants ; À müis malgré la conviction de la faute de ces élèves, nous ne diries rien, de crainte d’être accusés de dépit. Un' jour vint où messieurs les iauréats furent obligés d’aller ‘chercher leur commission devant le: barreau. Alors nous eûmes notre revanche.’ Quatre jeunes gens se présehtaient devant les examinateurs du: barreau pour le district de Montréal, le 5 Août courant.

Deux d’entre eux avaient été couronnés par l'U-' nivérsité, les deux autres avaient été jugés indignes d’ünte] honneur. Au sise vo l'intelligence travaille

XLIT

et non la plume, on ne peut emprunter les études d’un autre. tee

Quelle a été le résultat de cette lutte devant le barreau entre les vainqueurs et les vaincus de l’Université ? Ces derniers ont relevé la tête et ont combattu avec fierté, force, courage et valeur. (*) Les premiers ont fléchi, et un des deux a été refusé comme incapable de répondre aux questions les plus élémentaires du droit.

Triste exemple, où plusieurs trouveront qu’il est préférable de se fier dans ses propres forces que de frapper à la porte de son voisin.

Je ne prétends pas que ceux qui n’ont rien obtenu de l’Université, étaient hautement qualifiés pour les honneurs. Mais je veux dire que la partialité des professeurs a reçu une punition qui portera des fruits j’espère.

Un B. C. L.

Un B. C. L. ou plutôt un L. C. B. ne peut, sans trahir son serment académique, exposer ainsi son Alma Mater !

mms

Extrait de la Minerve.

Monsieur le Rédacteur.—Je vois dans le Pays du 12 Décembre une correspondance intitulée ‘Les Cours de Droits”? et signée “Timon.” Vous me permettrez, messieurs, du moins je l'espère, d’écrire quelques mots en réponse à cette lâche attaque dirigée contre une institution que Mr. Timon n’a certainement pas eu l’ayantage de fréquenter.

Je dois dire,en commençant, que je n’ai pas l’intention de suivre le correspondant du Pays dans le récit qu’il nous a fait des avantures de deux étudiants de Québec à la recherche d’une commission d'avocat. Ce récit est une simple anecdote, sans portée morale, sans conclusion logique en faveur du conteur. Tout ce que lPon peut tirer de là, c’est que

«e) Un seul 4 subi un examen brillant, et a avoué le devoir à la

lestire des conférences de l’Ecole de Droit.

XLIH

deux (*) étudiants en droit ont été refusés par une section du Barreau et adrnis par une autre section. S'il ÿ a un mal dans ce conflit de jurisdiction, il ne faut pas l’imputer aux cours de droit soitde l’Université Laval, soit de l’Université McGill, soitde l'Ecole de Droit, liée au Collége Ste. Marie. (+)

Timon (puisque tel est le nom sous lequel le correspondant cache sa lâcheté) n’a commencé sa correspondance par cette anecdote que pour masquer ses batteries. Son vrai but ne se révèle que plus tard. Ce but, fardé de mots qui grimacent la bonne

foi et la justice, voyez par quels moyens il espère

Patteindre.

Après avoir mal cité la loi qui s’applique à la durée de la cléricature des étudiants en droit et aux cours qu’ils doivent suivre pour obtenir le bénéfice de certaines exemptions de temps, il dit qu’à Montréal nous jouissons du luxe de deux Universités, puis, il s'exprime ainsi : “ L’une (Collége McGill) est parfaitement organisée. D’excellens professeurs, au nombre de cinq embrassent toutes les branches du droit. Les Cunadiens y onl été mieux accretllis que traités. Il y a réforme possible à cela; mais il faudrait la réforme.

‘“ L’autre (Ste Marie) a le nom usurpé d’une Üniversité et s’en sert. Un seul professeur y a enseigné jusqu’à cette année. Ce professeur n’a pas la plus légère teinie de: la pratique (Ï) du droit, sans parler de ce qui lui manque d’ailleurs. Or permettez moi de le dire, dans la profession d’avocat, la théorie, sans la pratique, c’est la lettre qui tue; la pratique avec la théorie, c’est l’esprit qui vivifie.”

Je ferai remarquer dabord que l’on enseigne à PEcole de Droit non seulement la théorie du droit

(*) Ils étaient trois. Note du Doyen. j

(t) Mr. W. Dorion, propriétaire du Pays, fut fort chaud en faveur des élèves renvoyés par le Comité de Québec. Note du Doyen.

(t) Il est de fait qu’au moisde Mai dernier, les élèves du Collége McGill qui devaient se présenter mg Er se mettaient en cherche du cours de procédure de l’École de Droit, Note du Doyen.

mais aussi le procédure. Quant à la pratique pro prement dite, ou a la routine, elle ne s’acquiert que par l’habitude. Les Universités Laval et McGill ne peuvent pas plus que l'Ecole de Droit enseigner cette routine. La loi, au reste, oblige les étudiants, quand mêine ils suivraient un cours de droit, de suivre un bureau d’avocat, où ils ont l’occasion d’apprendre cette routine.

Quoi qu’il en soit, nous voyons par la citation qui vient d’être faite, quel est le but de celui qui a écrit cette correspondance. Timon, animé de sentimens hostiles contre Mr. Bibaud, s’est couvert d’un masque, et sous le manteau de l’anonyme, il a cru qu’en attaquant ainsi le professeur qui, jusqu’à cette année, a enseigné seul (*) le droit à l’Ecole, il ferait un bon coup. Sans doute Timon pensait que Mr. Bibaud répondrait à sa correspondance en attaquant l’Université McGill et les cours de droit de cette institution. Alors les élèves des deux cours et leurs professeurs se divisant et prenant fait et cause pour leurs institutions respectives, formeraient deux partis qui travailleraient à la ruine de leurs ennemis.

Le piége tenau par Timon est trop grossier et trop mal disposé pour tromper un être raisonnable. Je connais très bien ceux qui professent les différentes branches du droit à l’Université McGill, et il n’y a rien à dire contre eux comme avocats. Ce sont des confrères que j’estime beaucoup. (+)

Je me contenterai de dire, sans vouloir faire aucune comparaison, qu’il n’est pas nécessaire qu’un professeur de droit soit un avocat pratiquant, et qu’il est même préférable d’avoir des professeurs qui aient pour seule et unique occupation d’enseigner. L'on sait qu’en Europe ce système est pré-

(*) Les Commentaires de Blackstone sont un cours de droit complet donné par lui en l’université d’Oxtord.—Note du Doyen.

(1) Parmi les quatre professeurs du Collége MeGill que l’on donne <omme agissants, je ne connais que les deux professeurs canadiens,

particulièrement Mr. Laflamme, homme à talents transcendants et mon condisciple de coiiége, dont je conserve d’excellents souvenirs.

féré et qu’il remplit parfaitement son but. Il est clair que les cours de droit ne peuvent être bien réguliers si les professeurs de ces cours sont continuellement tiraillés par leurs clients et détournés de leurs devoirs par les travaux de leur profession. D'un autre côté, rien ne s’oppose à ja régularité des cours, si les professeurs wont rien autre chose à faire qu’à, enseigner. Mais laissons de côté toutes ces considérafions.

Le correspondant du Pays, e.1 attaquant, comme il Pa fait, Mr. le professeur Bibaud, a lâchement dénigré les hommes éminents qui l’ont choisi et qui, certes, valent mieux que Mr. Timon. lei encore. ce derhier a fait un pas de clerc.

En terminant, j’exprime l'espoir que les élèves et les professeurs de tous les cours de droit se consiiéreront toujours comme des confrères devant tous appartenir plus tard à un même corps, où la courtoisie, la charité et la politesse doivent toujours régner.

Je n’en dirai pas davantage. La correspondance de Timon étant anonyme, personne n’était obligé d’y répondre ; mais j'ai cru devoir lui faire connaître ma façon de penser. Il est tout probable que ce monsieur s’attachera encore au fimon pour traîner quelques immondices ; mais je ne me porte pas garant de ses actes. Dans tous les cas, je ne cacherai pas mon nom, zomme lui, et si je n'ai pas d’autre mérite, j'aurai au moins celui d'agir franchement et à visage découvert.

J. A. A. BELEE, .

Avocat.

Professeur de Procédure à l'Ecole de Droit.

Faculte de l'Ecole de Droit,

Doyen et Professeur de Droit Public, de Droit Romain, de Droit Civil et de Droit Criminel; Maximilien Bibaud, L L, D.

J. À. A. Belle, Ecuier, Professeur de Pratique pour les aspirants au Barreau.

L. O0. Hétu, Ecuier, Professeur de: Pratique pour les aspirants au Notariat,

Les professeurs de pratique donnent leurs cours dans les mois de Juin et Juillet, chaque année.

Alumni ou Licentiés de l’Ecole de Droit.

O. A. Richer, Avocat.

Eugène Bruneau, Av.

W. Marchand, Av, Greffier du Banc de la Reine,

W. Prévost, Av. (*)

Charles Loupret, Av.

Alexandre'de Lusignan, Av.

J. Frobisher McGill Des Rivières, Av. Shériff.

Pierre Aimé Fauteux, Av. Sec. Trés. de Ja Société de Construction.

W.. Chagnon, Av.

H. Fabre, Av. principal Rédacteur de l’Ordre.

H. Valiéres de St. Réal, Av. Chevalier de POrdre Romain de la Milice Dorée.

Jos. Duhamel, Av. Conseiller de Ville.

Ernest Bruneau, ci-devant Avocat et Secrétaire du Barreau.

Méderic Marchand, Av. Secrét. du Barreau. (t) et Avocat du Département de l’Inspecteur du revenu.

J.:A. À. Belle, Av. Professeur.

D: Sénécal, Av.

Page 1