Notice historique sur l'hôpital de Feurs
£n 1 855, les archives coimues à rhôpital de Feurs consistaieot en deux registres» qaelqaes budgets administiatife, . quelques baux à fenne, quelques titres de ventes ou donations, le tout postérieur à Tannée 1800, àTexception cependant de la donation de M"^ de Garville, qui reinontait à 1 723. Cet acte supposait l'existence bien antérieure de 1 hôpital, puisqu*à cette époque il était d^ pourvu de six lits; des reeherches minutieuses <es dans la maisonamenèrent d*abord la découverte de huit autres registres remontant à 1 723, et » de nombreuses pièces datant de l'époque de M"'' de Garville ; parmi elles, toutefois, se trouvaient quelques parchemins d'une époque bien antérieure et paraissant se rapporter à des fiaits inconnus, jusqu'à ce jour, sur rhôpital. De nouvelles ie-> cherches ftuent donc Mes, tous les vieux meubles lurent fouillés, et Ton découvrit enfin, dans la poussière d'un grenier, les plus anciens titres, rcmontriin à i 420.
Une circulahe du ministre de Tintérieur avait prescrit dqpuis peu de temps Tinventaire des archives des hôpitaux. Pour salisliaQre à cette demande, j'entrepris de classer et d*ar nalys^ tous ces vieux titres. Ge premîOT travail, en jetant quelques lumières sur les nombreux bienfaiteurs de l'hôpital, iaisait connaître les titres de ses propriétés, l'origine de ses
rentes, les am^iatioiis snooesBiTes apportées dans son adiniiiîflliation, les noms des rectems qui avaleat conoonro à ces améliorations, quelques vieox usages de la localité doni
la tradition rnùine avait disparu. Ce sont ces Ktuvcnirs que j "ai voulu conserver en écrivant ces notes hist< riqiie?, mais je n*ai point eu Tambition de iàire un livrt? . leur seul mérite est d*être sîncèiement naies; aussi, tous les faits énoncés sont appuyés sur des pièces composant aujourd'hui les arcbives de rhôpital. Les noms, les titres et les qualités des personnes y sont écrits tels que les actes eux-mêmes les mentionnent. Les titres de noblesse, si communs aujourd'hui aux environs de Feus, étaient alors choses rares ; et, à l'exception du marquisat de Saint*André-d*Âpchon, illustré par un maréchal de Fiance, et dont dépendait la terre de Mussieux, et du marquisat du Palais, érigé en 16?5 en faveur de Balthazard de Rivoire, qui avait conservé, à ses frais, le château de Saint- Romain sous Tobéissance d*Uenh IV, pendant les guerres de la Ligue, je n'ai trouvé que trois fiunilles titrées : les de' Boisvert, du Yemey de ki Yaremie et du Roraer de Feurs toutes les autres laimlles plus ou moins importantes de Feurs ou des environs prenaient les qualilicahcms de ])ourgeois, messire ou sieur. 11 n'était pas permis alors au premier venu dQ prendre impunément le titre de baron, vicomte, comte o u marquis.
Ces actes rappelleront, avec quelques détails, des souvenii-h lioiii ir:il)les pour bien des familles et les feront, peut-être, échapper à i oubli.
Lorsque, en 1 794, les archives de Thépitai ont fait d飻it, j*ai compulsé les registres de la municipalité de Feurs, mais en ayant soin de n*éveiller aucun des tristes souvenirs de cette époque. Une notice sur un établissement de bienfaisance -ne doit rappeler que des souvenirs de charité.
L'HOPITAL DE FEURS
Ancienneté de l'hôpital de Feiirs. — Ses revenus en 1628. — Donation par M. Fresne, en 1624. — Donation par M. Giiaud, en 1629. — Donar lioB par M. elM-* Lasalle-Pellissiere, 1G48, 1651, ~ Donation par M.BrulUot, 1661.— DoiiationparH-*de1aBiTière» damedePeUassieQx, 1673. — Donation du domaine de Bigny |iar le seignenr du Soleillant,
1679. — lacqueg da Rosier, Jacques dn Vemey et Radisson, ffctenra,
1680. - Conairuclion d'une salle de malades p 1681. — Les sceora Peronnet, Lapra et Guyot, premières hospitalières, 1687. — Décret de l'archevêque de Lyon, 1690. — Donation par Jacques du Rozier, 1G81. — La procession des Rogations nu pré du Barail. — Donation par M" Guyot, 1693. — M-*"* Berger et Biein, supérieures en 1693.
La date de la fondation de Thèpîtal de Peurs est i4<so.
inconnue. Une note trouvée dans les archives de rétablissement, écrite en 1752, mentionne l'existence de rhèpital depuis le xii' siècle. Peut-être cet établis-