‹ Notice historique sur l'hôpital de FeursChapitre 11 sur 11 · RùmàL · texte numérisé non relu

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gaiement déclarée, et Fhospice recueillit son héritage* le prix de son sang.

La pharmacie, rétablie, comme nous Tavons vu, en 178B, n'avait pas prospéré pendant la révolution. Les administrateurs, comprenant les avantages qu'une officine pouvait rendre et aux malades de l'hospice et aux habitants de la ville, ne reculèrent devant aucuns sacrifices pour arriver à ce résultat M*^ Buisson, sœur Saint-Vincent , fut envoyée , pendant trois ans, au couvent de Pradmes, pour y faire, sous la direction de la pharmacienne de cette importante maison, lêie. des études spéciales. Le ^ septembre 1816, elle fut envoyée à Lyon pour y acheter les médicaments nécessaires, mais, à son retour, elle fut subitement enlevée par la mort, et à la pharmacie qu'elle venait de créer après tant de travail, et à une communauté dont elle était le membre le plus jeune et le plus actif.

En 1816, M. d'Asster aîné succéda à M. de Ponctns

et continua son œuvre de régénération. Le produit de quelques écononûes et le recouvrement des créances arriérées permirent à l'hospice d'acheter, du sieur Perrière, une terre de la contenance de dix hectares, appelée la Grande-Pièce située au territoire de la Motte, qui fut annexée au donuûne Raveret. Cette acquisition, faite en 1818, coûta à l'hospice 16,000 francs.

isi». Une donation assez importante , et qui porte avec

elle un caractère particulier, marqua l'année 1819; ce fut celle de Justine Seyve, veuve de Claude Carpe,

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de Feurs ; elle institua l'hôpital son héritier univer- i^i*^ sel, à lit condition de prendre soin, jusqu'à la fin de ses jours, de sa fille, pauvre idiote, dont elle craignait sans doute de confier l'existence à des collatéraux avides de sa petite fortune. Cette donation liquidée produisit une somme de i ,527 fr. , et la fille Carpe devint Tenfant adoptive de l'hopiUl.

M"* Buisson , sœur Saint-Vincent , était à peine remplacée à la pharmacie par M"* Saint-Augustin , envoyée par la communauté de Roanne, que la mort enleva , en 1819, M"** Ropique, supérieure depuis 1807. Nous n'ayons pu retrouver aucuns renseignements sur la famille et le lieu de naissance de cette religieuse.

Le nombre des malades semblait augmenter à me-

sure que le nonibre des sœurs diminuait, en sorte qu'en 1820, le service des malades et de la maison était fiiit par M"* Brochay , sœur Saint-Rémy , et M"' Levernet , sœur Sainte-Victoire , toutes deux succombant sous le poids de l'âge et des infirmilés, et par deux jeunes novices : MM*"" Caifet et de Chaumes , envoyées depuis peu par le couvent des Augustines de Roanne. LVnseignemcnt gratuit était donné aux petites filles par des sœurs de Saintr Charles, établies en ville et à qui Thospice payait tine rétribution annuelle de 17"2 fr., on conformité du décret de l'archevêque de Lyon, portant réunion des biens des Ursulines à l'hôtel-Oieu de Feurs.

La population de Feurs s'accroissait tous les jours par le retour de la paix. Le besoin d'augmenter le

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nombre des lits se faisait vivement sentir, mais la salle des malades était insuffisante. C'est alors que la commission arrêta le projet de construire une nouvelle salle qui devait être affectée aux hommes malades, et de rebâtir la chapelle de Fhôpital, en l'agrandissant; mais , avant de commencer ces améliorations matérielles, il fallait renouveler le personnel. L'ordre des hospitalières avait fait son temps, et celui des sœurs de Saint-Charles , vouées tout à la fois et aux soins des malades et à l'enseignement des pauvres, répondait mieux aux besoins de notre époque et au double but de la donation de M"' de Carville. La commission, composée alors de M. d'Assier ainé, président; de M. Yial, curé; de MM.Perrier, Achard etPerronnet, demanda à l'archevêque de Lyon, en 18:20, d'envoyer des sœurs de l'ordre de Saint-Charles pour y soigner les malades et y donner renseignement gratuit aux jeunes filles, dette demande rencx)ntra de vives oppositions : Tordre des hospitalières intrigua auprès de M. Bochard, grand-vicaire, gérant l'archevêché en Tabsence du titulaire , le cardinal Fesch. MM'"' Samt-Rémy et Sainte-Victoire voyaient avec peine arriver les représentants d'un nouvel ordre religieux. Leurs longs services et leur grand âge méritaient de grands égards ; aussi Tadministralion n'en manqua pas ; par sa prudence elle leva ia»i, tous les obstacles; et, le 29 juin 1821, Tarchevêché ayant enfin adhéré à la demande des recteurs , les sœurs de Vordre de Saint-Charles, au nombre de sept, et sous la direction de M"" Antoinette Fournier, sœur Saint-Antoine, native d'Ambérieux (Ain), furent ins-

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taUées du lieu et place des hospitalières. Une ordon* itsi. nance royale du 18 mars 1827 sanctionna leur éfaUîs^

sèment à Feurs.

. M"" Saint- Augustin et les deux novices» sur leur demande, se retirèrent à Roanne, dans la maison de

leur ordre. MM""** Saint-Rémy et Sainte-Victoire demandèrent à iÎDir leurs jours dans la maison où elles . avaient passé leur longue existence : elles y furent traitées avec tous les égards qu'elles méritaient si bien. Ainsi fut consommé , non sans quel([ue froissement, un renouvellement dans le personnel des sœurs, re^ nouvellement qui a donné à l'hôpital de Feurs une seconde vie.

Donation par le mirqnls de Ciirton du Palais, 1737. — Donation |iar K. Germanand» curé de GIvenB, 1741. — Donation par M*^ Antoinette do Rosier, 1744. — Echange entre riiôpital et M. Thoinet de Bigny, 1742. — Revenus de l'hôpital en 17i3. — Ferme de la boucherie de carême. — M. Gauthier, premier médecin gratuit attaché à l'hôpital, 1745. M. Donzy, juge châtelain. — M. Pariât lui succède en 1753 et préside la commission jusqu'en 1791. — Rfronstiuclion du bâtiment destiné aux i di^;ieiises, en 1751. — ProCessioa de foi de seize religieuses liospitalières, de 1729 à 1807.

Procès STec M-» Gérentet, 1732. — Atcc M. Reygnler, 1736. — Prooës avec M. de Bigny, 1745. — Procès arec le marqnis de Saint-André-

d'Apchon, 1744. — Procès avec M. Montagne, 1743, — Procès atec M"* veuve Reygnier, 1750. — Tableau des cens et senris payés par

l'hôpital en ITGO. — Rivalités entre MM. Pariât et Relogue, 1768. — S<iMjr Colomhc de Laforge déserte rhi>pit;fl 1775. — Prétentions de M. (le la Ciialiro, vicaire préiiéral, 1773. — Demande d'un traitement par les médecins, n&C. — .Morl de M"«Gnil1et. piieure; M*"* Pellissier lui succède, i776. — Ouverture de lu roule d(.' la Loire sur 1rs fonds de l'hospice, 1780, 1783. — Vente du vignoble de Pouilly à M. Kelogue, MéU ^ DëlM>rdeaient de la Loire, 1790.

Suppression de la cliàleUcnie royale de Feurs, 1791. — Nouvelle admiotetration présidée Par MM. de la Combe, Gorgeret etDerIhnel, maires, 1791. — Suppression du couvent des Minimes, 1791. — M. Romarain< Bruyère, maires 1793. — Spoliation des églises de Veurs, 1793. — Fondation pieuse par la marquise de Saint-Georges, 1761. — Evasion de M. d'Allard, de Montbrtson, 1794. M. Mondon, maire et président des recteurB, 1794. — Confiacatlon des revenns de rhApifnl. 170i. — Les relipicnsos sont forcées d'abandonner le eouvent, 1796. — Leur retour, 1799. — Nouvelle administration, ISOi. — M"* Ropique, supérieure, 1806. — M. Montagne de l'oneins, maire, 1808. — Donation par le sieur .loly de Handans, 1812. M. d'Assier ainé, maire, 1816. — Donation par Justine Seyve. veuve Carpe, 1819. ~ Renouvellement du personnel de l'hOpiiui par i uduiission des sœurs de Sl-Cbarles, 1821.

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Constniction d'nne seconde salle pour les malades, 1821. — Donation par il"' Vincent, veuve de M. Montagne de Poncins, 1821. — Donation par M'« Brochay, sœur Saini-Hémy, 1822.— Donation par M. Bourganel, curé de Rèrvieai, 1823. — Doaatioii par M"* f&Usr, née Montagne de Poncins, 1827. — M. llondon> maire, 1830. ~ Donation par M*'* de Pelltssac, 1831.— M. Moreiton, maire, 1833.— M. Galland, maire, 1839. * — M. d'Aasier Joeepb, maire, 1841. — Donation par dame Margoerite Coiifet, veiiTe Besson, 184 1 Acquisition dn domaine des Tooméiles. < 1842. — Donation par M"' Raymond, veuve Rue, 1844. — Etablissement de la Salle d'AsUc, 1847. — M. Parlât, maire, 1848. — M. d'Assier Joseph, maire. 1849. — M. Broutin, maire, 1853. — Reconstruction de ■ la salle des femmo? 1855. — Donation par M. du Rozicr, Î855. — Donation par M. Patiii dl, 1855. — Los archives de l'IiApital i clrouvéeset mises en ordre, 18i)7. — Inscriptions à la mémoire des bienfaiteurs, 1857. — Décès de M-» Fournier, supérieure, 1857. — M" Faure, supérieure, 1857. — Personnel et revenus de l'hôpilal, ib57.

Le lendemain de 1 installation des nouvelles sœurs isai, de Saint^Cbarles, il fut dressé un inventaire du pauvre mobilier garnissant alors les bâtiments de Thospice. C'est en parcourant cet inventaire que Ton peut se faire une idée de Tincurie dans laquelle vivaient les dernières Augustines, par suite de leur grand àge« et de la nécessité de renouveler le personnel.

L'année 1821 vit ouvrir la nouvelle salie des hommes, ainsi que la chapelle si heureusement placée à la jonction des deux salles, et disposée de manière à donner un libre «iccè^ au public. La direction de ces

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