PET OT TOITS NE NIUE
a QUE. met
Fdèles en faveur des. Saints-Lieux de la Palestine, ouvre son cœur paternel tout entier pour en laisser échapper tout un fleuve de ricnesses spirituelles :
“ Nous, dit ce saint Pontife, constitué par Dieu “ dispensateur des trésors inépuisables de l'Eglise “et les ouvrant en faveur des Fidèles inspirés “ de laisser pour cette œuvre pieuse et sainte de ‘“ charite chrétienne l’œuvre de Terre-Sainte) une “ partie des biens temporels que leur a donnés la “ divine Providence, dans la plénitude de notre “ autorité et l'étendue de nos pouvoirs, nous ren- “ dons ces généreux Bienfaiteurs des Saints-Lieux “ participants à tous les fruits spirituels et mérites “ résultant de l’oblation du Saint-Sacrifice, des “ prières, jeûnes, pénitences, travaux, pèlerinages, “et autres œuvres pies, accomplies et par les “ Religieux profès de cet ordre (les Fransciscains) “ et par les chrétiens qui habitent les Saints-Lieux “ ou vont, avec la bénédiction de Dieu, ies vénérer ; “ nous les affilions à ces fruits et mérites pour “ l’expiation de leurs péchés et en gage spécial de “ la gloire éternelle ; nous les y associons dans le “ Seigneur, les y agrégeons, nourrissant dans notre ‘ cœnr la rassurante espérance qu’une fois admis “ à une participation si féconde et s sainte, ils y “ persévèreront dans la joie avec une fidélité iné- “ branlable, rendant grâces à Dieu le Père qui les “ a rendus dignes d’être admis dans le partage de “ l'héritage des Saints.”
de EE = h + “ fe
1 + À D OÙ D mm ,:
es 67 =
Que l’on examine donc attentivement toute l'étendu d’un tel privilége avec l’autorité qui le proclame, et l’on sera forcé de dire qu'il n’y avait rien d’exagéré dans nos paroles, lorsqu’à notre arrivée au Canada, nous disions que l’œuvre de Terre-Sainte & été et reste dans l'Eglise de Dieu une œuvre à part, unique, et qui n’a besoin que détre bien connue pour attirer à elle la religieuse sympathie de tous Les vrais catholiques.
Un mot maintenant de tous ces fruits et mérites, omnium spiritualium fructuum et meritorum auxquels les bienfaiteurs de Terre-Sainte sont rendus participants avec tant d’abondance, par notre Mère la sainte Eglise.
Ex Sacrosantis sacrificiis. MESSE CÉLÉ- BRÉES POUR NOS BIENFAITEURS.—Les messes que nous célébrons, chaque année, pour nos Bienfaiteurs, à Jérusalem, à Bethléem, à Nazareth, etc. c’està-dire dans les plus augustes Sanctuaires du monde, dépassent le chiffre de vingt-cinq mille !
Ici encore l’on pourra nous demander comment il nous est possible de dire tant de messes en une seule année, et où nous trouvons assez de prêtres pour les célébrer. Dans une autre brochure (1), nous donnerons la statistique de tout le personnel des quatre Grands Couvents de la Palestine qui desservent les Sanctuaires, avec la description des
(1) Trois mois au Saint-Sépulcre.
cérémonies religieuses, processions, pèlerinages, etc., qui s’y font, le tout au bénéfice spirituel de nos Bienfaiteurs ; et l'on verra, d’une part, que le nombre des messes est rigoureusement mathématique, et de l’autre que les prières et autres œuvres satisfactoires y sont d’une abondance telle que le saint Pontife Pie VI, a bien fait de dire qu’à la vue de telles faveurs son cœur pañternel nourrissait l'invincible espérance que nos Bienfaiteurs continueraient avec joie à verser leur aumône pour la Terre-Sainte, gratias agentes Deo Patri, rendant grâces à Dieu le Père qui ainsi les a rendus véritablement dignes d’être admis à partager l’héritage des Saints, qui dignos eos fecit in partem sortis sanclorum adscribi.
Un petit malentendu s’est également produit au Canada, à l’occasion à'une publication pieuse ayant pour titre : Almanach des âmes du Purgatoire…. imprimée à Montréal, avec la permission de l’Ordinaire. Il y est dit que les intentions de messes (que l’on recueille par l'association) sont envoyées aux missionnaires de l'Ordre de saint François ; et au paragraphe, intitulé : Avantages, le n° 4 ajoute : “ Les associés font encore une véritable aumône à l'Ordre mendiant de saint François, participant par là même à toutes les bonnes œuvres qui se font dans les trois Ordres, et «yant part aux messes qui se célèbrent tous les jours dans les principaux Sanctuaires de l'Ordre et dans la Terre-Sainte.”
A ie
Différentes lettres de nos Pères adressées au Trésorier de Œuvre, parlent dans le même sens.
Enfin ce qui a achevé de troubler nos Bienfaiteurs, ce sont les paroles suivantes qui se lisent au dos. de l’'Almanach..….….…
Ces messes ont été envoyées aux missions franciscaines, dans la Terre-Sainte. D'un autre côté voyant que durant tout notre séjour au Canada, nous r’avions accepté un seul honoraire pour des messes que l’on nous offrait avec une incalculable abondance, pour être célébrées dans les sanctuaires de Terre-Sainte, on nous jugeait en contradiction avec nous mêmes et on nous demanda une explication. Nous en écrivimes de suite au Rme Père Custode, qui dans une première lettre nous répondit : “ Vous faites très-bien de n’accepter aucune intention de messes, ear vous savez que nous avons déjà trop d'obligations (vis-à-vis de nos Bienfaiteurs).
Dans une deuxième jiettre que nous venons de recevoir ici, à Paris, dans notre commissarlat de Terre-Sainte, le Rme Pêére Custode nous dit : quand” aux messes pour les âmes du purgatoires, je puis dire que l’an dernier j'en reçus quelques-unes de M. Ricard (trésorier de l’œuvre) et que je les envoyai à la délégation de Beyrouth (vicariat apostolique franciscain de Syrie) Sa Paternité pouvait répondre que si parfois le P, Custode reçoit des intentions de messes, il les
tar nene,
mme.
ne 06
recoit pour les Maronites, la Délégation etc, mais non pour nos Religieux: pei Maroniti, Delegazione, etc. ma non pei nostri Religiosi dans les sanctuaires. De tout cela, il est aisé de conclure que les intentions de messes, envoyées, même en Terre- Sainte, par la pieuse association de Montréal, ne sont jamais acquittées dans les Sanctuaires, et que, par conséquent, nos Bienfaiteurs ne sont en aucune manière privés des incomparables bénéfices spirituels auxquels ils ont droit par l’obole que désormais ils verseront fidèlement, chaque année, avec joie, le Vendredi-Saint, pour la garde, le service et l'entretien des Sanctuaires. Enfin, il est arrivé, par le passé, que de rares pèlerins ont obtenu qu’on célébrât pour eux dans quelque Sanctuaire. Pour prévenir tout abus à cet égard, nous avons fait, l'an dernier, d'intelligence avec Mgr le Patriarche, un décret discrétorial dans lequel nous avons élevé très-haut le tarif des honoraires, tout exprès dans le but, s’ilest possible, de n'être plus à l'avenir sujets à de semblables demandes.
Un soir d'hiver, au coin du feu, durant notre maladie, dans un presbytère canadien, devant une petite réunion de famille, nous donnâmes quelques détails intimes sur le genre de vie que nos Religieux mènent au grand couvent de Saint-Sauveur à Jérusalem ; on nous exhorta avec instance, à écrire ces choses dans une relation publique ; nous en donnons ici quelques extraits, en toute simplicité,
ee
à 2e. 00 2e - mais non toutefois sans une certaine petite répu-
19 j gnance, parcequ’on nous force ainsi à parler trop ver | directement de notre propre famille, réservant tou-
ad jours à la brochure sur le Saint Sépulcre, l’exposé
ds complet de toutes les œuvres méritoires en faveur |
des Bienfaiteurs de la Terre-Sainte. |
Pl Saint-Sauveur étant le couvent central de toute
se la Custodie, est par là même celui qui renferme le
lee plus de religieux. C’est là en effet, que réside le
QE Rme Père Custode avec son conseil; là résident |
id également les pénitenciers apostoliques dont le |
MCE nombre doit s'élever à douze, les curés de la Î a . | - paroisse et les chapelains des divers sanctuaires ; |
c'est là encore que se trouve le cours de théologie | pour les jeunes religieux de toute la mission ; là que se trouvent réunis les écoles professionnelles, imprimerie, reliure, forge, menuiserie, charpenterie, D bovlangerie, etc., etc., l’orphelinat, la maîtrise, etc.
i)ans les climats chauds, comme celui de la Palestine ; il y a des professions pénibles à la nature : le forgeron, et le boulanger souffrent devant leur feu ; les frères maçons sentent les ardeurs du soleil sur leurs échafaudages ; le charpentier et le menuisier essuient, eux aussi, et plus d’une fois durant la journée la sueur qui ruisselle de leur front... Eh bien ! tous ces bons religieux (qui ne cherchent pas les louanges des hommes, Dieu seul leur suffit) font tout cela avec une grande simplicité.
ae rot té sa ttasamemere
ie D vs
Nous n'avons pas le lever à Minuit, à saint- |
Sauveur, comme au St Sépulcre, il a été constaté qu’à cause du climat si énervant de ces pays, la santé des jeunes Religieux étudiants n’y résisterait pas, mais notre bon et vieux frère Sacristain ouvre l'Eglise vers une heure du matin, et celui de nous qui veille aux pieds du Sanctuaire peut voir arriver l’un après l’autre, ces pauvres frères dont plusieurs couverts d’infirmités (11, ont blanchi au service de la Mission, pour faire leur prière, le chemin de la Croix, pour se confesser ; ils se trouvent ainsi presque tous réunis pour la messe de trois heures et envie à laquelle ils font presque tous également Sd sainte communion : la messe de 4 heures leur sert d'actions de grâces : à 4ht ils assistent à une troisième messe durant laquelle toute la Communauté réunie fait la sainte méditation : après cela il leur est permis de prendre le déjeûrier qui consiste en une simple tasse de café noir, avec une mouillette de pain sec pour le petit nombre qui en désire: puis au lever du soleil (qui est durant toute l’année, le commencemeët du travail pour les Orientaux, comme son coucher en fixe la fin ; ce qui leur donne une moyenne naturelle
du posts de douze heure chacun se rend à son
atelier respectif, et là travaille avec ses ouvriers
jusqu’à l'heure du dîner sans interruption. Après
le dîner, l’action de grâces devant le saint Sacre- (1) Ils descendent à l'église de l’infirmerie générale.