ET SA RAPIDE HISTOIRE À TRAVERS LES SIÈCLES
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L'an 1219, notre Séraghique Père saint François d'Assise, par inspiration divine, allait, avec douze COMpagnons, religieux. de son Ordre, s’embarquer au port d'Ancône et partait pour l'Orient, Le
Saint toucha, en passant, à l’île de Chypre, où il
enverra bientôt des missionnaires franciscains, ses Frères, et alla débarquer à Saint-Jean-d’ A cre (Ptolémaiïde) en Syrie, d’où il envoya ses douze com- Pagnons, deux à deux, 14 où il Jugea leur présence le plus utile ; et pour lui, se rembarquant avec le
“seul frère Illuminé, pour l'Egypte qu’il veut con-
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vertir à Jésus-Christ, il arrive devant Damiette, alors assiégée par les Latins.
Les deux armées étaient en présence, et l’on ne pouvait passer d’un camp à l’autre sans péril d’être massacré ; le Sultan avait promis une pièce d’or à quiconque lui apporterait la tête d’un chrétien. Après une longue prière,. François s’avanca avec confiance vers la ville, ‘em redisant ces paroles de nos saints Livres: Quand je marcherais au milieu des ombres de l& mort, je ne craindrais aucun mal, parceque vousétes avec moi, Seigneur. Frère Illuminé partaget$on calme et son courage. Dans le chemin, le sainit-rencontra deux brebis, ses chères petites sœurs, et: plein de joie, 1l dit au F rère : ayez confiance, car voilà que s’accomplit pour nous, la parole du divin Pasteur: ./e vous envoie comme des brebis au mailieu.des loups. Un peu plus loin, is trouvèrent les Sarrasins, qui leur firent subir des traitements erngls et les chargèrent de chaînes. François leur dit: “ J e suis chrétien, conduisez-moi à votré traître.” C'était Mélic- Camel, plus connu des Occidentaux sous le nom de Mélédin. Le Sultan leur demanda par qui ils étaient envoyés et quel était le but de leur voyage ? “ Je rie viens pas de la part d’un homme, lui dit François, mais de la part du Dieu très-haut, afin de vous montrer, à vous et à votre peuple, la voie du salut et de vous annoncer l'Evangile de vérité.” Le Sultan écoutait avec plaisir le serviteur de Dieu
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iette, et le pressait de prolonger son séjour près de lui, ; lui accordant à lui et aux siens, de prêcher libre-
HAS | ment en Egypte. Mais le saint reconnut que ü l'être l'heure pour y prêcher avec succès le saint Evan- | A à gile n’avait pas sonné encore, et il résolut de quitter: | tlen. l'Egypte pour visiter les Saints-Lieux, et de là . avec revenir en Italie, à sa chère maison de Sainte \ es de | ° Marie des Anges. Ce voyage néanmoins du Fon- | ap dateur de l'Ordre Séraphique eut pour résultat 4] rai
d'ouvrir l'Egypte à ses enfants, et de gagner la
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REUr. bienveillance du Sultan, qui dès ce moment, com- il rage. menç2 à traiter les chrétiens avec moins de violence. | 08 Lors de la trêve avec les Croisés, il laissa les pri- 4] rère: : 4 |
sonniers libres de retourner en leur vropre pays; NOUS, | il leur rendit la vraie Croix enlevée par Saladin à 'MME | Jérusalem; et fit pourvoir avec zèle aux besoins de