‹ Notice historique sur les ordonnances du 16 juin 1828Chapitre 18 sur 20 · SIG · texte numérisé non relu

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Or, le fait d’accepter à rc prix les eiiaires ou la direction de renseignement religieux dans les petits séminaires ne serait-il pas une espèce d’apostasie contre la doctrine de la foi caüiolique sur la sainteté des vœux de religion ; et où se trouveraient l’honneur, la loiiangi^ qui devaient revenir à Dieu de cette déclaration , selon la doctrine dcrEcrittireet de l’Eglise sur les serments? (Jérem.iv, 2).

Je me résume : si la déclaration par écrit qu’on ne tient à aucune congrégation religieuse , pour occuper une ehaire d’enseignement dans les petits séminaires n'est pas une déclaration sainte, elle est ou indifTérenl(! ou impie : elle n'est pas indifférenic , puisque le pouvoir civil qui l’exige frappe d’une peine légale les professeurs ou directeurs des séminaires qui la refuseraient ; elle est donc impie.

La demande de la déclaration d’après l’Ordonnance, la peine prononcée contre le refus d’y obtempérer, donnent lieu à un développement d’action de la part du pouvoir civil qui présente trois caractères d’invasion sur les droits imprescriptibles de l’Eglise de Jésus-Christ.

1° Celui d’enlever aux Evêques leurs établissements ecclésiastiques qu’ils dirigeaient en vertu de leur titre , |K)ur les soumettre au moins en parti(‘ au réginu; de l'Université.

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2® Celui de déelarer inhabiles à reiisei},'iieinen l îles petits séminaires des maitres investis de la mission é])iscopale , mission divine de laquelle seule ils relevaient d’après les saints C.anons, sur leur refus de déclarer par écrit qu’ih ne tiennent à aucune congrégation religieuse.

3“ Celui d’exiger la signature d’un formulaire d’après le(|uel le pouvoir civil reçoit l’assurance que les prélK)sés à l’enseignement dans les petits sémi.iaires ou les directeui’s ne sont ujjiliés à aucune congrégation religieuse.

Mais dans ces trois caractères d’invasion par le pouvoir civil , et lorsqu’il dépouille l’Episcopat de l’enseignement de ses établissements ecclésiastiques qui lui ap|>articut pur le fait de sa mission apostolique ;

Et lors((ue dans la personne des professeurs qu’il exclut de l’euseignement des petits séminaires, il flétrit li's liens sacrés par lesquels un chrétien se consaci-e à Dieu par des vœux de religion, selon la règle des Instituts approuvés par l’Eglise universelle;

Et loi-squ’il force les barrières du domaine de la conscience par une investigation sacrilège , ix»ur y arracher des déclarations dont on ne doit compte qu’à Dieu seul , nous trouvons là une doctrine également fausse, dangerciHC, aitentaloire au droit divin, subver-

•sivc des droits sacres de rE[>iscü|>at ei des lois saintes de l’Eglise, renouvelant, par ses consét]uenees , les erreurs des sectaires des derniers temps (pie le Saint- Esprit a frap[)es d’anatliôme dans une multitude de conciles.

Lettre ù VEvfque de .\itncy.

Monseigneur,

Vous avez la bonté de m’écrire au sujet des orages (|ui menacent l’Eglise. — 11 parait que Mgr le (.ardiual de Latil et Mgr l’ArchevtVpie de Paris ont reçu des communications ministérielles, et ils ont cru, d’apres ces communications vagues , devoir écrire des circulaires aux Evêques qui amèneront la plus déplorable confusion, si le bon Dieu n’y met la main.

Les journaux ont fait justice de la circulaire de Mgr le Cardinal de Latil ; j’ignore ce qu’il en sera de celle de Mgr l’Archevêque de Paris : c'est une mystification véritable , si les circonstances graves dans lesiiuclles nous nous trouvons me permettaient de me servir d’une expression aussi familière.

Mgr le Cardinal de Latil et Mgr l’AtTlicvéïpie de

Digitizf "

l’aris parloiil <li: la lulire il(^ Mgr le Cardinal llornetii au ininislrc des affaires étrangères; mais ils se contentent d’annonecr une communication qui leur aurait été faite. — Ont-ils lu la lettre? — C’est un proldènie. La preuve qu’ils ne l’ont pas lue, c’est (ju’ils ne citent ni l’un ni l’autre aucune phrase de cette lettre , et Mgr l’Archevêque de Paris, dans s;t circulaire du 8 octobre, propose à la signature des Evêques une lettre imprimée, dans laquelle les Evêques se trouveraient en contradiction formelle avec les principes consignés dans le Mémoire adressé au Roi le 1"' août!

Les Evêques n’ont pas hésité de condamner les Ordonnances du 16 juin , ils les ont condamnées avec connaissance de cause : c’est après y avoir bien réfléchi qu’ils ont déclaré ne pouvoir souscrire à la doctrine qu’elles renferment, non possumus ; et à présent ils parleraient d'hésitation , et cela à cause des éclaircissements qui leur sont venus par les communications faites à MMgrs le Cardinal de Laiil et rArchevêcjue d(î Paris ! Ces communicitions ne sont que ténèbres, puisqu’il n’est personne qui ait lu la lettre du Cardinal Bernetti. — Je vous avoue. Monseigneur, (pic je me contente de répondre ù Mgr l’Archevêque de Paris que j'ai reçu sa lettre du 8 octobre, et cpie je ne puis souscrire à sa lettre imprinié’e , dont le simple énoncé ex-

prime l’abaniloii le plus scandaleux des (frinripes consignes et pixH'lainés dans le Mémoire des Evêques du 1" août.

Agréez, etc.

Léo l'. P. Xir.

Venerabilis frater, Sidutera et apostolicam benediclionem. Accepimus litteras fratemitatis tuæ datas die 24 octobris proximi , cumque illis exempla litlcrarum quas ad très ex tuis Venerabilibus fratribus Episcopis scripsisti in idem argiimcntum. Ciim utraque ea res novum sit sinceræ, quâ in nos alGceris caritatis, summoque in banc Sanctam Sedem devotionis tuæ testimonium , nimium quantum ipsi nos indë gaudeamus, (]uautis te prosequamur laudibus , quam te vehementer hortemur, ut constans maneas in sententiâ , quæ in tam mullis, quibus undiquù premimur, ærumnis utpote certum fîdei tuæ pignus aliquâ nos ratione consoletur.

Hoc primum, quod velimus, sic accipias, utexintimo aflccui profectum cordis nosiri. Nunc ad rem ipsam quod atlinet, sic habeto; probe nos intellexisse Notaruni vimseriptotypisimpresso, quod nobis misisti, tuâ manu apjHisitanim; vertim animadvertendum libi esse alii]«id

eliaiii iii eo fuisse ailiiolandiiin, <|uod luam ell'iif-ii diligeiiliani. Quid illud sit, ex notà tuis simili agnosros, quam nostrü manu scripto eidcm adjccinuis. Cadit ilia in vwabulum quod sanè adeô lato sensu, «juo ibi accipi potcst ferendum non est in Ecadesiâ Clirisli , quodque lion uno in coneilio uiiâ voce rejeclum est. Idem vocabulum mine à corporeadeoinsigni Episcoporum admitti et usurpari, id quidem fieri sine gravi seandalo et Ecclesim detrimento non potest.

Gubernium docere quod pertinet ad seminaria de alumnorura numéro, qui in illis sit, quique eo major numerus putetur neeessarius, nomina illi patefaeere superiorum et moderatonimeosdesignandopr<rs6y<erox seculates; subsidia pecuniaria , eteteraque temporalia adjumenta , quibus opus sil , aperire , hoc profeetô prspslare prjeterquàm quod ralionem Episeopis, qiiæ Omni licita industria quærenda ipsis est suppediiat ad seminaria ipsa conservanda, res est per se innoeua, caque, ut mine sunt tempora , iiieviuibilis, si aliqua saltem pars juventutis servari , et ù teneris , ut aiunt , unguieulis edueari sancluario velit. De bis igitur quæ quodammodo temporalia sunt gubernium doccas, licct, nihil dubitans : sed ne cures bis ea adjicere, quæ fratres Episcopi suasenint; quippc quæ nec nccessiuis postulat, nec sententiæ ad l'eclum exactæ judiciiim commendant.

(!u‘lci'ùin , Vciieraljili.s frater, clsi laudabilis l’auiio «■St, quam fratribus sulîragiiini limm petcnlibus, ti!)! adliibendain duxisti, cùm laincn eain adhibueris facto innixus nijus veritas aliqua ex parte laborat, esse nosiriim piitamiis, te (pininodo se res habiierit adinonere. lllud eiiim tibi suasisti, idquc fortassè adhuc opinaris nos circa nota ilia decreui (ordonnances) ab omnibus aut ])lcris(jue Galliæ Episcopis fuisse consultos et senleiuiam de illis nostram rogatos; qiiod profeclô nobis ignotum est. Très enim vcl quatuor duniaxat id fecisse compertiim liabemiis; in bis fraternitatem tuam siimma quidem pnideniia. Ut responsum daremiis , expectabamiis dùni major saltem pars Episcoponim item darel ad nos littcras, «pio niuUis referenlibus , cognosct'remus quaenam ante décréta ilia vigeret consiieludo, quæ rcs l'adem décréta fuissent comitat.T , qnid esse eonsequutiirum exisliinari jure posset; eiKpic re sedidù perpensà, jiidicium nostrum proferrc possenius, cl quid agcndum in Dontino visum esset, præcipere. Verùm decepla fuit expectatio Nostra. Uiuim ad nos per ÎNuntium Nostrum allatum fuit scripluiii (mémoire) manu signatum Wn. fratris CardinalisClaromoniii Tonnerii, quod tamen jam typis erat impressiim et Régi eliristianissimo , ad quem miltcbatur, jam fiieratoblatum. Hocne diei potest Sanclam Sedem considéré? Annon |>otiiis omissæ ejiis consul.

tutioiiis insiiinoiiiuiii? Ilà quidcin dcsoripio illo jiidicaviinus; ac partimsiiigulari cjiisdpm in Cliristo rarissiini Tilii nostri Regis pietate et |K)lUciiaiionibiis confisi, partini freti doctrinA, virtute, studioqne religionis rorporis istius Episcopalis, miniuit\]uc dubitantes fore ni , (piod eiiam sperare valida nosjubcbant argumenta, Regis una et Episcopalibus consiliis eonspiranlibus, ratio inveniretur omnis motus coniponendi , silenlio diiximus utendum, qiiod prudentia simili et spes suadebant, lumen intérim et consilium implorantes à Domino , quo gregem Pastores regere salubriler atque ex ejus proreetu sanctam capere lætitiam possent. Niine res, ipiantùm scimiis, etsi non prosper»! nt optatur, se liabeant , sunt tamen hujusmodi, qiiæ spem nobis firmam, melins fore in |X)sternm non adimant. Hàe spe, Nos inviecm in Domino consolemnr. Ilabes, Vonerabilis frater, qu:c nostra sit mens atrpic fiicrit. Nos qnidem eam tibi pandere non dnbitavimus : snpcrest tamen ul tu, ipue s<-ripsimus , prout tenqiorum romlitio snadet , eautissimè serves. Non possnmns, anteipiàm fniem seribendi raeimiis , quin iteriim gandinm fraternitati tn.Te nostruin , siimmamque testemur gratiilationem quà le Centro eatliolico unitatis inliærere déclaras, fidei ac reverenliæ firmitatem. Sensns islos adeô pios ac sanclos confirmet gratiâ sn:i Domiuus, ae robnr addal conatibiis

luis, où siieoUnililius ut grogom liiuinà sæculi comii)loli jam ulii(|uo prnpomodmn grasstinte, integriim iiociuo idoo luiiiiis pacis aiiioro ac studio inceiisuin pra^stes. Quod à Doo niisoricordianiin paire tolius(]uc coiisolationis toto animo precanios apostolicam Bcnedictioncin tibi , Vonorabili fralri ('idemque gregi tuo pcramanler imperlimur.

Datum Romæ apiid S. Poiriim die dooimâ novombris aniii 1828. Poiuificalùs nosiri anno sexto.

Léo P. P. XII.

P. S. A.bsoIiiti$ his<-e Nostris, et quasi obsignatis , lilteris, dolentissiiiiè accepimus parva, ulaiunt, seminaria in tuà Dioeresi, quia à te, nullà præmissà declaratione, disrentibiis nupor fuenint resorata , rlaiidi et rogimiiii Universitalis siibjic! fuisse jussa. Uiium , tara tristi aecopto niintio, luibis iiidù supcrost solaiiiim , quod le niox consilii Nosiri i>articipera'in eo futurum esse confidimus, ut lantam :dj Eeclesià luâ ralamitatein, si volis, avcrtere polis sis.

Je déclare que toutes lis pièces officielles contenues dans cet écrit sont authentiques,

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