‹ Notice sommaire des monuments égyptiens exposés dans les galeries du Musée du LouvreChapitre 13 sur 35 · STÈLES ET INSCRIPTIONS. C · texte numérisé non relu

STÈLES ET INSCRIPTIONS. C

ses offrandes à Osiris et à la déesse liatbor. Sa coiffure est un vautour, symbole de la maternité.

C 14. — Stèle en pierre calcaire.

Cette inscription, d’une si fine gravure, commence par les litres royaux de Mentou-hotep , roi de l'ancien empire, dont la place n’est pas encore exactement déterminée.

C 15. — Stèle en pierre calcaire, remarquable par sa gravure travaillée en relief dans le creux; elle est antérieure à la douzième dynastie.

C 28. Grande stèle en pierre calcaire.

Ante w, premier second (ou lieutenant) du roi, reçoit les hommages de son frère Ahmès et de son fils Téti. La grande inscription qui remplit le monument contient un éloge pompeux d’Autew (vers la douzième dynastie).

C 48. — Stèle en forme de porte, en granit rose.

La légende indique qu’elle fut dédiée par la reine Ha-t-Asou à son père Toutmès I er . (Dix-huitième dynastie, vers le dixhuitième siècle avant Jésus-Christ.)

C 49. — Côtés d’un siège de statuette en pierre calcaire.

Ces deux petits fragments sont très-précieux, parce que leur dédicateur, nommé Ahmés-Pensouvan, y énumère les campagnes auxquelles il prit part pendant les cinq premiers règnes de la dix-huitième dynastie.

Ce monument nous apprend notamment que Toutmès Ie r pénétra, avec ses armées, jusqu’en Mésopotamie.

C 53. — Cette stèle est intéressante surtout parce qu’elle a conservé la légende d’un roi qui, vers la fin de la dix-huitième dynastie, à ce que l’on croit, obtint l’empire à Thébes; ses cartouches furent ensuite effacés avec soin, ce qui prouve qu'il fut traité en usurpateur. Ce roi se nommait A*. La stèle a été dédiée par un de ses partisans, mais elle n’a pas échappé à la réaction qui suivit son règne; les noms du roi y ont été martelés. La légende de son enseigne royale a échappé et le fait reconnaître.

C 57. — Stèle en pierre calcaire, rapportée par Champollion de Ouadi-Halfa, au fond de la Nubie; elle est datée de l’an

deux de Ramsès l« r , père de Séti 1 er . Le roi y fait un acte d’hommage au dieu Ammon.

•C 100. — Stèle en pierre calcaire très-finement gravée.

La princesse Moutartis est debout derrière son père. C’était un roi, on le voit à ses titres; son nom a été martelé avec soin. Les traces des caractères permettent cependant d’y reconnaître le roi Pianchi, qui eut un moment la royauté à Thébes avec son épouse, la princesse Âmenartis, après la dynastie des Éthiopiens. L’inscription fait l’éloge de la princesse : Elle a la palme de l’amour entre les hommes et les femmes. Le noir de ses cheveux est le noir de la nuit, etc. Elle porte le titre de prophétesse des déesses Maut et Halhor.

C 154. — Stèle en pierre calcaire, de forme rectangulaire.

Cette pierre est très-intéressante pour l’archéologue, parce qu’elle représente l’investiture d’un collier d’honneur, accordée par le Pharaon Séti I er à un fonctionnaire nommé Harmen. Ce personnage, qui appartenait à la classe des odistes, lève les bras en signe d’allégresse pendant que des serviteurs lui attachent les grands colliers d’anneaux d’or que le roi vient de lui accorder. Séti I er , à la figure juvénile et imberbe, parait à une sorte de balcon et préside à la cérémonie. Les légendes gravées auprès de ces personnages contiennent l’ordre prononcé par le roi et la réponse où l’odiste Harmen exprime sa reconnaissance; une grande prière adressée au dieu Phlhah remplit les quatre lignes horizontales qui terminent la stèle.

Ce beau monument a été donné au Louvre par le prince IS’apoléon.

Page 1