MONUMENTS DIVERS. D
taillé pour le prêtre Onch-hapi, de Memphis, vers la dernière époque de l’art saïte.
D 29. — Naos monolithe en granit rose.
Ces sortes de niches étaient fermées par des portes ; elles renfermaient la statuette de quelque dieu. Celle-ci avait été dédiée par le roi Amasis à la fin de la vingt-sixième dynastie. On y remarque que les titres d’ Amasis ont été martelés, ainsi que son nom. Ce roi était un usurpateur. Il paraît qu’après la conquête deCambyse, les anciens partisans d’Apriès exercèrent leur vengeance en effaçant ainsi les noms et titres d’Amasis. C’était la méthode égyptienne pour signaler les usurpateurs après leur déchéance. Cambyse, qui avait épousé la fille d’Apriès, pouvait se prétendre l’héritier légitime du trône de Memphis. Les faces extérieures sont ornées de diverses séries de divinités finement gravées.
D 30. — Naos monolithe en granit.
Ce naos, dédié par Ptolémée-Évergète II, est très-inférieur, comme gravure, à celui d’Amasis.
D 31. — Portion de la base de l’obélisque de Louqsor.
La décoration de cette face se compose de quatre singes de l’espèce nommée cynocéphale , debout , les mains levées. Ils représentent les esprits de l’orient en adoration devant le soleil levant. Entre ces animaux sont gravés les cartoucbes de Ramsès II.
D 35. — Montant d’une porte en granit rose.
La légende royale qui le décore est celle de Toutmès II. (Dix-huitième dynastie.)
D 36. — Autel en grès.
Il a été consacré au soleil et à Osiris par un scribe royal , nommé Ani, et par un prêtre de Phlhah, nommé Ptah-ma'i. Style de la dix-neuvième dynastie.
D 37. — Fragment en granit gris.
C'était une sorte de calendrier où étaient représentées, sous la forme d’un épervier à tête humaine, voguant dans une barque , les trente-six décades de jours qui composaient l’année égyptienne.
D 38. — Moulage en plâtre du zodiaque circulaire de Denderah.
Ce monument, qui a donné lieu à des discussions si célèbres au commencement de ce siècle, a perdu le prestige de l’antiquité fabuleuse qu'on avait voulu lui attribuer. C’est une œuvre des plus bas temps de l’art égyptien et très-probablement de l’époque romaine. Les figures des anciennes constellations égyptiennes y sont mêlées aux douze signes du zodiaque, introduit en Égypte par les Grecs.