‹ Notice sommaire des monuments égyptiens exposés dans les galeries du MuséeChapitre 10 sur 32 · C. 100. — Stèle en pierre calcaire très-finement gravée · texte numérisé non relu

C. 100. — Stèle en pierre calcaire très-finement gravée

La princesse Mautiritis est debout derrière son père. C'était un roi, on le voit à ses titres ; son nom a été martelé avec soin. Les traces des caractères permettent peut- être d'y reconnaître un Séti Illy nommé Zeth par Manéthon et indiqué par Hérodote sous le nom de Sethos comme ayant repoussé Sennachérib. L'inscription fait l'éloge de la princesse : Elle a la palme de V amour entre les, hommes et les femmes. Le noir de ses cheveux

est le noir de la nuit^ etc. £Ile porte le titre de prophé-

tesse des déesses Maut et Hathor.

G 140. — Trois fragments de pierre calcaire composant la

porte d'une niche.

Sur le linteau, Osiris siège en juge ; il reçoit les prières de Sennou, lieutenant royal et gramniate des jeunes soldats. Sur les montants, Sennou adresse des prières aux dieux Osiris, Anubis et Horus. Dans le bas, son fils Amen-se, à genoux, lui dédie ce monument.

G 167 et 168. — Stèles de la douzième dynastie, remarquables par la beauté de la gravure. Elles ont été dé* diées par un fonctionnaire d*un rang élevé, nommé Antew, fils de Setmena,

G 196. — Stèle de la douzième dynastie au nom d'un fonctionnaire du Khent (intérieur), qui est représenté au milieu de sa famille et de ses serviteurs.

G 201. — Stèle de la fin de la dix-septième dynastie dédiée par un nommé Bak à une dame Taouaou. Cette dernière parait être la grand'mère d'un roi inconnu que notre monument ne désigne que par les mots por-hak (le roi), suivis des signes douteux cta ou aah-nekhU II y a là une intéressante énigme historique à pénétrer.

G 213. — Stèle en pierre calcaire, de forme rectangulaire.

Cette pierre est très- intéressante pour l'archéologue, parce qu'elle représente l'investiture d'un collier d'honneur, accordée par le Pharaon Séti I«r à un fonctionnaire nommé Harkhem. Ce personnage, qui appartenait à la classe des odijt««, lève les bras en signe d'allégresse pendant que des serviteurs lui attachent les grands colliers d'anneaux d'or que le roi vient de lui accorder. Séti !•', à la figure juvénile et imberbe, paraît à une sorte de

balcon et préside à la cérémonie. Les légendes gravées auprès de ces personnages contiennent Tordre prononcé par le roi et la réponse où Todiste Harkhem exprime sa reconnaissance; une grande prière adressée au diea Phthah remplit les quatre lignes horizontales qui terminent la stèle.

Ce beau monument a été donné au Louvre par le prince Napoléon.

Les sarcophages des premières dynasties étaient taillés dans la forme d'un édifice. Ils n'étaient décorés que de simples lignes droites et brisées dont Tagencement produisait un excellent effet. Les deux feuilles de lotus variaient seules cette sévère ornementation. Tel était celui du roi Menkérès, trouvé dans la troisième pyramide de Giseb, et celui qui se voit aujourd'hui au musée deLeyde. Ceux du second empire sont de diverses formes; ils sont souvent couverls de scènes sculptées, et leur richesse alla toujours croissant jusqu'aux dernières époques de l'art égyptien. L'idée principale qui régit toute la décoration de ces beaux monuments est l'immortalité de l'âme humaine, doctrine nationale au plus haut degré chez les Égyptiens.

Ordinairement, k déesse de l'enfer, qui s'appelait Amenii^ e$t gravée au fond du sarcophage; la momie re-

posait sur elle. Au-dessus s'étendait la déesse du ciel. Les déesses Isis et Nephlhys veillaient à la tête et aux pieds du défunt. Les scènes gravées sur les parois intérieures et extérieures se rapportent toutes aux diverses régions du ciel infernal que les âmes étaient censées parcourir à la suite du soleil. On trouvera quelques détails de plus sur ce sujet à la description de la salle funiéraire (1).

D 1. — Sarcophage en granit rose.

Cette cuve, taillée en forme de cartouche royal, a reçu la momie du roi Ramsès III (vingtième dynastie); elle fut trouvée en place dans son tombeau, et les inscriptions attestent sa destination. Le couvercle est à Cambridge. La décoration se compose des scènes relatives à la course du soleil dans les sphères du ciel infernal. Aux pieds et à la tête, les deux déesses protectrices, Isis et Nephthys, reposent sur un grand collier (2), symbole de Tor, et en même temps des salles qui contenaient le sarcophage. Ce monolithe est du commencement du treizième siècle avant Jésus-Christ.

D 2 et 3. — Sarcophage en granit de forme humaine.

Dix-neuvième dynastie.

D 7. — Sarcophage en basalte, forme humaine.

Huit éperviers à tête humaine décorent la poitrine ; ils représentent certains esprits de la .demeure des âmes. Le défunt, nommé Onchmériy les invoque pour que son âme vole vers la demeure où elle doit aborder et qu'elle puisse heureusement se réunir à son corps.

(1) Voyez à la page 99.

(2) L'idée rappelée par ce signe parait être la fution, le modHêÇê nouveau par lequel l'action divine devait renouveler le t^ie humain la résurrection.

I) 8. — Sarcophage en granit gris.

11 appartenait à un prêtre de Memphîs nommé Taho, fils de JP^tiAafce. Vingt-sixième dynastie, sixième siècle

D 9. — Sarcophage en basalte.

Ce monument, apporté en France par Champollloo, est le chef-d'œuvre de la gravure sur pierre dure aux dernières époques de Tart égyptien. Les scènes qui le décorent rempliraient un volume entier. Cest toujours la course du soleil et la pérégrination de Tâme dans les régions infernales qui en font le sujet. Il a été destiné à un prêtre du dieu Imouthès, fils de Phthab, nommé Taho.

D 10. — Sarcophage en granit gris.

Il a été gravé pour Horus, fils de Tarot-en-SckheLS-d décoration est analogue à celle des précédents, à l'extérieur. A l'intérieur, on remarque la série des quarantedeux juges infernaux qui assistaient Osiris dans le jugement de rame humaine.

DU. — Sarcophage de forme humaine, en pierre calcaire.

Le défunt se nommait Outahor. Son âme, sous la forme d'un épervier à tête humaine repose sur sa poitrine. L'oiseau porte dans ses serres l'anneau, symbole des longues périodes du temps, après lesquelles s'opérera l'union si désirée de l'âme avec le corps. Les divers génies protecteurs complètent la décoration.

I) 13. — Sarcophage en basalte vert.

Les inscriptions élégantes qui le décorent montrent qu'il fut taillé pour le prêtre Oncbhapi, de Memphis, vers la dernière époque de l'art saïte.

D 14. — Pyramide en granit rose, sculptée sur deux faces (1).

Un scribe royal, Ànaoua de Memphis, et sa sœur Août, sont en adoration devant le Soleil : une des faces sculptées est orientée au midi, l'autre au nord.

O 21. — Pyramide en pierre calcaire, sculptée sur les quatre faces.

Face principale : le dieu Ra ou soleil, forme humaine à tête d'épervier, est sur son trône. Il tient le signe de la vie et le sceptre divin. Sa légende lui donne le nom de dieu des deux horizonsy seigneur du cieL C'était la face méridionale.

La seconde face montre le dédicateur nommé Piat adressant son hommage au soleil levant^ comme Texplique la légende.

La face suivante fait voir le même persoimage dans un naos. Son âme se trouve à gauche, sous la forme d'un épervier à tête humaine, les bras élevés en signe d'adoration. Le ciel nocturne était censé la demeure des âmes.

La quatrième face, ou celle de l'ouest, est occupée par le dieu funéraire, Anubîs, sous la forme d'un chacal; il est surmonté par les symboles de l'espace et du temps.

Les autres pyramides sont toutes décorées de sujets analogues à ceux que nous venons de décrire.

(1) lies grandes pyramides étaient les tombeaux des rois ; mais lear exacte orientation avait fait supposer qu^on les avait mises en relation avec le culte du Soleil. Nos pyramides votives confirment ces caractères. Le principal personnage est ordinairement figuré en adoration, la face tournée vers le midi : 9i sa gauche sont les formules d'invocation au soleil levant, et ii sa droite des formules * analogues adressées au soleil couchant. Ces dispositions varient de diverses manières, mais toigours en i rappelant l'orientation des monuments.

D 29. — Pf aos monolithe en granit rose*

Ces sortes de niches étaient fermées par des portes; elles renfermaient la statuette de quelque dieu. Celle-ei avait été dédiée par le roi Amasis à la fin de la vingtsixième dynastie. On y remarque que les titres d' Amasis ont été martelés, ainsi que son nom. Ce roi était un usurpateur. Il paraît qu'après la conquête de Cambyse, les anciens partisans d'Apriès exercèrent leur vengeance en effaçant ainsi les noms et titres d' Amasis. C'était la méthode égyptienne pour signaler les usurpa- . teurs après leur déchéance. Cambyse, qui avait épousé la fille d'Apriès, pouvait se prétendre Théritier légitime du trône de Mempbis. Les faces extérieures sont ornées de diverses séries de divinités finement gravées.

D 30. — Naos monolithe en granit.

Ce naos, dédié par Ptolémée-Ëvergète If, est trèsinférieur, comme gravure, à celui d'Amasis.

D 31. — Portion de la base de Tobélisque de Louqsor.

La décoration de cette face se compose de quatre singes de l'espèce nommée cynocéphale, debout, les mains levées. lis représentent les esprits de l'orient en adoration devant le soleil levant. Entre ces animaux sont gravés les cartouches de Ramsès II.

D 35. — Montant d'une porte en granit rose.

La légende royale qui le décore est celle de Toutmès II. (Dix-huitième dynastie,)

D 36. — Autel en grès.

Il a été consacré au soleil et à Osiris par un scribe royal, nommé Ani, et par un prêtre de Phthah, nommé Ptah-maï. Style de la dix-neuvième dynastie.

D 37. — Fragment en granit gris.

C'était une sorte de calendrier où étaient représentées, sous la forme d'un épervier à tête humaine, voguant dans une barque, les trente-six décades de jours qui composaient Tannée égyptienne.

D 38. — Moulage en plâtre du zodiaque circulaire de Denderah.

Ce monument, qui a donné lieu à des discussions si célèbres au commencement de ce siècle, a perdu le prestige de Tantiquité fabuleuse qu'on avait voulu lui attribuer. C'est une œuvre des plus bas temps de l'art égyptien et très-probablement de l'époque romaine. Les figures des anciennes constellations égyptiennes y sont mêlées aux douze signet du zodiaque introduit en Egypte par les Grecs.

D 39. — Sarcophage destiné à une dame nommée Tent'hapi. La gravure en e^t très-fine, et les légendes extrêmement soignées témoignent de la patience des artistes égyptiens. Le disque rayonnant, qui réchauffe l'âme humaine, occupe comme d'ordinaire la place de la poitrine. Au-dessous, le scarabée, symbole mystérieux de la renaissance divine, semble compléter le sens de cette promesse d'immortalité. Les déesses Isis et Nephthys, sœurs d'Osiris, tendent à droite et à gauche les voiles enflées, symbole de l'haleine vitale. La légende gravée auprès d'Jsis explique clairement le sens de l'action de ces déesses : Je viens à toi, je suis près de toi, dit la déesse, pour donner l'haleine à tes narines, pour que tu respires les souffles sortis du dieu Âtmou (le soleil couchant), pour réjouir ta poitrine, pour que tu sois déifie; que tes ennemis soient sous tes sandales, et • que tu sois justifié dans la demeure céleste. Sous cette scène, on voit la défunte devant le juge infernal ; les

chacals, guides des chemins du nord et du midi, reposent à ses pieds, comme pour diriger ses pas dans le séjour des âmes. Sur les flancs, la défunte est placée devant deux longues rangées de dieux célestes. Derrière elle, on voit son âme sous la forme de l'épervier à tête humaine; elle porte à son cou la croix ansée, symbole de la vie éternelle. Les serpents qui ornent les bords du sarcophage flgurent, par leurs longs replis, les pérégrinations que rame doit subir dans la région infernale.

Le dessous du couvercle est orné de la figure ordinaire de la déesse du ciel. Le fond de la cuve porte au contraire la déesse de VAmentiy séjour des morts; et le dessous de cette cuve elle-même porte une inscription admirablement gravée : c'est une prière de la défunte.

D 40. — Sarcophage de Teikertesy nom qui paraît étranger à l'Egypte (1). Sur la poitrine, un disque solaire déverse ses rayons sur l'épervier à tête humaine qui représente rame. A droite et à gauche, les déesses Isis etNephtbys lui tendent les voiles enflées, symbole du soufile de la vie. Au-dessous, le scarabée; à droite et à gauche, sur les flancs, les quatre génies funéraires, protecteurs des entrailles. La décoration est complétée par une série des dieux célestes adorés par le défunt. Aux pieds, les chacals, guides des chemins célestes,

A rintérieur du sarcophage sont figurées les deux déesses du ciel et de Tenfer.

0) Sans doute un grec nommé Tisicratès.

Tous les monuments qui sont réunis dans celte salle proviennent des fouilles dirigées par M. Mariette auprès d'Abousir. Elles ont eu pour. résultat de mettre au jour[ les souterrains où les Égyptiens avaient enterré les tau-^ reaux sacrés, adorés à Memphis.

Apis (en égyptien Hapi) était le nom de cet animal vénéré, qui personnifiait, aux yeux des peuples, la présence de la divinité. Le dieu suprême, à Memphis, se nomnoait Ptah. Apis était qualifié la seconde vie de Piahy et quelquefois le fils de Ptah, Apis était donc, à leurs yeux, la divinité toujours présente. Lorsqu'il était mort, tout le pays élait en tristesse jusqu'à ce qu'il plût à la divinité de se manifeeter de nouveau. Tout retard dans l'apparition du nouvel Apis était interprété comme un signe de la ' colère de Dieu, qui refusait sa présence à son peuple. La plus grande joie éclatait, au contraire, quand on avait reconnu les marques sacrées sur un jeune taureau la statue d'Apis, S. 98, placée au milieu de la salle, fut trouvée en place dans sa chapelle; elle paraît avoir été sculptée vers la fin du règne des souverains nationaux. On y distingue parfaitement encore les marques sacrées, quant à la couleur d'Apis; elles consistaient dans des taches noires régulières, terminées en forme de croissant ; la tête était

noire, avec un triangle blanc sur le front (1). La peinture de cette partie n'est plus visible sur le taureau.

Le zèle pour les funérailles d'Apis semble avoir augmenté à mesure que l'on s'approche des derniers temps. Les premiers tombeaux étaient très-simples; sous les derniers Saïtes et sous les Ptolémées, au contraire, les taureaux furent ensevelis dans de magnifiques sarcophages de granit, et les auteurs nous parlent des prodigalités eicessives employées souvent pour ces funérailles. La tombe d'Apis est nommée par les Grecs Sérapéum ou temple de Sérapis; mais, pour les Égyptiens, Sérapis n'était autre chose que l'Apis mort; car, chaque mort étant assimilé à Osiris, Apis mort devenait Osiris-apis ou Osar^kapij d'où est venu, par abréviation Sarapis. Les plus anciens monuments trouvés dans la tombe d'Apis datent du règne d'Aménophis Ul (dix-huitième dynastie). Le culte de ce taureau existait pourtant dés l'ancien empire, mais les tombes sacrées étaient sans doute dans un autre lieu qui n'a pas été retrouvé. Les dernières inscriptions recueillies jusqu'ici nous conduisent jusqu'à l'époque de Gléopâtre et de son fils Cœsarion. Après la statue d'Apis, les monuments les plus remarquables de cette salle sont les suivants :

Les deux lions, celui qui occupe le centre de la fenêtre est un chef-d'œuvre, l'imitation de la nature n'y laisse rien à désirer; quoiqu'il ne porte aucune inscription, on peut affirmer qu'il est du dernier style des rois saïtes.

Les deux sphinx S 971 et 972 sont les mieux conservés; les profils sont finement exécutés. Les rois qu'ils représentent ne sont pas nommés, mais ils ressemblent, le premier au roi Apriès, et le second au roi Necht-har-hébi,

(4) On aperçoit aussi quelquerois dans les peintures des stèles un croissant blanc sur le poitrail.

Les vases que Tod nomme ordinairement canopes sont ici d'une taille énorme. Ils servaient à renfermer certaines parties des entrailles, sous la protection des quatre génies, fils d'Osiris. On les a trouvés, comme à l'ordinaire, pat* collection de quatreMies inscriptions qui les décorent sont des allocutions adressées par les déesses funéraires, qui promettent de protéger la portion d'entrailles de TApis renfermée dans le \'ase. Les canopes S 1151, 1152, 1153, 1154, se distinguent par la finesse des têtes qui les surmontent; ils sont de la dix-neuvième dynastie.

S 993. — Portion d'un linteau de porte en pierre calcaire.

On y voit un des derniers rois d'Egypte, nommé Necht har-hébiy embrassant la déesse Isis. Les cartouches du roi se lisent sur les autres faces.

Le pourtour de la salle est couvert par une collection d'une valeur inappréciable pour l'archéologue. Ce sont toutes les inscriptions trouvées dans les tombeaux d'Apis. Elles ne contiennent habituellement qu'un acte d'hommage adressé au dieu par les prêtres attachés à son service ; mais leur grand intérêt pour la science réside dans une quantité de dates du règne des différents souverains sous lesquels étaient morts les Apis, et dans le nombre de personnages importants qu'elles nous font connaître ou dont elles assignent l'époque. Nous indiquerons seulement ici les plus importantes d^ ces inscriptions.

S 1553. — Contient la mention de la mort de trois Apis successifs sous le règne de Ramsès II. Il parait que le fils aîné de ce rou qui était grand-prêtre* de Ptah à Memphis. eut une grande ferveur pour le culte d'Apis; on lui doit des travaux importants, et M. Mariette a retrouvé, dans les chambres consacrées par ce prince, des ex-voto précieux que nous décrivons à la salle historique du premier étage (1).

(1) Voyez à la page 73.

S ltf55. — Se rapporte à un Apis mort pendant le temps ou Ménephthah, qui succéda à Ramsès II, n'était encore que prince royal. Le culte d'Apis était alors en grand honneur; on peut juger, par Tidolàtrie du veau d'or, quel empire cette superstition avait déjà pris sur l'esprit des Israélites pendant leur séjour dans la basse Egypte, d'où Moïse les fit sortir vers cette époque.

1898. — Cette stèle est daté*e de Tan vingt-huit du roi Scheschonk III ; elle est précieuse par la généalogie de la famille royale qu'elle contient. Vingt-deuxième dynastie.

S 1904, 1905,^1906. — Ces inscriptions nous ont donné le nom d'un roi inconnu jusqu'ici, Pimaï, père de Scheschonk ly. Un taureau sacré, né l'an vingt-huit de Scheschonk III, mourut l'an deux de Pimaî, et les stèles nous apprennent qu'il vécut vingt-six ans. On comprend que ces secours sont bien précieux pour la chronologie* Les auteurs grecs disaient qu'Apis devait être tué au bout de vingt-cinq ans s'il ne mourait pas naturellement avant ce terme. Il paraît que cette règle n'était pas en vigueur sous la vingt-deuxième dynastie, puisqu'on y trouve deux Apis qui vécurent au moins vingt-six ans*

S 1969. — Se rapporte à un Apis mort l'an trente-sept de Scheschonk IV. Ce roi et les trente-sept années de son règne sont également une nouvelle acquisition, entièrement due aux stèles du Sérapéum.

S 1995. — Cette inscription, tracée à l'encre et bien peu lisible, permet pourtant de reconnaître les deux cartouches de Bockoris, dont ces stèles ont également révélé les premières le vrai nom égyptien, qui se lit Bok-en^ renw (vers 720 avant J.-C).

S 2018. — Est datée de l'an 2i du troisième roi éthiopien, Tahraka (vers 672 avant J.-C).

S 2035. — Est rëpitaphe d'un Apis né Tan 46 de Tahraka, et mort Tan 20 de Psammétik I«r (vers 645).

S — Cette pierre, d'une admirable gravure, est datée de Tan 52 de Psammétik 1«" Elle constate une restauration de la tombe d'Apis entreprise à ce moment.

S 2243. — Est répitaphe officielle de TApis mort Tan 16 de Nékao (vers 595).

S 2214. — Ëpitaphe semblable pour l'Apis mort Tan 12 du roi Ouaphrès (vers 578).

S 2259. — Ëpitaphe de TApis mort l'an 23 du roi Amasis (vers 549). Outre la beauté de la gravure, qui fait de ces stèles officielles des monuments hors ligne et sans analogues dans les musées d'Europe, elles établissent d'une manière complète la chronologie de toute cette partie de l'histoire d'Egypte.

S 2254. ^ Cette stèle nous montre un prêtre du temps d' Amasis, nommé Psammétik -not^r^-nmjprosterné devant Apis; on remarquera Texcellent dessin du taureau sacré. L'inscription rapporte la généalogie paternelle du personnage jusqu'à la dix-neuvième génération.

S 2287. — Cette inscription, devenue malheureusement à peu près illisible, était Tépitaphe de l'Apis mort sous Cambyse, et né, à ce qu'il semble, l'an 25 d'Amasis. On possède son sarcophage sculpté par ordre de Cambyse.

S 2274. — C'est l'épilaphe du taureau mort l'an 4 de Darius. Nous pensons que c'est le même Apis que Cambyse blessa, dans sa fureur, lorsqu'à son retour de la malheureuse expédition d'Ethiopie, il trouva les Égyptiens se livrant aux réjouissances qui accompagnaient les fêtes de la théophanie d'un nouvel Apis (en 518 avant Jésus-Christ).

S 2303. — Stèle datée de Tan 34 de Darius. Cette belle inscription a été dédiée par un prêtre nommé Psammé-- U'k em-Khou (en 488).

S — Est le moulage d*une inscription qui rappelle le gouternement, en Egypte, d'un prince ou satrape inconnu jusqu'ici; il se nommait Khabaisch; on le proclame Aimé d*Ai>is, et cette inscription est gravée sur un sarcophage du Sérapéum.

S — Fragment d'une stèle en granit noir. C'était Tépitaphe de TApis mort Tan 51 du roi Ptolémée Évergète II (179 avant Jésus-Christ). Elle relate toutes les époques de sa vie.

PORTE DU SÉBAPÉCai.

Cette porte, dont M. Mariette a soigneusement remonté toutes les parties dans leur ordre primitif, donnait accès dans les souterrains de la tombe d'Apis. Elle avait été construite au commencement de la dynastie des Plolémées. Les prêtres d'Apis ont gravé leurs actes d'adoration sur toutes ses parties. Les inscriptions, généralement datées, nous font connaître une foule de personnages intéressuuts du temps des Lagides.

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