BAS-RELIEFS
B 1, 2. — Ces bas-reliefs, inachevés dans quelques parties, proviennent du tombeau d'un fonctionnaire d*un rang élevé, nommé Tothaa, La pureté des lignes, surtout dans les profils, ne laisse rien à désirer. Le sceptre et le grand bâton que tient ce chef sont les insignes du commandement.
B 3, 4, 5. — Ces bas-reliefs représentent un des rois nommés Sebek-hotep, probablement le quatrième, en adoration devant diverses divinités. Le style en est trèsfin. Treizième dynastie.
B 7. — Bas relief peint, provenant du tombeau du roi
Séti 1er.
Ce roi, chef de la dix-neuvième dynastie, reçoit un don symbolique de la déesse Hathor. La robe de la déesse est couverte d'une inscription qui se rapporte aux faveurs qu'elle accorde au roi. On remarque dans ce bas-relief la beauté du profil du roi et de celui de la déesse. On doit remarquer également le galbe maigre
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et élancé du roi Séti, qui peut être pris pour un vëri* tdble type des proportions recherchées alors par les artistes.
B 11, 12, 13, 14. — Bas-reliefs en pierre calcaire.
Ce sont les restes d'une grande scène où Ramsès II faisait offrande à divers dieux.
B 15, 16, 17. — Fragment d'un monâroent en granit.
Ces bas-reliefs sont gravés avec une profondeur qui n'appartient qu'au temps de Ramsès II. Le roi y fait hommage au dieu Ammon générateur et, dans le n» 17, à la déesse des Bibliothèques.
B 3*>. — Fragment de bas-relief en pierre calcaire.
Portion d'une scène funéraire : une parente du défunt, accroupie, porté là main à sa tête dans Tattitnde de la douleur. Un prêtre, debout, lit l'hymne funèbre. A droite, le défunt, debout dans une case, au milieu de sa barque, navigue au milieu des plantes et des oiseaux d*eau.
B 34, 41. — Bas reliefs du temps des Lagides.
B 48. — Pierre employée dans une construction de la dixneuvième dynastie au Sérapéum. C'était un débris d'un édifice beaucoup plus ancien. Elle porte un beau basrelief qui représente le roi Menkehor, de la cinquième dynastie^
B 49 a et b . —Bas-reliefs coloriés, trouvés par H.Mariette dans le tombeau de Méri, grammate ro^al en chef, titre civil important. Leur finesse et leur belle conservation les rendent bien précieux ; on remarquera le dessin de deux portes sculptées et une grande table d'offrande déposée devant Méru
Les inscriptions, en Egypte, s'appliquent à toutes sortes de sujets. Les stèles sont plus habituelleinent destinées à rappeler la mémoire d'un parent du défunt. En dehors des grandes inscriptions historiques, les stèles font pénétrer dans l'intérieur des familles ; elles nomment le père «t l'aïeul avec toutes ses fonctions, et n'oublient pas la mère «t les enfants. La formule qui accompagne les figures est ordinairement une prière adressée à Osiris, le dieu des morts. Ces prières se développent quelquefois de manière à présenter un intérêt littéraire. Si le personnage principal a pris part aux charges de l'État, la stèle fournit souvent alors des dates ou des renseignements historiques.
Le sommet des stèles est presque toujours occupé par le disque ailé. Ce symbole représente le soleil, considéré comme la divinité suprême. Dans sa course céleste, dirigée d'orient en occident, l'astre est &Atenu par deux ailes dont Tune désigne le ciel du nord et Tautre le ciel <J.u midi. Cette orientation est souvent reproduite par les deux chacals, qui portent les noms de guides des chemins célestes du nord et du midi. Les autres symboles qui complètent ordinairement cette scène sont l'anneau, symixoie de l'orbite solaire et des périodes du temps; l'eau ou l'éiher céleste, sur lequel étaient censés voguer tous les astres, et le vase, symbole de l'étendue.
Les figures gravées dans le champ des stèles sont ordinairement distribuées en plusieurs étages ou registres : le chef de la famille, un père ou un aîeûl défunt, reçoivent, dans le premier, les hommages du dédicatèur, qui figure, à son tour, dans les registres inférieurs avec ses enfants et le reste de sa famille ; on y trouve quelquefois même leurs serviteurs favoris.
STËLËS ET INSCRIPTIONS.
Cl. — Stèle en pierre calcaire.
Elle porte la date de la huitième année des deux rois Amenemba !«" et Ousourtasen I«squi régnèrent simultanément au commencement de la douzième dynastie. Le dédlcateur était un parent royale nommé Mentonensa-sou. Ce personnage se vante des honneurs dont les deux souverains l'ont comblé.
G 2. — Stèle semblable, portant la date de Tan neuf du roi Ousourtasen I«r, dédiée par le prophète Hor^ fils de Senma,
G 3. — Stèle portant une date de la même année que la précédente. Toutes trois sont remarquables par la beauté de leur gravure, ainsi que tous [les monuments un peu importants de la aouzième dynastie.
re, au la M
G 4. — Stèle en granit rose.
C'est un acte d'adoration adressé à Osiris par Ousourtasen, fils de Hathor $e. Elle est datée de Tau huit du roi Amenemlia II (douzième dynastie). Tous ces monuments sont d'une antiquité qui défie les calculs raisonnables de Tarcliéologue.
C 8. — Stèle en pierre calcaire.
Deux princesses, filles du roi Sebek-hotep II, de la treizième dynastie, rendent hommage au dieu Horus, fils d'Isis, qui porte ici les attributs d'Ammon générateur.
C 9, 10. — Fragments d'une inscription portant la légende royale de Sebek-hotep lY. Treizième dynastie.
STÈLES ET INSGRiPiiONS. 47
C Jl, 12. — Stèles dédiées par Amoni-senb sous le règne de Terenra. Treizième ou quatorzième dynastie.
C 13. — Stèle en pierre calcaire.
La reine Noubkhas^ appartenant à la treizième dynastie, fait ses offrandes à Osiris et à la déesse Hatlior. Sa coiffure est un Tau tour, symbole de la maternité.
C 14. — Stèle en pierre calcaire.
Cette inscription, d'une si fine gravure, commence par les titres royaux de Mentou'-hotepy roi de Tancien empire, dont la place n*est pas encore exactement déterminée.
-C 15. — Stèle en pierre calcaire, remarquable par sa gravure travaillée en relief dans le creux ; elle est antérieure à la dix-huitième dynastie*
C 26. — Grande stèle en pierre calcaire.
AnteWy premier second (ou lieutenant) du roi, reçoit les hommages de son frère Àhmês et de son fils Téti. La grande inscription qui remplit le monument contient un éloge pompeux d'Antew (vers la douzième dynastie).
C 48, — Stèle en forme de porte, en granit rose.
La légende indique qu'elle fut dédiée par la reine Ha-t-Asou à son père ToutmèsP^ (Dix-buitième dynastie, vers le dix-huitième siècle avant Jésus-Christ.)
C 49. — Côtés d'un siège de statuette en pierre calcaire.
Ces deux petits fragments sont très-précieux, parce que leur dédicateur, nommé Ahmès-Pensouhan^ y énumère les campagnes auxquelles il prit part pendant les cinq premiers règnes de la dix-huitième dynastie.
Ce monument nous apprend notamment que Tout-
mes I«' pénétra, avec ses armées, jusqu'en Mésopoianiie.
G 55. — Cette stèle est intéressante surtout parce qu'elle a conservé la légende d'un roi qui, vers la fin de la dixhuitième dynastie, à ce que Ton croit, obtint Tempire à Tlièbes; ses cartouches furent ensuite effacés avec soin, ce qui prouve qu'il fut traité en usurpateur. Ce roi se nommait Aï, La stèle a été dédiée par un de ses partisans, mais elle n'a pas échappé à la réaction qui suivit son règne; les noms du roi y ont été martelés. La légende de son enseigne royale a échappé et le fait reconnaître.
G 57. — Stèle en pierre calcaire, rapportée par Champollion de Ouadi-Halfa, au fond de la Bfubie; elle est datée de l'an deux de Ramsès I^', père de Séti I®^. Le roi y fait un acte d'hommage au dieu Ammon.
G 68, 69, 70. — Porte de forme analogue à la précédente, mais surmontée d'un cintre.
Les deux chacals qui présidaient au nord et au midi du ciel reçoivent, dans le cintre, les prières d'un capitaine nommé Horem-hébh qui était en même temps odiste du roi et scribe royal. Sur les montants sont gravées des prières adressées à divers dieux.