OBSERVATION
Relative à la page 7.
Indépendamment de ces poètes lyriques nés dans les iles grécoasiatiques, il est un grand nombre de poètes et d'hommes illustres dans les lettres et les sciences, sans parler m€*me des artistes, qui y ont aussi pris naissance; on y voit même figurer le nom de la plupart des premiers historiens de la Grèce :
A Claros est né Anlimaque, à Amorgos le poète ïambique Simonide , à lasos un autre Chœrilus , à Rhodes Pisandre , à Cos Épicharme et Hippocrate, à Lemnos Philostrale, à Lesbos Hellanicus et Théophraste, à Chios Ion et Théopompe, à Syra l'historien Phérécyde , précepteur de Pythagore , à Céos Prodicus, en Chypre le philosophe Zenon, dans l'Eubée le poète tragique Achœus, et sur le continent en face, en Aulide , l'historien Acusilaûs,
En Asie Mineure : AIcman et l'historien Xanthus à Sardes, le poète Hipponax, Callinus et Heraclite à Éphèse, Mimnerme à Smyrne, Anaxagoras à Clazomène , Hécatée, Anaxamandre, Anaximène et Timothée à Milet, Hérodote et Denys à Halicarnasse , à Erétrie Achœus, l'historien Charon à Lampsaque , Strabon à Amassis, Lucien à Samosate, Galien à Pergame, Antimaque et les philosophes Xénophane à Colophon , Cléanthe à Assos, Xénocrate à Chalcédon , Chrysippe à Soli , Épictète à Hiérapolis, enfin, plus tard, Libanius à Antioche, Oppien à Anazarba, etc.
La Thrace elle-même, vit naître Musée, Orphée, Eumolpe, et la ville d' Abdère fut célèbre par son goût pour la musique et la poésie ; le philosophe Prolagoras y est né.
La Macédoine, moins poétique, aimait les lettres et produisit Aristote.
La Sicile a aussi produit des poètes et des historiens célèbres. Dans la partie de cette île tournée vers l'Orient : à Himère Stésichore , à Tauroménium l'historien Timée , à Leontini Gorgias , à Agrigente Empédocle, à Syracuse Théocrite , Archimède et les historiens Philistus , Antiochus, Diodore et autres.
Dans la partie occidentale de la Grèce je ne vois que le chef de la philosophie sceptique, Pyrrhon, né à Élis, qui mérite d'être cité.
Quand on compare ce développement intellectuel concentré dans ces belles iles gréco-asiaticjues et la splendeur dont elles brillaient avec ce qu'elles sont devenues , on se rappelle les beaux vers que leur vue inspirait à lord Byron :
The isles of Greece ! the isles of Greece !
Where hurning Sappho lov'd aud simg, Where grew the arts of war and peace ,
Where Delos rose and Phœhus sprung 1 Elernal summer gilts themyet.
But ail, except their suu, is set. ""
[Dun Jiton, Chaut 111.)
que mon ancien ami M. le D"" Piccolos, successeur du savant Korais , mon vénéré maître, a si bien traduits :
'^Q vYicrtâ, vr,atà 'E).XàSo;! ôuovi "Apew; àycôv , ''Ottou Ts^vai TYJ; lIa>.).àôo; Y^xjiaî^av xat xcôv Moy(râ»v , ''Otîou éxpoue tyiv ).Opav i\ AeaSîa ^Xoyepâ , ^'Ott ' àv£T£i).ev ô *o'êo; xal ^ Ay^Xo; Upà! Xp\j(ToXà[jL7i:£Te àjcofXY) (x' àïoîou ôspouç 90):, '^'0)a ô[xw;,7rXyiv éxeîyou, edêucav oXoTsXâ»;.
(<t>i),o{xoûoro*j Ttàpepya, F. Didol, 1838.)
— —^JD^
Typograi
phie de H. Firmin Didot. - Mesnil (Eurel.