‹ Notice sur AnacréonChapitre 11 sur 12 · EJ · texte numérisé non relu

EJ

des-quels on me ran-ge, Peu-vent don-ner u-ne iou-

if^

ii^as

ange Qui de-meu - re é - ter - nel - le - ment.

•J^ -ji- -J-' -J-

ilŒIS

Nos musiciens les plus célèbres au commencement de ce siècle, Lesueur, Cherubini, Méhul et Gossec, ont composé pour plusieurs odes d'Anacréon un chant avec accompagnement qui pourrait peut-être, maintenant que l'on a mieux étudié la musique des Grecs, se rapprocher davantage des rhythmes antiques.

Chez les anciens la science de la musique s'unissait à toutes les autres; elle était pour l'intelligence ce que la gymnastique était pour le corps. Espérons que nos artistes par des études approfondies parviendront à nous donner une idée plus exacte de la mélopée antique et des effets merveilleux qu'elle produisit en Grèce. Heureux celui dont les accords seront dignes d'Anacréon ! Son nom s'unira au sien, et ces vers inspirés à Ronsard par son enthousiasme lors de la découverte des odes d'Anacréon par Henri Estienne lui serviront de prélude :

Verse donc et reverse encor.

Dedans cette grand coupe d'or.

Je veux boire à Henri Estienne Qui des enfers nous a rendu Du vieil Anacréon perdu La douce lyre Téïenne.

Nota. Cette Notice n'est qu'un essai destiné à être placé en tête d'une édition elzévirienne d'Anacréon, maintenant sous presse, où j'ai cru devoir accompagner le texte grec d'une nouvelle traduction.

Page 1