‹ Notice sur des plombs historiés trouvés dans la SeineChapitre 2 sur 8 · S.FARON.S F.CRE · texte numérisé non relu

S.FARON.S F.CRE

Un des coins de cette plaque est percé d'un trou qui servait sans doute , avec d'autres qui n'existent plus, à fixer la médaille sur les costumes.

Ce plomb a été trouvé au pont Saint-Michel; il est du xv" siècle.

Autre plaque en plomb représentant saint Faron debout, revêtu d'habits pontificaux, la tête milrée et nimbée , tenant de la main gauche un sceptre terminé par une fleur de lis fleurie et bénissant de la main droite une femme agenouillée devant lui et tenant une quenouille sous son bras droit.

A lu gauc-liû <li: saint Faron se trouve un autre saint, que je crois ôtre ôgaloment saint Fiacre, debout, la tôle nimbée et s'appuyant sur une bêche.

Je ne crois pas qu'il faille chercher le nom du personnage du sexe féminin qui figure sur celte plaque, à moins qu'il ne s'agisse de quelque miracle jadis célèbre en Brie. J'appelle l'attention de mes lecteurs sur ce point, espérant qu'ils seront plus heureux que moi.

Ainsi que dans le plomb précédent, une légende encadre le sujet. On lit dans le bas : 5 : FIACRE; ce qui, avec l'attribut ordinaire de la bêche, fixe le caractère un peu vague du 2° personnage nimbé ; sans quoi on eût pu imaginer que ce serait saint Fare. Le reste de la légende est illisible.

Aux quatre extrémités sont des trous destinés à fixer l'image sur les vêtements.

Ce plomb a été trouvé au pont Saint-Michel et date du XV' siècle.

Même sujet que les deux précédents ; seulement on observe

quelques difTérences dans la mitre el ta crosse de saiut Faron. La légende est aussi mieux conservée ; on lit très-bien le nom de saint Fiacre placé au-dessous des trois personnages, et celui de saint Faron placé au-dessus de la tête de ce saint. Mais d'autres lettres sont difficiles à déchiffrer et j'aime mieux laisser leur signification indécise.

Derrière la femme agenouillée, je crois reconnaître une petite lampe suspendue.

Ce plomb a été trouvé au pont Saint-Michel en 1852.

Cette enseigne représente deus personnages vus à mi-corps et la tète nimbée. L'inscription qu'on lit autour de ce petit monument porte ces mots :

Une erreur glissée dans le mot Maritrum se rectifie naturellement par le mot Martyrum. Cet exergue peut donc se traduire ainsi :

Image des martyrs Laurent et Etienne.

Les deux saints sont placés derrière le gril sur lequel saint Laurent a été martyrisé.

Les figures sont dans un état fruste ; mais, par les traits qui en restent et qui me rappellent les images pareilles de ces deux saints, dont j'ai possédé un signe en plomb, je ne crois pas me tromper sur leur authenticité.

La représentation de saint Etienne ofTre un signe caractérislique, ce sont des pierres qui entourent la tête du martyr et qui rappellent la lapidation de ce saint, comme le font les vieux monuments, même dans l'église grecque.

Les coins de ce plomb sont percés comme aux signes précédents et pour le même usage.

Trouvé au Petit-Pont en 1849.

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