PREMIÈRE FONDÉ A PARIS
Dans le champ, la lettre T, ou un tau, accompagnée de trois fleurs de lis posées l'une en chef et les deux autres en flancs.
Comme le T est un attribut de saint Antoine , je suppose que le jeton aura désigné la confrérie de saint Claude, fondée on
l'église du petit Saint-Antoine, à Paris; cette confrérie existait dès te règne de Charles YI.
Trouvé au pont Saint-Michel en 1852.
Ce plomb représente sainte Geneviève debout, la tête entourée du nimbe timbré d'une croix, tenant de la main droite un livre ouvert et de la gauche un ciei^e. Le nimbe croisé est un signe qui ne se donnait, en bonne iconographie, qu'aux personnes divines. Mais l'époque du monument et l'ignorance de l'ouvrier qui l'exécuta doivent être prises en considération, comme circonstance atténuante.
Dans le champ, un petit diable, armé d'un soufflet, éteint le ciet^e de la sainte. A droite, un petit ange rallume ce cierge, au moyen d'un grand flambeau; c'est la traduction de la légende.
On voit, sur le revers, la châsse de la sainte, au-dessous de laquelle se trouve la date de 1529, écrite en caractères anciens assez mal formés.
Ce plomb a été trouvé au pont Saint-Michel en 1853.
Saint Jacques, assis sur un siège gothique, lient de la main droite un bourdon et de ta gauche un livre; son chapeau est orné d'une coquille, deux autres coquilles sont placées dans ic champ.
On lit, au revers, en lettres gothiques :
: LAN : MIL : CCCCCXL :
Ce peu de lettres forme trois lignes séparées par des filets.
Trouvé au Pont-au-Change en 18S0.
Même type que le précédent.
La légende qui se trouve au revers est écrite en lettres romaines et forme trois lignes séparées par des dlets. Trouvé au même endroit la même année.
Ce jeton représente saint Nicolas, revêtu d'ornementsponlificaux, la tète nimbée , bénissant de la main droite et tenant une crosse de la gauche. Du même côté , est une plante fleurie , et au côté opposé, trois enfants dans un baquet; tout le monde connaît la légende :
: A : S : JACQUE : DE : LOPITAL :
Elle est comprise entre deux filets.. Au-dessus est une coquille, et au-dessous un trèfle à jour partant du bas de la lettre P du mot OPJTAL.
J'ignore quelle était cette confrérie de Saint-Nicolas qui avait son siège à Saint-Jacques-de-l'Hôpital.
Ce plomb, trouvé au Pont-au-Change en 1848, représente
sur sa face une chaudière d'où sort un personnage à rai-corps, la tête entourée d'un nimbe divin et les mains levées.
Le revers est chargé des lettres INRI {Jésus Nazarmus Rex Jud€orum)y au-dessus desquelles est un couteau placé obliquement, la pointe en bas.
Ce plomb, si je ne me trompa, rappellerait le miracle de la sainte hostie, arrivé au xiu' siècle et dont font mention nonseulement les historiens de Paris, mais encore plusieurs chroniqueurs étrangers.
Voici quelques détails à ce sujet :
Une pauvre femme avait emprunté d'un Juif une petite somme d'argent, en nantissement de quoi elle avait donné le meilleur de ses habits. Ne se trouvant pas en état de rembourser ce prêt, cette femme alla trouver le. Juif, le priant de lui rendre son vêtement pour le temps des fêtes de Pâques seulement. Le Juif y consentit, mais à la condition expresse qu'elle lui apporterait l'hostie qu'elle recevrait à la communion ; moyennant cela, il s'engageait non-seulement à lui rendre son habit, mais encore à la tenir quitte de la somme prêtée.
Cette malheureuse accepta la proposition , se rendit à Saint- Merry, où elle s'approcha de la sainte table, reçut la communion et se retira immédiatement après, munie de la sainte hostie qu'elle apporta au Juif.
Cet homme sacrilège fit subir à la sainte hostie toutes sortes d'outrages, tantôt la perçant avec un canif, tantôt avec une lance, puis la jetant dans un grand feu, et enfin dans une chaudière d'eau bouillante.
La sainte hostie résista à toutes ces épreuves, s'élevant
niiraculcuscinenl iiu-<lcssus des llaiiiiiii^s ol laissant ocliap|>oi' iJos gouttes de sang de ses blessures. Recueillie par une personne pieuse qui était entrée par hasard au moment où s'accomplissait ce miracle, elle fut rapportée au curé de Saint- Jean-en-Grève.
Légende
1^6 champ semé de fleurs de lis.
Double grenelis.
Revers :
Croix fleurdelisée dans un entourage formé de quatre arcs de cercle aboutés, composés chacun d'un grenetis renfermé dans un filet.
Double grenetis.
1^ Viciée dcboul, tenant l'Enfant Jésus sur son bras gaucliu et étendant de la main droite le pan de son manteau pour abriter de petits personnages qui l'entourent.
Revers : Dans le champ, saint André debout, élevant de la main droite une croix pommelée; devant lui est placé l'instrument de son supplice.
Personnage debout, les mains jointes, ta tête couverte d'une longue chevelure ; il est flanqué de deux hantes plantes fleuries.
Revers : Sorte d'éventail, cantonné de 4 fleurs de lis renversées et surmonté d'une léte de crosse également renversée. Mais peut-être ce revers doit-il être vu contrairement au sens de la face.
Sur une chaière gothique siège la Sainte Vierge, couronnée , soutenant l'Enfant Jésus assis sur son bras gauche. De la main droite, elle porte quelque chose comme un globe surmonté de trois petits rameaux (peut-être une bulbe fleurie).
Autour du médaillon se ht ta légende suivante :
NOTRE DA... DE LIANCE ou LIAVIE ou VANCE.
Revers : Le chiffre des Servîtes (un lis arraché dans lequel s'entrelace un S) sur un semis d'étoiles à six rais.
Trouvé en 1858 au pont Saint-Michel.
Dans le champ, le mot AVE, placé entre deux doubles filets posés en fâsce. Ce mot est accompagné de la date de 1600, dont le premier chiffre occupe le haut du champ, tandis que les trois autres se trouvent dans le bas.
Au revers, on lit le mot MARIA , placé également entre dcuv doubles filets posés en fascc et accompagné de la même date , laquelle est disposée comme précédemment