DE LA BIBLIOTHÈQUE VATICAN E
N° 132. — No 21 non Pctavianum, — Un volume relié en maroquin rouge (29 centimètres et demi sur 19), composé de 105 feuillets de parchemin à deux colonnes ; rubriques ; écriture du quatorzième siècle. En effet, on lit au fol. 48 r°, col. 2 : « Anno Domini MoCCC^^LX^VI» isti quaterni sunt scripti per manus Conradi indignissimi eruditoris parvulorum scole Pilgrimensis civitatis. »
Laporte du Theil avait relevé dans ce ms. l'indication de deux prophéties trouvées à Rome en 1293. Le volume entier ne contient que des œuvres étrangères à l'histoire : Pastoralis cura de saint Augustin , prophéties de l'abbé Joachim , et prédictions diverses. Quant aux deux pièces indiquées par Laporte du Theil, en voici la transcription :
Fol. 201 v°, col. 2 : « Incipit prophetia alia inventa anno Domini M' CC' LXXXXllL Rome.
» Gallorum levitas Germanos juslificabit ; Ytalie gravitas Gallos confusa necabit; Gallus succumbel , aquile viclricia signa Mundus adorabit, erit urbs vix presule digna. Miilcnis ducentenis nonaginta sub annis Et tribus adjunclis consurgel aquila grandis. Terre molus erit , quod non procul augurer esse ;
CoDstantine , cades equi de marmore facti , Et lapis erectus et multa palacia Rome.
Papa cito moritur, César regnabit ubique , Sub quo tune vana cessabit gloria cleri. >
Explicit prophetia pro magna parte comperta. Incipit prophetia inventa mh Capitolio Rome anno predicto.
<: Dum machine ferient Panthéon urbis in edem , Theutonicus miles cererem ciet ore cruento.
Nos aquile rabiem (?) rechin (?) prosternet in annis Gelestisque color auro liliisque coruscans. Germanos proceres post hec per secla tenebit Sub censu domitos obnixe , Cesare dempto ; Allobrogura socios , penarum teste Sibilla , Victoresque levés eadem fortuna jugabit. »
N° 189. -— Un volume relié en parchemin, haut de 20 centimètres et large do 15 ; 22 feuillets ; les feuillets 1 à 8 , 16 et 17, sont en parchemin , les autres en papier. Ecriture du treizième siècle pour la première partie , du quatorzième pour la seconde. Lignes longues.
Fol. 1 r° : Fragmentum epistolae Henrici Glarevallensis abbatis « ... untur ora fidelium, etiam catholice plebis labia in tria Gbristi preconia resolvuntur... nec eos in terra sua ulterius sustinebii » (2 r°).
Fol. 2 r** : Bulle d'Alexandre IIl au chapitre de Cîteaux , du 19 juillet 1169 (Jaffé, n* 7768) : « Alexander ep. s. s. d. venerabilibus fralribus archiepiscopis et dilectis filiis universis abbatibus in cisterciensi capitule constitutis sal. et ap. ben. Inter innumeras... Data Beneventi XIIII Kalendas augusti. i^
Fol. 3 ro — 8 v° : Lettres diverses.
Au fol. 9 f commencent des extraits faits au quatorzième siècle et écrits sur papier, empruntés sans doute à quelque chronique latine composée à Saint-Denis. Un annotateur moderne, qui était de cet avis , a écrit en tète du cahier : « desumpta haec sunt e chronicis S. Dionysii. » En effet, le premier extrait est relatif aux reliques de saint Denis , que les moines d'un monastère allemand prétendirent posséder au temps de Henri \^^ : « habelur sub titulo Sancti Hermantranni. » Je n'insiste pas sur ces extraits peu intéressants, qui s'étendent jusqu'au fol. 14 vo, et se terminent au moment de la deuxième croisade.
Le feuillet 15 est en blanc. Les feuillets 16 et 17, en parchemin,
sont les 'débris d'un rôle des souscriptions recueillies en Normandie pour la croisade de Philippe VI. Les deux feuillets ont été coupés par en bas. Ce texte intéressant, et dont on va lire la transcription, est suivi (fol. 19) do plusieurs feuilles en papier, contenant une partie de la prophétie de Merlin : « Prophecia Merlini. Sedente itaque Gorziano rege Britonum super ripam exhausti staingni. d
Débris d'un rôle de souscription pour la croisade de Philippe VL
Ce sont les nons de ceus qui ont promis pour le saint voyage d'outremer aus commissaires du roy noslre sire cidessus nommés.
Et premièrement s'ensivent les nons des abbés , des abbéesses , des prieurs et des prieuses.
Jehan abbé du Bec Heloym a promis pour lui et pour ces menbres m. 11. tournois a paier a V ans. Ce est asavoir 11^ 11. tournois si tost comme le roy sera meus pour faire la saint voyage , et chascunne année cnsivant Ih 11. tournois , jusques a tant que la somme de m. 11. tournois soit paiée aplain ; laquelle somme le dit abbé a octroyé et promis entelle manière et condicion que se le dit roys nostresire ne mouvoit pour faire le dit voyage , que le dit abbé ne soit de riens tenus a paier la somme dessus dicte , et se nostre saint père le pape imposoit aucune charge de disiesme ou autre pour le dit voyage au dit abbé ou a son église, que la dicte charge soit rabatue de la somme de m. 11. tournois dessus dis jurant le temps que de sainte mémoire nostre saint père le pape Jehan a octroyé disiesmes pour le dit saint voyage.
Guillaume abbé de Jumèges en la dyosèse de Roen a promis pour lui et pour ses menbres Y<^ 11. tournois a paier a V ans si con dessus est et par les condicions dessus dictes.
(16 vo) Abbés. — Louvis abbé de Bernay en la dyosèse de Lisieux a promis pour lui et pour ses menbres 111^ et L 11. tournois a paier a V ans si con dessus est par les condicions dessus dictes.
Henry abbé de Préaus en la dyosèse de Lisieux a promis pour lui et pour ses menbres 11^ 11. tournois a paier a V ans si comme dessus et par les condicions dessus dictes.
Guillaume abbé de Saint Victor en la dyosèse de Roen a promis pour lui XL 11. a paier a V ans si comme dessus et por les condicions dessus dictes.
Guillaume abbé de Grestain en la dyosèse de Lisieus a promis pour lui et pour ses menbres Vl^* V 11. tournois a paier a V ans si comme dessus et par les condicions dessus dictes.
Jehan abbé de Saint Oein de Roen a promis pour lui et pour ses men-
bres M. V^ IL tournois a paier a V ans; ce est asavoir : CL IL tournois a la Saint Andrieu après que le roy sera meus pour faire le saint voyage, et C et L IL tournois a l'asension ensivant , et cbascunne année aus dis ^rmes autant jusques a tant que la dicte somme soit paiée a plain , et par les condicions dessus dictes.
Guillaume abbé de Sainte Katherine dessus Roen a promis pour lui et pour ses menbres III<^ IL tournoi? a paier a III ans et par les condicions.
promis pour lui...
(17 ro) En la sergenterie du Pont Saint Pierre.
Espreville.
Jehan le Blan , Jehan Boudin , Jehan Tue-véel , ont promis pour la dicte ville lll s. a paier quant le roy mouvra , et III s. chascun an jusques a V ans.
Gourneet.
Pierre de la Crois , Pierre de la Mare , ont promis pour la dicte ville XII d. chacun an a paier jusques à V ans.
Saint Aubin en la campagne.
Guillot Bouton , Vincent Lambert , Robert Durant ont promis pour la dicte paroisse YI s. a paier quant le roy mouvra, et YI s. chascun an jusques à V ans.
Jehan Souris a promis II s. a paier chascun an jusques a Y ans.
Saint Aubin Dymaie.
Denis Marie , Gilles de Branville , Robert Malortie , Richar le Carpentier, ont promis pour la dicte paroisse X s. a paier quant le roy mouvra et X s. chascun an jusques a Y ans.
Eufreville sous les mons.
Jehan Rousselin , Richard Duval , Pierre Dehors , Pierre Duval ont promis pour la dicte parroisse XII s. a paier quant le roy mouvra , et XII s. chascun an jusques a Y ans.
Pistres.
Rogier Juguet , Yvet Yatinel , Jehan de Pistres , Lorans Gascoins ont promis pour la dicte ville XYI s. a paier quant le roy mouvra , et XYI s. chascun an jusques a Y ans.
Le filz Gringoire de la Mothe a promis X s. chascun an a paier jusques a Y ans. • Rogier de Pistres a promis Y s. chacun an a paier jusques a Y ans.
Gouy.
Ober le Picart , Gefroy le Fèvre , Ranol Régnant , Gauthier Huguart ont promis pour la dicte parroisse VI s. a paier quant le roy mouvra, et YI s. chascun an [jusques a Y ans]...
(17 vo) Le vicomte de Rouen. En la sergenterie du mont Saint Pierre.
Le Béquet.
Guillaume Primont , Robert Romain , Lorans le Clerc ont promis pour la dicte ville VI s. a paier quant le roy mouvra, et VI s. chascun an jusques a V ans.
Simon Pinu (?) , Simon Pinu (?) le jeune , Pierre de la Mare, Richard de Vaudrimare ont promis pour la dicte parroisse XVI s. a paier quant le roy mouvra , et XVI s. chascun an jusques a V ans.
Le curé de la dicte parroisse a promis XX s. a paier quant le roy mouvra.
Pierre le Tonnelier a promis III s.
Jehan Lambert a promis II s. a paier chascun an jusques a V ans.
Climent Hardi a promis XII d.
Jehan du Quesne a promis que il yra asses cous.
La viconté de Roen. En la sergenterie de Saint Joire.
S. Joire.
Guillaume Peliçon , Guillaume de S. Martin , Guillaume Souef , Guillaume Veel (i) ont promis pour la dicte parroisse XL s. a paier quant le roy mouvra, et XL s. chascun an jusques a V ans.
Jehan Piels a promis IIII s.
Florant Cuer de roy a promis IIU s. a paier chascun an jusques à V ans.
Simon Mauger a promis IIII s.
Villers.
Gefroy Hébert , Lucas Gaudonet , Benart Bocart , Guillaume Gaudonet ont promis pour la dicte parroisse XVI s. a paier quant le roy mouvra, i»
N° 555. — Deux volumes reliés en parchemin , composés le premier de 90 , le second de 225 folios en parchemin à deux colonnes ; grosse écriture de la fin du treizième siècle; initiales en couleur. Nous laissons de côté le premier volume, qui contient la chronique de Martin, et passons au second (555, A.).
Il renferme une chronique dont le début est perdu et qui actuellement commence à Charles Martel , pour se terminer sous Louis VIII.
Incipit : « papa nec non et uxore Karoli pax inter eos intègre refor- (1) Ou a Néei. »
matur , sicque Gerardus restitutus sicut dicitur abbatiam de Yerzeleio et multas alias construxit, et multa pauperibus erogavit, et cum uxore sua in sancta conversacione usque ad mortem Domino deservivit , sed sine herede obiit.
Postea Karolus princeps Francortim egregius , armis doctas et bello victoriosissimus , in villa Vermeria... régna sua divisit... >
Explicit (222 vo 2) : « Franci vero Iransire ulterius non valenles Limolium castrum obsident et expugnant , dominumque de Burgerat régis sui subjugant dicioni » (cf. Chron, Turonense^ Bqt XVIII , p. 308, E.).
Suit (223-225) un fragment , tiré d'un abrégé d'histoire universelle : « Prima etas in exordio sui. »
Cette chronique est généralement conforme à la Chronique de Tours^ publiée par Martène et Durand {Amplissima CollecHo, t. V), et d'après eux par les éditeurs des Historiens de France (Bqt., t. X, XI , XII , XVIII) . L'auteur , au lieu de mettre en tête de chaque paragraphe le chiffre des années dellncarnation, se règle sur les années des empereurs d'Orient, des Carolingiens, des empereurs d'Allemagne et des rois de France , système qui n'est pas suivi par Robert d'Auxerre, dont l'œuvre est si souvent identique à la chronique de Tours. Le ms. 555 A paraît donc devoir être rangé parmi les textes de cette dernière chronique. On y rencontre d'ailleurs un certain nombre de passages qui manquent aux éditions de Martène et de Bouquet ; citons , entre autres , le morceau par lequel débute le manuscrit, et qui est consacré à Charles- Martel, et la légende de Roland (combats avec Agoulant, Fernagut, etc.). On chercherait vainement dans Martène les passages suivants :
Fol. 126 vo 2 : « Anno Ludovici IIP et Karoli Galvi XVIII in parrochia Maguncie malignus spiritus homines aperte inquietabat lapides jaciendo, parietes domorum quasi malleis pulsando , manifeste loquendo , etc. »
Fol. 161 ro 1 : « Anno Henrici imperatoris VI et Ludovici régis IIII ecclesia Sancti Michaelis de Periculo Maris fulgore divinitus est accensa. Yalducus (sic) eplscopus Laudunensis a civibus ejusdem loci gladio confossus interiit, cui Hugo successit et postea Bartholomeus. Hucusque cronica sua perduxit Singibertus Gemblacensis monachus. i^
Fol. 196 vo 1 : Après avoir raconté la bataille d'Andrinople, le chroniqueur ajoute h son récit cette réflexion : tt Non habet eventus sordida preda bonos. »
Il raconte après la mort de Philippe-Auguste une apparition de
saint Denis, dont il n'est pas question dans le texte imprimé (fol. 220 r).
N** 610. — Un volume relié en bois , recouvert de parchemin , haut d'environ 33 centimètres , formé de 62 feuillets en parchemin, à deux colonnes. Ecriture du quatorzième siècle, rubriques et initiales en couleur ; au fol. 1 r**, le nom de Fauchet,
I. Compilation française s'étendant depuis Anténor jusqu'à la mort de Louis VIII.
Incipit : « Ci commencent les heslories des rois et des seigneurs de France. Troie si comme nous trovons fu la plus noble citez dou monde. Quant ele fu destruite de cels de Grèce li Troien s'en fuirent désérité et essilié. Antenor estoil li plus saiges chevaliers des Troiens et li plus regnabies. Il s'en vint à Pannone... ^
Le compilateur raconte l'histoire légendaire de Charlemagne : Iter Hierosolymilanum, fol. 6 v<*, 9 r®; histoire de Turpin, fol. 9v°. Il ne donne qu'une demi-colonne à Louis le Débonnaire, mais raconte la vision do Charles le Chauve. La suite est extrêmement sèche ; au fol. 35 r°, on est au règne de Lothaire et au siège de Poitiers. Cinq feuillets plus loin , le compilateur en est arrivé au règne de Louis VIII , après s'être arrêté plus que de raison (une colonne) à racontei' la bataille de Bouvines.
Histoire du faux Baudoin (40 v®, 2) :
« El quand il vil qu'on ne le créoit mie que il feusl li quens Baudoin, il ot grant paor et s'en issi de Peronne plus losl qu'il pot , et s'en ala jusque aValenciennes, et puis s'en ala il deceuls de Valenciennes enlarrecin , et s'en ala que (fol. 41) onques ne sol-en quel part il fu grant pièce , jusques a tant que me sire Erarz li sires de Cbacenay en Bourgoingne le reconut a Ghanay (sic) meismes ou il esloil venuz a une assemblée de chevaliers... j>
Croisade contre les Albigeois (41 r®, 2) :
c A tele voie fu morz li arcevesques de Reins , et avoit non Guilliaumes , et estoil de ceuls de Joinville , et li quens de Namur fu morz a Sainz a celé voie, et maint d'autres prodomes de France que je ne vous sai plus nommer. Icil Loeis fu aporlez a Saint Denis et enfouiz moult honoreement, li ainznez de ses fllz qui avoit non Loeis fu enoinz a Reins
la vegile de la Saint Andrieu XV jorz après ce que ses frères avoit esté enfoaiz. >
II (fol. 42-62). Table chronologique allant jusqu'en 1361 , en marge de laquelle une première main a tracé une chronique de Cluny (1131-1275) ; cette petite chronique ne paraît d'ailleurs pas intéressante :
€ MCXXX, si dédia Innocens l'églyse de Clugni — MCXXXII. — MCXXXIII— MCXXXIUL Ci morut Oedes li priors... MCLXXI.Ci fu niartiriez Sainz Thomas d'Englelerre ; Henris evesques de Winceslre morut — MCLXXII — MCLXXIII. Ci morut Tabbes Estienes, et Raouls fu esleuz MCLXXIIII — MCLXXV — MCLXXVI. Ci lessa Tabbes Raouls Clugni , et Galterius fu esleuz. MCLXXVII Ci morut Tabbes Gauliers de Clugni , et Guill. fu esleuz... (nombreuses indications relatives aux abbés de Cluny.) MCCLXXV. Ci morut li abbes Yves , et li priors Yves de Saint Martin fu esleuz. >
Les années sont marquées de la même main jusqu'en 1361 ; il n'en est pas de même de quelques indications , tracées en regard, de diverses écritures cursives et plus récentes.
A partir de 1361 (60 v°) les années même sont en cursive. Pour les premières années du quatorzième siècle, il est question à plusieurs reprises des abbés de Saint-Bénigne ; à la fin , des faits concernant Paris ; on s'arrête à 1419 : « L'an mil CCCC et XIX, le XI® jour de septembre, mondit seigneur Jehan, duc de Bourgogne, fut tuez à Montereau. »
N** 611. — Petit volume (20 et 15 centimètres) relié en carton recouvert avec une charte. Le titre placé au dos indique un abrégé des chroniques de France jusqu'au roi Charles VI. Papier, 177 feuillets tant manuscrits qu'imprimés, les premiers écrits au quinzième siècle. Au fol. 170, le vieux numéro B (?) 55.
€ Ci commence la lignée de la noble maison royal de France commenzant a Loys Débonnaire roy de France (aucune valeur).
Fol. 74 r\ Traité de blason : a: De très-noble et puissant royaulme pour exaulcer le nom et vaillance , » etc.
Fol. 98. Quittance délivrée par Silvestre Maillot (1587) à qui a appartenu le volume , et dont le nom se trouve à la première page.
Fol. 99 r^ Imprimé : c De rébus Turcarum ad Franciscum Gallorum
regem Ghristianissimum libri quinqiie, Ghristophoro Richerio Thorigneo Senone, cubiculario regio , et cancellario Franciœ a secretis , authore.. . Parisiis, ex officinaRob. Stephani, hebraïcanim et Latinarum litterarum regii Typographi. HDXL. »
N° 624. — Un volume haut de 20 centimètres , relié en carton recouvert de parchemin , composé de 202 feuillets en parchemin, à deux colonnes; écriture du treizième siècle.
Histoire de France allant du commencement de Charlemagneà la mort de Philippe-Auguste , dont certaines parties sont semblables au texte des Grandes chroniques^ et qui se termine par une traduction de la Philippide.
Incipit : « Dès que ge me sui entremis d'escrivre et de raconter la vie et la conversacion et le renomez faiz par tôt le monde mon boen signour et celui qui si doucement me norri. » Traduction de la vie de Charlemagne , par Eginard.
79 r^ 2 : « Et ancommancerons a relreîre et a conter la vie a ce gros roi Loois , si com nos le trovons a l'estoire monseignor Saint Denise , sans riens ester et sanz rien mètre de ce que trovons a la letre, >
« De ce roi Loois don nos avons ancommancié a Iraitier or presantemenl avons nos ja parlé çai arrières an l'estoire dès rois , ja soit ce que ce fust briément tant seulement de ce qu'il fu coronnés a roi après la mort le roi Phelipe son père an la cité d'Orlieens. Mais Tabea {sic) Sugger qui fu ces (sic) clers et ces norris , et qui moult Tama , descrit ces feiz et sa vie , ou il mostra bien quèle amor il avoit vers lui. Iceste vie et icés feiz a cest noble Looys le Gros avons commancié a tracier an François si com l'abes Sourges le retrait... car commant qu'il nos grieut le nos convient a feire , car de tel an (sic) sommes controint cui nos n'oserie[n]s rien refuser ne contredire. »
L'auteur revient avec Suger sur la mort et les funérailles de Philippe I*', qu'il avait une première fois racontées , 79 r<* :
« Si com li nobles Loois amandoit de jor an jor de force et de pooir et de valor , aulresi descroisoit et defailloit li rois Felipes de jor an jor comme cil qui onques puis qu'il out sor sa leal espouse prise la contasse d'Angiers ne fit nule rien digne qui a dignité de roi apartinst , ne qui digne fust d'estre mise an remambrance d'estoire. >
On reconnaît sans peine dans ce passage le texte même des
chroniques de Saint-Denis , il en est de même des lignes par lesquelles débute rhistoire de Louis VII :
c Dès or an avant , puis que nos sommes délivrés et quite , si comme nos poismes , de retraire et raconter an François la haute vie et les novauz feiz au vaillant et au puissant roi Loois le Gros... »
Mais au règne de Philippe-Auguste , tout change. Ce n'est plus à Rigord et à la chronique de Guillaume le Breton , mais à la Philippide que nous avons affaire ; préface , division en douze livres , miracles mentionnés à la fin du poëme, tout se retrouve :
(Fol. 123 r** 1) « Por Tesnor et por la reverance dou boen roi Phelipe qui tant valut et tant pot et tant sont , de oui poeste France saisie et, et por son biau fill Loois qui si fu de grant amprise, m'amoneste mes cuers et dit que ge commance novèle estoire , et jai soit ce que mes anginz ne mes sanz ne soint parsofBsant a ce ne m'an vul ge mie por ce retraire... et plus a maistre Gautier de Lisle (col. 2) traitier et retraire les feiz au grant Aleisandre , i> etc.
L'ensemble du règne, comme la Philippide , se divise en 12 livres, dont le dernier se termine par les récits de miracles auxquels Guillaume consacre ses derniers vers (201 v©, 2) : a An ce termine que li boens rois Phelipes fu mors sei tenoit Tapostole es vaus d'apolite (?) an une cité qui est apelée Signite. » L. XII, vers 716 : « Signina tune papa moram faciebat in urbe. » Après la révélation faite au pape en vient une autre, arrivée au a segreteins » do saint Germain d'Auxerre, récit également emprunté h la fin de la Phi^ lippide (vers 763) ; le compilateur termine son œuvre en faisant des vœux pour .la gloire de Philippe- Auguste , dont l'histoire fermera la bouche à tous les médisants : « lor rebrouche lor angins et estope lor boiches pleines de vilenies , qui de lui ne lor leisent mesdire ne ampirer sa bone renommée. Dites sai tuit pater noster por Tame dou bon roi Phelipe. »
No 688. —Volume haut de 295 millimètres, large de 220, formé de 154 folios en papier; lignes longues; écriture du quinzième siècle, rubriques et initiales en couleur. Au fol. 1 r°, un dessin rouge au trait (moine travaillant). Notes marginales.
Exemplaire de la chronique dont les éditeurs du Recueil des historiens de France ont publié la fin sous le titre de ; « Fragment
d'une chronique anonyme finissant en M. CGC. XXVIII et continuée jusqu'en M. CGC. XL, puis jusqu'en M.CCC.LXXXIII (1). » Le manuscrit de Rome ne paraît présenter que des variantes insignifiantes, quoique nombreuses ; il s'arrête à Tendroit même où les éditeurs ont arrêté la publication ; en voici Vincipit et Vexplicit :
« Ci commencent les croniques abrégiées du commancement du monde jusques au temps pape Jehan XXII , extraictes et des ystoires scolastiques et des croniques Vincent. Comment Dieu fist tout le monde en sept jours , premièrement : Au coumancement ainsi comme la Saincte escripture tesmoingne Dieu créa le ciel et la terre... »
Fol. 154 r*» : « Par quoy sy bien puissions fenir ,
Qu'a sa gloire puissions venir. Amen.
Amen Deo gratias» »
Voici le prologue de Tauteur (fol. 1 r^) :
€ La cause de faire ceste compilacion fu la grant instance d'un grant baron de France , lequel , comme il eust désir de savoir en quel temps avoient esté les philosophes des payens , pria le compileur qu'il lui feist aucune œuvre la plus briefve que il pourroit , par laquèle il peust avoir aucune cognoissance des choses dessuz dictes , et enseurquetoul la succession de tous les temps et la naissance des royaumes et des faiz plus merveilleux qui sont advenuz en divers lieux dès le commancement du monde jusques au temps de maintenant. Et saichent tuit cil que ceste œuvre (verso) verront que le compilerres n'y a riens mis se moult pou non , fors ce qu'il a trouvé tant en Bible comme es ystoires du Mengeur que nous appelons Scolastiques , et es ystoires Vincent , et es croniques Marlin , et es Croniques des François , et ce on pourra légièrement esprouver qui vouldra et qui se doublera d'aucune faulcelé sanz faille. Dès le temps ou fenissent les croniques Vincent , il lui a convenu escripre pour continuer son œuvre ainsi comme il a enquis et ouy des anciens, et comme il a veu en son temps , car livre ne compilacion n'estoient pas faiz soufûsemment a quoy il deusl adjouster foy se pou non. Je prie tous ceulx que ceste œuvre feront escripre qu'ilz facent escripre cest prologue au coumencement. >
N** 689. — Ne pas confondre ce manuscrit avec le n» 689 6w, décrit par Bethmann,
(1) Bqt. t. XXI, p. 146.
Un volume haut de 28 à 29 centimètres, large de 20 centimètres et demi, relié en parchemin, écrit au quinzième siècle, à lignes longues , orné de rubriques et d'initiales rouges , et comptant 321 feuillets en papier.
Au recto du premier feuillet de garde , la fin d'une prière en très-grosse écriture gothique.
Au verso d'un deuxième feuillet de garde, on lit : « Puisque de^ vant a esté dit et déterminé des faitz de plu^eurs roys par les croniques de France, et par especial jusques en la fin des [faitz] du très grant et très puissant noble roy Charlemaine , cy après et par unes mesmes croniques sera veu et déterminé des faitz de plusieurs autres roys, » etc.
1° L'ouvrage annoncé par cette rubrique n'est autre que la partie des chroniques de Saint-Denis qui s'étend de 814 à 1223.
Fol. 1 r® : tt Cy finist Cistoire du grant roy Charlemaine, et après commance le fait du roy Louais le Débonnaire, qui fut filz Charlemaine le Grant, Le premier parle qui fut sa mère. » Suit le sommaire de ce livre, écrit tout entier à l'encre noire ; le copiste ne met pas à la ligne là où il faudrait.
Fol. 2 V** : a Pluseurs fammes ot l'empereur Charlemaine. »
Fol. 104 V** : La généalogie des Capétiens se termine par un non-sens : « Qui mort fut devant Thunes , et ce roy Phelippe qui régna après lui , et tuit les autres qui de luy descendirent , si sa lignée ne deffault, dont Dieu et messire Saint Denis le gart. »
Fol. 228 r** : La généalogie du règne de Philippe-Auguste se termine ainsi : « Cil S. Loys engendra Phelippe qui fut mort en Arragon le vendredi d'avant la feste S. Denis en l'an M.CC.IIII.'^V. D
Les chroniques s'arrêtent à la mort de Philippe- Auguste : « et de son règne XLIII » (290 ro).
IV La suite du récit est beaucoup moins développée , et les folios 290 V*, 313 v°, contiennent .en abrégé toute l'histoire de France, de 1223 jusqu'à la prise d'Ardes en 1377 :
« Cy finist Vistoire du bon roy Phelippe , et commancent les faitz du roy Loys. Quant le roy Phelippe de France eut régné XLIII ans... (313 r) (prise d'Ardes) « Si fut ainsi acordé et s'en partirent sauvement par tielle manière que dit est. Sy en fut cappilaine de par les Françoys messire Guillaume des Bordes et puis le viscomte de Miaulx , et assez toust après se rendirent aux Françoys ceulx de la Planke , ceulx de Vauclingehan en telle manière que ceulx d'Arde c'estoient renduz ; ainsi eurent les Françoys ces IIIl forteresses , dont ilz menèrent grant joye. Si les
pourvèrent de bons cappitaines ; puis retourna le duc de Bourgoigne en France , ou il fut bien feslié du roi Jehan (en marge : ou Charles) son frère et des seigneurs de France. j>
IIP Catalogue des empereurs etdesroisdeFraiice(3'14r®-315r«). a Cy sont les croniques des roys de France briesvement ; premièrement : Quant nostre Sire Jhesucrist ... Phelippes le tiers après Loys son père, XV ans. »
IV<> Liste des rois , reines , et autres nobles personnes enterrées à S. Denis ; cette liste doit avoir été dressée du vivant de Philippe III : a Cy après povés vous veoir ... Dagoubert le roy de France ... Marguerite duchesse de Brebant, seur du devant dit Phelippe. »
V** Suite de notices sur les principales reliques conservées à Saint-Denis : a Cy après povés voibs veoir les noms des corps sains qui sont en V église monseigneur Saint Denis ^ etc. ... (316 ro-321 i*) ... le chief Saint Pierre le Martir, et autres pluseurs reliques. Explicit. »
Ce manuscrit paraît identique aux numéros français 15484 et 15485 de la Bibliothèque nationale.
N* 693. — Imprimé : !<> (fol. 1-64) Un volume vert, relié en peau, de 98 feuillets en papier. Courte chronique commençant à la création , procédée d'un index alphabétique , ornée de vignettes qui représentent des villes ; tout le long du texte se trouvent des notes manuscrites.
Fol. 1 , préface : € Generatio et generatio laudabit opéra tua... ]> Fol. 2 v^, 1 : c Fasciculus temporum omnes antiquorum chronicas
complectens incipit féliciter. In principio creavil Deus celum et terram...
(64 ro) urbes populumque absque numéro utrius(iue sexus horlabalur
quoque ut ad resistendum se disponeret. ^ 1471.
Suivent des notes (64 v°) dont voici les dernières.
« Anno Domini 1553 Servetus vir doctus Genève comburilur suasu turpissimi heretici Calvini... i^
« Expositus fuit presens liber et ex variis hystoriis compilatus Colonie per quendam doctissimum Garthusianum anno Domini 1493 , cujus nomcn non inveni, sed iterum fuit auctum ac recognitum per fratrem Henricum monachum cluniacensem, prior[em] Rubei Hontis, et tandem im-
pressura Colonie anno Domini 1493, in mense decembri. Scriptum 1580.
2*» (Fol. 65 ro-98) : Ecriture du quinzième siècle, papier, lignes longues, initiales en couleur.
€ De principio regni Francorum ~ Francorum regni principalus inicium a Trojanis habuisse et originem scribunl ystoriographi... >
Bataille de VEcluse, — (91 vo) : € Anno Domini sequenli , scilicet M« CGC . XL , mense junii , in vigilia Sancti Johannis, de Anglia rediens Anglie rex inopinate cum CGC . XXX . navibus Flandriam veniens prope Glusam obvias habuit GLXXX . naves Francie, stalimque inito certamine a mane ante lerciam usquc ad vesperam dire pugnalum est... »
(92 r) : € Videns autem inexpugnabile cum die IIP se quasi disponerelad recessum, quidam ex slipendiariis Januensibus ad villam ape[n]diciam diclo Castro ceperunl insultus , contra quos cuslodibus de castro aggressis {sic) cura Januenses paulatim se retrahentes eos distancius retraherent , aliqui a parle altéra diclura castrum desuper intraverunt per rouros. Redeuntibus ergo Britonibus Gallici simul cum eis intranles castrum capiunt simul et personas. Elenim biduo primogenilo régis predicto ducente exercitum contra predictum comitem qui in civitate Nanectensi manebat cives ei per duas (98 t°) leucas (1). >
Fin de la chronique : « Postrnodum autem rex Maiolicarum prcdictus Parisius veniens ei voluntati régis Francie se somiltens demum quasi circa finem anni restitutus est. >
N^ 695. — Volume haut d'environ 29 centimètres et large de 20, composé de 102 folios en papier, écrits à la fin du quatorzième siècle ou au quinzième. Le folio 6 vo porte une initiale et des ornements dorés. Au fol. 1 r°, à côté des anciens numéros 351 et K 50, se trouve la mention suivante : « De gestis Francorum usque ad annum 1356 (2) per monachum Sancti Dionisii. » Cette ligne est de Claude Fauchet, qui a signé au Las de la page. A la fin du volume se trouve une autre signature , du quinzième siècle : a Jo. Besançon. »
Fol. 1 ro : « Incipit tabula et numerus capitulorum libri sequenlis. »
Sommaire total, qui se termine au règne de Philippe le Long (fol. 6 r©).
Fol. 6 vo : « Gapitulum primum hujus libri. Quomodo quidam Trojani
(1) Entre 92 et 98 sont intercalés des feuillets contenant des fragments de chroniques anciennes, écrits de la main (xvi« siècle) qui a annoté tout le volume. Le début de cette note pourrait bien être au feuillet 98 v : a Temporibus Abrabae Inachus... »
(2) Fauchet aura voulu mettre 1316.
qui et postea Franci a Troia recedentes Sicambriam edificavenint. Hystoriarum quamplurium vera et anliqua docet auctoritas... >
La chronique se termine au folio 102 to par les lignes suivantes : c ... Qui in omni rerum a et cd principium et finis huic operi pietate sua inicium dédit etterminum, Jhesus Ghristus, ab omnibus glorificetur pariter et laudetur , quem decet omnis gloria , honor et potestas una cum pâtre et Spiritu Sancto, cum quibus mît et régnât consubstantialis et coetemus per infinita secula seculoram. Amen. >
Ce manuscrit est un exemplaire de la chronique latine composée par Yves (1) , moine de Saint-Denis , et présentée à Philippe le Long par Tabbé Gilles de Pontoise, dont les éditeurs du Recueil des historiens de France ont publié la fin sous le titre de Pars u/tima chronici anno MXCCXVIL a Guillelmo Scoto , sancti Dionysii monacho^conscripti (2). » Le morceau publié parles continuateurs de dom Bouquet se termine par une poésie qui manque au manuscrit de la reine Christine ; nous nous bornons à mentionner ce fait , renvoyant pour tout ce qui distingue ce manuscrit à la notice que M. Hauréau doit prochainement publier dans VHistoire littéraire de la France,
N*» 725, — Un volume relié en parchemin, haut de 38 centimètres, large de 29. Au dos le numéro barré 688. Numéro de Pétau K. 43 ; 290 folios à deux colonnes ; papier, écriture du quinzième siècle , initiales rouges et bleues. A la fin , au recto du feuillet de garde, une note fort bien écrite : a Ces croniques sont à Estienne le Boucherat, marchant demorant a Troyes a la gallée, 14 (monogramme) 85. Et depuis eschetltes a son filz Anthoine le Boucherat , marchant et bourgeoys de Chaalons , frère de vénérable et religieuse dame madame Magdaleine le Boucherat, abbesse d'Argentolles. »
Miniatures généralement mal peintes , mais intéressantes pour rhistoire du costume. Au commencement de saint Louis une miniature à deux compartiments , bien peinte , sur parchemin ; à gauche le petit roi, en manteau fleurdelisé, sous un dais ; un évêque ou archevêque, vctu d'une chape retenue par une grosse boucle; gants ornés d'une croix d'or ; crosse à lanterne; personnages
(1) Notice sur un recueil historique présenté à Philippe le Long par GiUes de Pontoise, abbé de Saint-DeniSy par M. Delisle, Notices et extraits des manuscrits, tome XXI, 1865, p. 249.
(2) Tome XXI, p. 201.
en costume court et costume long ; fenêtres à croisées ; jolies motifs d'architecture et fond de paysage. A droite une reine sous un dais fleurdelisé , devant laquelle s'agenouillent divers personnages ; chapeau dont le bord est retroussé par derrière ; hommes d'armes; jolie fenêtre en anse de panier, très-ornée. Paysage.
Prologue : c C'est chose proffitable , et qai aux roys et princes de France doit estre moult délectable, de savoir et congnoistre les haulx et vertueux faiz de leurs très nobles prédécesseurs... Sera cy faiclie abreviacion et translacion de Latin en François des croniques et histoires de France a commancier depuis la destruction de Troyes la Granl jadiz fondée en Frige en la partie de Aise qui est la principale du monde , et a finir au temps du roy Loys XI* de ce nom que Nostre Seigneur par sa grâce vueille prospérer en ses alTaires... oquel les esludes des leclres , et par especial en l'Université de Paris , ont tousjours très notablement fructifié, et ausquclles estudes sont venues de toute crestienté très notables gens comme aux très délectables et très habondans fontaines des sciences dont ceuls qui y ont été aprins et instruitz ont rempli et décoré nostre mère Saincte Eglise en divers degrés , offices et dignitez ; et de laquelle les roys de ce royaume ont esté et extirpé vingt et trois grands scismes. Et de ceste bresve exclamacion par forme de louenge souffise quant a présent.
> Du siège de troyes et de l'occision des Troyens et des Grecs. Devant Troye très noble et ancienne cité fut mis siège par les Grecs et leurs allez de plusieurs pays. >
Cette chronique , fort abrégée jusqu'à l'avènement de Philippe le Bel , et ensuite beaucoup plus développée, semble lé plus souvent avoir pour modèle les chroniques de Saint-Denis. L'auteur paraît cependant avoir fait d'assez fréquentes additions au texte qu'il suivait le plus généralement. En voici des exemples :
Mort de Rollon (10 r^ 1) : ^ Rollo trespassa a Rouen et y est mis en sépulture dedans l'église de Notre-Dame. Duquel Rollo j'ay cy mis l'epitaphe, affin que ceulx qui vouldront savoir dont vint ce mot , Ha Rou ! le sachent. Versus.
« Dux Normannorum cunclorum norma bonorum , etc. » Après Tépilaphe vient l'explication du mot Haro ; puis l'auteur ajoute : « La description des pays de Normandie se devroit mectre en l'istoire du roy Charles VII® de ce nom , cui Dieu pardoint, pour plus eslever et recommander sa prouesse et prudence en la conqueste dudit pays, i^ Suivent les aventures de Robert Guiscard.
Les Flagellants (fin du règne de Philippe VI, fol. 145, verso 1) : « Isti sunt articuli eitracti ex littera quam dicunt flagellatores sibi missa {sic) a Deo per angelum, quam litteram tradiderunt flagellatores de Haskelinia domino episcopo Cameraniensi (sic) : quod istud mandatum est Jhesu Cbristi... >
a Item s'ensuit la teneur d'une prière qu'ilz disoient en chantant quant ilz se batoient de leurs escourgées :
y> En commençant no penitance , » Soit la Vierge et la Trinité...
> Baisons la terre. Levons-nous. >
Fin de la chronique (fol. 289, v"" 1) : € Item après fut le cucur dudit rof Charles le Quint porté en l'église cathédral de Rouen en laquelle il fut enterré a telle sollempnité comme il appartenoit.
1^ Item depuis les entrailles furent enterrées en l'église de Maubuisson emprès Pontoise empres la sépulture de sa mère , si comme il avoit ordonné. D
Le feuillet 290 v» est occupé par un passage relatif à Tavénement de Philippe VI : c ainsi que vous orrez ou livre. >
N° 744. — Deux volumes, hauts de 31 à 32 centimètres , larges de 23, reliés en parchemin. Les feuillets sont en parchemin. L'écriture est du quatorzième siècle ; le texte , écrit sur deux colonnes , est orné de rubriques; la place des initiales est restée en blanc.
Premier volume (121 folios).' Au fol. 1 r» , l'ancien numéro N. U. Au fol. 2 ro , les noms et qualités d'un ancien propriétaire : c Iste liber cronicorum pertinet magistro Johanni de Courcellis archidiacono et canonico ecclesie Parisiensis. J. de Courcellis. > A la fin du deuxième volume, Jean de Courcelles change de titre : c J. de Courcellis consiliarius régis in sua curia Parlamenti. J. de Courcellis. »
Chroniques de Saint-Denis : c Ce sont les croniqiies de France selonc ce qu'elles sont composées en l'église de Saint-Denys en France, Cil qui ceste œuvre commence y^ (sommaire du livre I).
Fol. 2 v<> : c Le premier chapitre parle comment François descendirent des Troiens, Quatre cens et IIII ans avant que Romme fust fondée. >
Fin du premier volume (fol. 121 v^ col. 2, en bas) : c Ci aprez commencent les gestes du grant roy Charkmainne, Ci dit qui cil fu qui les gestes escript et de la manière du vivre des anciens rois de France, j»
Deuxième volume (fol. 122 à 260) : « Ci commence la vie et li noble fet du glorieux prince Karlemainno le grant, escript et baillé en partie
par la main Eginaut son chapelain et en partie par Testude Turpin Farcevesque de Raims. »
La généalogie des Capétiens qui précède l'histoire de la troisième race se termine comme d'ordinaire (fol. 238 v»-239 v*) c au siège de Thunes , et cilz roys Phelipes qui maintenant règne, et tuit li autre qui de lui descendront se la lignie ne deffaut, dont Diex et messires Saint-Denis la gart. >
Le texte des Grandes chroniques s'arrête au commencement du treizième chapitre de Philippe I" ; le reste de la page est en blanc : c Li quens Guis de Rochefort duquel Tystoire a la dessus parlé se forsenoit touz de couroux et de mautalent pour ce que le mariage de sa fille et de Loys le damoisel de France avoit esté despeciez en la présence de la postoille pour la raison du linag^qui premier {sic) y fu. >
No 745. — Ce gros volume , haut d'environ 32 centimètres , large de 27, et relié en maroquin rouge, se compose de 245 folios en parchemin, à deux colonnes ; l'écriture est du treizième siècle, les têtes de chapitres sont ornées d'initiales peintes et de rubriques. Le fol. 1 r*», porte les anciens numéros : J. 44 et 348 (barré), avec la mention : a Ex libris Jo. Le Fevre, » et la signature d'Alexandre Pétau.
Voici Vincipit des deux parties dont il se compose :
1® (fol. 1-62 v^) : « Incipimt gesta regum gentis Francorum a Valen^ tiniano imperatore usqiie ad Ludovicum filium Philippi, » Nous allons revenir sur cette première partie.
2"* (fol. 63 ro-245 v°) : « Incipit liher primtis Pauli Diaconi de Hystoria Romanorum, Primus in Italia — post hec cathedram episcopalem sortitus ammirandis in mundo \irtutum enituit bonis. »
La première partie contient sous son titre unique : 1** Les premiers Gesta regum Francorum ; 2© un exemplaire de la chronique intitulée par M. Lair Nova gesta Francorum (1).
Le texte des Gesta Regum commence , comme dans les éditions de Duchesne (2) et de Bouquet (3) , par les mots bien connus : flt Est itaque in Asya oppidum. » — Il se termine comme les textes imprimés par : <c qui usque nunc in regno subsistit. » Il est loin d'être correct ; on peut citer parmi les passages les plus modifiés
(1) Voy. Bibliothèque de VEcole des chartes, année 1874.
(2) Hist. Francor, scriptores, t. I, p. 692, !'• colonne.
(3) Bqt, t. II , également la i'« colonne.
POKDS DE LA IlEINE CHRISTINE. 19
celui qui se rapporte à Clodion (fol. 2 r*» , 1 : a Mortuo autem Pharamundo Ludionom »). Des passages assez longs ont été interpolés : telle est Thistoire de Tinvasion des Huns (2 r®, 2) : « sublimissimi régis. Temporibus Merovei régis patris Hilderici avi Ludovici irrueriint Huni in Gallias, et erat SanctusServatius Tuiîs. grorum civitatis episcopus. Qui accipiens duos diaconos, etc.. in eadem civitate per Eitium Romanorum patricium et Tursomodum regem Gothorum Huni, cesiatque prostrati ac devicti, fugatt sunt. » Le morceau relatif à la grande expédition de Théodeberi est conforme au passage que Duchesne intercala dans son édition, d'après un manuscrit de de Tbou, et que dom Bouquet reproduisit en note (Bqt. II, p. 558; « Sed quia terra illa... »).
Cet exemplaire plus ou moins incorrect des Gesta Regum par lequel commence le manuscrit n'est pas séparé de ce qui le suit. Après a in regno subsistit » une simple initiale semble indiquer seulement le passage d*un chapitre à un autre. Pétau a relevé ce fait : « hue usque cronica édita a Quercetano ; quae sequuntur non sunt édita. »
Avec les mots « Ex génère Priami » (17 r®, col. 1) nous entrons dans les Nova Gesta de M. Lair. Il n'y a rien de bien particulier à dire sur ce texte, qui semble, jusqu'aux mots : « consecrati sunt » (fol. 61 vo, col. 2), conforme au manuscrit de Paris (latiia, 11793). Remarquons seulement qu'un certain nombre de corrections ont été faites au treizième siècle. Ainsi le correcteur a reproduit en marge le singulier passage du manuscrit de Paris où est rapportée une guerre légendaire de Louis V : a qui Ludovicus in pago Vinciaco pugnavit adversum quendam consobrinum suum Ysembardum regemque affricanorum Guermundum , et deleto eorum exercitu quem de transmarinis conduxerant partibus maximo trophée potitus est » (fol. 51 v*, 1).
Les Nova Gesta sont séparés par un blanc (fol. 61 v®, 2) d'une courte continuation qui précède, dans le manuscrit, l'histoire des Romains , et que les continuateurs de dom Bouquet ont publiée (tome XII, p. 115-117) d'après le manuscrit 77 du fonds Saint- Germain ; ce manuscrit n'est autre que l'ancien volume de saint Corneille de Compiègne, devenu aujourd'hui le n^ 11793 du fonds latin à la Bibliothèque nationale, et dans lequel M. Lair a retrouvé ses Nova Gesta.
N** 749. — Un volume relié en parchemin , haut de 285 millimètres, large de 206, portant au dos les numéros 697 et 821 , bar-
rés, composé de 552 feuillets à lignes longues. Ecriture du quinzième siècle , papier , initiales rouges. On lit à l'intérieur de la reliure le nom de : « Petrus archipresbiter de Spa, » puis sur le feuillet de garde : « L'an mil CCCCLXXVI ou mois d'avril furent commencées ces présentes croniques , et furent achevées à la fin du moys d'octobre ensuivant. »
Fol. 1 r"^ (seizième siècle) : c J'ai donné une pareille cronique a monsieur de Reisse. > Le même folio porte, écrits au quinzième siècle, les noms suivants : « Granremy , > — « Boyleaue. »
En queue un débris de parchemin , fragment d'un jugement rendu au Ghâtelet en 1409.
Fol. 1 à 548 , Histoire de France , dont le fond parait généralement emprunté aux Chroniques de Saint-Denis : € L'en treuve es anciennes histoires en plusieurs lieux que ceulx qui yssirent de la cité de Troyes la grande fondèrent et édiffièrent premièrement la cité de Paris. »
Fol. 548 Y^ : € Le filz du roy d'Angleterre tenoit encore le siège devant la cité de Nantes. Mais a la fin leva son siège honteusement, dont Jehan de Monlfort fut moult desplaisant. Et cy-6nist noslre livre de cronique a la fin du règne Charles le Quint , et au commencement du roy Charles VI® a la gloire et révérence de Dieu le Père tout puissant et de sa benoiste et glorieuse mère la vierge Marie , et de la benoiste court de Paradis. Amen. Explicit. — J. Lefevre. »
549 vo-551 r° : Liste des pairs de France , comtes , bonnes villes de France , etc.
552 ro : « C'est la forme et manière comment les jours d'après Noël et jusques aux Roys se sont gouvernés elp... en Tan mil CCCCLXXVII. » Observations météorologiques.
No 789» — Petit volume relié en parchemin ; 92 folios de parchemin à deux colonnes; écriture du treizième siècle; en tête une miniature avec initiale dorée ; initiales en couleur. Ancien n» 54.
Chronique du Ménestrel d'Alfonse de Poitiers. On sait que cette ancienne histoire de France, dont une partie a été publiée dans le Recueil des historiens de France, est représentée par les manuscrits français 5700 et 13565 de la Bibliothèque nationale, et par le manuscrit 607 de Berne. Le présent manuscrit se termine, comme le n» français 13565, aux conquêtes faites par Philippe- Auguste sur Jean sans Terre. Le dernier feuillet est en partie détruit.
Incipit : « A sou treschier seingneur le tresbon crcstien , la ires-
FONDS DE LA REINB GHRISTINB. 21
Taillant personne conte de Poitiers et de Toulouse , cil qui est ses serjanz , ses menestreus et ses obeisanz , qui a ceste œuvre tranlatée de Latin en François , encors soit il pou dignes de lui saluer , saluz en Jbesu Crist. >
Explidt (92 v«>) : c... une grant partie d*Aquiteine dessevra li rois Phelipes del roiaume d'Engleterre et Tajousta au roiaume de France.
> Explicit la geste des rois de France. >
N« 899. — Un volume relié en parchemin (29 et 21 centimètres) ; écriture du quinzième siècle, initiales en couleur, lignes longues, 120 folios en papier et deux feuillets supplémentaires. Ancien n« 755 (barré) à l'intérieur du feuillet de garde. Au même endroit une signature , Nicolas Dumas , répétée à la fin du volume. Le fol. 1 ro porte le n° V. 34 , et la devise : « oT; àOu^w, >^^av eùôuj^w. 1594. »
Notes écrites sur le feuillet de garde :
<r Mil quatre cens IIII^^ deux chut la s..ainne des poissons que on nomme les papillons ; en chut sur le pont Nostre Dame que on amassoit a grande pellée de quoy on en fit les feux. »
. Autre main : « Il est advenu en Tan mil V^ quarante quatre le jeudi gras les deux petiz enffans de Jehan Collier marchant de soye , que luy estant allé soupper a la ville lessère leurs enffans en leurs maisons avec la chambrière, et le... lesdits deux enffans chéïrent par la fenestre en la ryviére, et furent noyés tout deux. »
(Fol. 1 r«-120 r) L'arbre des batailles d'Honoré Bonnet. Fol. 122 ro . Premiers mots de divers articles de règlements relatifs à l'industrie , très-mal écrits.
N° 918. — Un volume recouvert' en parchemin, haut de 30 centimètres, large de 21 , composé de 171 feuillets en papier; lignes longues, bonne écriture du quinzième siècle. Ancien n° J. 47 ; au fol. 70 v», une signature : « Je noble femme Jacquecte Brachet , vesve de noble... »
1° (Fol. 1-22). Clironique abrégée, se terminant à l'arrivée de Conrad de Montferrat en Terre Sainte :
€ Selon les croniques de Liège... »
€ Les raisons pour quoy François sont apelez François. » (22 r**) « En icelui temps Conrat de Monferrat, qui moult estoit hardi chevalier et filz de la seur Cursat empereur de Constantinoble , si
trouva que un noble Gregois vouloit déposer l'empereur Cutsat dessus dit , si se combatit a luy et l'ochist en bataille. Et quant il eut ce fait si oyt nouvelle 4e la destruction de Jberusalem et de la terre; si se appareilba pour aler cèle part. Mais adont oy nouvellez que la cité d'Acre estoit prinse. Si s'en ala droit vers Thir , laquelle cité il prist a dépendre encontre Sarrasins. Et sachiez que sa venue resjouyt moult des crestiens qui estoient la demourez et lez tourna a grant joie , et luy tourna aussi a luy a grant gloire. Et quant le conte de Triple le sceut , qui s'en estoit fuy de la batailhe, si en fut dolant et esbahy pour la suspicion que on avoit sus luy , si s'enfuit a Triple sa cité et laissa le mar* quis convenir (sic). »
2» (fol. 22-70). Extraits des Chroniques de Saint-Denis y s'élendant jusqu'à Charles VI : « Croniques de France en brief. C'est en brief le narré des faits et gestes des François selon le[s] croniques de France qui sont a Saint Denis en France, extraict en brief du contenu en icelles. — Aprez la destruction de Troie la grant... »
(70 r<») « Le dimenche XVI" de septembre oudit an mil Illc IIII», a heure de midy , trespassa le roy Charles de France nommé Charles V' en son hostel a Beauté sur Marne. Enterré fut le corps a Saint Denis avecques sa femmes , son cuer e Nostredame de Rouen , dont il avoit esté duc avant qu'il fut roy, et ses entrailles a Maulbuisson avecques sa mère comme il avoit ordonné. Et lors pour eschiever le débat qui estoit espéré a mouvoir entre le duc d'Anjou premier frère du roy trespassé et le duc de Bourgongne son frère, et aussi le duc de Bourbon frère de la feue royne, pour raison du gouvernement du royaulme fut advisé par conseil que Charles filz du roy , qui n'avoit pas son Xll® an acomply , seroit couronné et recevroit ses homm (le coin de la page est arraché)... tout en son nom quelque ordonnance. »
3» (71-132) : « La cité dez dames, lequel se divise en trois parties. Selon la manière... laquelle ainsi par sa grâce vous faice. Amen. Explicit. »
4"^ (133-147) : a Cy commence le quadrilogue invectif. La très haulte et excellente majesté des princes... que pour aultruy reprendre. Expliclt le quadrilogue invectif. >
5** (148-171) : « Cy commence le premier prologue du translateur du livre de Tulle de la Vraie Amitié. Très excellent glorieux et noble prince Loys oncle du roy de France, duc de Bourbon... moy Laurens de Premier, fait vostre clerc et serviteur... »
(171 vo ; la fin manque) c Toutes voies noon propre aige me apporte et donne grant confort et soûlas; car je plus longuement je (sic) ne puis estre en ce monde pour ce que par nature ma vie est ja briefve. Et toutes briesves. >
N° 925. — Un volume relié en parchemin, haut de 30 centimè- ,tres, large de 20 centimètres et demi , comptant 160 folios de parchemin ; écriture du quinzième siècle , lignes longues , initiales rouges ; ancien n» de Pétau, L. 46.
Ancienne chronique flamande, précédée d'une série de notes également rédigées en Flandre.
lo (1-3) : Notes allant de 1138 à 1308, et de 1089 jusqu'à la rentrée à Paris du régent Charles (Charles V), rédigées sans doute à Saint-Omer :
« L'an mille C et XXXVIII fu fondée l'abb[e]ie des Dunes. L'an mille G et XL fu fondée rabb[e]ie de Clermarés. L'an mille C et LUI fa martiriés Saint Nichase et se seur sainte Eutrope. L'an mille C et LXX fisl li rois Herri d'Engleterre morir saint Thumas de Canlorbri la [ou] il disoit messe... (etc.). L'an mille CG et XXXI vindrent manoir les Cordelières de Sainte Glare a Sauprewic a le Saint Jehan en esté. L'an H.GG et LXXXVII ol Jehan le duc de Brebant bataille , dont furent occis li III frères de Lussembourch et l'evesque (1 verso) de Golloingne prins. L'an mille (sic) saint Franchois eut XX ans quant il commencha l'ordene et fu XX ans en l'ordene. L'an mil CGC et VIII morul Saint Franchois. L'an mille IIl^^ et IX fu Godefroit de Buillon fait duc de Lorainne , et puis fu rois de Jherusalem. L'an M.IIII^^ el XVI ala G. de Buillon outre mer. L'an M.IIII'^* et XVIII fu Anlhioce prinse de Godefroy de Buillon. L'an M.G. fu prins Jherusalem et fu fait roy de Jherusalem G. de Buillon, et che meisme an morul il, et après fut fait roy Baudewin sen frère de Jherusalem. L'an M.G el XIX morul Baudewin Hapque qui fu conte de Flandres, el gisl a Saint Berlin. L'an M.G el XXVI le second jour de mars, fu tués Gharles le conte de Flandres, et gisl a Saint-Berlin. L'an M.GG et VU fu couronnés l'empereur Oclon... L'an rail GGG el VI ala Pières de Mainanl et Lambert de Waquère au may a Ruhoul en plaines armes, el Lambert le Brune a grant plainte de communes de le ville. L'an M. GGG el VI fu Pierres de Malenant el Lambeil le Waquère brisiet de la roue en mi le merquiet de Saint Orner , el puis Irainés et pendus , el ce fu el mois de Juing... (1310) le Noël devant fu le grande gellée qui geloil II liewes dedens le mer. Et en cel an fu Jehan de Flackes baillieu de Saint Omer... (fin , après la rentrée à Paris du régent Gharles). Et n'est mie a oublier que messire Phelippe de Nayarre el le connestable... (un mol illisible.) o grande compaingnie de gens d'armes furent ratains près de Saint Quentin en Vermendois^ el quidèrenl avoir esté tous mors, el fu sur I certain jour tout ordonné (?) la bataiHe pour eulx tous destruire. Mais il fu commandé de par le connestable de France el de par monseigneur de Saint Pol gouverneur de Picardie et chou par
le conseil de monseigneur de Saint Venant que on a » (la fin manque). 2® (4-160) : Chronique flamande.
Indpit : « Les anchiennes ystoires nous racontent que ou temps Gharlemaigne filz Pippin très excellent roy de France et d'Alemaingne et très fort empereur de Romme estoit une tére brahaingne et peu cultivée... >
Fol. 40 yo (tentative du faux Baudoin) : c En ce temps avint que aucun traiteur avoient pourcachié un varlet qui trop bien resambloit l'empereur Bâudev\^in. Et l'avoient mis en un hermitaige en la forest de Hormay, et lui disent qu'il le feroient conte de Flandres se il volloit sivre leur conseil... >
Fol. 57 r° (mort de Conradin) : « Un jour fit amener tous ses prisonniers devant lui et leur fit canter une belle messe , et puis les fist confesser et en fist VII des plus grans mener hors et fist espardre un drap d'or en my les camps, et fist sus agenouiller Conradin ; et la fu décollé. Après fist commander au duc d'Osteriche qu'il s'alast agenouiller. Mais ly dus ala agenouiller en my les camps et dist : « Ha , sire , » ne plaise a Dieu que mon sanc soit mellé avec si gentil comme est le » sanc Conradin , car jou ne le vaulz mie. 3> Aprez fu décollé Henry d'Espaingne, et puis fist décoller les autrez. :!>
Fol. 78 r° (bataille de Courtray) : « Ly quens d'Artois , qui assemblés estoit sur les macheclrs (?) de Bruges , illeucques le reversèrent sur le c[r]oupe de son cheval , et uns le fery d'une hace du travers le visaige , et ainsi comme ly boins quens cria : « Preng , preng le conte d'Artois I » uns sailli avant , si ly fery le brach tout jus , et le ferirent de glaives parmi le corps, et illeuc le tuèrent. La peussiés veoir maint gentil homme gisant mort... »
(Ce passage est la reproduction abrégée du texte intitulé : Anciennes chroniques de Flandre. Cf. Bqt , t. XXH, p. 378.)
Fol. 159 V*» : « Le XV® jour du mois de jullet qui fu en Tan mil lll^ et XLVII yssy Phelippe le roy de France de Hesdin atout son grant osl pour aler secoure ceulz de Calais a banières desployes, et s'en vint logier en tentes et en pavillons a une ville qu'on appelle Songes. y>
Fol. 160 v» : « Adonc seurent certainement cil qui en Calais estoient que le roy de France venoit pour aux '.secoure. Grant joie en orent , et avoient ja oubliié grand partie de leur meschief. Toute jour venoient li coureur le roy d'Engleterre traiant et glatissant en tour l'ost de France. Et pour ce ot le roy conseil de luy traire avant et s'en alla loigier a une liewe de Calais sur un mont qu'on appelle Zantgate , et de la pooient ly doy ost veoir l'un l'autre, qui moult estoient bel a regarder. Ly Flamenl, qui de ceste guère ne tinrent foy ne loyauté vers le roy de France , s'en
Vinrent loigier en Tost d'Engleterre a rencontre de leur souverain seigneur le roy de France , et la apparut bien que les paroles n'estoient , point véritables que on avoit fait a entendre au roy quant il fu[a] Arras » (fin du ms.).
N® 936. — Un volume relié en maroquin rouge , haut de 31 centimètres , large de 20 , composé de 29 folios en parchemin , à deux colonnes. Ecriture du treizième siècle, rubriques et initiales en couleur; sur le premier feuillet : « C'est à moi Fauchet. » Puis le numéro de Pétau K. 17, et un écu paie de vair et de gueules de sept pièces , au chef d'or chargé de deux tourteaux de gueules.
P , fol. 1-13 v® : « Ichi commenche Vestoire de Karlemaine , si comme il conquist Espaigne et les dtés , et isi {sic) corn Rolans vanqui Femagu. Voirs est que pluisor ont oï volentiers el oent encore de Karlemainne... selonc le latin de ceste estoire ke Michieus de Harnes fist par grant estude cerquier et querre es livres Renaut le conte de Bouloigne et pour rafresquir es cuers des gens les œvres et le non del bon roi le fist translater del Romane del Latin {sic) a XII. C. ans de l'incarnation el VI el tans Phelipre le noble roi de Franche et Loeis son fil... Voirs est que li glorieus apostres mestres Sains Jakemes. »
13 v® 1 : « Et de celle cité Nadavare si ont encore nous cil de Navare et auront tous jors , car cil qui les encaucièrent les nomèrent ensi. Gbi faut et fuine li estoire Karlemainne que maistrcs Jehans Iranlata. j^
IP Chroniqm normande : c Nous trouvons lisant es anchiens ystoires que li sage home enquisent et devisèrent la grandeur et la reondcté del mont. }!>
Fol. 27 r° 1 : « Li rois Henris d'Engletère fist en Engletère pluisours castiaus , et en Normandie fist Drincourt et le Nuef Castel sor Tiaue de Dèpe et Vernuel, Nonnencourt, Boens Holins, Colmemont, Pontorsunt et autres fors maisons. »
Fol. 29 r» 1 : « Puis avint que li jovenes rois Henris fu moût larges et dous et preus et sages et courtois et hardis et chevalorous sor tous houmes. Tournoiemens et bons chevaliers amoit sor toutes riens , et tant despendoit et acréoit que nus nel pooit a painnes savoir ne croire ; paier nel pooit , dont il estoit moût dolans , et vint au roi de Franche , cui fille il avoit , et se li moustra coument il ert rois sans pooir. Li rois Loeys de France requist adont et proia au roi Henri d'Engleterre qu'il donnast au. » Fin du ms. Le verso du feuillet est en blanc.
N® 937. — Un volume relié en parchemin, haut d'environ
29 centimètres, large de 21 ; 142 feuillets de papier à lignes longues. Mauvaise écriture du quinzième siècle. Le folio 1 pqrte le nom de Bourdelot.
Abrégé des chroniques de Saint-Denis ; fragment commençant au milieu du règne de Charlemagne , et finissant au temps de Philippe-Auguste et de Jean sans Terre. Cet ouvrage n'a pas de valeur.
Ineipit : « laissez ou pays Tannée précédent , et recouvra la plus granl partie des Espaignes. Sitosl que ce vint a la congnoissance dudit Gharlemaigne , il retourna en Espaigne a grant ostz. »
Explicit : « Le roy eut conseil a ses barons , et luy fut conseillé qu'il assignast a son fief et saisist lesdictes seigneuries; et a ceste cause assembla son ostet entra en la terre dudict roy Jehan. »
N® 946. — Ce manuscrit, haut de 300 millimètres et large de 217, est relié en parchemin. Il porte au dos les numéros barrés 353 et 3862. Il se compose de 71 feuillets en parchemin à deux colonnes, et de chartes diverses qui forment les feuillets 72 à 75. L'écriture est du quatorzième siècle. Le texte est orné de rubriques et d'initiales peintes. Au verso du feuillet de garde est un sommaire du quatorzième siècle, complété plus tard , peut-être par Petau.
Il contient : I» (fol. 1 r** à 6 v**) une chronique intitulée Gesta Francorum, et commençant par les mots bien connus : « Antenor et alii profugi ab excidio Troje Asia pervagata... » Cet écrit n'est autre que VHistoria regum Francorum monasterii Sancti Dionysii de M. Waitz (1), publiée précédemment par fragments dans le Recueil des historiens de France ,. sous le titre d'Abàreviatio gestorum Francise regum , sur laquelle enfin M. Lair a publié , il y a quelques années, une savante dissertation (2). On sait que le texte dressé par M. Waitz est, pour la partie antérieure aux Capétiens, assez différent des fragments publiés dans Bouquet. A part des variantes peu importantes , le manuscrit 946 semble conforme à VAbbreviatio du Recueil des historiens de France. Il contient la fin publiée d'après cette édition par M. Waitz (/. c. pages 405-406 : a Accepit autem — 1 137 »). Voici, en effet , quels y sont les derniers mots de la chronique : « et successit ei Ludo viens filins ejus rex Francorum et dux Aquitanorum anno ab incarnatione Domini millesimo C^XXXoVII». »
(1) Pertz, Monummta. Scriptorum tomus IX, p. 395-406.
(2) Bihl, de l'Ecole des chartes, 1874.
2<* Les Gesta Francorum sont suivis d'une histoire de Philippe I*', Louis VI et Louis VII : « Expliciunt Gesta Francorum. Incipiunt gesla specialia regum Francorum Philippi Senioris fllii Roberti (w), Ludovici grossi, et alterius Ludovici ejus filii, videlicet patris alterius Philippi, Anno Doraini M«XL® nono vivente ac jubente Francorum rege Henrico... » Cette chronique n'est malheureusement qu'une suite d'extraits ; on y retrouve des fragments du texte imprimé dans Bouquet, sous le titre de Continua^ tio historix Aimoini (1), des morceaux de Suger et de VHistoria gloriosi régis Ludovici VIL C'est ce que prouvent les derniers mots de la compilation (naissance de Philippe -Auguste , fol. 11 r®, 2) : t Constancia soror ejus régis Ludovici , uxor Reimundi comitis Sancti Egidii, et due vidue Parisienses matrine fuerunt. »
3* Incipit epistola domini Turpini episcopi ad Leoprandum. Turpinus Dei gratia... » (fol. 11 r<*, 2.) Le dernier chapitre de cet écrit est intitulé : « De miraculo Rotholandi comitis quod apud urbem Granapolim Deus per eura facere dignatus est. » Au fol. 22 r* viennent deux appendices à la lettre de Turpin : Calixtus papa de inventione corporis beati Turpini episcopi,.. — De arcu majore Cor^ dube. » Ce dernier opuscule se termine par les mots : « qui vero a potestate Sarracenorum illam custodiorint celesti munere remunerabuntur » (22 v«, col. 2).
¥ « Incipit epistola Cornelii Nepotis ad Crispum Salustium in Trojanorum historia que in Greco a Barète Frigio historiographo facta est. Cornélius Salustio Crispo salutem... Eccplicit epistola. Incipit historia Daretis Trojanorum Frigii de Greco translata in La" tinum a Cornelio Nepote. Peleus rex... (28 v°, 1) Victus et extinctus Herebi penetralia scandit. »
5® (28 V®, 2) 'a Origoy ortusy vita et astus (sic) Alexandri Magni. Egipti sapientes... atque extinctus occubuit » (34 v®, 2).
6° <c Incipit prefaçio Justini in epythoma id est abbrevationem, etc. Cum multi ex Romanis — in formam provincie redegit. Explicit, »
Les feuillets 72 à 74, dont on va lire la transcription, appartiennent sans aucun doute à quelque registre de l'église d'Avranches. Le dernier folio (75) est formé par une charte saxonne.
Fol. 72 v® ; le r« est en blanc (2). — Prier et conventus monachorum
(1) Bqt, XII, p. 122, d'après Freher.
(2) Les divers feuillets ont été recollés au moyen de bandes de papier; il est difficile de voir dans quel ordre ils se succédaient autrefois.
Sancte Marie de Moretonio ab antiquîs lemporibus , quia in ejus jurisdictione sunt, debent episcopo Abrinc[ensi] sollennem processionem et annuam procurationem et tam episcopo quam ecclesie Abrinc[ensi] obedientiam. Similiter sanctimoniales de Moretonio debent solennem processionem episcopo , et tam episcopo quam ecclesie Abrinc[ensi] obedientiam.
Priorissa autem et conventus sanctimonialium de Moutons subditi sunt episcopo et ecclesie Abrinc[ensi].
Abbatia de Lucerna subdita est episcopo et ecclesie Abrinc[ensi] duplici de jure , quia fundata est et sita in episcopatu Abrinc[ensi] , et quia sita est in feodo Beati Andrée et episcopi Abrincensis , quem feodu m tenet et habet Guillelmus de Sancto Johanne ab episcopo, et inde facit ei ut domino suo hominagium.
Abbas vero predicti^cenobii débet interesse duabus sinodis, et festo hiemali Beati Andrée, Tel si interesse non potest, duos mittere de canouicis ecclesie sue. Similiter débet facere et tenetur abbas de Monte Morelli. Abbatia vero Montis Morelli subdita est episcopo et ecclesie Abrinc[ensi] duplici ratione , quia sita est in episcopatu Abrinc[ensi] , et constituta et fundata in feodo Beati Andrée et episcopi. Isti duo abbates debent et promiltunl obedientiam ecclesie et episcopo Abrinc[ensi] cum ipsi sunt benedicendi.
Fol. 73 r**. — Notum sit indubitanter tam presentibus quam futuris quod abbatia Santi Michaelis de Periculo Maris tam episcopo quam ecclesie Abrinc[ensi] multum est obnoxia , quia de bonis et prediis Beati Andrée sibi collatis a Beato Auberto Abrinc[ensi] episcopo fundamentum et institutionem accepit, et in episcopatu Abrinc[ensi] sita est unde de antiqua consuetudine ratione obnoxietatis abbas et conventus predicti cenobii singulis annis in hiemali festo Beati Andrée débite reddunt ecclesie Abrinc[ensi] ut matri ecclesie novem pondéra cere secundum pondus predicti cenobii , que équivalent et equiponderant quatuor magnis ponderibus communibus et dimidio ponderi. Summa harum librarum est triginta et sex libre cere. Reddunt etiam predictus abbas et monachi débite ecclesie Abrinc[ensi] in predicto festo très libras incensi , et episcopo très libras piperis. Reddit insuper predicta abbatia singulis annis ecclesie Abrinc[ensi] in purificatione Béate Marie très cereos formates continentes ad minus quatuor libras cere. Reddit preterea decano Abrinc[ensi] singulis annis in Pascha Domini YI libras Andegavensis monete pro pellitia grisia. Tenetur etiam abbas predicte abbatie interesse hiemali festo Beati Andrée, nisi legitimam habuerit excusationem ; quam si habuerit mittet pro se duos de dignioribus ecclesie sue. Predictus vero abbas quando benedicitur professionem facit, et canoni-
cam obedientiam promittit et propria manu firmat^ et eam obedientiam promittit episcopo et successoribus ejus et ecclesie Abrinc[ensi]. Monachi autem predicti monasterii singulis annis ecclesiam Abrinc[ensem] de antique usu ut matrem ecclesiano oui honorem debent in die Martis post octavas Pentecostes cum solenni processione tenentur adiré, et missam in honore Beati Andrée sollenniler celebrare. Confirmatio autem electionis abbatis predicti monasterii ad episcapum Abrinc[ensem] pertinet. Tenetur etiam predicta abbatia electum Abrinc[ensem] in episcopum consecratum cum sollenni processione recipere. Confirmatio vero populi et consecrationes ecclesiarum predicti mentis et ordinationes monachorum et clericorum ad solum episcopum Abrincensem pertinent. Glerici autem predicti montis bis in anno tenentur interesse sinodo ecclesie Abrinc[ensis]. Similiter et abbas moutis Sancti Michaelis eisdem sinodis débet interesse (1). Preterea abbas et conventus predicti monasterii debent et tenentur singulis annis reddere episcopo Abrincensi in octavis Penthecostes apud Âbrinc[as] per nuncios sues sine requisitione VII libras Andegavensis monete.
Fol. 73 yo. — Consuetudo autem est antiqua ut episcopus Abrincen-sis si Yoluerit singulis annis ad predictam accédât et veniat abbatiam in ultimo festo Beati Michaelis ad celebrandum ut episcopus ibi divina. In vigilia Tero Beati Michaelis habet ex débite antique et procurationem et mansionem cum comitatu suo episcopus. In die autem festivitatis post sollennitatem et celebrationem misse habet episcopus cum comitatu suo procurationem, et inde post quo voluerit débet recedere. Consuevit pre^ terea episcopus de antique usu predictum monasterium adiré si voluerit in quarta feria ante Pascha Domini annuatim , causa absolvendi monachos et clerum et populum a sarcina peccatorum , et tune habet ibi episcopus procurationem suam cum suo comitatu. Salva est autem episcopo Abrincensi in predicta abbatia in omnibus canonica justicia. Prieratus autem predicte abbatie in episcopatu Abrincensi constituti debent de consuetudine episcopo Abrincensi annuam procurationem , et prières eorum debent ei obedientiam.
Abbas Sancti Stephani de Cadomo de consuetudine débet interesse hiemali festo Beali Andrée in propria persona , vel débet raitlere unum monachorum suorum cum litteris suis ad probandum rationabiliter excusationem sue absentie. Hac vero de causa débet interesse abbas predicto feslo ut episcopus Abrincensis prioralum suum Sancti Leonardi et priorem et monachos ibi manentes et possessiones eorum manuteneat et contra eis injuriantes ecclesiastica censura defendat et tueatur.
(1) Les lignes qui suivent sont d'une autre main«
30 DIVERS MANUSCRITS DB LA BtBLlOTHÈQVB VATIGAMB.
Sîmiliter abbas Sancti Severi débet interesse hiemali festo Beati Andrée de consuetudinei vel mittere débet cum lîtteris suis sufficientem et idonenm excusatorem cum assignatione rationis sue absentie. Hac ^ero de causa débet interesse abbas Sancti Severi predicto festo , qùia habet in episcopatu Abrinc[ensi] capellam quamdam et prioratum cum quibusdam decimis prope Haiam Paganelli que omnia pertinent ad jurisdictionem et defensionem episcopi et ecclesie Abrinc[ensis], et In eodem episcopatu habet ecclesiam de Lucerna.
Fol. 74 r^. — Sciant procul dubio omnes tam présentes quam futuri quod inter episcopales ecclesias et sedes provintie Rotomagensis prima et dignior est ecclesia Baiocensis , secunda sedes et dignior post Baiocensem est ecclesia Âbrinc[ensis] , ut legitur scriptum in quodam libre qui nocte et die est super altare Béate Marie Rotomagensis.
Baiocensis vero episcopus est decanus Rotomagensis provintie. Subdecanus autem ejusdem provintie est episcopus Abrinc[ensis]. Vacante autem sede Baiocensi , vel ejus episcopo in remotis partibus existente, superstes episcopus Abrinc[ensis] Sanctum Crisma, et oleum, et sacros ordines , et cetera spiritualia ecclesie Baiocensi et ejus clericis administrât , nec ecclesia Baiocensis aliunde débet ea accipere ; et e converse (1).
In supradicto vero libre , qui vocator tabule , sic scriptum legitur : In ecclesia Rothomagensi Rodomus vel Rothomagus metropolis est. Continet enim sub se sex episcopales civitates. Primam scilicet Baiocatarum , secundam scilicet civitatem Abrincatarum , terciam civitatem Evatinorum que dicitur Ebroicas , quartam civitatem Salanum que dici-* tur Sagium , quintam civitatem Lexoviarum , sextam civitatem Constaneiarum.
Fol. 74 v^. — Gum omnes ecclesie in quolibet episcopatu constitute in potestate sint diocesanorum episcoporum et subite sint matri ecclesie , indubitanter sciatur ab omnibus ecclesiam Sancti Guillelmi Firmati de Moretonio, in episcopatu Abrinc[ensi] constitutam, esse subditam episcopo et ecclesie Abrinc[ensi].
Debent autem et tenentur canonici predicte ecclesie episcopom Abrinc[ensem] consecratum de antiqua consuetudine cum solenni procèssione recipere, et ei debent annuam procura tionem. Cessare vero tenen* tur a divine servitie et offltio ad ejus mandatum , quia ei debent obedientiam exhibere ut subditi prelato. Mittunt preterea de inveterata consuetudine duos de canonicis suis ad duas sinodos ecclesie Abrinc[en-
(1) Les lignes suivantes sont de l'autre main.
sis]. Consecratio autem ecclesie sue et aliarum ecclesiarum suarum, et allarium sucirum , et ordinationes canonîcorum et clericonim predicte ecclesie , ad solum episcopum Abrinc[ensem] pertinent.
Abbatia Savigneii in episcopalu Abrinc[ensi] sita débet episcopo Abrinc[ensi] sollennem processionem et annuam procurationem , et tam episcopo quam ecclesie Abrinc[ensi] canonicam obedientiam, quain abbas cum benedicendas est in ecclesia Abrinc[ensi] publiée profitetur. Dedicatio autem ecclesie Savigneii et consecratio altarium ejus , et ordinationes monachorum, ad solum episcopum Abrinc[ensem] pertinent.
Ajouté en bas, sur la marge. — Abbas vero Savigneii et abbas Sancti Michaelis de Monte, et alii abbates dioçesis Abrinc[ensis] et omnes principales persone coventualium ecclesiarum episcopatus Abrinc[ensis] debenl interesse processioni Abrinc[ensis] ecclesie ad recipiendum cum honore episcopum Abrinc[ensem] Yedeuntem a sua consecratione, Tel debent mittere duos de dignioribus ecclesiarum suarum pro se , si non possunt interesse.
N** 980. — Un volume in-folio , relié en parchemin, aux armes de Pie IX , avec une étiquette rouge au dos , composé de documents et de fragments divers , tous en parchemin , et de hauteur à peu près égale. Sommaire à l'intérieur du feuillet de garde. Le fol. 1 r« porte le numéro V. 43.
N** I. Deux feuillets doubles , dont le verso est en blanc , reliés par le milieu, mesurant environ 35 centimètres de haut, sur 51 de large : arbres généalogiques sans intérêt.
N° II (5 v°-6 ro). Charte relative à Télection d'Albert , abbé de Saint-Denis. Original en parchemin, rogné et fort détérioré, haut d'environ 53 centimètres sur 33, relié par le milieu , de façon que le haut se trouve à droite du lecteur et le bas à gauche.
d ... illumque secundum Denm preesse cupiunt assensu unanimi... patri (?) preceptionibus Deo omniflue bonitatis annuente edoctus serenissimus Rotbertus rex Francorum Burgundionumque simul (?)... one... humanas res... pernunt communicari consiliis subditorum voluit de abbatia excellentissimi martyris Xpisti Dyonisii sociorumque ejus... cum sui regni proceribus. . . ibus, verum etiam cum predicti loci monachis quem post domnum Odilonem abbatem miris dulcifluisque moribus comptum... [pre]rate abbatiae prelatum sanciret Dei (?)... pedicioni ipse locus subdebatur a divinls temporibus prefati régis annuente meritum sanctitatis ejus expertus idemque abba videlicet Odîlo affectu J... um
advertens se non posse tam grandisonum pondus ut hactenus jam pérferre, excellenlissimi régis jam fati procerumque suorum subinovll praasentiam ut sibi... senia (î) atque plebriatus (?) per placido ipsius flatum Deo quandoque vocanle quo venit nolens locum pretitulatum sine p[a]st[ore]... incassum relinquere... verunt procerum singuli eoque deprecante prefatus rex assertione... fieri adjudicavit... atione cum aliae proficu... illa ntillima auctoritas est indita quo pretextatus locus in ipsius régis successorumque regum mundi (?) labentis aevi temporibus persistens nulli unqu... tanti patris meritum subjaceat. In hac igitur abbatia eiegit predictus rex cum communi suorum fldelium consilio et Toluntate precipuae ipsius congreg... domni Odilonis abbatis coenobii cluniacensis , quendam monachum nomine Âlbertum, ipsius loci alumpnum, regularibus institutionibus adprime eru[ditum],... fructuosis percomptum actibus, nobilissimis ortum nalalibus , et tam novi quam veteris instrumenti (sic) detrifum erudicionibus. Et ut haec electio ab... nominibus propriis firmatam onomatum inscriptione corroboraYer[unt] :