‹ Notice sur Jean Nicolas Barthélemi Gustave LevratChapitre 8 sur 25 · TROIS COLÉOPTÈRES NOUVEAUX · texte numérisé non relu

TROIS COLÉOPTÈRES NOUVEAUX

Par Gusrave LEVRAT

(Lue à la Société Linnéenne de Lyon, le 12 avril 1858.)

me 4 0 ©

Argutor siculus.

Long. 6 millim. Larg. 2 millim. et demi.

Aptère, d'un rouge ferrugineux brillant.

Tête petite, lisse, marquée d'une légère impression à la base des antennes, se prolongeant entre les yeux : ceux-ci petits, à peine saillants ; antennes dépassant la moitié du corps.

Thorax près de deux fois aussi large que la tête,

plus long que large, subcordiforme antérieurement ,

déprime, lisse, marqué dans son milieu d'une ligne n’atteignant ni le bord antérieur, ni la base : celleci, chargée de chaque côté de deux impressions linéaires profondes et ponctuées. Ses bords antérieurs légèrement échancrés, les latéraux rebordés, subsinueusement arrondis d’avant en arrière; s'élargissant jusqu'au tiers antérieur, puis diminuant insensiblement jusqu'aux quatre cinquièmes pour tomber à angle droit sur la base : celle-ci légèrement échancrée dans son milieu : angles antérieurs émoussés, les postérieurs droits légèrement chagrinés ; écusson petit.

Elytres deux fois aussi longues que le thorax , planes, marquées de stries profondément ponctuées, intervalles peu élevés.

Cette espèce doit être placée près de l’Argutor negligens ; elle est toutefois particulièrement distincte de ses congénères par la forme de son prothorax qui est plus cordiforme et qui atteint sa plus grande lar-

geur au tiers antérieur.

Parrie : la Sicile. (Ma collection.)

Telephorus puneticollis.

Long. 9 millim. Larg. 2 millim.

T'êle flave, yeux noirs, une tache obscure partant des yeux, allant se réunir au-delà du vertex

et se prolongeant sur toute la partie postérieure de la tête.

Thorax flave, subquadrilatère, à angles fortement arrondis , très rebordé , surtout vers les angles postérieurs ; gibbeux, avec un point enfoncé très marqué sur la ligne médiane au tiers postérieur, paré de deux bandes d'un brun noirâtre, sinueuses de dedans en dehors et d'avant en arrière, circonscrivant le point enfoncé et se réunissant vers la base.

Elytres d'un livide cendré, finement chagrinées, avec deux côtes s’effaçant à partir des deux tiers postérieurs.

Pattes et antennes d'un rouge ferrugineux clair. Cette espèce vient se placer près des T’. clypeatus Icricer et 7”. apicalis Srurm.

Paris : la Sicile. (Ma collection.) Gibhium Boicldieui.

D'un brun noirâtre, très brillant et très lisse : lèvre supérieure, antennes et pattes couvertes de poils couchés serrés d’un jaune doré.

Cette espèce est très voisine du G. Scotias , avec lequel elle pourrait être facilement confondue si elle n’en différait particulièrement par les antennes un peu plus longues et plus grêles , puis légèrement plus brunes à leur extrémité; mais surtout par les

joues qui sont lisses , tandis que dans le G. Scotias elles sont uniformément couvertes de sillons longitudinaux très marqués.

J'ai dédié cette espèce à notre collègue M. A. Boieldieu , auteur de la savante Monographie des Ptiniores.

PATRIE : la Turquie. (ma collection.)

Page 1